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Marc Pierre de VOYER de PAULMY d'ARGENSON
 d'Argenson
Voir Académie des Sciences (24 août 1726), Voir Académie des Inscriptions et Belles Lettres (1764), Ministre de la Guerre (1er février 1757)

  • Né le 16 août 1696
  • Décédé le 22 août 1764 , à l’âge de 68 ans
  • Inhumé - St-Nicolas-du-Chardonnet, Paris V° (75)
  • Ministre de la Guerre de Louis XV de 1743 à 1757
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 Parents

 Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

 Fratrie

 Relations

 Notes

Notes individuelles

Après le Conseil du roi sous le règne de Louis XV (1969), après le Conseil royal des finances (1973), après les intendants des finances (1978), après les maîtres des requêtes de l'hôtel du roi (1991 et 1998), après Pomponne de Bellièvre (1998), un nouveau ministre rejoint la théorie, déjà majestueuse, des grands serviteurs de l'ancienne monarchie ressuscités par la collection des "Mémoires et documents de l'École des chartes" : Marc-Pierre de Voyer de Paulmy, comte d'Argenson, ministre et secrétaire d'État de la guerre de 1743 à 1757.

L'intérêt du personnage étudié par le P. Yves Combeau ne se réduit pas à ces années de ministère. Fils, frère et oncle de ministres, le comte d'Argenson est un porphyrogénète. Né en 1696, il appartient à une famille issue de la noblesse d'épée tourangelle, entrée au XVIIe siècle dans la meilleure robe, celle du Conseil : son arrière-grand-père, René Ier, grand bailli de Touraine, fut ambassadeur à Venise, son grand-père René II, conseiller d'État et lui aussi ambassadeur auprès de la Sérénissime, son père, Marc-René, lieutenant général de police (1696) puis garde des sceaux de France (1718).

Avocat du roi au Châtelet en 1717, conseiller au Parlement puis maître des requêtes en 1719, Marc-Pierre n'est d'abord que l'instrument de son père : c'est la signification de son premier passage à la lieutenance générale de police de Paris en janvier-juin 1720. Après la mort du garde des sceaux, le comte entame sa véritable carrière personnelle. Nommé entre-temps intendant de Tours, il retrouve la lieutenance générale de police en 1722 et devient chancelier d'Orléans en 1723. Favori du régent, il semble promis aux plus hautes destinées, mais la mort subite de son protecteur arrête son ascension pour une quinzaine d'années. Conseiller d'État (1724), le comte entre alors dans les commissions du Conseil et s'occupe à rétablir les affaires de la maison d'Orléans, aidé en cela par le train de vie austère du nouveau duc.

Lié au roi Stanislas dès 1724, d'Argenson tient une place éminente dans la petite cour de la reine Marie Leszczynska, en même temps que le président Hénault, son meilleur ami. Le P. Combeau nous fait une peinture savoureuse et remplie de détails inédits de ce cercle de la reine que fréquentent le comte, qu'on y surnomme "Cadet", les duchesses de Villars et de Luynes, le comte de Tressan, le duc et le cardinal de Luynes et le maréchal de Gramont. Malgré son indifférence personnelle en matière de religion, le comte s'appuie sur les dévots pour reprendre place sur la scène politique.

La disgrâce de Chauvelin, en 1737, lui rouvre les portes du pouvoir. Le cardinal de Fleury le fait d'abord directeur de la librairie, place importante en ces temps où l'opinion commence de devenir une force, puis président du Grand Conseil (1738-1740), et intendant de Paris (1740). Dès 1739, le comte ambitionne la Guerre. En 1740, il quitte la chancellerie d'Orléans, signe d'aspirations plus hautes. En août 1742, enfin, le voilà ministre d'État, appelé au Conseil en même temps que l'abbé de Tencin par un Fleury finissant. En janvier 1743, au décès de M. de Breteuil, il est nommé secrétaire d'État de la Guerre, trois semaines avant la mort du cardinal-ministre.

