Marie-Antoinette de LORRAINE de HABSBOURG
Marie-Antoinette de LORRAINE de HABSBOURG
(Marie-Antoinette von Habsburg-Lothringen)
(Maria Antonia Josepha Johanna de LORRAINE de HABSBOURG)
 Marie-Antoinette d'Autriche
Reine de France(1770-1793)

  • Née le 2 novembre 1755 (dimanche) - à Vienne
  • Décédée le 16 octobre 1793 (mercredi) - Guillotinée Place de la Concorde,à l'âge de 37 ans
  • Inhumée - à la basilique Saint-Denis
  • Marie-Antoinette en dauphine vêtue d'un costume de chasse rouge. Pastel de Joseph Kranzinger. Vers 1772
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 Parents

portrait
  • De Martin van Meytens (1695 - 1770)
  • portrait
  • Reçoit la Rose d'or (1739)
    Marie-Thérèse au masque : l'impératrice aimait aussi les fêtes et les bals.
  •  Union(s) et enfant(s)

     Fratrie

     Relations

    (pages liées)

     Notes

    Notes individuelles

    Fille de la toute-puissante impératrice Marie-Thérèse qui règne à Vienne. Depuis sept ans, la France et l'Autriche sont réconciliées et en 1770, le mariage du Dauphin, petit-fils de Louis XV, avec une archiduchesse vient sceller cette alliance que d'aucuns persistent à trouver contre nature et qui inquiète l'impératrice elle-même.Elle a 15 ans, il en a 16.Ce mariage hâte la construction de l'Opéra, cadre des festivités des noces.

    Afin de réconcilier la monarchie française avec celle des Habsbourg, le ministre Choiseul mène des négociations qui conduiront au mariage de Marie-Antoinette avec Louis le Dauphin futur Louis XVI.

    Au printemps 1770, elle épouse le dauphin Louis, petit-fils de Louis XV. Les fêtes données à cette occasion sont magnifiques, à Paris, le feu d'artifice est l'occasion d'une bousculade monstre qui fait cent trente-deux morts.

    La petite archiduchesse fait vite la conquête de toute la cour ; elle est « délicieuse » selon ses contemporains, toute menue, blonde, blanche et rose avec déjà cette grâce et ce port de tête qui faisait dire à son page que, comme on offrait une chaise aux autres femmes, on avait envie de lui avancer un trône.

    Mais elle se laisse vite entraîner dans les coteries et les intrigues et d'autant plus facilement que son nouvel époux ne semble guère s'intéresser à elle. Elle doit attendre huit ans, dans l'inquiétude d'être reconnue stérile, la naissance de sa fille, la petite « Madame Royale ».

    Pour tromper son ennui ce sont des fêtes et bals, des tables de jeu où elle perd des sommes astronomiques, des escapades avec ses compagnons favoris qui font d'autant plus jaser que l'on connaît ses problèmes conjugaux. Sa mère Marie-Thérèse lui conseille de moins dépenser, d'avoir plus de considération pour le roi et pour l'étiquette. En 1775 Marie-Thérèse écrira à l'ambassadeur de France à Vienne : « Ma fille court à grands pas vers sa ruine ».

    Devenue reine en 1774, face à la faiblesse de Louis XVI, on peut raisonnablement penser que c'est elle qui gouverne. Elle place tous les siens et fait chasser tous ceux qui lui ont déplu. Marie-Thérèse sa mère meurt en 1780 et les conseils judicieux que cette dernière lui dispensait s'en vont avec elle. A partir de ce moment, Marie-Antoinette va cumuler les erreurs.

    En 1784, elle soutient les intérêts de son frère Joseph II dans sa querelle avec les Pays-Bas, Louis XVI, refuse de prendre le parti de l'Autriche ; les man uvres de la reine ayant abouti à un accord désavantageux pour la France, le peuple lui donne son surnom : « l'Autrichienne ».

    1785, c'est l'affaire du « collier » qui éclate. Marie-Antoinette est victime d'une escroquerie montée par une aventurière qui se fait appeler La Motte-Valois. Elle est aussi victime de la bêtise du cardinal de Rohan et des rancunes de tous ceux qu'elle a malmenés. Sure de son innocence, elle exige l'arrestation de Rohan et un procès public. La fausse comtesse est condamnée, Rohan innocenté et le scandale éclabousse la couronne française.

    Marie-Antoinette est maintenant détestée par tout le monde et plus particulièrement par le peuple. La misère engendrée par les mauvaises récoltes successives, c'est elle ; la faillite du Trésor, révélée en 1787, c'est elle. Sa seule consolation est son amant Axel de Fersen, l'officier suédois qui lui a été présenté en 1774. Leur amour durera jusqu'à la mort de la reine.

    Dès le début de la Révolution, elle refuse tout compromis avec les députés de l'Assemblée, elle reste murée dans son orgueil et ne peut admettre cette idée nouvelle de Nation. Elle va encore plus loin dans cette démarche en refusant l'aide de La Fayette, de Mirabeau et de Barnave. Elle accepte toutefois une entrevue avec Mirabeau, le 3 juillet 1790, mais ne peut admettre l'idée d'une monarchie constitutionnelle. Pour elle la seule solution serait l'aide de son frère ou d'armées étrangères. En 1792 encore, elle refuse le secours de Dumouriez. Elle pousse à la guerre, pensant que c'est de là que viendra le salut, la délivrance.

