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Jean Louis Marie Le FEUNTEUN
Jean Louis Marie Le FEUNTEUN
(Jean Louis Marie sait lire et écrire)


  • Né le 19 août 1898 (vendredi) - - "Turmorc'h" Kerfeunteun, 29232, Finistère, Bretagne, France
  • Décédé le 6 octobre 1968 (dimanche) - Quimper, 29232, Finistère, Bretagne, France,,à l'âge de 70 ans
  • Cultivateur, Surveillant (asile d'aliénés).
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 Événements


 Notes

Notes individuelles

 1 - Jean Louis Marie LE FEUNTEUN (1898-1968)

 2 - Jean Louis 19 ans est mobilisé le 1 mai 1917 au 2ème Régiment d'infanterie Coloniale de Brest comme soldat de 2ème classe

, L'hécatombe des premières années de la guerre entraine la pénurie en hommes, ce qui amène à appeler les classes par anticipation. En juillet 1916 Joffre avait réclamé le recensement de la classe 1918 et il demandait qu'elle fût appelée en novembre1916. Le projet de loi pour la révision de la classe 18 fut déposé le 21 novembre et 160 000 garçons furent incorporés dont Jean Louis qui incorpore le 2ème RIC de Brest Il reçoit son uniforme en drap bleu horizon, la crise de l'habillement de l'armée française se termine enfin. Remplaçant le drap tricolore, fait avec un mélange de laines bleues, blanches et rouges, les premières livraisons des nouveaux uniformes, gris de fer bleuté ou bleu horizon, sont distribués dans les corps d'armée depuis fin septembre 1914. Il a fallu attendre la fin de l'année 1915, pour que toute l'armée française en soit équipée. Le nouvel uniforme, dessiné par Paul Poiret (le couturier qui a supprimé le corset des femmes), n'est pas totalement apprécié par les poilus car la couleur bleu horizon résiste mal à la lumière et aux intempéries et il est vite délavé.

Jean Louis n’avait pas fait le service militaire, lorsqu’il est incorporé le 1 mai 1917 au 2ème RIC de Brest , avec plus d’un an d’avance. Après la période de formation nécessaire au maniement des armes Il est incorporé au 42ème RIC

 3 - Il est affecté au 42ème Régiment d'infanterie Coloniale le 15 décembre 1917 au 9ème bataillon

Le 42ème R.I.C. est né avec la Guerre. Sa création, prévue au plan de mobilisation de 1914, avait à peine été ébauchée, quand les évènements se précipitèrent: le 22ème Régiment d'Infanterie Coloniale lui fournit des cadres; les 15ème et 16ème région lui donnèrent des hommes. L'esprit inventif en matière d'organisation lui acquit, en quelques jours, vivre et matériel. Les diverses opérations pour la formation du régiment se poursuivirent à MARSEILLE, à l'Ecole du Commerce et de l'Industrie, transformée en caserne. : le 42ème R.I.C. était constitué à 2 bataillons et 1 compagnie hors rang, à l'effectif total de 30 officiers et 2.254 hommes.Le 42ème Régiment d'Infanterie Coloniale entrait dans la composition de la 149ème brigade (75ème division de réserve). Les brigades de réserve comprenaient 3 régiments à 2 bataillons: les 240ème et 258ème régiments d'infanterie de réserve complétaient la brigade. Le 9 août, le 42ème R.I.C

------------------------------------- Jean Louis rejoint ces camarades du 42ème RIC dans le secteur de Belloy-en-Santerre'

------------------------------------- Historique du 42ème RIC

Il relevait le 33e colonial dans le secteur de Belloy-en-Santerre, dans les nuits des 6, 7 et 8 octobre.Il était aussitôt soumis à de violents bombardements; néanmoins il poursuivait le travail de perfectionnement de l'organisation défensive, ainsi que la construction d'une parallèlede départ en avant de la première ligne.Ces travaux, sous des feux violents d'artillerie et d'infanterie lui occasionnèrent des pertes importantes:à sa premièrerelève, le 14 octobre, il comptait après six jours de tranchées,300 hommes hors de combat dont 11 officiers.Il revenait en ligne les 19 et 20 octobre pour une nouvellepériode.Le 29 octobre, le bataillon sénégalais était mis en route surlagare de Moreuil aux fins d'embarquement pour le campdu Courneau (Gironde).Les bataillons du régiment font diverses relèves partiellesde la fin octobre au 10 novembre.Les 10 et 11 novembre, le 42e R. I. C. est rassemblé aucamp 102, à Wiencourt-l'Équipée.La constitution des grandes unités destinées à l'arméed'Orient englobe le 42e R. I. C. dans les nouvelles formations.Il entre dans la composition de la 11e D. I. C.Le 22 novembre, l'ordre de mouvement n° 8090 N. du35e C. A. ordonne la mise en route du régiment sur Toulouseoù tous ses éléments sont concentrés le 25 novembre.Du 21 au 27 décembre, ils sont transportés au camp Delorme, à Marseille.L'embarquement à destination de Salonique est effectuésur divers transports les 27-30 décembre et le 1erjanvier 1917

