M Cardinal Guillaume DUBOIS

(GuillaumeDUBOIS)
chanoine de Saint-Honoré(1720), évêque de Cambrai(1720), abbé commendataire du Cercamp(1721), surintendant général des Postes et relais de France-1723, voir Premiers ministres

  • Born 6 September 1656 - Brive-la-Gaillarde (19)
  • Deceased 10 August 1723 - Versailles (78),aged 66 years old
  • Buried in 1723 - St-Honoré-d'Eylau, Paris XVI° (75)
  • Premier ministre pendant la Régence du Duc d'Orléans. (son tombeau, transféré à l'église Saint-Roch à paris)

 Parents

 Spouses

 Siblings

 Relationships

 Notes

Individual Note

Éduqué par les Frères de la Doctrine chrétienne, il reçoit la tonsure à l'âge de treize ans. Avec Fleury et, plus tard, Bernis, il appartient à cette « lignée occitane de grands prélats semi-libéraux » (Emmanuel Le Roy Ladurie), typique du Midi des Lumières (philosophie).

En 1672, à 16 ans, il obtient une bourse et part, sans doute par la protection du lieutenant-général du Limousin, le marquis Jean de Pompadour, pour Paris, poursuivre sa formation au collège Saint-Michel, aujourd'hui disparu, mais dont il reste quelques vestiges rue de Bièvre (5e arrondissement).

Il est vite remarqué par l'abbé Antoine Faure, directeur de l'établissement, qui obtient pour son compatriote le poste envié de précepteur du neveu du roi, le jeune Philippe, duc de Chartres, futur duc d'Orléans, né en 1674. Aujourd'hui, au musée Carnavalet, un portrait en pied, sans doute apocryphe, le montre au côté de son élève.

En 1692, sous son influence, le jeune duc épouse, au grand contentement de Louis XIV, mais au grand mécontentement de sa mère, la fameuse princesse palatine, Françoise-Marie de Bourbon, dite Mademoiselle de Blois, fille naturelle légitimée que le roi avait eu de Madame de Montespan. Dubois obtient alors l'abbaye de Saint Just en Picardie.

En 1698, au service de la maison d'Orléans en même temps que l'abbé de Saint-Pierre, Dubois effectue une mission diplomatique en Angleterre. Il y découvre une nation capitaliste et libérale en plein essor, visite Oxford, rencontre les exilés français tels Saint-Évremond et noue sans doute d'utiles relations dans l'entourage de la Cour de Saint-James.

De retour au Palais-Royal, Dubois devient - dans l'entourage des Orléans - un spécialiste de la diplomatie secrète. Il y croise l'abbé de Saint-Pierre, théoricien de la paix universelle.

Le début de la Régence en 1715 marque le début d'un bref mais flamboyant apogée dans la carrière de Dubois.

Devenu conseiller du Régent, il exerce une influence croissante. Il oriente la France vers l'alliance britannique, aidé en cela des renseignements de sa maîtresse en titre, Madame de Tencin (il n'avait alors pas encore prononcé ses vœux), qui, par son fameux salon littéraire et politique, était au fait du dessous des cartes de la politique anglaise. Les Orléans et les Hanovre devant faire face à de vives oppositions intérieures, il s'efforce de maintenir la paix qui, seule, peut permettre de maintenir la stabilité du régime et l'économie française, bien malmenée par la longue guerre de Succession d'Espagne qui vient à peine de se terminer.

Face aux projets du Cardinal Alberoni en Espagne, il négocie la Triple Alliance (1717) avec George Ier. En 1719, une guerre limitée contre l'Espagne force Philippe V à renvoyer Alberoni.

Il obtient ensuite, après avoir prononcé ses vœux perpétuels le 24 février 1720, l'archevêché de Cambrai (9 juin 1720), un des plus riches du pays, qui lui fournit également le titre prestigieux de prince du Saint-Empire romain germanique.

Le 16 juillet 1721, après l'élection d'Innocent XIII, il reçoit enfin la pourpre cardinalice, alors qu'il ne sait pas célébrer une messe. Il n'ira jamais dans son diocèse, l'essentiel de ses préoccupations allant à la politique. Il devint abbé commandataire de l'abbaye de Cercamp, le 29 juillet 1721.

Doté de sept abbayes, il amasse, comme la plupart des cardinaux de l'époque, une certaine fortune (dix millions de livres) et tente de promouvoir sa famille. On lui prête une vie dissipée - peut-être à cause d'une maîtresse en titre -, mais elle semble plutôt avoir été consacrée au travail et à la relève de la France.

Son ascension est parachevée par l'obtention du poste de principal ministre, que Mazarin avait été le dernier à obtenir, l'entrée à l'Académie française puis la présidence de l'assemblée du clergé.Durant son bref ministère, il tente de relancer l'économie par la réduction des droits, de rétablir la situation des finances après les errements du système de Law et ralentit la persécution des protestants.

Il meurt à Versailles en 1723, suivi de près par son ancien élève, le duc d'Orléans. Il fut inhumé dans la collégiale Saint-Honoré à Paris, mais celle-ci fut détruite en 1792 lors de la Révolution. La tombe du Cardinal Dubois fut transportée quelque temps après dans l'église Saint-Roch à Paris où elle se trouve toujours.

Family Note

Devenue, selon Saint-Simon, « la maîtresse publique » du Cardinal Dubois, tome XVI, pp. 351-352, édition par Cheruel, Paris, Hachette, 1874

 Sources

  • Individual, family: Apollon

  Photos and archival records

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 Family Tree Preview

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Jean DUBOIS Ne N  
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Docteur Jean DUBOIS †1699 Marie de JOYET
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Cardinal Guillaume DUBOIS, chanoine de Saint-Honoré 1656-1723


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