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Thomas I De SAVOIE
Thomas I De SAVOIE
Sosa :46,293,030
(https://fr.wikipedia.org/wiki/Thomas_Ier_de_Savoie De SAVOIE)


  • Born 27 May 1178 - château de Charbonnières, Aiguebelle
  • Deceased 1 March 1233 - Moncalieri, , Torino, Piemonte, Italie,aged 54 years old
  • 9e comte de Maurienne et marquis en Italie, le neuvième à porter le titre de comte de Savoie
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 Parents

  • Humbert III Le Bienheureux De SAVOIE, born 1 April 1136 or 1 August 1136 - Aveillane, deceased 4 March 1189 - Chambéry, 73065, Savoie, Rhône-Alpes, France,
    8e comte de Maurienne, également seigneur du Bugey, d'Aoste et du Chablais, marquis de Suse et d'Italie (comte de Turin) et le second Humbertiens à porter le titre de comte de Savoie, de 1148 à 1189

    Married in 1177 to
  • Béatrice De VIENNE, born in 1160, deceased in 1230 - Champagne-et-Fontaine, 24097, Dordogne, Aquitaine, France aged 70 years old,
    Comtesse de Savoie

 Spouses and children

 Notes

Individual Note

Thomas de Maurienne ou plus traditionnellement Thomas Ier de Savoie, dit « le Gibelin » ou encore « L'Ami des communes », né le 27 mai 1178 au château de Charbonnières à Aiguebelle et mort le 1er mars 1233 à Moncalieri, est le 9e comte de Maurienne et marquis en Italie, le neuvième à porter le titre de comte de Savoie, de 1189 à 1233. Il est le fils unique du comte et marquis Humbert III, dit le Bienheureux.

Il peut être considéré, notamment dans la Pays de Savoie : petite encyclopédie Savoyarde (1985), comme le « second fondateur de l'État Savoyard »1, le second après le comte Humbert. Cette expression qualifiait le duc Emmanuel-Philibert, selon l'expression de l'historien italien Pietro OrsiEnfanceThomas est né après le 26 mai2, probablement le 27 mai 1178 — Samuel Guichenon3, suivi notamment par les auteurs de Saints et saintes de Savoie4, donnent le 20 mai 1177 — au château de Charbonnières, résidence comtale des Humbertiens, situé à Aiguebelle dans la vallée de la Maurienne5,Note 1. Il est le fils d'Humbert III, comte de Maurienne et Savoie, et de sa quatrième épouse Béatrice de Vienne, fille de Gérard Ier, comte de Mâcon et de Vienne2,7,4. Sa naissance est un grand soulagement pour son père qui après trois mariages sans descendance masculine, désespérait d'avoir un jour un héritier masculin7,4,8. La venue du nouvel héritier est annoncée au comte Humbert par saint Anthelme, l'évêque de Belley, alors mourant9. L'évêque meurt en effet un mois plus tard, le 26 juin 117810.

RégenceThomas n'a que onze ou douze ans lorsque son père meurt le 4 mars 11897,11. Le cousin de son père, Boniface, marquis de Montferrat, devient son tuteur12,13,14. Un conseil de régence est mis en place pour gérer le comté. Il est composé notamment de son tuteur et de sa mère, Béatrice, qui garde une grande influenceDHS 1,15. Le conseil comtal constitué généralement de la noblesse, et dans une moindre mesure auprès des ecclésiastiques issus toutefois du même sérail, a dû très probablement jouer un rôle durant cette période16. Son rôle est, dans les usages, d'aider le comte dans la gestion de son domaine, notamment dans les affaires féodales, la haute justice, les finances ainsi que la politique tant intérieure qu'extérieure du comté16. Il peut également avoir un rôle lors des décisions de mariage ainsi que de remplacer le comte lors de son absence16.