 4 - AVEC L'ARMÉE D'ORIENT(Janvier 1917-août 1918.)

------------------------------------- Le secteur de Monastir

Les diverses fractions du 42e R. I. C. débarquent à Salonique du 6 au 10 janvier 1917.Le colonel EXPERT-BESANÇON prend le commandement dela 21e brigade le 7' janvier1918Le 15 janvier, le régiment est mis en route par voie de terreà destination de Monastir où il arrive le25, après des étapes.rendues pénibles par la rigueur de là température.balkans.jpgLes 30 et 31 janvier, le 42e R. I. (,. relève le 34e R. I. C.dans le sous-secteur de Monastir avec deux bataillons en première ligne et un en réserve..une installation des plus sommaires, un manque absolu de bien-être, sans compter le danger des bombardements fréquents, enoutre, la température assez rigoureuse dans la région fait parfois regretter aux hommes certains secteurs de France; néanmoins, le moral est toujours bon et Les pertes légères. Nospatrouilles- et reconnaissances sont pleines d'entrain, elless'infiltrent souvent dans les lignes ennemies et ramènent desprisonniers bulgares. ,'"Le 11 mai, en exécution de l'ordre d'opérations n° 16, le6e bataillon, renforcé de la 6ème compagnie, se porte à l'attaquedes positions allemandes du massif Rocheux (piton n° 9);cette attaque, déclenchée à 8 heures, échoue et nous coûte10 tués, dont 1 officier et 39 blessés dont 4 officiers.A partir du 14 mai, nos premières lignes sont l'objet d'unbombardement d'une extrême violence avec projectiles degros calibre.Le 17 mai, le régiment provisoirement détaché à la16e D. I. C. se porte à l'attaque du massif Rocheux, occupépar des éléments des 11e et 13e chasseurs allemands et pardes Bulgares.

L'attaque se déclenche à 6h 45. A 6h 50, la 18e compagnieatteint et dépasse la deuxième ligne ennemie.A 6h 52, le 4e bataillon atteint ses objectifs.A 7H 10, la compagnie LETONDAL (23e) occupe les tranchéesnord du piton I; pendant ce temps, les autres éléments du5e bataillon ont rejoint la 18e compagnie.L'ennemi lance de violentes contre-attaques. Les 4e et 5e bataillons abandonnent les positions enlevées.La 23e compagnie résiste jusqu'à 9 heures, mais manquantde munitions, épuisée par le long effort qu'elle vient de fournir, cernée de trois côtés, elle abandonne à son tour la positionconquise.A 10 heures, l'opération a définitivement échoué sur toutle front du secteur d'attaque; elle nous a coûté des pertesdouloureuses

1917_documents_de_la_..._Etablissement_cinematographique_bpt6k3733896_38.jpeg16 officiers tués, blessés ou disparus; 402 hommes de troupe hors de combat.Ce regrettable échec est dû à des circonstances d'ordre divers: d'abord à des conditions locales résultant d'un terrainnaturellement difficile, dont les difficultés d'accès ont été habilement utiliséespar une organisation défensive supérieurement dirigée et sur laquelle la préparation d'artillerie a eupeu d'effet; des troupes d'élite plus nombreuses qu'on auraitpu le supposer ont pu disposer d'engins de combat à peu prèsintacts et d'abris sûrs, tandis que l'assaillant avait ses liaisons précaires et son ravitaillement extrêmement pénible.Nos braves marsouins ont eu également à se dégager d'unguet-apens dont l'ennemi a trop abusé : des fractions bulgaresrevêtues de l'uniforme français ont pu, grâce à leur déguisement, se reporter sur les positions que nous avions conquiseset ouvrir traîtreusement le feu à bout portant. Le premiermoment de surprise passé, nos hommes ont fait payer cher àl'ennemi cet acte criminel; ils se sont battus jusqu'à épuisement total des munitions et n'ont abandonné les positionsconquises que submergés par le nombre et en s'ouvrant uneissue à la baïonnette. La 23e compagnie notamment a faitmerveille; elle en a imposé à l'ennemi par son admirable résistance. Un échec de cette nature ne saurait entacher l'honneur du régiment, chacun a fait son devoir et certains ont faitmieuxque leur devoir

