• Né le 9 mai 1883 - Sainte-Tréphine, 22331, Côtes d'Armor, Bretagne, France
  • Décédé le 9 novembre 1918 - Bezonvaux (Meuse) Tué À l'Ennemi , à l’âge de 35 ans
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A participé à la Grande Guerre, mort le 09/11/1918

Que s'est-il passé ce jour là ?
Domicile lors de la mobilisation : Caurel (22)

 Parents

 Frères et sœurs

 Notes

Décès

Journal des marches et des opérations du 33ème régiment d'infanterie coloniale

journées du 9 au 11 novembre 1918 :
Un plan de démarrage communiqué au régiment le 8 au matin prévoyait la participation de la Division au mouvement en avant dans la direction générale du Nord-Est. Les ordres établis dans la journée avaient été envoyés dans la soirée aux unités pour qu'elles se tinssent prêtes. En attendant l'exécution du démarrage, un certain nombre de reconnaissance dont 3 sur le front du régiment devaient tâter la ligne ennemie que l'on supposait déjà en partie évacuée et même s'y installer si la résistance était faible.
Dans la nuit de nouveaux ordre arrivaient, modifiant complètement le plan établi, l'axe de démarrage, au lieu d'être Nord-Est, en partant des positions était dirigé vers l'est, en partant des positions situées 5km plus à l'est. Il fallait donc avant de commencer le démarrage gagner la position de départ pour une marche de flanc. Les reconnaissances que l'on avait du reste pas le temps d'aviser du changement serviraient de couverture à ce moment délicat, qui devait se faire aux premières lueurs du jour.
Grâce à une très grande diligence à tous les échelons, le mouvement put s'exécuter sans encombre et les bataillons se trouvaient placés dans leur zone de marche avant 9 heures du matin. 2ème bataillon (? Buchet) à droite, 1er bataillon (capitaine Mathieu) à gauche, 3ème bataillon (commandant Capdevielle Fidel) en réserve.
Le PC du chef de corps était provisoirement fixé à PC Simone.
Pendant ce temps les reconnaissances avaient lieu :
A gauche , 2 sections de la 17ème compagnie sous le commandement du sous lieutenant (?) abordaient la tranchée de la Chardonne, la trouvaient occupée fortement, échangaient avec l'ennemi, grenades et coups de fusil et se repliaient en combattant sans pertes.
Au centre, 2 sections de la 19ème compagnie sous le commandement du sous lieutenant Magné, l'une servant d'appui à l'autre abordent énergiquement l'objectif qu'elles trouvent peu occupé et s'y installent vers 6 heures. Environ deux heures plus tard une forte contre-attaque allemande se dessine, entoure la troupe, qui pour ne pas être cernée, se replie en s'accrochant au terrain et en combattant courageusement. Le sous lieutenant Magné, le dernier dans la retraite, n'est pas revenu, ainsi qu'une vingtaine d'hommes, le reste rentrait dans les lignes vers 11 heures.
Les opérations de la reconnaissance de droite ne peuvent être rapportées qu'avec une forte part conjecturale car il n'en est revenu que neuf hommes dont les récits sont très incertains. Le capitaine Neveu, commandant la 21ème compagnie, avait pour instruction de marcher en direction générale de Maucourt, se couvrant à droite par une section au petit Chenas, d'attaquer d'abord l'ouvrage Diez puis les abords de Maucourt. Une compagnie américaine devait se trouver au Grand Chenas. des renseignements, certains donnaient comme évacués Dieppe et le Grand Chenas, probablement aussi le petit Chenas, étaient tenus en force et le compagnie Neveu allait attaquer la position ennemi juste à un rentrant aigu de la ligne.
La section envoyée au petit Chenas n'a pas laissé de traces. Un agent de liaison, envoyé par le chef de (?) à ce bois pour avoir des renseignements n'est pas revenu.
La compagnie Neveu a pu s'avancer à 4 ou 500 mètres de son objectif sans être inquiétée. A ce moment, le feu des fusils et des mitrailleuses se déclenchait. Le capitaine, homme très brave, très énergique, sans se laisser intimider par ce tir continuait sa marche. Pendant ce temps, la reconnaissance Magné, peu éloignée était contre-attaquée et ramenée vivement par l'ennemi. Profitant de cet avantage la garnison du point d'appui de Maucourt (tranchée Maucourt et ouvrage Diez) sortait de ses lignes et entourait complètement la compagnie Neveu. Les quelques hommes qui ont pu revenir se trouvaient un peu en flèche à gauche, se sont accrochés à des trous d'obus et ont été négligés par la contre-attaque allemande. La dernière fois que le capitaine a été vu, il se défendait à coup de revolver ainsi que l'adjudant Cimery à côté de lui.
