Marthe BETENFELD
Marthe BETENFELD

F Marthe BETENFELD dite Marthe Richard

(MartheBETENFELD)
conseillère municipale de Paris(1946), voir Aviateurs,Agents secrétsand Auteurs de mémoires, voir Légion d'honneur (Chevalier)(1933), voir Histoire de la résistanceand Courtisanes

  • Born 15 April 1889 - Blâmont (54)
  • Deceased 9 February 1982 - Paris (75),aged 92 years old
  • On lui a donné la paternité de la loi supprimant en 1946 les maisons closes dont l'auteur est Pierre Domijon, président d'une Ligue protestante puritaine dreyfusarde créée 1882)
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 Parents

 Spouses

  • Married 13 April 1915, Paris XVI° (75), to Henri RICHER, voir Mort pour la France, deceased 25 May 1916 - Massiges (51), Mandataire des halles de Paris, très fortuné, achète à Marthe Richard un hôtel particulier à l'Odéon.
  • Relationship about June 1916 with Joseph dit Joseph Violan DAVRIECHEWY, voir Révolutionnaires,Agents secretsand Naturalisés français, born 28 October 1882 - Gori, Georgie (Russie), deceased in 1975 - Paris (75) aged 93 years old, Anarchiste juif géorgien, payé par la France pour espionner en Russie et comploter contre le Tzar, proche de Staline, sera naturalisé français.
  • Relationship about 1917, Madrid (Espagne), with Hans von KROHN, Attaché naval de l"ambassade d'Allemagne à Madrid. (see note)
  • Married to x x
  • Relationship about 1930, Paris (75), with Edouard HERRIOT, voir ENS, maire de Lyon(1905-1940,1945-1957), voir Légion d'honneur (Chevalier)(9 August 1907), chef du Gouvernement(14 June 1924 - 10 April 1925,19 July 1926 - 21 July 1926), chef du gouvernement(3 June 1932 - 14 December 1932), born 5 July 1872 - Troyes (10), deceased 26 March 1957 - Saint-Genis-Laval (69) aged 84 years old, Entré major à l'ENS, docteur ès-Lettres, dreyfusard cofondateur de la LDH, député-maire et sénateur de Lyon, radical socialiste, 3 fois président du Conseil, .président de la Chambre des d (Parents :M Nicolas HERRIOT, voir Légion d'honneur (Chevalier) 1836-1899 & F Jeanne Eugénie COLLON 1852-1896)(see note)
  • Relationship about 1943 with François SPIRITO, voir Histoire de la collaboration, born 22 January 1900 - Itri, Latium (Italie), deceased 9 October 1967 - Toulon (83) aged 67 years old, Mafieux, complice de l'assasinat du magistrat enquêtant sur l'affaire Staviski, figure du milieu marseillais, trafiquant avec la gestapo, trafic d'héroïne.

 Siblings

 Notes

Individual Note

" Issue d'une famille modeste (son père Louis Betenfeld, violent et alcoolique, est ouvrier brasseur et sa mère Marie Lartisant domestique), Marthe Betenfeld a un frère et une sœur aînés, Camille et Jeanne.

Elle est envoyée quelques années dans une institution catholique et son destin semble tout tracé : couturière, comme sa sœur aînée2. Puis elle devient à Nancy apprentie culottière, à quatorze ans.

Le métier ne l'enchantant guère, elle fugue de chez ses parents. Elle est interpellée pour racolage en mai 1905 par la Police des mœurs et ramenée chez ses parents.

Elle fugue à nouveau à 16 ans et se retrouve à Nancy, ville avec une importante garnison militaire, où elle tombe amoureuse d'un Italien se disant sculpteur mais qui se révèle être un proxénète. Il l'envoie sur le trottoir, puis elle devient prostituée dans les « bordels à soldats » de Nancy. Devant effectuer plus de 50 passes par jour, elle tombe rapidement malade et contracte la syphilis.

Renvoyée du bordel, dénoncée par un soldat pour lui avoir transmis la syphilis et fichée par la police (où elle est inscrite comme prostituée mineure le 21 août 1905), elle est contrainte de s'enfuir à Paris. Elle rentre dans un « établissement de bains » rue Godot-de-Mauroy (maison close d'un standing supérieur à ses anciennes maisons d'abattage) où elle rencontre, un soir de septembre 1907, Henri Richer, mandataire aux Halles. Le riche négociant l'épouse le 13 avril 19154. Elle fait alors table rase de son passé et devient une respectable bourgeoise de la Belle Époque dans son hôtel particulier de l'Odéon. Elle demande à être rayée du fichier national de la prostitution, ce qui lui est refusé.

