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LéonPISSOT :

Personnalité locale Choletaise, écrivain.... quis'est particulièrement distinguée au niveau national,comme médecin major du 29è régiment de mobilesde la Loire, durant la guerre de 1870-71.

Proposde Jules Charrier président de la SLA1907:

 "une nobleet grande figure"; "écrivain distingué, au stylefacile et concis"; "préoccupé d'entretenir avec sesconfrères les plus étroites relations"; "uneexistence active".....   

"A la bataille de Cercottes où le 29è Mobiles futsi sérieusement éprouvé, on le vit prodiguantses soins aux blessés avec un zèle et undévouement auxquels chacun de ceux qui ont vécu seplait à rendre justice" .....

Voir aussi ici desContemporains : Menie GREGOIRE,EcrivainPaul COUTEAU,Astronome; Jean MarcAYRAULT, 1er ministre; FrançoisUZUREAU, Chanoine, BrunoRETAILLEAU, Sénateur, DominiqueBLANCHET, Evêque, FernandDUPRE Sculpteur praticien, FrançoisStanislas BIRON Sculpteur Maugeois,récemment sur persocholet !...


Abraham (Albert) DE WIJZE
Abraham (Albert) DE WIJZE
  • Born 20 August 1883 - Beugen, , , , Pays-Bas,
  • Deceased 29 March 1943 - Sobibor, Polen, , Allemagne, ,,aged 59 years old
  • DIRECTEUR Exportslachterijean
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 Notes

Individual Note

_________________________

La famille DE WIJZE à Cholet entre 1940 et 1944, certitudes, nouveau témoignage et énigmes
:

La famille paternelle d'Abraham DE WIJZE est originaire de Mainstockheim ; 97320 ; Bayern ; Allemagne avant 1739;

Elle va s'installer à Beugen, puis deux nouvelles générations vont naitre à Boxmeer en Hollande, avant 1815;

Tous les enfants du couple DE WIJZE-DE VRIES vont naitre de nouveau à Beugen; Hollande; Pays-Bas, entre 1882 et 1893;

Le 16 novembre 1931 ces enfants et leurs conjoints, sont photographiés et identifiés (photo en ligne), à Gouden; Hollande; Pays-Bas.

Bertrand BOSSY, Edition Octobre, 2014, indique page 216 dans un tableau général (Source : "Histoire de la déportation des juifs dans les Mauges") :

Famille DE WIJZE-LION, recensées à Nantes le 18.10.1940, avant 1939, le fils Seigried DE WIJZE, est dit venir de Hollande, alors que sa soeur Johanna et leurs parents sont dits à Bruxelles ;

"Des réfugiés de guerre" :

Page 56, du même ouvrage et auteur Bertrand BOSSY, "la famille DE WIJZE fuit Bruxelles vers Tournai et entre en France, le 15 mai 1940, par le poste frontière de Wannehain dans le Nord. Ils sont domiciliés au 11, rue Arsene Leloup, à Nantes en octobre 1940..." Une autre famille DE LEEUW fuit également Bruxelles dans le même temps, le 17 mai 1940, via Dunkerque et se retrouve aussi à Nantes au 27 mai 1940. On ne sait pourquoi précisément et comment ces deux familles sont parvenues à Nantes ?

On découvre toutefois que la famille DE LEEUW connaissait déjà Nantes pour y avoir séjourné entre 1929 et 1933. L'historien se pose donc la question si la décision des DE WIJZE, de rejoindre Nantes 44, n'a pas été réfléchie et concertée avec la famille DE LEEUW.

Très vite évacués de Nantes :

L'espoir de pouvoir émigrer vers l'Amérique qui a été l'objectif pour de nombreux Juifs, va amener les autorités Allemandes à décider de refouler les étrangers et les Juifs des côtes françaises.

Les DE WIJZE n'y échappent pas et rejoignent Cholet le 23 nov.1940 (commune réputée tranquille) !

Ils habiteront Boulevard Gustave Richard (selon Claudine DURAND. Ils venaient voir leur fils hospitalisé, en fiacre -taxi de l'époque- toujours avec le même cocher).

Document à l'appui (Archive Maire de Cholet Juin 2015), le 12 juin 1942, au moment de l'obligation du port de l'étoile jaune, ils demeurent tous les quatre 36 rue du Président Wilson (Abraham, Sarah son épouse et leurs deux enfants , Célibataires : Johanna et Seigfried) !

