Claude de LORRAINE
Claude de LORRAINE
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(Claude de GUISE)
duc de Guise 1er 1520-1550 et d'Aumale , marquis de Mayenne 1508-1550 et d'Elbeuf, baron de Joinville

  • Né le 20 octobre 1496 - Condé-Northen, 57150, Moselle, Lorraine, France
  • Décédé le 12 avril 1550 - Joinville, 52250, Haute Marne, Champagne-Ardenne, France,à l'âge de 53 ans
  • Pair de France, Gouverneur de Champagne et de Brie, Grand Veneur de France
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 Notes

Notes individuelles

Claude de Lorraine ou Claude de Guise (né le 20 octobre 1496 à Condé(aujourd'hui Custines), en Lorraine - mort le 12 avril 1550 à Joinville,en Champagne), comte (1508), puis duc d'Aumale (1547), comte (1520) puis duc de Guise (1528), fut un militaire français et le fondateur dela famille de Guise.
Il est également le frère du cardinal de Lorraine, principal favori du roi François Ier.Biographie
Prince de Lorraine
Fils puîné de René II, duc de Lorraine et de Philippe de Gueldre, le prince Claude de Lorraine est né au château de Condé, aujourd'hui situéà Custines. Son éducation est confiée à Thomas de Pfaffenhofen et à Euvrard de Dommartin, bailli des Vosges.
Le duc René meurt alors que Claude n'a que treize ans. Cadet, il reçoit les possessions françaises deson père et devient alors baron de Joinville, Mayenne, Elbeuf, Harcourt et Boves ; par sa baronnie de Joinville, il est sénéchal de Champagne.
Une jeunesse française
La mère de Claude introduit alors son filsà la cour de France, où il fréquente son cousin le comte d'Angoulême,futur François Ier. Il passera une partie de sa jeunesse à la cour deFrance ; il sera ensuite naturalisé Français en 1506 par lettre du roiLouis XII, mais les détracteurs des Guise au XVIe siècle, à cause deleurs liens familiaux, continueront à les tenir pour des étrangers. Eneffet, les membres de la Maison de Guise, Lorrains, comme les Rohan,Bretons, les Savoie-Nemours, Savoyards, puis plus tard les Grimaldi, Monégasques, recevront à la cour les honneurs dus aux princes issus deMaisons souveraines étrangères.
Claude de Lorraine épouse en 1513 Antoinette de Bourbon-Vendôme, fille de François de Bourbon-Vendôme et deMarie de Luxembourg, en présence du roi Louis XII.
Compagnon d'armes de François Ier
Lorsque François Ier accède au trône en 1515, Claude deLorraine est nommé échanson du roi et entre dans son conseil. Lorsquele roi décide de partir en campagne en Italie, il s'adjoint les services de Claude, ainsi que de ses frères Antoine, duc de Lorraine et Jean, cardinal évêque de Metz. Ils participeront ainsi à la bataille de Marignan. Lors de cette fameuse bataille, Claude se conduit en héros etest grièvement blessé.
Le roi appuie alors le procès que la Maison deLorraine mène contre la Maison de Rohan à propos de Guise : un règlement est trouvé, et le comté de Guise est attribué à Claude de Lorraineen 1520.
Claude de Lorraine est ensuite envoyé sur de nombreux fronts. En 1520, il combat les Anglais en Picardie puis accompagne Bonnivetcombattre les Espagnols. Placé à la tête de 6500 lansquenets, il fit montre d'une audace peu commune et met en déroute l'ennemi à Fontarabie. Il combat ensuite les Anglais à plusieurs reprises dans le nord de la France. Il s'illustre ainsi à Bapaume et à Hesdin, s'assurant une réputation d'excellent capitaine.
Suite à la bataille de Pavie en 1525,François Ier est fait prisonnier ; pendant sa captivité, plusieurs personnalités se partagent le pouvoir, et Claude est conseiller militairede Louise de Savoie, régente de France. Cette même année éclate la révolte des Rustauds dans les principautés allemandes. Les anabaptistesréussissent à s'emparer de plusieurs villes. Craignant pour la sécurité de leurs terres lorraines, Claude et ses frères décident de lever une armée, contre l'avis du conseil de régence qui n'en voyait pas la nécessité. Cette armée lorraine est composée de gentilshommes français attachés au duc de Guise et de mercenaires venus de toute l'Europe. Le17 mai 1525, les paysans révoltés sont massacrés par l'armée des Lorrains à Saverne. Cet épisode sanglant valut à Claude de Lorraine le surnom de ± Grand boucher ».
À son retour, le roi procède à une sévère épuration dans son entourage, écartant les Bourbons qui l'avaient trahi.Claude de Lorraine se rapproche du roi et celui-ci le remercie de sa fidélité en le nommant Grand Veneur en 1526 et en érigeant son comté deGuise en duché-pairie en 1527 ; il est également nommé gouverneur deBourgogne. Ces faveurs peu ordinaires pour une personne qui n'était pas de la famille directe du roi soulevèrent des objections au Parlement, qui voyait d'un mauvais oeil cette aliénation d'une partie des terresroyales, mais il dut se plier à la volonté du monarque.