Jean Louis est muté le 9 juin 1918 au 22ème RIC

 5 - Il change d'affectation le 9 juin 1918 et rejoint le 22ème régiment d'infanterie coloniale

------------------------------------- Il rejoint sont nouveau régiment dans le secteur de Sermiers

A partir du 9 juin, la 2e D. I. C. occupe le secteur de Sermiers ; le 22e a deux bataillons à ladisposition de la 134e D. I. et deux bataillons dans la montagne de Reims en réserve du 1er C. A. C.

La zone est très agitée ; l'ennemi exécute sur nos lignes et fréquemment sur l'arrière des tirs à obustoxiques ou vésicants ; les pertes journalières finissent par être sensibles.Le 18 juin, dans la soirée, après une journée calme, un violent bombardement est déclenché sur toutle secteur, sur les batteries, les observatoires et les communications de l'arrière. Malgré notre contre-préparation offensive qui y répond aussitôt au moyen d'obus spéciaux, l'infanterie ennemie se porteà l'attaque entre 19 et 21 heures ; des fractions pénètrent jusqu'à notre ligne de surveillance ; noscontre-attaques réussissent assez aisément à rétablir la situation vers 23 heures ; les Allemandsrejoignent en hâte leurs lignes poursuivis par nos feux.Le 22e, qui devait relever cette même nuit, reste en soutien et entre en ligne seulement la nuitsuivante.Il est placé à la droite de la 2e D. I. C. ayant quitté définitivement la 134e D. I. à laquelle il étaitdétaché depuis deux mois : nous éprouvons tous les jours quelques pertes soit des effets desbombardements fréquents, soit des émissions de gaz dont la région de Reims est infectée.

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------------------------------------- Deuxième bataille de la Marne (18 juillet – 6 août).

Dès les premiers jours de juillet, des indices de plus en plus nombreux et précis annoncent unenouvelle offensive allemande sur l'ensemble du front tenu par le 1er C. A. C. et même sur les frontsvoisins, à l'ouest le 2e C. A. italien, à l'est le 4e C. A.Les dispositions sont prises pour y parer : le 1er C. A. C. qui dispose toujours de la 134e D. I., enoutre de ses éléments constitutifs, aura à sa disposition la 7e D. I. orientée en vue d'une interventionpossible et la 45e D. I. déjà stationnée dans la région et dont certains éléments sont en ligne.Un renfort important d'artillerie est également amené à pied d’œuvre.La 2e D. I. C. occupe le secteur de Sermiers sud-ouest de Reims. Le 22e est en ligne vers Gueux.Dans l'après-midi du 14 juillet, des renseignements parviennent laissant supposer une attaque pourla nuit prochaine ; toutes les troupes sont alertées, A 23 h.45, l'ordre venu de l'armée de déclencherla contre-préparation offensive est transmis ; nous devançons de quelques minutes un formidablebombardement de l'ennemi paraissant s'étendre en largeur comme en profondeur sur une zoneconsidérable ; bombardement par pièces de tous calibres à obus explosifs et toxiques atteignant lesdiverses positions, les communications à l'arrière et même les cantonnements ; des pièces à longueportée cherchent à atteindre vers la Marne les gares de débarquement et les points derassemblement des troupes.L'horizon est éclairé par les lueurs fulgurantes et on a l'impression d'un tremblement de terrepersistant ; cependant peu à peu l'intensité s'atténue et le bombardement se localise à l'est et àl'ouest de Reims sur les secteurs des 2e et 3e D. I. C. Le saillant formé par le front au nord de laville est calme.La région Ormes - Vrigny, qui englobe le sous-secteur du régiment, est particulièrement visée, etnous éprouvons des pertes, bien qu'aucune attaque d'infanterie ne se manifeste ni dans la nuit du 14au 15, ni dans la journée du 15 dans le secteur ; mais la situation devient inquiétante, la pousséeallemande sur le corps italien, obligeant celui-ci à un repli dangereux pour le flanc ouest de la 2eD. I. C.La 7e D. I. est dirigée vers le sud-ouest pour étayer les Italiens.