En juillet 1942 Bertrand BOSSY, les situe habiter 36 rue du Président Wilson.Page 101 :

"Depuis leur "refoulement des côtes" vers Cholet le 23 novembre 1940, les deux familles belgo-néerlandaises DE WIJZE et DE LEEUW ont lié leur destin. Se connaissaient-elles auparavant, avant la guerre ou depuis l'exode et leur arrivée à Nantes en mai 1940 ? Rien ne permet de confirmer l'une ou l'autre de ces hypothèses. Après un séjour à l'hôtel de la poste, boulevard Gustave Richard, ces deux familles s'installent dans une maison ouvrière au 36 de la rue du Président Wilson. Elle vont y rester jusqu'à la fin de l'année 1942, date de leur changement de domicile pour la rue des Boers où les DE LEEUW vont être arrêtés en octobre 1942 Leurs moyens d'existence ne sont pas précisément connus. Le service des étrangers du commissariat de police de Nantes se contente en octobre 1940 d'une mention laconique indiquant qu'Abraham et Sara DE WIJZE "sont de riches propriétaires" et que le couple de LEEUW " vit de ses propres moyens".

Le commissaire de police de Cholet communique à la préfecture d'Angers en juin 1941 des renseignements beaucoup plus précis :

- "Domiciliés 36, rue Wilson à Cholet, la famille DE WYZE n'a comme fortune mobilière, que son linge et son argenterie et une disponibilité de 5 000 Francs en argent Français. Le fils Siegfried fait des traductions d'Allemand qui lui rapporteraient 1 000 à 1 500 francs par mois. En outre, les DE WYZE ont en pension, les époux DE LEEUW, qui leur versent une somme de 400 francs par semaine...." (Les DE LEEUW sont dits "sans profession et possèdent 22 000 francs français et 1 700 francs d'argent belge").

..." Un an après leur arrivée en France et sans aucune possibilité de revenus du fait de leur âge, de leur condition d'étrangers et de leur origine juive, la situation des DE WIJZE et des DE LEEUW est condamnée à se détériorer au fils des mois, au fur et à mesure de l'épuisement inexorable de leurs moyens financiers. C'est peut-être leur voisine, Lucienne DELFOLIE, professeur d'Allemand et interprète bénévole auprès du maire, qui a contribué à aider les DE WIJZE en permettant à Seigfried de faire "quelques traductions". Mais avec l'été 1942, la situation devient extrêmement difficile. Les époux de LEEUW n'ont plus les moyens d'assurer leur subsistance. L'hospitalisation de Seigfried prive les DE WIJZE des seuls revenus encore possibles. La première rafle leur enlève Johanna en même temps qu'elle leur confie les deux enfants, Anne LOEW et Francis PICARD, désormais à leur charge en raison de l'arrestation de leurs parents. L'automne 1942 provoque avec l'arrestation des DE LEEUW, le départ de la rue Wilson, dont on ne peut plus assumer le loyer, pour le regroupement avec les BRAUM dans la grande bâtisse de la rue des Boers. La situation devient alors dramatique à la fin du mois de février 1943. Abraham est arrêté et les 774 Francs et 20 centimes qu'il a en poche lui sont confisqués. Spoliation qui fragilise encore davantage toute la maisonnée. Si les derniers occupants échappent à l'indigence, les conditions de vie sont probablement très dures..."

Abraham (Albert) DE WIJZE, et sa femme, ainsi que leurs potentielles petites filles : Hélène et Myriam (les oubliées à ce jour), sont dits avoir été arrêtés selon Claudine DURAND, pour la première fois dans le cadre d'une rafle dans la période des grandes vacances scolaires de 1942 à l'hôpital de Cholet, où les grands-parents venaient y voir leur fils Seigfried, hospitalisé (par précaution il aurait été conseillé à la famille DE WIJZE de ne venir le voir que le soir - mais peut être plus vraisemblablement, conseil donné, plus précisément, au moment ou un à plusieurs membres de cette familles seront cachés dans l'enceinte de l'hôpital).

Seigfried (Guillaume) DE WIJZE le fils, s'il à pu être aussi emmené à la "Kommandantur" au cours de cette rafle, ne sera pas arrêté à ce moment, fort probablement en raison de son état de santé certifié par un Docteur de l'hôpital (Source : Claudine DURAND et document en ligne au 13.06.2015 :Exposition Lycée Renaudeau "Être un enfant juif à Cholet (1940-1944)"

On déduit aussi par d'autres sources en ligne, que seul Abraham (Albert) DE WIJZE, patriarche de cette famille est définitivement arrêté le 24 février 1943.

