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Yves PENNANÉACH
Yves PENNANÉACH
  • Né le 21 janvier 1891 (mercredi) - Kermobéres - Plogonnec, 29169, Finistère, Bretagne, France
  • Décédé le 1er juin 1966 (mercredi) - Bois de Coat Squiriou - Quéménéven, 29229, Finistère, Bretagne, France,,à l'âge de 75 ans
  • Cultivateur au bois de Coatsquiriou
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 Parents

 
  • Cultivateur à Kermobéres Plogonnec
  •  Union(s)

     Frères et sœurs

     Notes

    Notes individuelles

     1 - - PENNANEACH Yves (1891-1966)

    PENNANEACH Yves est né le 21 juin 1891 à Plogonnec au lieu-dit Kermobérez fils de Yves, âgé de 29 ans, cultivateur, et de COROLLER Marie Anne, âgée de 23 ans, ménagère. Aîné dans une fratrie (*) de six enfants. Le 05/10/1920, il épouse à Plogonnec GOAER Marie Louise, fille de Hervé, cultivateur et de KERMOAL Marie Jeanne, ménagère. Le couple aura au moins trois enfants. Yves est cultivateur à Plogonnec. au conseil de révision de 1911, sa fiche matricule n° 3708 au recrutement de Quimper, le décrit : cheveux châtain foncé, yeux châtain foncé,.... Il sait lire et écrire.

     2 - Le conseil de révision de 1911 l’exempte de service militaire pour arrêt de développement, reconnu

    Un jeune homme, sans aucune maladie, peut être ajourné pour faiblesse ou .arrêt de développementLa faiblesse est la principale des raisons d'ajournement, avant de passer devant le major, les conscrits sont appelés chacun leur tour, ils sont nus sont pesés et passés sous la toise, les chiffres de la taille et du poids sont proclamés par le sergent de recrutement ou le gendarme et inscrits sur une fiche remise au futur soldat. D'autre part, un médecin ayant un peu d'expérience a vite fait de mesurer de l'œil le périmètre de l'homme placé devant lui.Le conscrits s’ils font moins de 1,54 m, pas de service militaire ou s'ils est jugé trop faible lorsque l'indice est, en moyenne, supérieur à 30. On ajourne souvent à 27. L'indice est le rapport entre la taille, le poids et le périmètre thoracique du conscrit.

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     3 - Yves 23 ans est Bon pour le service le 16 octobre 1914.

    Le décret du 9 septembre 1914 oblige les réformés et exemptés des classes précédentes à passer devant une commission de réforme. Il va alors être jugé si l’homme reste réformé, exempté, ou si, au contraire, il est jugé bon pour le service armé, plus d' arrêt de développement,pour Yves ! Certes, on peut penser qu’il n’a pas bénéficier d’un traitement médical pour régler son problème. Mais la France a besoin de soldats et comme quasiment tous les exemptés d’avant-guerre, Yves PENNANEACH se retrouve « bon pour le service ». Il est affecté au 19ème RI de Brest

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     4 - Yves est mobilisé le 16 décembre 1914 en tant que soldat de 2ème classe au 19ème régiment d’infanterie

    -Après une formation militaire rapide au 19ème Régiment d'infanterie, il est dirigé vers… l’infanterie au 148ème Régiment d’Infanterie de vannes le 1 février 1915

     5 - Il passe au 148ème régiment d’infanterie de Vannes le 1er février 1915

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     6 - Il est affecté au 62ème régiment d’infanterie de Lorient 3 mois plus tard le 29 avril 1915.

    - Il part au front le 1er mai 1915. -

     7 - 1 mois et demi plus tard il est muté au 65ème régiment d'infanterie de Nantes le 13 juin 1915.

     8 - - Yves est évacué blessé 18 juin 1915

    'https://www.lefigaro.fr/histoire/centenaire-14-18/2014/07/28/26002-20140728ARTFIG00050-en-artois-pendant-toute-la-nuit-une-lutte-de-sauvages-s-engage-1915.php

    Au début de juin, Yves prend part à l’offensive d’Artois Il est blessé aux tranchées de Serre “ pour plaie de la face externe de l’œil gauche par éclat d’obus". Le Régiment gagne sa première citation à l’ordre de l’Armée. Il repart aux front quelques semaines plus tard le 2 août 1915

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     9 - Il passe au 173ème régiment d'infanterie de Bastia le 18 septembre 1915

    173ème régiment d’infanterieEn 1914, son casernement ou lieu de regroupement est Bastia, Bonifacio, Sartène, Corte, Ajaccio,CalviA la 30e D.I. d‘août 1914 à jan. 1915 puis à la 126e D.I. de juin 1915 à nov. 1918.Constitution en 1914 : 4 bataillons4 citations à l’ordre de l’armée, fourragère jaune.