La nuit du 15 au 16 juillet et la journée du 16 sont marquées par une très grande activité d'artilleriesur l'ensemble du front et des attaques d'infanterie, qui sont repoussées.L'une de ces attaques est menée avec vigueur par trois bataillons allemands qui parviennent àprendre pied sur la cote 240 à l'ouest de Vrigny ; mais l'ennemi est contre-attaqué immédiatementpar les réserves de la première ligne qui, chargeant au pas gymnastique, bousculent les Boches dansun sanglant corps à corps ; la vigueur de notre riposte est attestée par les nombreux cadavresennemis restés dans nos lignes, des blessés, des prisonniers valides et 31 mitrailleuses. L'attaqueavait débuté à 20 h.10, et à 21 h.35 la situation était intégralement rétablie.La défense du secteur paraît suffisamment assurée avec les moyens mis à sa disposition ; mais enraison de l'avance effectuée par l'ennemi à l'ouest, sur le front du corps d'armée italien, le flanc

gauche est toujours menacé ; le général commandant la 2e D. I. C. reçoit l'ordre de coopérer àl'action des Italiens.

Le 17, de nouveaux progrès sont réalisés par Les Allemands à notre gauche ; à la suite d'une forteactivité d'artillerie sur tout le front du secteur, des infiltrations se sont produites jusque dans larégion de Gourmas.L'ennemi accentue sa pression et tente l'encerclement par le sud-ouest ; les ordres surpris plus tardconfirment ces intentions. De nouveaux renforts sont échelonnés face au sud-ouest pour parer à toutdanger de rupture du front italien. En outre, un trou s'étant produit entre la 120e D. I. et les Italiens,le bataillon LESQUER, du 22e R. I. C., va occuper la ferme de Presles pour en interdire l'accès àl'ennemi.La journée du 18 juillet marque l'arrêt de la progression de l'ennemi sur le flanc et les arrières dusecteur de la 2e D. I. C.Dans cette même journée, les troupes recevaient communication de la contre-offensive victorieusede l'armée MANGIN.Ces bonnes nouvelles donnaient aux poilus, dont le moral, malgré les fatigues de combatsincessants, se maintenait élevé, un regain d'énergie et de confiance.Le corps italien reprenait l'offensive, étayé par la 2e D. I. C., renforcée elle-même par des unitéscoloniales disponibles dans le secteur est de Reims.De brillantes contre-attaques réoccupaient Gourmas, le bois du Petit-Champ, et le front entierprogressait malgré les réactions très fortes de l'ennemi ; la grande offensive allemandesoigneusement préparée, dont le but était l'encerclement de la montagne de Reims par Châlons etÉpernay, avait échoué devant la merveilleuse résistance du corps d'armée colonial et des divisionsqui lui étaient rattachées ; un échec aussi complet devant la IVe armée, en Champagne, et, au sud-ouest, sur la Marne, avait détruit le rêve du Boche

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19 juillet et jours suivants. -— Le corps d'armée italien est relevé par un corps britannique ;cependant un régiment de marche italien resté à la disposition du général commandant la 2e D. I. C.qui reçoit le commandement d'un groupement spécial en vue de la reprise des attaques et d'exploiter la lassitude ennemie.Des actions offensives sont préparées et exécutées pour chasser les Boches de la région Saint-Euphraise, Méry-Prémecy et du plateau Germiny – Janvry.L'ennemi réagit très violemment en amenant des troupes nouvelles ; il est toutefois impuissant àarrêter notre pression ; il se replie, dès le 27 juillet, devant la gauche de la Ve armée.Le 2 août, dès le matin, les patrouilles constatent l'évacuation des positions devant notre front ;nous poursuivons, dépassant en fin de journée Germiny, Janvry et Gueux ; la cavalerie poussejusqu'à la Vesle.La progression continue les jours suivants, mais toutes les tentatives pour franchir la Vesle échouentdevant des organisations défensives puissantes.Les combats de la deuxième offensive allemande sous Reims peuvent être considérés commeterminés le 5 août ; le front réoccupé est sensiblement celui tenu avant le 27 mai, sauf au nord-ouest de Reims.

es pertes subies par le régiment sont, depuis le 3 juin, 648 Européens et indigènes dont 578blessés ou intoxiqués par les gaz.La dernière quinzaine d'août ne présente aucun fait particulier en dehors de l'activité toujoursgrande de l'artillerie ; Reims et tous les villages de la montagne de Reims sont bombardés par desobus toxiques.La majeure partie des troupes amenées en renfort reçoivent diverses destinations.Septembre. — Toujours activité très grande de l'artillerie et large emploi de gaz vésicants (ypérite).Des coups de main sont exécutés de part et d'autre sur l'ensemble du front sans grand résultat.La 2e D. I. C. reprend son secteur d'origine à l'est de Reims ; le 22e tient le sous-secteur Espérance- Prunay, le 24e occupant à sa gauche Sillery.