Mais cette fois non pas par les Allemands lors d'une rafle, ni par la police de Cholet, mais par la Gendarmerie (preuve à l'appui) !

Les oubliés sur Cholet :

Les historiens et chercheurs locaux, à ce jour, occultent, probablement faute d'archives locales, que le couple DE WIJZE-LION, avait trois enfants. Un fils aîné : Silo DE WIJZE, dont on ignore encore beaucoup de son devenir, sinon qu'on lui trouve une descendance en ligne. Un enfant (qui avait 8 ans à l'époque ayant aussi avec certitude survécu : Albert DE WIJZE, puisqu'on lui trouve aussi trois descendants, qui vont bouger, séjourner et se fixer à travers le monde (depuis l'Afrique du Sud, ou Albert émigrera après la guerre de 39-45, puis sa descendance va bouger, muter et se répartir différemment à travers la planète : Nouvelle Zélande, Royaume-Uni, Canada et même retour en Hollande pour au moins l'un d'entre eux semble-t-il !).

De qui donc alors Hélène et Myriam DE WIJZE, peuvent-elles être les filles si ce ne fut pas du couple Silo DE WIJZE et son épouse Hélène WOLFF (vous noterez au passage le prénom de l'ainée, à l'identique de celui de cette potentielle mère !) ?...

La rafle de 1942 laissera un certain nombre d'enfants sans parents :

C'est ainsi que l'on découvre que ce couple DE WIJZE-LION ne sera pas arrêté les jours suivant la rafle de 1942 (selon fort probablement des critères de tranche d'âge et handicap prévu à cette période - cela évoluera au fil du temps). En "cadeau" l'autorité Allemande leur imposera en contre partie deux enfants de parents pris par cette rafle.

Cette réalité est vérifiée par le procès verbal de l'arrestation spécifique d'Abraham le 24 février 1943, par la gendarmerie Française :

"Je me nomme de WYZE, Abraham, âgé de 59 ans, sans profession, demeurant n° 38 rue des Boërs, à Cholet (Maine-et-Loire), né le 20 août 1883 à Beugen (Hollande), fils des feus Samuel et de DEFRIES, Sibila, marié trois enfants; j'ai actuellement, chez moi, à ma charge, deux enfants, âgés de 4 et 10 ans, qui m'avaient été confiés par les autorités occupantes."

On apprend par ailleurs qu'il s'agit d'Anne LOEW et de Francis PICARD !

L'opération de représailles du 24 février 1943

Décrit par Bertrand BOSSY en 2014 (pages 156-158), met en évidence que pour Cholet, Abraham DE WIJZE est la seule victime de cette vague de représailles :

" L'ordre de réquisition préfectoral de la SNCF étant pris depuis le 19 février, il est escorté en 3ème classe par deux gendarmes jusqu'à Angers.Son internement le 24 février, à la maison d'arrêt d'Angers amène le maire de Cholet à intervenir dans ce dossier. Il fait parvenir le 27 février, par le sous-préfet, un courrier adressé au préfet de Maine-et-Loire auquel sont joints deux certificats médicaux du docteur LANGERON datés du même jour :

Cholet, le 26 février 1943.

Monsieur le préfet,

J'ai l'honneur, Monsieur le Préfet, de vous signaler la situation difficile dans laquelle va se trouver la ville de Cholet par suite de l'internement de M DEWIJZE, israélite de race hollandaise, réfugié à Cholet.Monsieur DEWIJZE fils est à l'Hôpital soigné pour le mal de Pot. Mademoiselle DEWIJZE a été emmenée voilà plus de six mois, sans que l'on sache la destination qu'elle a prise. Madame DEWIJZE mère est importante comme en font foi les certificats ci-annexés. Seul M.DEWIJZE père pouvait s'occuper de sa famille. Il vient d'être interné à Angers.
Or, les Autorités d'occupation avaient confié à la famille DEWISZE deux enfants : Annette LOUEW, 3 ans, et Francis PIQUART, 10 ans, dont nous sommes actuellement très embarrassés, car si Madame DEWIJZE entre à l'hôpital, nous ne savons que faire des enfants. Nous avons pensé qu'il serait peut-être possible d'interner M. DEWIJZE père à Cholet au lieu d'Angers. Comme cet homme a le droit de recevoir des visites, il pourrait peut-être, s'il était ici, continuer à s'occuper de ses malades et des enfants qui lui sont confiés.