Lorsqu'il atteint sa majorité en août 119113, Thomas possédait l'énergie, les dispositions militaires, et le charisme qui faisaient défaut à son père. Son tuteur, Boniface de Montferrat, se trouve dans le parti des gibelins, ce qui permet au comté de se rapprocher à nouveau dans le giron de l'Empereur après quelques décennies à avoir soutenu le parti de la Papauté17,14. Malgré son jeune âge, il entreprit de conquérir de nouveaux territoires au nord-ouest. En 1191, il concède à la vallée d'Aoste une charte des franchises, reconnaissant son droit à l'autonomie politique et administrative13. L'évêque d'Aoste profite des tensions entre le comté et l'Empereur pour obtenir une plus grande puissance temporelle et notamment « le tiers de toutes les recettes publiques »18. Par la suite, il soutint l'empereur Frédéric II contre la papauté. Cette nouvelle orientation politique est notamment motivée par la menace qu'a encouru le comté peu avant l'hiver de 1187 où les troupes impériales avaient envahi le Piémont et le val de Suse19. Cette orientation vaut le surnom de Thomas le Gibelins20,21. Il utilisera d'ailleurs par la suite plus facilement la « bannière traditionnelle de l'Empereur» à « l'aigle de sable en un champ d'or » que « la croix d'argent sur champs de gueules »22. Pour l'historien du xixe siècle Victor Flour de Saint-Genis, « Avec Boniface, la Savoie tourne du pape à l'empereur, des guelfes aux gibelins ; de religieux, le règne devient guerrier23. »

Le jeune comte Thomas Ier de Savoie hérite de son père environ 25 positions stratégiques (châteaux) situé sur les territoires composés du comté de Maurienne, de la Novalaise (aujourd'hui l'avant-pays savoyard appelé aussi Bugey savoyard), de la Tarentaise, du val de Suse, de la vallée d'Aoste, du Chablais, du Bugey, mais aussi en Piémont et en Viennois17. En 1191, « les marquis de Montferrat et de Saluces, rétablissent à Turin l'autorité du comte »23.

La Genealogia comitum Sabaudiæ (« Généalogie des comtes de Savoie ») décrit qu'à l'occasion d'une fête le jeune comte rencontre la fille du comte de Genève : « Le comte Thomas était jeune et beau et dansait et chantait mieux que nul autre. Si prit par la main la fille au comte de Genève, et, chantant longuement ensemble, furent si amoureux l'un de l'autre… il commença à parler d'amour en disant : demoiselle je suis si épris de votre amour que si de moi n'avez merci, il me conviendra de mourir […]24 » Vers mai 1196, il épouse Béatrice-Marguerite de GenèveDHS 1,25,26. Les Chroniques raconte que le comte de Genève destinait sa fille au roi de France27. Le couple aura de nombreux enfants, le chiffre de dix dont huit garçons est celui généralement retenu25,28,29, même si d'autres sources avancent jusqu'à neuf autres enfants, dont des enfants illégitimes5.Affirmation du pouvoir comtalThomas étend ses droits en Bugey, dans le pays de Vaud, à Carignano et dans le Piémont et prend le titre de « seigneur de Piémont ». Il reçoit la confirmation de ses droits en 1207 pour l'ensemble de son héritage par Philippe de Souabe, roi des RomainsDHS 1. Il est investi du fief d'Empire au château de Moudon (pays de Vaud)30, ainsi que des fiefs de Chieri, ville marchande à proximité de Turin, et Testona (aujourd'hui Moncalieri), dans le PiémontDHS 1. Dès les années 1211-1212, il lance avec Aymon II de Faucigny des attaques contre les évêques de Genève31.

L'investiture en pays de Vaud se fait contre la famille de Zähringen, qui appartient au parti guelfe32. Une opposition provient de Roger de Vico Pisano, évêque de Lausanne, lui aussi guelfe30,32. Anciennement le château de Moudon appartenait aux évêques de Lausanne, mais l'évêque reste maître de la ville30,DHS 2. Une guerre s'engage durant laquelle le comte fait brûler le château de Lucens (pays de Vaud), qui est une résidence épiscopale32,DHS 3. En 1219, en signant un traité de paix à Burier — un prieuré bénédictin de Montreux — avec le nouvel évêque, Berthold de Neuchâtel, Thomas affirme ses droits sur Moudon, et marque désormais son implantation dans le nord du lac Léman, en pays de VaudDHS 1. Le comte obtient de fait la souveraineté sur la ville de MoudonDHS 4, bien que l'évêque en conserve la suzerainetéDHS 5,ReG 1. La ville deviendra le centre du pouvoir de la maison de Savoie pour le pays de Vaud30,DHS 5.

Au cours de la fin de l'année 1218, à la suite d'un contrat passé le 1er juinReG 2, le comte Thomas marie sa fille Marguerite à Hartmann IV de Kybourg5,DHS 1,DHS 6, fils du comte Ulrich. Cette alliance permet ainsi de rapprocher « deux lignages héritiers des Zähringen »DHS 1, famille ducale possessionnée dans la partie nord de la Suisse (Rheinfelden, Fribourg et Berne). Le dernier de la branche aînée des Zähringen disparaît au cours de l'année et l'héritage passe aux KybourgDHS 7,DHS 6.