    Depuis octobre 1789, elle est quasi-captive de la nation avec sa famille ; les épreuves ont fait d'elle une mère admirable, une épouse exemplaire qui a de l'estime et de l'affection pour l'homme maladroit mais bon que le sort lui a donné. Elle fait face avec courage et dignité aux grandes journées révolutionnaires, c'est sur elle que se cristallisent les haines populaires ; elle n'est plus que l'infâme, la bête féroce dont il faut arracher le coeur.

    Elle amène Louis XVI à l'idée de fuite : ils seront arrêtés à Varennes, le 20 juin 1791. Le 13 août 1792, elle est enfermée avec les siens dans le vieux donjon du Temple. Tous ses amis lui sont arrachés, emprisonnés, exécutés, massacrés. Après l'exécution de Louis XVI, le 21 janvier 1793, on la sépare de son fils âgé de huit ans qu'elle entend bientôt jurer avec ses geôliers dans la cour de la prison.

    En octobre c'est le procès. Mêlant dans son réquisitoire les arguments les plus fondés sur les dépenses de la reine et son action politique avec des récits fantaisistes sur les « orgies » de la cour, Fouquier-Tinville y joint, à l'instigation d'Hébert, d'infâmes accusations sur des pratiques sexuelles auxquelles elle aurait initié son fils. Elle répond à tout avec une grande dignité.

    Marie-Antoinette ne sait pas que sa mort est déjà décidée et garde jusqu'au bout l'espoir, un espoir entretenu par les nombreux dévouements qu'elle inspire jusqu'à la fin. Ses deux avocats Chauveau-Lagarde et Tronson du Coudray épuisent en vain leur éloquence et sont arrêtés en pleine audience.

    En ce jour du 16 octobre 1793, elle est condamnée à quatre heures du matin et conduite à l'échafaud quelques heures plus tard. Âgée de trente-huit ans, elle en paraissait alors soixante : depuis le retour de Varennes, ses cheveux étaient devenus blancs.

    Ses restes ont été transportés à la cathédrale de Saint-Denis en 1815.


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    Marie-Antoinette méconnue (3/4)La première reine maman de l'histoire de FranceParis Match | Publié le 09/12/2015 à 18h45 |Mis à jour le 10/12/2015 à 00h00Dominique Bonnet"Marie-Antoinette et ses enfants" par Elisabeth Vigée-Lebrun, 1787 - À droite en haut: détail du couvercle du coffre à layette du dauphin Louis Joseph - À droite en bas : "Portrait des deux enfants aînés de la reine" par Elisabeth Vigée-Lebrun, 1784"Marie-Antoinette et ses enfants" par Elisabeth Vigée-Lebrun, 1787 - À droite en haut: détail du couvercle du coffre à layette du dauphin Louis Joseph - À droite en bas : "Portrait des deux enfants aînés de la reine" par Elisabeth Vigée-Lebrun, 1784
    Château de Versailles (dist. RMN-Grand Palais) Christophe Fouin - The Art Archive / Musée du Château de Versailles / Alfredo Dagli Orti

    Notes concernant l'union

    Union avec Axel von FERSEN:
    Les travaux menés dans le cadre du projet REX (projet financé par la Fondation des sciences du patrimoine, avec pour partenaires les Archives nationales, le CRCC et ETIS) ont permis de décrypter une première lettre caviardée de la correspondance entre Marie-Antoinette et le comte de Fersen.
    « Des cartographies chimiques ont été réalisées sur la lettre « 4401_1-43 » datée du 4 janvier 1792, une des rares lettres autographes de Marie-Antoinette. Grâce à de légères variations dans les concentrations de cuivre entre les deux encres, la fluorescence de rayons X sous micro-faisceau (?XRF) a permis de distinguer les deux niveaux d’écriture et d’extraire le texte original (les mots en italique-souligné sont interpolés) :
    « je vais finire, non pas sans vous dire mon bien cher et tendre ami que je vous aime a la folie et que jamais jamais je ne peu être un moment sans vous adorer ». »

     Sources

      Photos & documents

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     Aperçu de l'arbre

    portrait
    Léopold de LORRAINE de HABSBOURG, Duc de Lorraine 1679-1729
     portrait
    Élisabeth-Charlotte d'ORLÉANS 1676-1744
     portrait
    Charles VI de HABSBOURG, Empereur du Saint Empire 1685-1740
     portrait
    Elisabeth Christine von BRUNSWICK-WOLFENBÜTTEL, Impératrice du Saint Empire 1691-1750
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    portrait
    François Ier de LORRAINE de HABSBOURG, Empereur des Romains 1708-1765
     portrait
    Marie-Thérèse de HABSBOURG, Reine de Bohême 1717-1780
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    portrait
    Marie-Antoinette de LORRAINE de HABSBOURG, Reine de France 1755-1793