Son intervention restera vaine :

"Cette mesure d'internement a été notifiée par les Autorités françaises en application de la loi du 4 octobre 1940."

Le Maire aurait pu ne rien faire :

"Au contraire il intervient personnellement alerté par son ami, le docteur LANGERON, et met en oeuvre tout ce qui est possible dans ses moyens extrêmement limités. On entrevoit (conclue Bertrand BOSSY), ce qu'à pu être l'activité du Maire de Cholet pour protéger, avec une marge de manoeuvre très étroite, ses administrés. C'est certainement la famille BRAUM qui s'occupe désormais toute seule des deux malades et des deux enfants."

Transfert pour Drancy :

"La SNCF est à nouveau réquisitionnée le 5 mars 1943 par le préfet pour le transfèrement d'Abraham DEWIJZE. Ce dernier est emmené, le 15 mars 1943, sous l'escorte de deux gendarmes angevins, à Drancy, comme prévoyait la circulaire du 18 février. Son transfert en train et le retour de l'escorte coûtent à l'Etat 571 francs. Dix jours après son arrivée au camp de Drancy, Abraham DEWIJZE est déporté par le convoi du 25 mars 1943 vers le camp d'extermination de Sobibor."

Bertrand BOSSY conclut :

"Si l'initiative de cette arrestation est allemande, la décision et son exécution sont totalement assurées par les autorités françaises, l'administration préfectorale, pénitentiaire, et par la gendarmerie."

Abraham DE WIJZE, l'un des rares, sinon le seul des Mauges à avoir été déporté vers le camp d'extermination de Sobibor, disparaît à la fin du mois de mars 1943 (page 170).

Le monument commémoratif de la place Creach-Ferrari à Cholet

Il affiche qu'Abraham DE WIJZE, fera partie du convoi 53 (donc quelques six mois après sa fille Johanna, la première à être connue déportée dans le convoi 31) :Il venait du Camp de Drancy ; 93029 ; Île-de-France , le 25.03.1943 (Source Service Européen de Recherches - SER-Europen Search card Catalogue from France for searchuing for relatives, 1940-1946).

Dit déporté à Sobidor, quand la plupart des Juifs réfugiés à Cholet le seront à Aushwitz :

"Les deux seuls cas où Auschwitz n'est pas la destination concernent Abraham (Albert) DE WIJZE, déporté à Sobibor, et qui n'avait donc aucune chance d'en réchapper; Rose-Marie LERICH et sont fils Michel, qui ont été déportés à Bergen-Belsen. Ce sont les seuls juifs déportés des Mauges à être revenus de déportation" indique Bertrand BOSSAY, auteur d'Histoire de la déportation des juifs dans les Mauges" (lire Ouest-France du 3 Novembre année ? - en ligne en juin 2015).

Difficile de s'y retrouver :

Avant le 15 juillet 1942, rafle et arrestations ne devaient pas concerner les enfants de moins de 16 ans, suivant la demande de Paris et du Gouvernement de Vichy:

De fait Francis PICARD qui avait alors 9 ans et la petite Anne LOEW, 4 ans, en réchappèrent ce jour là et furent confiés à Abraham DE WIJZE..

Alors que ces deux petites filles dont nous parle Claudine DURAND en juin 2015, semblent avoir été évacuées de Cholet, après la rafle des 15 et 16 juillet 1942, dans le même temps que Johanna DE WIJZE, dont la destination finale devait être parfaitement connue par des autorités Allemandes (l'extermination) !

- Ou bien, confiées à une famille d'Angers (autre hypothèse déduite, au travers de la lecture du dernier ouvrage de Scarlett MARTIN déc. 2014); ou encore descendue du convoi n°8 avec leur tante parmi les 27 femmes et enfants, laissés au passage au camp de la Lande de Monts, près de Tours !?

- Dernière hypothèse, on se prend à rêver, qu' elles auraient pu être relâchées et emmenées après la rafle par l'un ou l'autre de leurs père ou mère, avertis dès lors que le choletais se trouvait maintenant aussi exposé à un risque majeur, cachés sur Cholet, en transit, plus certainement séparément (Pour les DE WIJZE-WOLFF : La mère d'Albert DE WIJZE est-dite seule accompagnée de son fils - suivant ses propres souvenirs et indications de la tradition familiale par ses parents) quand ils fuient Cholet à partir de la rue Wilson après la rafle du 15 juillet 1942.