Son premier fils, Amédée, est son successeur désigné28. Il marie sa fille aînée, Béatrix (Béatrice) au comte de Provence et de comte de Forcalquier, Raymond Bérenger V25,29. Son second fils, Humbert meurt, en 122328. Leur frère, Aymon, reçoit en apanage le Vieux Chablais, dont il deviendra le seigneur à la mort de leur père28.

En 1224, le comte Thomas signe un traité de paix avec Landric ou Landry de Mont, évêque de SionReG 3. L'évêque reçoit à cette occasion le château de Morges (pays de Vaud) en fief, et s'engage à aider le comte si le château de Chillon est attaquéReG 3.

Quelques auteurs du xxe siècle ont considéré que le comte a participé à la croisade des Albigeois, voire à la quatrième croisade33,34, toutefois, ni la politique gibeline, ni les sources ne permettent de confirmer cette possibilité19. D'ailleurs, le chercheur Gérard Zuchetto indique que le troubadour Peire Raimon (en) se réfugie à la cour du prince de Savoie à la veille de la croisade35. Il réalise une composition « comte vaillant de Savoie » qui désigne probablement le comte35.

Son soutien auprès de l'Empereur Frédéric II, lui permet d'obtenir, en 122636, le titre de vicaire impérial de Lombardie, devenant ainsi son représentant officiel37,38.

Politique religieuseLa politique envers la Papauté reste un axe important pour le comte Thomas. Le comte profite d'avoir de nombreux enfants, et notamment cinq de ses plus jeunes garçons, pour leur faire embrasser une carrière ecclésiastique28,39 : — Guillaume, Amédée, Philippe, Boniface, Pierre, Thomas, Alix et Agathe40 —. Les deux filles se succèdent à la tête de l'abbaye de Saint-Pierre de Lyon40. Thomas et Pierre seront chanoines avant de devenir des seigneurs laïcs40. Guillaume devient évêque de Valence, doyen de Vienne, puis prince-évêque de Liège et de Winchester, tandis que Boniface est fait évêque de Belley avant de devenir archevêque de Canterbury, Philippe sera archevêque de Lyon et évêque de Valence avant de devenir comte de Savoie, enfin Amédée est évêque de Maurienne40,25,5.

Le comte, tout comme pour ses prédécesseurs, poursuit une politique de soutien aux monastères. L'abbaye d'Hautecombe bénéficie des largesses de Thomas en obtenant le droit d'obtenir ce qui était nécessaire à son fonctionnement dans le comté tout en étant exempté des « droits de péage de minage, de vente de lod, ni à tout autre redevance »39. La protection est d'ailleurs plus importante avec le droit d'acquérir des fiefs dans le domaine comtal39. Enfin, en 1203, le comte donne à l'abbaye des droits sur les paroisses et ses habitants de Méry, Clarafond et Drumetaz39,ReG 4. Les autres monastères sont également dotées. En 1195, il fait une donation de ses biens en Val de Suse à l'abbaye du Betton, dans le val Gelon39. Entre 1197 et 1200, il lègue des biens à l'hospice du Mont-Cenis39. Des dons seront faits en 1207, puis 1216, à la chartreuse d'Aillon, dans les Bauges39.

Plusieurs actes, non datés et répertoriés par le Régeste genevois, indiquent que le comte apporte sa protection à la chartreuse d'Arvières, dans le ValromeyReG 5, celle d'Aillon, dans les BaugesReG 6. En, 1207, il confirme les droits de l'abbaye d'Aulps et apporte également sa protectionReG 7.

En 1222, le comte devient l'avoué de la chartreuse de Vallon (Chablais)ReG 8.

Chartes de franchisesRuth Mariotte Löber observe que les comtes de Savoie utilisent les chartes de franchises dans les bourgs de leur domaine comme un mode de gestion. Ainsi les comtes donnent ces chartes pour des raisons stratégiques, parfois militaires, politiques ou économiques mais sans réclamations par les gens du peuple. Lorsque la charte est établie la justice est garantie par le comte et les habitants obtiennent des libertés. Bénéficient de ces avantages, les villes qui sont situées sur les limites du domaine comtal, sur les axes majeurs reliant l'Europe du Nord à la péninsule italienne, passant notamment par le col du Mont-Cenis, qu'ils contrôlent41,42.

