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Anne Marie Adrienne Victurnienne Clémentine de ROCHECHOUART de MORTEMART

F  Anne la Duchesse d'Uzès

Maître d'équipage
(Anne Marie Adrienne Victurnienne Clémentine de ROCHECHOUART de MORTEMART)
 Manuela
voir Dames et demoiselles remarquables et Auteurs de Mémoires, voir Légion d'honneur (officier) (11 janvier 1931), voir Infirmières 14-18

11 médias disponibles 11 médias disponibles

 Parents

 Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

 Fratrie

(pages liées)

 Notes

Notes individuelles

Note gdt ... Si je créais un paradis ...comme d'autres des enfers ... j'y placerais volontiers cette "Dame"

Bonnelles

Première femme autorisée à passer son permis de conduire et première à être verbalisée !.


Baptême de l'air à 80 ans
Première femme nommée lieutenante de louveterie, prit son 2.056° cerf à plus de 8O ans (Rallye Bonnelles).

Elle fut présidente d'honneur des Bibliothèques populaires catholiques, créées par Mme Athanase Bastide du Lude, dont le siège était rue Notre-Dame des Champs (75006).

(Rallye Bonnelles) Click !
"Manuela" fut sculpteur, élève d'Alexandre Falguière, on lui doit une grande statue de Jeanne d'arc élevé à Mehun-sur-Yère.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Anne_de_Rochechouart_de_Mortemart
http://www.google.fr/imgres?imgurl=http://musee.jeannedarc.pagesperso-orange.fr/images/mehun3.jpg&imgrefurl=http://musee.jeannedarc.pagesperso-orange.fr/mehun.htm&usg=__5SFYRe60TmzqStbJ_CU4mE2PfbQ=&h=398&w=254&sz=37&hl=fr&start=56&zoom=1&tbnid=D7y7iJmtIsAOWM:&tbnh=123&tbnw=78&ei=M2v7TbPnJMzDswai6ZjZDw&prev=/search%3Fq%3Dduchesse%2Bd%27uz%25C3%25A8s%2Bjeanne%2Bd%27arc%26um%3D1%26hl%3Dfr%26sa%3DN%26biw%3D1142%26bih%3D723%26tbm%3Disch&um=1&itbs=1&iact=rc&dur=262&page=3&ndsp=29&ved=1t:429,r:5,s:56&tx=41&ty=67&biw=1142&bih=723
Elle fut également poète. Arrière-petite-fille de "La Veuve Clicquot", elle fut veuve après 10 ans de mariage
Soutint de sa fortune le général Boulanger dans ses tentatives de pouvoir pour restaurer la monarchie
Milita pour les droits politiques des femmes, se liant d'amitié avec Louise Michel et assurant l'éducation de la fille de l'anarchiste Vaillant.
Pendant la guerre de 1914-18, elle transforma le château de Bonnelles en un hôpital dont elle assuma la direction comme infirmière en chef

Souvenirs publiés en 1939.
Preuve qu'un beau placé est possible en amazone: http://pays.limours.free.fr/C-P_Autres/z_bonnelles_004.jpg .... ce lien n'existe plus ... Dommage ! téléchargez les photos pour les conserver ...

Il est des personnages qui par leurs actions, leur bravoure, leurs talents, leurs pensées, leurs contradictions même parfois, marquent plus leur époque que d’autres. Assez récemment encore quand ces personnages étaient en plus des femmes, ils inspiraient la fascination, l’inquiétude ou le scandale. Le 3 février 1933, au château de Dampierre dans les Yvelines, la duchesse d’Uzès s’éteignait après 86 années d’une vie enflammée.

Fille de Louis de Rochechouart, comte de Mortemart et épouse de Jacques-Emmanuel de Crussol, douzième duc d’Uzès, Anne peut se féliciter d’arborer un des plus prestigieux noms de France. Anne aurait pu se complaire dans une vie facile faite de plaisirs et de mondanités, à recevoir les plus hautes personnalités françaises et européennes dans ses nombreuses résidences, toutes somptueuses. Elle le fit. Elle le fit, mais en finesse ; elle le fit mais n’en fit pas une finalité.