------------------------------------- Bataille de Champagne et de l’Argonne (26 sept. - 15 octobre).

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A la suite des offensives françaises dirigées entre Vesle et Aisne par la Ve armée, en Champagnepar la IVe armée, et sous la pression continue du 1er C. A. C., l'ennemi entame un mouvement derepli sur le front de Reims à partir du 1er octobre.Ce mouvement est suivi aussitôt par les divers éléments du corps d'armée ; mais l'ennemi ne selaisse pas entamer.Les Allemands, en effet, ne se contentent pas d'opposer une résistance énergique à toutes nostentatives de progression ; ils dirigent de violentes contre-attaques sur tous les points qui leur sontenlevés. Toutes ces contre-attaques sont préparées par l'artillerie et certaines accompagnées de jetsde flammes ; aucune n'aboutit à nous reprendre le terrain, tandis que nous faisons des prisonniers etque du matériel reste entre nos mains.Si l'ennemi fléchit, il n'est encore ni démoralisé ni dépourvu de moyens.

------------------------------------- »Bataille de l’Oise, de la Serre et de l’Aisne (29 sept. - 30 octobre)

Cependant, le 5 octobre au matin, il cède et se retire sur la Suippe après avoir dirigé uneconcentration de feux par obus toxiques sur toute la périphérie de Reims.La poursuite commence en direction générale d'Isles-sur-Suippe. Notre cavalerie, puis l'infanteriebordent la rive sud de la Suippe le 6 dans l'après-midi ; l'ennemi oppose sur tous les points de larésistance, cependant des éléments parviennent à franchir la rivière de vive force, notamment àHeutregiville dans le secteur de la 2e D. I. C. Ils sont rejetés sur la rive sud par les contre-attaqueset par une réaction extrêmement forte de l'artillerie.Les Allemands manifestent nettement l'intention de nous imposer un arrêt sur la Suippe.Les journées suivantes sont marquées par de violents engagements avec des alternatives diverses;l'ennemi montre un véritable acharnement dans les nombreuses contre-attaques qu'il exécute pourreprendre le terrain que nous lui enlevons ; les contre-attaques sont précédées d'une intensepréparation d'artillerie.Enfin, le 10 et le 11 octobre, la plupart des passages de la Suippe sont enlevés ; nous faisons desprisonniers ; l'ennemi ne s'attarde pas, il se replie vers l'Aisne, se couvrant par des arrière-gardesqui opposent en certains points une très grande résistance.

La poursuite est reprise en direction générale de Château-Porcien.Dans la journée du 12 octobre nous atteignons l'Aisne.

------------------------------------- LA « HUNDING STELLUNG »