En 1196, le comte Thomas signe un traité de paréage avec l'abbé Rainier de Saint-Rambert-en-Bugey43,44,45. L'acte permet au comte d'obtenir le château de Cornillon et le bourg de Saint-Rambert44,45. L'intérêt stratégique du site est de disposer d'un péage45.

Le 11 novembre 1203, les moines de Hautecombe reçoivent des privilèges43 (achat de fief ou exemption d'impôts), qui seront augmentés en 123539. Deux villes situées sur les rives du Rhône obtiennent des chartes : Yenne en 121546, Saint-Genix-sur-Guiers vers 127042. La Villeneuve de Chillon, que le comte a créé à côté du château de Chillon en 1214, place centrale du pouvoir comtal en Chablais, obtient une charte lors de sa fondation47,48. La ville doit servir de port, d'asile pour les voyageurs ainsi que d'un siège de péage48. Le château de Chillon et de Villeneuve se trouvent en effet sur l'une des routes menant du Nord de l'Europe vers la péninsule italienne et passant par stratégique du col du Grand-Saint-Bernard42. Aymon, son fils, fait ajouter un hôpital en 123648.

En mars 1232, peu avant le rachat de la cité, Chambéry obtient des franchises49, ainsi que la ville d'Aoste vers la fin du xiiie siècle13. Les comtes Humbertiens possédaient des biens dans la seigneurie de Chambéry50. La position stratégique de la ville, notamment sur l'axe en direction du mont Cenis, n'échappe pas aux de Savoie. Le 15 mars 1232, Thomas rachète une partie des droits du vicomte de Chambéry, Berlion, sur la ville de Chambéry pour 32 000 sous ou sols forts de Suse49,51,52,39. Une partie de l'argent provient notamment d'une contribution de l'abbaye d'Hautecombe (1 000 livres fortes de Suse)39 et de « prêteurs italiens »50. La cité prendra de l'importance sous le règne suivant d'Amédée V qui fait l'acquisition du château et le transforme en résidence comtale52.Le comte Thomas meurt le 1er mars 1233, probablement à Moncalieri, située dans le Piémont, proximité de la ville de Turin53,54,55. Quelques auteurs du xixe siècle ont pu le faire mourir à Aoste, d'après une mésinterprétation d'un dessin du généalogiste du xviie siècle, Samuel GuichenonNote 2. Le comte venait de s'engager à nouveau dans une guerre contre l'archevêque de Turin afin d'affirmer son pouvoir sur la région et la ville55. Il semble tomber malade, épuisé par les combats53, après avoir remporté le siège de Moncalieri et voulant les poursuivre le combat en direction de Turin56. Selon les Chroniques, il semble qu'il soit à l'origine de la construction du fortin au-dessus de Moncalieri, le futur château de Moncalieri, permettant le contrôle du Pô à cet endroit53.

Selon ses dernières volontés53, il est inhumé, en Piémont, dans l'abbaye Saint-Michel-de-la-Cluse5,57, située à proximité de Moncalieri.

Son premier fils, Amédée, devient comte sous le nom Amédée IV5,58. Le comte Thomas, qui a eu de nombreux enfants, a préparé sa succession en organisant la gestion et la répartition du domaine comtal et des terres en mettant en place une « politique d'inféodation d'apanages, avec hommage de chaque cadet à l'aîné [...] d'éviter la pulvérisation de l'héritage et de possibles conflits de succession, tout en donnant satisfaction aux régions particularistes et en constituant de véritables marches »58. Aymon devient seigneur du Chablais28, qu'il reçoit en apanage de son frère en 123459. Thomas et Pierre, qui poursuivaient une carrière religieuse, deviennent des seigneurs laïcs28. Thomas s'installe en Piémont et deviendra comte de Flandres en 124728. Pierre qui a épousé l'héritière du Faucigny, obtient le Chablais lors de la mort de son frère Aymon en 1238, en plus de ses possessions en pays de Vaud28. Plus tard, un autre de ses fils, Philippe, deviendra lui aussi comte5.

Famille et descendanceVers 1196, probablement en mai, le comte Thomas Ier épouse Béatrice-Marguerite de GenèveDHS 1,25,27 (que l'on trouve mentionnée sous les formes Béatrice de Genève ou Marguerite de Faucigny), fille de Guillaume Ier de Genève, comte de Genève et de Vaud, et Marguerite-Beatrix de Faucigny, fille d'Aymon Ier, sire de Faucigny5,2.