Son futur mari lui achète un avion qui devient alors sa passion. Marthe Richard obtient son brevet de pilote le 23 juin 1913 (n°1369), devenant la sixième Française à obtenir ce diplôme. Elle a, auparavant, fait un peu d'aérostation, et est membre de l'Aéroclub féminin la Stella, un aéroclub féminin créé en 1908 par l'aéronaute de l'Aéronautique Club de France Marie Surcouf qui regroupe les premières aéronautes sportives puis les premières aviatrices. Par la suite, elle participe à des meetings aériens dont celui de Nantes, de Château-Gontier et de Pornic. La presse, qui la trouve frêle et volontaire, la surnomme Alouette''. Elle se blesse grièvement le 31 août 1913 à La Roche-Bernard en atterrissant sur un terrain non approprié. Elle passe trois semaines dans le coma et en gardera des séquelles à vie.

Elle reprend son entraînement le 5 février 1914 sur son tout nouveau Caudron G.3 pour participer au meeting de Zurich.

Elle donne à penser à la presse de l'époque qu'elle a battu le record féminin de distance en volant depuis [[Le Crotoy]], en baie de Somme, jusqu'à [[Zurich]]. En fait, elle se fait accompagner par un aviateur dénommé « Poulet » et, suite à des pannes, ils atterrissent dans une prairie d'où, démontant leur avion, ils le convoient par train jusqu'à la campagne zurichoise d'où elle redécolle et s'écrase au so.

En 1914, elle participe à la fondation de l'Union patriotique des aviatrices françaises dans le but de devenir pilote militaire ; c'est un échec.

Le 25 mai 1916 elle se retrouve veuve de guerre, Henri Richer étant fauché par une salve d'artillerie à Massiges sur le front de Verdun.

Marthe Richer racontera qu'elle devient, grâce à son amant Jean Violan (jeune anarchiste géorgien Joseph Davrichewy payé par le Deuxième Bureau pour espionner en Russie), espionne sous les ordres du capitaine Ladoux, chef du service de contre-espionnage SCR (Service de Centralisation des Renseignements) du cinquième Bureau durant la Première Guerre mondiale. Ladoux lui donne un nom de code (L'Alouette), des encres sympathiques, des contacts et différentes missions de juin 1916 à septembre 1917.

Pour approcher l'attaché naval de l'ambassade allemande à Madrid, Hans Von Krohn, elle devient sa maîtresse, et par là même une agent double. Elle fréquente dans la capitale espagnole Mata Hari, toutes les deux étant sous le commandement du colonel Denvignes alors sur place. Après qu'elle a été victime d'un accident d'automobile avec Von Krohn, Léon Daudet s'indigne de cette compromission dans le quotidien l'Action Française.

Sa carrière d'agent étant révélée par la presse, elle doit rentrer en France où elle découvre que son nom est rayé du service et le capitaine Ladoux arrêté : il est accusé d'espionnage au profit de l'Allemagne à l'instar de son agent Mata Hari.

En avril 1926, fréquentant les immigrés anglais vivant à Paris, elle épouse le Britannique Thomas Crompton, directeur financier de la fondation Rockefeller, mécène de la restauration du Petit Trianon, qui meurt subitement en 1928 d'une crise d'urémie à Genève.

Thomas Crompton a pris des dispositions testamentaires pour qu'elle reçoive de la part de la fondation Rockfeller une rente mensuelle de 2 000 francs, indexée sur le coût de la vie. Elle mène alors grand train à Bougival et passe ses soirées dans les boîtes à la mode, ce qui lui vaut le surnom de « veuve joyeuse ». Parallèlement, on la suspecte de voler dans des bureaux d'études en aéronautique des plans de fabrication pour l'Intelligence Service

En 1930, le capitaine Ladoux, libéré et rétabli au poste de commandant, publie ses Mémoires romancés. Le volume sur Marthe Richer intitulé « Marthe Richard espionne au service de la France » ne fut, lui, qu'invention. Son héroïne, réclamant la moitié des énormes droits d'auteur qu'il a amassés, reçoit le conseil d'écrire ses propres mémoires...

Elle le fera, en affabulant, et publie – reprenant le pseudonyme de Marthe Richard – un best-seller : Ma vie d'espionne au service de la France (qui sera adapté au cinéma en 1937 dans Marthe Richard, au service de la France, avec Edwige Feuillère dans le rôle de l’espionne).

Elle devient brusquement une héroïne en racontant comment elle a pu faire arrêter plusieurs agents allemands, comment elle a remis à Ladoux le procédé des encres secrètes de l'ennemi ou les déplacements des sous-marins UB 52. Dès lors, elle donne dans toute la France conférences rémunérées et vols de démonstration à bord du Potez 43 prêté par le ministère de l'Air.