Non, Anne, fidèle à la devise des Rochechouart, « L'esprit surpasse la matière », ne s’alimente pas de frivolités… Obéissante à la devise des ducs d’Uzès, « Par le fer, non par l’or », combat sur tous les fronts et revêt l’armure d’une « duchesse touche-à-tout ». Ravivons la flamme de cette femme d’exception au tempérament pétillant ; probable héritage de son arrière-grand-mère maternelle, Barbe Nicole Clicquot-Ponsardin, plus connue sous le nom de Veuve Clicquot…

En 1878, après la naissance de quatre enfants et onze années « d’un bonheur qui ne s’est jamais démenti, passé sous la protection de l’être [qu’elle a] le plus aimé au monde* » Anne d’Uzès se retrouve veuve à tout juste trente et un an… et à la tête d’un empire foncier et financier. Elle partage son temps entre son hôtel parisien des Champs Elysées, et les châteaux de Bonnelles, de Dampierre, de la Celle ou de Boursault, « son cher Boursault », celui de son enfance où écrit-elle « libre de courir dans les champs et les fermes, je ne m’inquiétais guère de ma toilette et de ma figure ; il paraît que j’étais jolie mais les animaux m’intéressaient plus que mon visage, et j’étudiais l’histoire naturelle dans le grand livre de la nature *».

Tout comme son aïeule « la grande dame de la Champagne » ou « la Reine de Reims » telle que l’appelait Prosper Mérimée, l’avait fait avant elle, Anne va tenir les rênes des affaires de son défunt mari, sans jamais brider sa mémoire. A la suite du duc elle devient donc maître d’équipage du fameux Rallye Bonnelles, fondé en 1872, et première femme lieutenant de louveterie. Escortée de ses soixante chiens tricolores, la belle amazone en redingote écarlate court le cerf en forêt de Rambouillet, botte à botte avec les frères chocolatiers Menier, le comte de Fels, ou des têtes couronnées, ses invités. Jamais son âge n’eût raison de sa passion pour la vénerie ; quelques jours avant sa mort, elle attaquait le cerf dans une ultime chasse, à cheval.

Avide de sensations, la duchesse d’Uzès vit avec son temps, en pleine mutation. Fin XIXe, l’industrie automobile se développe et affiche la virilité du nouveau moyen de locomotion ; on croit fermement que la vitesse de ces transports nouveaux pourrait endommager les cerveaux, déjà fragiles, du sexe faible. Qu’importe, la duchesse d’Uzès démarre au quart de tour et compte parmi les premiers acquéreurs d’une « voiture sans chevaux ». Elle est d’ailleurs la première femme à passer ce que l’on appelait le « Certificat de capacité, l’ancêtre du permis de conduire, institué par le préfet Louis Lépine en 1893 pour les hommes et ouvert aux femmes quatre ans plus tard. La vitesse est alors limitée à 20 km/h en rase campagne et 12 km/h en agglomération. Un jour de 1899, dans le Bois de Boulogne, grisée par la célérité de sa Delahaye noire, notre Fangio au féminin pousse son bolide à 15 km/h… et écope de la première contravention pour excès de vitesse : 5 francs. Tête brûlée certes mais tête bien ficelée : Anne fait doter ses voitures d’un rétroviseur bien avant que l’indispensable miroir ne soit règlementé et installé comme équipement de série, et occupe la présidence de l’Automobile Club Féminin de France en 1926.

La vitesse semble lui donner des ailes. Transportée par son baptême de l’air, elle aurait pris des cours de pilotage si elle n’avait eu quatre-vingts ans déjà.

Il en aurait suffi pour défrayer la chronique. Mais non, notre héroïne se pique aussi d’art et plus rare, à une ère où les femmes ne votent pas (sans doute pour ne pas fragiliser leur frêle cerveau), de politique. Ainsi, la duchesse d’Uzès va soutenir des mouvements politiques avant que son fils Jacques ne meurt en Afrique en 1893. Elle finance à hauteur de trois millions la folle équipée du rassembleur des mécontents de la IIIe République (radicaux, nationalistes, bonapartistes et monarchistes, dont elle fait partie), le général Boulanger, qui semble avoir malgré lui roulé dans la farine son principal mécène. La duchesse d’Uzès prend sous son aile l’anarchiste Louise Michel « la vierge rouge de la Commune », anime des réunions féministes, reçoit Edouard Daladier dont elle devient l’égérie, adopte la fille de l’anarchiste Auguste Vaillant après son exécution… La « duchesse rouge » comme certains l’appellent désormais fait les réputations et se défait de son patrimoine financier.