Les 2 bataillons de tête continuant leur mouvement, étaient arrivés sur une ligne peu inclinée sur le méridien et passant à 400 mètres environ de Dieppe. A ce moment, le feu de nombreuses mitrailleuses se déclenchait et clouait la ligne sur le sol. Le commandant du 1er bataillon faisait tâter Dieppe par des patrouilles qui se heurtaient à un réseau intact, bien battu par des mitrailleuses de sorte que le cisaillement était impossible. De la partie Est du grand Chenas ainsi que du bois Hobras (?) partaient également des feux de mitrailleuses qui prenaient la ligne d'écharpe.
Le barrage ennemi se déclenchait tombant d'abord sur les positions allemandes. Les nombreuses fusées tirées simultanément par l'ennemi pour dire "Je suis là" marquaient bien l'importance de la granison. La ligne française, clouée au sol dans cette région plate et marécageuse, où ne se trouvait aucune autre protection que des trous d'obus se cramponnait au terrain et y restait toute la journée sous le feu violent de l'artillerie ennemie, dont beaucoup d'obus de gros calibres et d'obus toxiques.
Pendant la nuit, qui fut très dure à cause du froid, des tentatives d'infiltration furent faites contre Dieppe et le terrain entre ce village et le Grand Chenas.
L'ennemi, très vigilant, rendit vaines la plupart de ces tentatives. Cependant, le 2ème bataillon occupait l'ouvrage de la tortue, non tenu par l'ennemi.
Il résultait de toutes ces tentatives vaines et couteuses que la position ennemie, que l'on croyait en voie d'évacuation était au contraire fortement occupée, et que l'on ne pourrait s'en emparer que par la manoeuvre et après une forte coopération d'artillerie. Il fallait aussi que la division américaine qui devait épauler notre division à gauche, eut achevé sa tâche et fut arrivée à peu près à notre hauteur. Loin de là, il y avait au contraire un trou de 5 kilomètre dans la ligne, situation assez dangereuse dont l'ennemi était heureusement hors d'état de profiter.
Le 52ème RIC à la droite du régiment paraissait se heurter à une résitance moins rigoureuse. Mettant à profit cette situation, la progression se faisait de proche en proche de la droite à la gauche. L afaiblesse numérique de notre artillerie ne permettant pas une préparation étendue. Le 52 prenait le 10 le Grand Cognon (Athaucourt ?) après quoi le 33ème devait prendre le bois d'Hobras et sans doute ensuite Dieppe. L'attaque de Hobras fut fixée au 11 à la pointe du jour.
Elle fut exécutée par le bataillon Buchet. L'objectif ayant été reconnu la veille par des patrouilles, l'attaque fut faite par la lisière nord du bois avec quelques fractions au sud. Une compagnie du bataillon Capdevielle, mise à la disposition du bataillon Buchet, devait servir de soutien en cas d'échec sérieux.
Servi par une brume épaisse, l'attaque réussit complètement. Prévenus et ébranlés par la préparation d'artillerie, les allemands s'enfuirent après un semblant de résistance, laissant entre nos mains du matériel. Un peu plus tard, une contre-attaque ennemie fut lancée pour renprendre Hobras. Reçue par nos feux, elle n'approche même pas de la lisière. L'occupation de Hobras avait demandé un quart d'heure. La défense fut organisée et les troupes attendirent l'ordre de continuer les opérations, la nouvelle de l'armistice imminent interdisent oute offensive de quelque envergure.
A 11 heures, les hostilités cessaient sur tout le front. Les pertes pendant ces 3 journées sont
Troupe Officiers
Tués 5 1
Blessés 36 1
Disparus 77 33
Gazés 68 2
Il y a lieu d'ajouter à ces chiffres un grand nombre d'évacuations pour pieds gelés, plus de 30. En effet, les troupes engagées ont été obligées de se terrer dans des trous d'obus déjà plein d'eau ou dans des trous établis hativement et qui s'emplissaient d'eau au fur et à mesure et de passer ainsi 48 heures. Malgré les dures souffrances endurées, malgré les pertes par le feu de l'ennemi, par les gaz, par le froid, elles ont fait preuve d'une magnifique ténacité, bien décidées si elles ne pouvaient déloger l'enemi, à lui barrer du moins le chemin, s'il tentait de sortir de ses lignes.
Sont tués le 9 : Lors Pierre, sous lieutenant ; Avignon Ferdinand,2ème classe ; Laubaret François, 2ème classe ; Carel Pierre, 2ème classe - 11 compagnie ; Paulou Jean, 2ème classe - 21 compagnie
(...)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Jean Marie Denis PAULOU 1819-1858   Marie Louise AUFFRET 1817-1889   Allain Joseph Marie GRANDVARLET 1825-1904   Elisabeth Françoise Louise le POURHIET 1839-1898
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Mathurin PAULOU 1849-1923   Elisabeth Marie Joseph GRANDVARLET 1861-1939
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Jean Marie PAULOU 1883-1918



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