Après la première rafle du 15-16 juillet 2015, la famille DE WIJZE-WOLFF, aurait fui Cholet, avec leur seul enfant (Affirmation téléphonique d'Albert DE WIJZE, lui même, 81 ans, du 05.07.2014 16h30) !

Germaine TREPAGNE (aujourd'hui décédée), l'épouse du Gestionnaire Marcel DURAND, mère de notre compagne, nous dira de nombreuses fois : "qu'un jour la famille DE WIJZE qu'ils avaient cachée, disparaitra discrètement pour ne pas leur causer plus d'ennuis et qu'ils n'entendront plus jamais parler d'eux. Il reste aussi dans la tradition familiale DURAND-TREPAGNE, qu'ils laisseront au Gestionnaire de l'hôpital, en guise de remerciement, pour les avoir aidés, quelques cadeaux rares pour l'époque" !

http://www.geneanet.org/media/public/confidences-de-germaine-trepagne-a-partir-de-fin-9342139

En 2000, l'un des présent le jour de la cérémonie de la commémoration de la plaque comptant quatre des déportés de la famille DE WIJZE, nous relate qu'Albert DE WIJZE présent avec d'autres membres de sa famille, venus spécialement à cette journée de très loin : Canada et autres parties du monde; il en retiendra au moins ceci :

"arrivés avant la rafle du 15 juillet 1942, il auraient très vite quitté Cholet"...

Une identification formalisée :

Au 28 juin 2015, nous relevons que Silo DE WIJZE transitera en France à Paris dès 1930, venant de la capitale de la Hollande (On le relève au 12 de la rue des eaux Paris XVIème avec son épouse Hélène WOLFF, en 1933) !''

En conclusion

Une lente persécution sournoise et continuelle en trois phases majeures et radicales, sur trois années durant, pour cette famille, malgré les quelques solidarités déployées pour tenter de les protéger et de leur limiter le pire :

Si le couple Silo DEWIJZE et au moins leur fils Albert, en fuyant (on aurait aimé que ce soit aussi avec ces deux filles dont nous parle Claudine DURAND), ont pu passer au travers des mailles du filet;

Ce ne fut que de nouveaux sursis :

- De six mois pour Abraham (Albert) DE WIJZE;

- Un semblant de répit d'un an et demi, pour son épouse Sarah, dite impotente, et pour leur fils Seigfried (Guillaume), certifié gravement malade dès 1942.

Ces derniers, Hollandais eux restés jusqu'au bout à Cholet et qui finirent concentrés en résidence surveillée ("la maison des Juifs", rue des Boers à Cholet), déportés inexorablement pour finir, eux aussi, en janvier 1944; comme tous les Juifs encore présents à Cholet en ce lieu à cette date (source Ouest-France 16 juillet 2012).

En temps encore utile, il leur avait été proposé un transfert vers un hôpital de la zone libre (source familiale DURAND-TREPAGNE; information confirmée dans l'article du "Cahier des Mauges" année 2004, pages 50 à 52- Co-auteurs Yves Boiteau et Franck Marché).

Aide du Directeur de l'hôpital toutefois peut-être pas complètement vaine,

L''ainé Silo DE WIJZE, né le 15.02.1909 à Boxmeer, Hollande; son épouse que nous avons enfin ciblée le 18.06.2015; supposés restés cachés, elle dite avec leur fils, au cours de la rafle de Juillet 1942 à Cholet, présents rue Wilson, vont passer on ne sait à ce jour complètement comment, au travers des mailles du filet :

Puisqu'ils sont dits décédés, mère et père : elle en 1991 et lui en 1999 à Nijmegen, Hollande, dans leur pays d'origine, quelques cinquante ans après la libération de l'occupant (nous manque la preuve formelle, à ce jour, par un acte de décès demandé à tout hasard, pour un coût e 32,40 Euros, non réceptionné à sept 2015).

Pas plus pour les dites "Hélène" et "Myriam", qui ne seraient pas les filles de ce couple selon l'affirmation d'Albert; ce fils DE WIJZE, lui clairement identifié légitime : Aucune archive n'a pu à ce jour objectiver leurs présences à Cholet avant et courant juillet 1942.