Certains historiens ont distingué Béatrix de Genève et Marguerite de Faucigny, et considèrent qu'il y eut deux mariages60,61. Ils auront dix enfants dont 8 fils selon les historiens29, Eugene L. Cox28 ou plus récemment Demotz62,25. Les époux et historiens Leguay relèvent que la nombreuse progéniture du comte peut être un avantage29. L'aîné héritera des titres et droits de son père, quant aux fils puînés, ils intègreront les ordres.

Amédée (IV) (1197 † 1253), futur comte de Savoie de 1233 à 1253, père de Boniface, comte de Savoie de 1253 à 1263 ;Béatrix, (1198 † 1267), mariée en 1219 à Raymond Bérenger, comte de Provence. Ils eurent quatre filles qui furent toutes reines ;Marguerite (1212 † 1273), mariée en 1218 à Hartmann IV († 1264), comte de Kybourg ;Humbert († 1223 en Hongrie) ;Aimon ou Aymon († 123859 ou 12422, peut-être de la lèpre5,63), apanagé en Valais et Chablais (1234-1237) s'intitulait dominus provinciae Agaunensis64 (province d'Agaune), dit seigneur d'Agaune (dominus Agaunensis), du Chablais, Chillon, Morges, Villeneuve ;Thomas (II) (1199 † 1259), apanagé en Piémont (1235 à 1259), comte de Flandre (1237-1244) par son premier mariage ; il assure, par les fils nés de ses deuxièmes noces avec Béatrice Fieschi, la succession de Piémont (Thomas III), de Savoie (Amédée V, comte de Savoie de 1285 à 1323), et de Vaud (Louis Ier) ;Guillaume (parfois William) († 1239), évêque de Valence (1224-1239), doyen de Vienne, puis prince-évêque de Liège et de Winchester (1238-1239) ;Pierre (II) dit le Petit Charlemagne, (1203 † 1268), futur comte de Savoie de 1263 à 1268 ;Boniface (1207 † 1270), évêque de Belley (1232-1241), archevêque de Canterbury (1246-1270) ;Philippe (Ier) (1207 † 1285), archevêque de Lyon et évêque de Valence (1246-1267), puis comte de Savoie de 1268 à 1285 ;D'autres enfants sont parfois ajoutés à la fratrie, quatre pour le site MedLands2, ou quatre de plus selon l'article dédié sur le site Sabaudia.org5 :

Aymon († 1238), seigneur de Valley (Sabaudia.org) ;Humbert († 1223), (Sabaudia.org) ;deux filles mortes avant 1254 (MedLands) ;Alice († 1277), abbesse de Saint-Pierre de Lyon en 1250 (Sabaudia.org, MedLands) ;Agathe († après 1279), abbesse de Saint-Pierre de Lyon (Sabaudia.org, MedLands).Enfin, le comte Thomas aurait eu deux ou trois enfants illégitimes (bâtards) (Sabaudia.org)5, peut être quatre (MedLands)2. Deux garçons — Berold et Benoît — sont mentionnés dans l'Histoire généalogique de la royale maison de Savoie (1660), de Samuel Guichenon65 :

Avita/Avoie, Marguerite († avant 14 mai 1292), peut-être illégitime, mariée en 12375/12572 à Baudouin de Reviers († 1262), 7e comte de Devon (Sabaudia.org, MedLands);Berold († avant 1263), (Sabaudia.org, MedLands);Bénédict/Benoît († avant 1263), (Sabaudia.org, MedLands);Amédée († 1258 ou 68), donné comme évêque de Maurienne sous le nom d'Amédée III (v. 1235 - v. 1255)66 (MedLands) ;Titres

 Sources

  Photos and archival records

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 Family Tree Preview

|2_Humbert III Le Bienheureux De SAVOIE 1136-1189
|--1_Thomas I De SAVOIE 1178-1233
|                       _____|6_Géraud I De MÂCON 1124-1184
|                     /
|3_Béatrice De VIENNE 1160-1230
                      \                                                     _____|28_Humbert III De SALINS †1132
                       \                           _____|14_Gaucher III De SALINS 1088-1175
                        \                         /                         ¯¯¯¯¯|29_? ?
                         ¯¯¯¯¯|7_Maurette De SALINS 1137-1200
                                                  \
                                                   ¯¯¯¯¯|15_ALix -