Une nouvelle résistance de l'ennemi s'affirme aux abords de l'Aisne ; il faut avoir recours àl'artillerie et demander à l'infanterie une série d'efforts énergiques pour le repousser au nord de larivière. Mais il apparaît impossible pour nous de la franchir à sa suite dans la zone de marche. Ilfaut faire emprunter la zone du corps de gauche à quelques éléments du corps d'armée, afin dedéborder la défense par l'ouest ; en même temps d'autres éléments en utilisant des moyens defortune franchissent l'Aisne vers l'est et s'emparent des crêtes de la rive du nord.Le contact est gardé très étroitement pendant l'établissement des ponts de bateaux et des passerelles.Ces opérations nous occasionnent des pertes sérieuses.D'après les renseignements recueillis, l'ennemi a l'intention de tenir à tout prix la « HundingStellung », position fortement organisée de longue date.Le 1er C. A. C. a reçu l'ordre de l'attaquer à sa charnière entre la cote 155 et Herpy le 19 octobre.Le 22e est à la disposition de la 3e D. I. C. chargée de mener l'attaque ; il forme la droite de la lignede combat avec le moulin d'Herpy comme objectif.Déclenchée à 10 heures, après une très violente préparation d'artillerie, de trente minutes, cetteattaque enlève brillamment toutes les avancées de la position, mais est arrêtée aux abords immédiatsdes réseaux couvrant la ligne principale de résistance, sauf dans la partie centrale où la premièreligne de tranchées reste entre nos mains avec des prisonniers et de nombreuses mitrailleuses.La 28e D. I. relève la nuit suivante la 3e D. I. C. dont les pertes sont sensibles.2600pxFRAD002_2Fi_00117.jpgPoussée vers la Meuse (5 au 11 novembre).Dès les premiers jours de novembre, une certaine nervosité est constatée chez l'ennemi.Le 4 novembre, son artillerie bombarde continuellement nos positions et les arrières par obusexplosifs et toxiques. Ce bombardement cesse dans le secteur du régiment vers 22 heures ; seulesles mitrailleuses restent en action jusqu'à l'aube : cette activité anormale semble être le prélude d'unrepli. En effet, les reconnaissances envoyées au point du jour, le 5, ne trouvent pas de résistance ;elles poussent jusqu'à Herpy qui est occupé à 8 heures.A 9 heures, Condé-lès-Herpy est en notre possession.A 10 h.30, des éléments ennemis arrêtent notre progression au nord de Château-Porcien.A 18 heures, les bataillons de tête (1er et 2e) sont portés le long du chemin Ecly – Saint-Fargeux.

Poursuivant les arrière-gardes ennemies, le 22e les culbute malgré leur résistance appuyée denombreuses mitrailleuses et de rafales de 77. Il atteint successivement, le 6 novembre, Inaumont,Beaumont-en-Aviotte, prenant un nombreux matériel.Le 7, il enlève Mesmont, occupe Wagnon et en fin de journée tient par ses avant-postes les lisièressud de la forêt de Mortiers.Le 8, il appuie les opérations du 24e R. I. C. à sa droite, répare les voies de communication, rétablitles ponts.Le 9, la 2e D. I. C. se groupe pour passer en réserve du 13e C. A.Le 10, le régiment fait mouvement par voie de terre vers l'arrière.------------------------------------- Le 11, notification est faite de l'armistice, signé le matin à 5 heures. Les hostilités cessent à 11heures

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------------------------------------- Ce mot, hier encore ignoré de la masse des poilus, résonne aujourd'hui à leurs oreilles et se propagedes premières lignes aux cantonnements les plus retirés.Il éveille les sentiments les plus variés : souvenirs d'heures inoubliables, gaies ou tristes, vécuesavec les camarades la plupart disparus... ; satisfaction intense, tempérée par les regrets de nepouvoir associer ces braves compagnons d'armes à la joie du triomphe... ; fierté intérieure d'avoiratteint un but tant souhaité et que certains — bien rares — jugeaient inaccessible... ; par-dessus tout,l'instinct de la conservation reprenant ses droits, chacun s'estimant heureux de se trouver bienvivant, après avoir traversé le grand drame, fût-il quelque peu « amoché ».Enfin le cri unanime, péremptoire : « Cette fois, le Boche, on l'a ! »Tels sont les sentiments divers qui assaillaient hommes et cadres, tandis que le régiment faisait routedes Ardennes en Champagne, revoyant, au passage, dans le calme de la dévastation le terrain desrécents combats.Continuant son mouvement par voie de terre, avec des étapes pénibles, contrariées par la pluie et lespremiers froids de l'automne, le 22e R. I. C. se dirigeait vers la Lorraine pour reprendre sa placedans le 1er C. A. C. et participer à l'occupation du Palatinat bavarois.Il rejoignait dans la première semaine de janvier et stationnait dans la région de Bad-Dürkheim.Des déplacements ultérieurs l'amenaient sur la rive gauche du Rhin pour contrôler l'exécution desclauses imposées par l'armistice ; plus tard, il remontait vers le nord et prenait ses positions decombat en cas d'éventualités au moment de la signature du traité de paix.La grande solennité de Versailles, le 28 juin 1919, libérait le 22e R. I. C. de son service de garde sur le Rhin

 6 - Passé au 9ème escadron du train le 15 mars 1919

Il est muté au 2ème Régiment d'infanterie coloniale le 13 novembre 1919

Renvoyé dans ses foyers le 12 juin 1920

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

|2_Corentin Noêl Le FEUNTEUN 1840-1916
|--1_Jean Louis Marie Le FEUNTEUN 1898-1968
|3_Marie Yvonne TYMEN 1857-1916