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Émile de GIRARDIN
(Émile DELAMOTHE)
voir Légion d'honneur (Chevalier) (24 août 1842), député de la Creuse (21 juin 1834 - 3 octobre 1837, 4 novembre 1837 - 2 février 1839), député du Tarn-et-Garonne (9 juillet 1842 - 6 juillet 1846), député de la Creuse (1er août 1846 - 24 février 1848), député du Bas-Rhin (9 juin 1850 - 2 décembre 1851), sénateur de l'Empire (27 juillet 1870), député de la Seine (16 décembre 1877 - 27 octobre 1881), voir Journalistes

  • Né le 21 juin 1806
  • Décédé le 27 avril 1881 - Paris XVI° (75) , à l’âge de 74 ans
  • Inhumé le 30 avril 1881 - Cimetière de Montmartre, Paris XVIII° (75)
  • Publiciste, journaliste, fondateur de journaux, dont «La Presse»
    Duels
1 média disponible 1 média disponible

 Parents

  • Alexandre de GIRARDIN, voir Légion d'honneur (Grand officier) 1776-1855 (Général de division 10 février 1814, inspecteur général de cavalerie /état major général, membre du Conseil Supérieur de la guerre 17 février 1828)
  • Adélaïde Marie FAGNAN 1775-1851

 Union(s), enfant(s) et les petits enfants

 Relations

 Notes

Notes individuelles

Emile de GIRARDIN fut reconnu par son père en 1837, jusque là, il s'appelait DELAMOTHE ! ; sa mère ne le reçut jamais.

Parmi les idées qu'il promeut à la Chambre ou dans ses journaux : l'assurance vie, la participation des employés au bénéfice, la journée de huit heures, l'impôt sur le capital, l'égalité civile de la femme...

"Ses idées politiques et sociales ont été recueillies ou exposées dans un nombre presque incalculable de publications et brochures..."

Comme l'écrit Pierre LEPAPE dans Le pays de la littérature, Emile de GIRARDIN est un personnage balzacien : parti de rien, ambitieux, respectueux du pouvoir en place, faisant fortune dans la presse (milieu abondamment décrit dans Les Illusions perdues et Splendeurs et misères des courtisanes), prêt à en découdre physiquement
- il tue en duel, le 22 juillet 1836, Armand CARREL, fondateur avec Adolphe THIERS du journal d'opposition Le National.
Émile de GIRARDIN se promet dès lors de ne plus combattre que par la plume, échouant parfois douloureusement...
Pour faire Rastignac, Rubempré et le banquier Nucingen, BALZAC prend des morceaux de GIRARDIN.

Il arrive au bon moment : libérée de l'Ancien régime, la bourgeoisie a soif d'information et d'histoires. Libérée de la censure impériale - un seul journal était autorisé par département - «La Presse» doit encore lutter pour exister, mais c'est le grand combat des CHATEAUBRIAND, LAMARTINE et consorts sous la Restauration.

Avec Charles LAUTOUR MÉZERAY, un condisciple du collège d'Argentan, GIRARDIN fonde en 1828 un journal au nom bien choisi : Le Voleur, puisqu'il se compose d'articles pillés dans d'autres journaux.

Six mois plus tard, avec le bénéfice, il crée La Mode, qui s'enorgueillit bientôt de signatures prestigieuses : BALZAC, NODIER, LAMARTINE, SUE, etc., et, pour les illustrations, VALMONT et Tony JOHANNOT. Sa fréquentation du salon de Sophie GAY lui permet de rencontrer les écrivains romantiques et Delphine, la femme qu'il épouse en 1831.

Ses projets continuent : après La Mode, Le Garde national, le Journal des connaissances utiles, Le Musée des familles en 1833.
Les grands tirages et la publicité font baisser le prix des abonnements. Il réconcilie l'écrivain et le journaliste en introduisant la littérature dans les journaux, d'abord y intégrant des « livraisons » de romans, puis en inventant le roman-feuilleton quotidien avec BALZAC et sa Vieille fille.

Surtout, GIRARDIN met en scène ses entreprises dans ses journaux, pour augmenter sa connivence avec le lecteur. Ses colonnes abondent d'articles sur les rivalités avec les autres journaux qui, peu à peu, meurent ou alignent leurs prix et leur fonctionnement sur ceux de GIRARDIN.
voir le site http://www.terresdecrivains.com

Le 7 Novembre 1847, Émile de GIRARDIN écrit :
«Loin de redouter la concurrence des écoles dirigées par le clergé, nous le stimulerions, voyant en lui non un rival mais un émule.

Si le clergé faisait mieux que nous ce ne serait pas en l'entravant que nous essaierions de le dépasser ; ce serait en redoublant d'efforts.

Empêcher, c'est là ce qu'excellent à faire les gouvernements qui ne font rien.
Ils appellent cela Résister, ils appellent cela Conserver.
»

En 1858, Emile est nommé membre du conseil supérieur de l'Algérie ; il donna sa démission le jour même où le cousin de l'empreur, "le prince Napoléon" Joseph-Jérôme BONAPARTE, perdit son portefeuille

D'après l'Armorial du Premier Empire (Vte A. Révérend), Emile de Girardin, né en Suisse le 21 juin 1806, serait le fils d'Alexandre François Louis 1767-1848, et de Madame DUPUY , femme d'un Conseiller à la Cour de Paris (Athéna)

"La naissance d'un enfant naturel, surtout lorsque les parents, ou même seulement l'un d'eux, occupent une situation sociale en vue, va rarement sans mystère" écrit Maurice RECLUS dans Emile de GIRARDIN ; cela explique que longtemps, on a tenté de faire accroire la naissance d'Emile en Suisse ; ceci lui valut, à chaque élection à l'assemblée, de fournir à ceux qui ne voulaient pas de lui, les preuves de sa naissance en France, chez M BIGOT, rue Chabanais, n° 4, division Lepelletier,...

Emile de GIRARDIN repose au Cimetière de Montmartre, Paris XVIII° (75), Division 12 (n°1), Delphine GAY à ses côtés

 Sources

  • Personne: 20-10-04 Pégase & 14-02-05 Photo : NEPTUNE
  • Union 1: 23-1-05 Pégase & Émile de Girardin, Prince de la Presse par Pierre Pellissier chez Denoël
  • Famille 1: 21-10-04 Pégase
  • Famille 2, union 3: 31-01-05 Pégase & Pierre Pellissier : Émile de Girardin, Prince de «La Presse», chez Denoël

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Louis Alexandre de GIRARDIN, seigneur de Vauvré 1699-1782   Anne Catherine HATTE †1781   François II BERTHELOT de BAYE, seigneur de Pléneuf 1703-1776   Cécile Elisabeth RIOULT d'OUILLY de CURSAY 1714-1780        
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René de GIRARDIN, marquis de Girardin 1735-1808   Brigitte BERTHELOT de BAYE 1744-1818   François Henri Roger FAGNAN   Marie Madeleine LACHELIN
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Alexandre de GIRARDIN, voir Légion d'honneur (Grand officier) 1776-1855   Adélaïde Marie FAGNAN 1775-1851
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Émile de GIRARDIN, voir Légion d'honneur (Chevalier) 1806-1881


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