Pendant la grande guerre, Anne transforme le château de Bonnelles en hôpital militaire auxiliaire et soigne avec dévouement les blessés, en sa qualité d’infirmière major sous la houlette de la Croix rouge française.

Quand elle ne chasse pas, Anne consacre son temps libre aux arts. Elle signe sous le nom de « Manuela » ses œuvres littéraires et ses sculptures. Sortent de son atelier des statues à son image, raffinées, monumentales, religieuses ou patriotiques. Membre de l’Union des femmes peintres et sculpteurs, Manuela peut s’enorgueillir de voir sa Vierge à l’Enfant trôner dans l’église Notre Dame des Arts de Pont-de-L’arche, sa Jeanne d’Arc à Pont-à-Mousson, son Saint-Hubert dans une chapelle du Sacré-Cœur de Montmartre, pour ne citer qu’eux.

Créer lui permet d’échapper aux mondanités qu’elle aime peu et se délasser de la politique. Après la mort de son fils, elle y puisera un réconfort silencieux, et se moque de ses détracteurs : « On admet difficilement qu’une femme du monde puisse avoir du talent ! Combien ont dit devant mes œuvres « Bah ! Ce n’est pas elle qui a fait cela, on sait comment travaillent les femmes du monde. Ça leur abîmerait les doigts *». Auteur de romans, poèmes, pièces de théâtre et essais, Anne écrit sans souci de postérité. En revanche, elle fonde le « Crédit intellectuel privé » en 1899 pour aider les jeunes écrivains à éditer leur premier ouvrage…

« Comment a-t-elle pu tenir en haleine le caprice et la mode, l’aristocratie et la démocratie ? » se demandait le journaliste Jean-Jacques Brousson (1878-1958). Grâce à ses qualités exceptionnelles d’intelligence et d’ouverture, grâce à son esprit chevaleresque intrépide et raffiné, voudrions-nous lui répondre. Moderne, féministe, monarchiste, communiste : les prises de position de cette reine de la Belle Epoque peuvent paraître décousues, voire incohérentes. Et pourtant, la grande dame a sa vie entière continué de briller d’une lumière et générosité naturelles au détriment de sa fortune parfois mais jamais de son panache, et donne raison à Jean Adrian : « Les femmes peuvent tout faire et ça semble logique même dans les pires contradictions »…

Albane de Maigret ... qui cite les "Souvenirs de la duchesse d’Uzès, née Mortemart"

 Sources

  • Personne: Apollon, Dedale (compléments)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Victurnien Bonaventure de ROCHECHOUART de MORTEMART, marquis de Mortemart 1753-1823   Adélaïde Marie Céleste de NAGU   Anne Léon II de MONTMORENCY, Duc de Montmorency 1731-1799   Anne Françoise Charlotte de MONTMORENCY-LUXEMBOURG 1752-1829   Louis de CHEVIGNÉ 1753-   Marie Henriette Pélagie du CHAFFAULT 1760-   François Marie CLICQUOT 1774-1815   Nicole (la Veuve Clicquot) PONSARDIN, négociant en Champagne 1777-1866
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Victor Louis Victurnien de ROCHECHOUART de MORTEMART, comte de l'Empire 1780-1834   Anne-Eléonore Pulchérie de MONTMORENCY-FOSSEUX 1776-1863   Louis de CHEVIGNÉ, comte de Chevigné 1791-1876   Clémentine CLICQUOT 1799-1863
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Louis de ROCHECHOUART de MORTEMART 1809-1873   Marie-Clémentine de CHEVIGNÉ 1818-1877
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Anne la Duchesse d'Uzès de ROCHECHOUART de MORTEMART, voir Dames et demoiselles remarquables 1847-1933


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