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sieur de Chasteignolles, voir Guillotinés (8 juin 1794)

  • Né en 1723 - Usson-en-Forez (42)
  • Décédé le 8 mai 1794 , à l’âge de 71 ans
  • Fermier général, directeur de la Compagnie des Indes.

 Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

 Notes

Notes individuelles

"Jacques Paulze, sieur de Chasteignolles, né le 8 mai 1723 à Montbrison, guillotiné le 8 mai 1794 à Paris, est un avocat et fermier général français.

Paulze occupa d’abord une place de commissaire du Roi au bailliage et sénéchaussée de Forez, puis procureur du Roi au bailliage de sa ville natale, avant de passer commissaire aux Chambres de Valence et de Lyon. Sous le ministère de son oncle maternel, l’abbé Terray, il fut appelé à Paris, et entra, en 1767, comme adjoint dans les fermes, avant d’être nommé, en 1768, titulaire, par le contrôleur des finances Laverdy, en remplacement de Daugny.

Financier habile et probe, il tint souvent tête à l’abbé Terray dans les questions d’affaires. Ayant épousé, en 1752, Claudine Thoynet, fille d’une sœur de l’abbé Terray, alors simple conseiller-clerc au parlement, il était resté veuf, quelques années après, avec trois fils et une fille, Marie-Anne Pierrette, née en 1758. Celle-ci n’avait pas treize ans quand l’abbé Terray, devenu contrôleur-général, cédant aux instances de la baronne de La Garde, qui avait une grande influence sur lui, se mit en tête de la marier à un comte d’Amerval, gentilhomme âgé de cinquante ans et sans état, frère de Mme de La Garde. Paulze ne craignit pas, au risque de compromettre sa fortune, de résister aux volontés de son oncle, le tout-puissant contrôleur des finances, dont il dépendait comme fermier-général. Après une première réponse dilatoire, il lui écrivit une lettre soulignant l’« aversion décidée » de sa fille pour d’Amerval « fol d’ailleurs, agreste et dur, une espèce d’ogre », selon les mémoires du temps. L’abbé Terray menaça Paulze de lui retirer la direction du département du tabac, avant de se raviser, sur les instances de Michel Bouret, alors fermier-général, qui prit la défense d’un collègue dont l’activité et l’intelligence étaient nécessaires à la compagnie. Comme l’abbé Terray persistait dans ses projets de mariage, Paulze, redoutant de nouvelles sollicitations, se résolut à marier sa fille le plus tôt possible, pour la soustraire aux poursuites de d’Amerval.

Au mois de novembre 1771, son mariage avec Lavoisier, alors âgé de vingt-huit ans, fut décidé. L’abbé Terray accepta la situation sans récriminer et rendit ses bonnes grâces à son neveu, promettant non seulement d’assister à la signature du contrat, mais voulant que le mariage fût célébré à la chapelle du contrôle-général. Paulze n’avait pas à ce moment une grande fortune : les premières années de sa gestion comme fermier-général lui avaient laissé un déficit plutôt qu’un bénéfice ; aussi ne donnait-il à sa fille qu’une dot de 80 000 livres, sur lesquelles 21 000 étaient payées comptant. Le mariage fut célébré le 16 décembre 1771, rue Neuve-des-Petits-Champs, par le curé de la paroisse de Saint-Roch. Les jeunes époux allèrent habiter une maison de la rue Neuve-des-Bons-Enfants avec Lavoisier père et Mme Punctis, jusqu’au jour où Lavoisier, nommé régisseur des poudres, demeura à l’Arsenal.

Intelligent et instruit, Paulze passa ensuite directeur de la compagnie des Indes. Possédant en matière de commerce des connaissances très étendues, il avait même formé pour la Guyane une compagnie dont le but était d’améliorer et d’augmenter les produits de cette colonie, sur laquelle il publia plusieurs mémoires. On lui attribue aussi un travail très intéressant sur tout ce qui a rapport aux possessions françaises d’Asie et d’Amérique. C’est également lui qui réunit et fournit à l’abbé Raynal, son commensal, les documents qui servirent à écrire son Histoire des deux Indes.

Compris, en 1794, dans la proscription qui enveloppa tous les fermiers-généraux, il fut condamné à mort par le Tribunal révolutionnaire le 19 floréal an II, et exécuté le jour même, avec son gendre Lavoisier." https://fr.wikipedia.org/wiki/Jacques_Paulze (Hyperion)

 Sources

  • Personne, famille: Sophie de Roux / Apollon

  Photos & documents

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