     10 - Il est nommé caporal le 8 juin 1916

    .

     11 - Yves, prisonnier le 10 mars 1917 au Le Bois de Caurières situé sur la commune de Bezonzaux

    1917HISTORIQUE DU173e RI

    Du 17 janvier au 31 mars 1917, le régiment occuperales secteurs suivants :Secteur de la ferme des Chambrettes, du 17 janvier au4 février.1917

    . Secteur du bois des Caurières, du 5 février au 31 mars. 1917Le séjour sur ces positions est marqué par des bombardements d'une extrême violence par obus de gros calibreet par torpilles.Des tentatives journalières sont faites par l'ennemi àla suite de ces bombardements en vue d'entamer noslignes. Malgré les pertes subies, malgré la violence dutir d'artillerie, le régiment les repousse et maintient intacte notre position..

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    Secteur du bois de Caurières.(du 1er février au 5 mars 1917)"Cette période a été une des plus pénibles de toute la Campagne, le régiment a eu à surmonter des difficultés de toutes natures ; au début un froid intense, -20 à -25°, ensuite survient le dégel qui transforme cette partie du champs de bataille en une véritable fondrière où à chaque instant les hommes s’enlisent ; de plus, dans ce secteur nouvellement conquis, absence d’organisations ; dans de telles conditions le ravitaillement était extrêmement difficile ; pendant tout le séjour du régiment dans ce secteur les hommes se sont exclusivement nourris avec des conserves : sardines, chocolat, saucisson, etc… quant au vin (cher au Poilu) il était transporté à l’état solide soit dans des sacs, soit dans des musettes.

    A côté de ces difficultés, le régiment repousse avec succès de nombreux coups de main ; cependant le 4 mars, alors que l’effectif du régiment avait diminué de moitié par suite des pertes journalières les allemands font une attaque de grandes envergure ; après une préparation intense par minenwerfers de tous calibres, l’ennemi attaque en force ; sous la violence de l’assaut, les quelques survivants du bombardement en première ligne cèdent un peu de terrain, mais grâce à une contre-attaque immédiate du Ve Bataillon, la situation est presque rétablie, les allemands ne conservent qu’une mince parcelle de terrain.Le lendemain de cette dure journée le régiment était relevé pour aller se reformer dans la région de Ligny en Barrois". Extrait de l’historique du 222e régiment d’infanterie


    Le_Miroir_entierement_illustre_..._bpt6k6524008h_10.jpegYves PENNANEACH 26 ans, a survécu à ces combats, mais il a été fait prisonnier. Nous n’avons pour l’instant aucun détail sur les circonstances

     12 - , Yves est interné en Allemagne.

    Le voyage: « Puis, ce sont les souffrances inexprimables d’un voyage de plusieurs jours dans les wagons à bestiaux, où, dans l’immense majorité des cas, les prisonniers, même blessés, même malades, sont entassés sans nourriture, sans médicaments. Nous sommes entassés dans des wagons à bestiaux. Dans mon wagon, nous sommes cinquante-sept, dont une dizaine de blessés; faute de place, nous accroupis; impossible de nous étendre; le wagon est fermé; une petite fenêtre grillagée nous donne un peu d’air. Notre voyage dure quatre jours; à chaque instant le train s’arrête pour laisser passer des convois de troupes qui se dirigent en France. Ces soldats nous insultent; une ou deux l’ois par jour, on nous ouvre la porte pour nous donner un peu d’air. Plusieurs d’entre nous sont malades; ils font leurs besoins dans le couloir; nous sommes complètement courbaturés… »

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    Les conditions de détention sont à peu près semblables dans tous les camps, quant à l'organisation (corvées de latrines, de cuisine, de nettoyage..etc), l'aspect disciplinaire diffère fortement d'un camp à l'autre, selon qu'il s'agit d'un camp de prisonniers civils, militaires, mixtes (civils et militaires), de représailles...etc, le commandant du camp influence également la dureté des conditions de détention, la punition du poteau, ou celle de la schlagge, courantes toutes deux à cette époque dans le milieu militaire, n'est pas pratiquée dans tous les camps. D'une manière générale, les camps d'officiers offraient des conditions de détention nettement plus acceptables que les camps de soldats ou de civils.La nourriture y est généralement peu abondante, les colis destinés aux prisonniers ne sont pas toujours acheminés, ou alors avec une lenteur excessive et parfois volontaire, le courrier, censuré à plusieurs niveaux, n'arrive pas systématiquement à destination, il est parfois "retardé" ou supprimé purement et simplement, par mesures de représailles, parfois également, les autorités des camps organisent des séances obligatoires de courrier à destination des familles des prisonniers, ceux-ci doivent exagérer leur détresse morale et physique afin d'influencer les autorités françaises (mais les prisonniers ne se plient généralement pas à cette habitude).