Les premières années sont glorieuses : en 1744, son frère aîné René-Louis, marquis d'Argenson, reçoit le portefeuille des Affaires étrangères; en 1745, c'est la victoire de Fontenoy, en 1746 celle de Raucoux, en 1747 celle de Lawfeld. La même année, le marquis est disgracié, mais le comte reçoit les grandes entrées; les courtisans font le parallèle du comte et du marquis : "L'un des deux frères a eu les grandes entrées et l'autre les grandes sorties" ! En 1749, au renvoi de Maurepas, le comte d'Argenson ajoute le département de Paris à ses attributions militaires. Ministre dominant, il nourrit alors deux rêves secrets : le duché-pairie et la place de premier ministre.

"Florentin du ministère", ministre courtisan, ministre ennemi par principe des nouveautés, le comte d'Argenson ne laisse pas moins un bilan de réformes impressionnant: réunion du corps des fortifications (1743) puis de l'artillerie (1755) au département de la guerre, institution des grenadiers royaux (1744), réforme des hôpitaux militaires (1746-1747), création de l'école du génie de Mézières (1749-1750), édit sur la noblesse militaire (1750), nouveaux exercices à la prussienne (1750-1755), édit de création de l'École militaire, sur une idée de Pâris-Duverney (1751), institution des camps militaires (1753-1755), réforme du Dépôt de la guerre (1756), pour ne citer que les principales.

Avec l'âge qui vient et une goutte chronique, avec la guerre de Sept Ans, les dernières années du ministère sont plus difficiles. Proche de la reine, d'Argenson s'oppose naturellement à Mme de Pompadour. Contre elle, contre son rival Machault d'Arnouville, il mène une lutte souterraine et harassante, faite d'incidents infimes, d'espionnage ordinaire et surtout d'une attente féroce. Le 1er février 1757, c'est la disgrâce, soudaine, inattendue, définitive, et l'exil dans sa terre des Ormes. Remplacé par son neveu et adjoint Paulmy, d'Argenson lui-même en ignora toujours les raisons. Le comte a-t-il été victime d'une intrigue de la marquise ou de son incapacité à juguler la rébellion parlementaire ? Dans la préface, Michel Antoine y voit plutôt les suites de sa réserve devant l'alliance autrichienne. Le mystère demeure. Le comte d'Argenson n'obtint l'autorisation de retourner à Paris qu'en juin 1764, trois mois après la mort de Mme de Pompadour. Ce fut pour y mourir à son tour le 21 août, à l'âge de soixante-huit ans.

Texte : parutions.com

http://fr.wikipedia.org/wiki/Marc-Pierre_de_Voyer_de_Paulmy_d'Argenson

 Sources

  • Personne: Zeus, Phorcys / Athéna (Annuaire de l'Armée française 1905, page 28)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

René Ier de VOYER d'ARGENSON, comte d'Argenson 1596-1651   Hélène de La FOND   Hélie HOULIER de La POUYADE   Catherine de PARIS   Louis, seigneur de Caumartin Le FÈVRE de CAUMARTIN, sgr de Boissey-le-Châtel 1586-1624   Madeleine, dame d'Argouges de CHOISY, sgr d'Argouges †1632/   François II de VERTHAMON, marquis de Manoeuvre   Marie BOUCHER d'ORSAY
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René II de VOYER d'ARGENSON, comte d'Argenson 1623-1700   Marguerite HOULIER de La POUYADE   Louis François, seigneur de Caumartin Le FÈVRE de CAUMARTIN, sgr de Caumartin 1624-1687   Catherine Madeleine de VERTHAMON
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Marc-René de VOYER de PAULMY d'ARGENSON, marquis de Paulmy 1652-1721   Marguerite Le FÈVRE de CAUMARTIN 1672-1719
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Marc Pierre de VOYER de PAULMY d'ARGENSON, Voir Académie des Sciences 1696-1764


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