En 1536, Claude de Guise se porte au secours de Floranges, capturé par Philippe Ierde Nassau et enfermé à Péronne. Avec 400 hommes, il parvient à s'emparer de la forteresse et à délivrer le maréchal. Ce coup d'éclat valutune grande popularité au duc de Guise.
Les Guise, une puissance montante
Conseiller efficace, Claude de Lorraine effectue de nombreux voyages diplomatiques en Europe, accompagnant le roi dans ses déplacements et ses batailles. Il accumule pendant ce temps les richesses dues aux cadeaux que lui accorde François Ier, terres et privilèges en tous genres. Sa fortune impressionne les grands du royaume. En 1539, quand Charles Quint traverse la France pour châtier les insurgés de Gand, il seporte à sa rencontre à Orléans accompagné de 400 hommes à cheval.
En 1539, François Ier souffre d'une grave maladie, et Claude, sans doute poussé par son frère le cardinal de Lorraine, prend le parti du DauphinHenri et de Diane de Poitiers. Le roi n'apprécie guère ce rapprochement et se méfie de la famille de Guise ; de plus, la double autorité deClaude sur la Champagne et sur la Bourgogne fait des jaloux, qui s'enplaignent au souverain. Celui-ci retire alors le gouvernorat de la Bourgogne au duc de Guise. En 1541, Charles Quint échoue devant Alger etreprend la guerre contre les Français. Charles d'Orléans, fils de François Ier, est à la tête d'une armée pour attaquer Luxembourg. Après la prise de Montmédy par les Français, le duc d'Orléans décide de rejoindre son frère le dauphin Henri au siège de Perpignan. Il laisse alorsle commandement de l'armée à Claude de Lorraine, qui réussit à contenir l'ennemi. En 1544, l'armée de Charles Quint envahit la Champagne, s'emparant de Saint-Dizier et de Joinville, mais Claude préfère se retirer plutôt que d'affronter l'armée impériale sur ses terres.
À partirde cette époque, Claude de Lorraine abandonne les armes et c'est son fils aîné François qui reprend le flambeau. Claude fait alors construire à Joinville le château du Grand Jardin, pour s'y retirer paisiblement.
À la mort de François Ier et à l'avènement d'Henri II en 1547, le nouveau roi veut s'allier la maison de Guise, mais préfère se reposer sur la jeune génération plutôt que de rappeler le vieux duc (qui a 51 ans). Il distribue donc les charges et les privilèges aux fils de Claude. Celui-ci s'éteint en avril 1550, en son château de Joinville. Il fut enterré en grande pompe, et sa veuve fit édifier un somptueux tombeau, dessiné par le sculpteur italien Le Primatice et réalisé par Dominique Florentin.
Un protecteur des arts
Le château du Grand Jardin à Joinville
À l'instar de François Ier, Claude de Lorraine avait le goût des fastes et protégeait les artistes capable de faire briller sa maison. À Joinville, il entretient de nombreux musiciens, chantres et instrumentistes. Ceux-ci se produisaient lors des cérémonies religieuses etdes fêtes données au château. Le duc de Guise envoya même des chantres comme cadeau au pape Clément VII. Claude de Lorraine appréciait également les gens de lettres. Clément Marot composa une ode au duc de Guise, et plusieurs autres poètes bénéficiaires de ses largesses. Le compositeur Pierre Cléreau composa sa messe-requiem.
Tout au long de ses campagnes en Italie, Claude de Lorraine fut impressionné par les chefs-d'oeuvre des architectes de la Renaissance italienne. Il suivait en cela l'attitude de François Ier qui fit venir près de lui de nombreux artistes italiens. En 1546, le duc de Guise fait construire en contrebasde son château-fort de Joinville le château du Grand Jardin, bâtimentde taille modeste, mais au façades richement ornées de sculptures. Ilest entouré de canaux qui traversent un jardin magnifique. Le poète Rémi Belleau le décrit ainsi dans la Bergerie : ± Le plus beau et le plus accompli qu'on pourrait souhaiter, soit pour le complant d'arbres fruitiers, à pépin ou à noyau […] Bref, de tous les fruits qu'on sauraitrecouvrer en notre France, aux saisons ordonnées par la providence dece grand Dieu, soit pour la beauté du parterre, orné de trois fontainettes d'eau vive qui sourd dans les flancs de ce rocher et qui fait uncanal d'une toise et demie, passant à travers ce jardin, enrichi de compartiments, entrelacs, bordures, chiffres, armoiries, allées, clôtures, cabinets, labyrinthes, arceaux, arcades, et de tous les autres enrichissements que l'oeil pourrait souhaiter ».

http://fr.wikipedia.org/wiki/Claude_de_Lorraine

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