Après cinq années à courir les cabinets ministériels, sous la pression médiatique, son amant Édouard Herriot, chef du gouvernement de l'époque, obtient le 17 janvier 1933 la Légion d'honneur pour Mme veuve Crompton dans la catégorie Affaires étrangères, avec la mention « Services signalés rendus aux intérêts français ». Cette mention conforte le mythe de l'espionne alors qu'il s'agit d'honorer à travers elle Thomas Crompton et les dons financiers de la fondation Rockefeller. Cependant cette théorie a été mise à mal en 2016 car les archives prouvent que Marthe Richard a bien obtenu cette décoration à titre personnel (Affaires étrangères car elle était Britannique) et pas pour son mari défunt.

Alors que pendant la Seconde Guerre mondiale, tout le monde admire son courage, elle n'est pas inquiétée par l'occupant nazi, pour la simple et bonne raison qu'elle est inconnue des services allemands. Vexée par cette indifférence, elle finit par se rendre dans les locaux de la Gestapo où elle déclare : « Messieurs, je suis Marthe Richard, celle qui vous a fait tant de mal au cours de la dernière guerre ». L'officier lui fait répéter son nom, qui ne lui dit rien, et pour cause, sa vie d'« espionne » durant la Première Guerre n'étant qu'affabulation.

Elle se rapproche alors de certains membres de la Gestapo, ainsi que de François Spirito, un mafieux marseillais collaborateur. À l'été 1944, elle se fait intégrer dans les Forces françaises de l'intérieur. Elle se forge ainsi un destin de grande résistante qu'elle racontera dans plusieurs de ses mémoires.

En 1945, héroïne résistante des deux guerres, elle est élue conseillère dans le 4e arrondissement de Paris sur la liste de la Résistance Unifiée (proche du MRP).

Après quoi, le directeur du Crapouillot Jean Galtier-Boissière remet en cause les « services à la nation » de Marthe Richard, et l'inspecteur de la Sûreté nationale Jacques Delarue, « spécialiste » des faux héros de guerre, qui enquête pendant deux ans avant de l'accuser en juin 1954 d'organisation de malfaiteurs, de vol de bijoux et de recel pendant l'Occupation, puis pour faux certificats de naissance, méfait qu'elle reconnaîtra plus tard. Emprisonnée à la Petite-Roquette, elle bénéficie d'un non-lieu le 31 mai 1955.

Elle fonde un prix de littérature érotique, le prix Tabou, publie des livres dont Appel des sexes en 1951 dans lequel elle revient sur ses positions : considérant qu'elle a été instrumentalisée par Léo Hamon et Pierre Lefaucheux, chefs de son groupe de Résistance, elle n'est plus contre la réouverture des maisons closes.

Elle continue de faire des conférences sur sa « vie d'espionne ». En février 1971, elle est invitée aux Dossiers de l'écran, où l'on remet en question son passé d'aviatrice, d'espionne et de résistante. Pour se justifier, elle publie début 1974 ses derniers Mémoires, Mon destin de femme.

https://fr.wikipedia.org/wiki/Marthe_Richard

Family Note

Marriage with Hans von KROHN:
Pour approcher l'attaché naval de l'ambassade allemande à Madrid, Hans Von Krohn, elle devient sa maîtresse, et par là même une agent double. Elle fréquente dans la capitale espagnole Mata Hari, toutes les deux étant sous le commandement du colonel Denvignes alors sur place. Après qu'elle a été victime d'un accident d'automobile avec Von Krohn, Léon Daudet s'indigne de cette compromission dans le quotidien l'Action Française. Sa carrière d'agent étant révélée par la presse, elle doit rentrer en France où elle découvre que son nom est rayé du service et le capitaine Ladoux arrêté : il est accusé d'espionnage au profit de l'Allemagne à l'instar de son agent Mata Hari.

Marriage with Edouard HERRIOT:
Après cinq années à courir les cabinets ministériels, sous la pression médiatique, son amant Édouard Herriot, chef du gouvernement de l'époque, obtient le 17 janvier 1933 la Légion d'honneur pour Mme veuve Crompton dans la catégorie Affaires étrangères, avec la mention « Services signalés rendus aux intérêts français ».

 Sources

  • Individual, family 1, family 2, family 3, family 5, family 6: Apollon

  Photos and archival records

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 Family Tree Preview

   
 
 
 
Louis BETENFELD Marie LARTISANT
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Marthe dite Marthe Richard BETENFELD, voir Histoire de la résistance 1889-1982


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