    Les camps ne disposent pas tous d'électricité, certains, en voie d'aménagement au tout début de la guerre en seront dotés par la suite, d'autres n'en disposeront jamais, par contre certains camps, très bien organisés, auront, dès l'arrivée des premiers prisonniers, des clôtures électrifiées. Le soir venu, le couvre-feu est imposé, et les prisonniers se voient privés de lumière, ils parviendront cependant à disposer de bougies, soit par achat, soit par fabrication locale, et poursuivront leurs activités bien au delà de l'extinction des feux.

    Tous les camps ne disposent pas de baraques en dur (briques, béton, bois), certains ne comportent que de simples toiles tendues sur d'immenses piquets qui ne sont pas toujours fermées. Les lieux d'aisance (expression pudique de cette époque) ou latrines, peuvent être une véritable construction destinée uniquement à cet usage, parfois, il s'agit d'une simple tranchée, profonde, longue de plusieurs mètres, au dessus de laquelle est placé un rondin, maintenu par deux autres plus petits, fichés en terre, et soumise à la vue de tous (certains prisonniers ont relaté, dans leurs témoignages, le fait qu'il s'agissait d'une des parties du camp la plus visitée !). Les douches ne sont pas présentes dans tous les camps, parfois, un seul robinet sert à plusieurs centaines de prisonniers, certaines installations sont parfois dotées de tout le "confort", les commandants sont visiblement assez libres sur l'organisation de leurs camps, et font selon leur caractère, ce qui laisse toute latitude à l'arbitraire.

    Les visites des neutres dans certains camps (ceux que les Allemands laissent visiter) permettent d'adoucir provisoirement le sort des prisonniers. Les commissions médicales Suisse étaient destinées à choisir les "échangeables", ceux qui finiraient leur détention dans un camp médical en Suisse en raison de blessures qui justifieraient ce transfert (il s'agit dans la plupart des cas de militaires, plus rarement de civils, ces derniers ne revêtant aucun aspect stratégique !). Ceux appelés à comparaître devant la commission médicale furent parfois surnommés les "suissidés". Parmi les échangeables, figuraient également prioritairement, en théorie, le personnel médical militaire, mais, dans la pratique, certains furent internés pendant plusieurs années ; soit de leur propre chef, pour continuer à soigner leurs camarades, soit par décision de l'autorité militaire.

    Dans les camps, la vie s'organise, pour faire face au cafard, qui sévit autant dans les tranchées que dans les camps, les prisonniers disposent peu à peu de livres, créent des théâtres, des orchestres, des revues artistiques, des journaux et des comités de soutien (destinés à venir en aide aux prisonniers les plus démunis), ceux qui détiennent une connaissance quelconque s'en servent de manière plus ou moins désintéressée (les tailleurs recoupent de nouveaux costumes, certains ravaudent, d'autres donnent toute sorte de cours, des conférences...), certains jouent aux cartes, font du sport...etc Toutes ces activités ne sont pas toujours autorisées, et se font parfois dans la clandestinité la plus totale. Les prisonniers doivent s'armer de patience, pour obtenir des autorisations qui sont souvent supprimées sans raisons apparentes. De nombreux prisonniers tenteront de s'évader, certains effectuent tentatives sur tentatives, d'autres y parviennent, d'autres encore se feront tuer.

     13 - Il est rapatrié le 19 janvier 1919

     Il passe au 118ème régiment d’infanterie le 21 février 1919. Le 24 avril 1919 , il passe au 193ème régiment d'infanterie et est démobilisé le 20 août 1919. Il se retire à Plogonnec. Certificat de bonne conduite accordé.

    Domicilié de 1921 à 1924 à Villeneuve-Le-Roi (78), puis à Plogonnec, Yves s'installe au village de coatsquiriou en 1927 à Quéménéven où il décède le 1 juin 1966.

    Guerre 1939-1945 Yves a participé à la campagne contre l’Allemagne du 3 au 6 septembre 1939.

      Photos & documents

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     Aperçu de l'arbre

    Pierre PENNANEACH 1822-1901 Marie Anne D'HERVE 1827-1891  
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    Yves Louis PENNANÉACH 1862-1924 Marie Anne COROLLER (LE) 1867-1944
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    portrait
    Yves PENNANÉACH 1891-1966