En fuyant, Albert DE WIJZE, comme ses parents, en réchapperont puisque l'on peut vérifier en juin 2015, un arbre en ligne qui présente plusieurs générations de sa descendance.

Reste l'énigme du devenir de ces deux filles, dont "Hélène" (Est-ce alors qu'un pur hasard : même prénom que cette mère potentielle : Hélène WOLFF), camarade d'école et de jeu de Claudine DURAND, ainsi que "Myriam" la plus jeune 4 à 6 ans en 1942, affirmée par notre belle soeur être des DE WIJZE. Quoi en penser : Usure du temps ou réalité !?...

Ou bien s'agit-il d'homonymes DEVIS(e), autre piste à fouiller !...

Bouteille à la mer :

On émet le voeux d'en apprendre un peu plus, pour tenter de sortir de cette énigme:

On sait psychologiquement, qu'il n'y a rien de pire que de ne pas savoir. Il est encore temps de libérer de tout doute notre belle soeur (84 ans) à l'origine de ce témoignage unique et majeur.

Que l'humanité et le courage de notre beau père, comme d'autres hauts responsables de l'époque puissent être aussi un jour officiellement reconnu.

Nous resterons à l'écoute au cas ou des chercheurs trouvaient quelques apports complémentaires, dont BMS manquants et lieux; ou mieux encore, si un membre de cette descendance DE WIJZE, voir DEVIS, arrivait un jour à dépasser un potentiel secret de famille.

Un grand merci à Albert DE WIJZE d'avoir pris un court temps pour nous contacter début juillet 2015; même si l'énigme reste entière à notre niveau par rapport à certains points de la tradition familiale DURAND-TREPAGNE, plus encore au niveau du témoignage inédit de Claudine DURAND de début juin 2015 au sujet d' "Hélène" et "Myriam", ses camarades de jeux

(On considérera toutefois qu'Albert, comme Claudine n'avaient à l'époque que 8 et 12 ans et que cela nous ramène donc à un événement traumatique, vécu différemment par chacun d'eux, qui remonte donc à plus de 70 ans) !...

Actualisation recherche au 17.09.2015

Jean-Claude MICHON

Pour la mémoire :

D'avance un grand merci :

jean-claude.michon2@orange.fr

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Le 26.11.2016 une conférence à l'initiative de Bertrand BOSSY, professeur d'histoire, à Cholet, articulera essentiellement le propos sur trois axes, qui mèneront progressivement les 27 juifs, répertoriés officiellement à ce jour, comme ayant séjourné entre 1941 et 1944 à Cholet :

- Une mort économique (par l'interdiction de travailler aux Juifs);
- Une mort sociale (Brimades à répétition, dont obligation d'être recensés; fichés; port de l'étoile; concentration vers une même demeure, en marge de la ville et tout près de la gare);
- Une mort physique irrémédiable (par transferts successifs vers "la solution finale" en Allemagne - gazage immédiat dès leur arrivée).

Autre source :

L'article du Cahier des Mauges de nov. 2004, page 52 : "La veille de l'arrestation de Johanna, ils virent en effet débarquer leur neveu, Albert 8 ans et sa mère sous une fausse identité. Mais l'officier allemand venu arrêter Johanna leur conseille de partir car "ils ne doivent pas rester cher des Juifs" ! Ils se réfugieront en Suisse après être passé par Paris, puis Lyon où Albert reconnaît par hasard son père; ce dernier fera envoyer une ambulance à Cholet pour chercher Abraham et sa famille. Mais ceux-ci refuseront de partir !..." (témoignage recueilli par Franck Marché, d'Albert DE WIJZE, lui même, lors de son séjour à Saumur après la cérémonie de la commémoration de la plaque des déportés Juifs de la Tessoualle et de Cholet en 2000, posée place Creach-Ferrari à Cholet).

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Archives sur Mémorial de la SHOAH /

http://ressources.memorialdelashoah.org/notice.php?q=fulltext%3A%28de%20wijze%29%20AND%20id_pers%3A%28%2A%29&spec_expand=1&start=1

  Photos and archival records

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 Family Tree Preview

Levi Jehoeda Samuel DE WIJZE 1816-1893 Sarah VAN GELDEREN 1824-1890 Abraham DE VRIES Rebecca LION
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Samuel DE WIJZE 1853-1933
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Sibilla DE VRIES 1853-1938
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Abraham (Albert) DE WIJZE 1883-1943



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