M Roger MARTIN du GARD

(Roger PaulMARTIN du GARD)


  • Born 23 March 1881 - Neuilly-sur-Seine (92)
  • Deceased 23 August 1958 - Bellême (61),aged 77 years old
  • Buried - Cimetière de Cimiez, Nice (06)
  • Ecrivain, prix Nobel de Littérature 1937.

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 Notes

Individual Note

R. Martin du Gard fut élève au lycée Condorcet. Issu d'une famille aisée d'avocats et de magistrats, il peut consacrer sa vie à la littérature. Il a une vocation précoce d'écrivain, dont il a pris conscience en lisant le roman de Léon Tolstoï, Guerre et Paix. Pour attendre d'affirmer sa vocation de romancier, il entreprend des études de lettres mais échoue à la licence. Il décide alors de tenter le concours de l'École des chartes et obtient avec succès le diplôme d’archiviste paléographe en présentant une thèse sur l'abbaye de Jumièges. Il se marie avec Hélène Foucault, en 1906. Et en 1907, il aura une fille : Christiane.

La publication de son roman Jean Barois en 1913 lui permettra de se lier d'amitié avec André Gide et Jacques Copeau. Dans l'étonnant « roman dossier » qu'est Jean Barois, R. Martin du Gard ne cherche pas à démontrer. Il n'émet aucun jugement, il ne condamne pas, il n’absout pas : il décrit avec une volonté d'objectivité l'évolution de la religion contemporaine, comme la séparation des Églises et de l'État en 1905. Avec ses documents authentiques ou fictifs qui s'y trouvent insérés, la seconde partie constitue aussi la première représentation littéraire de l'Affaire Dreyfus et du procès Zola qui lui est lié.

Pour le théâtre, il écrit, Le Testament du père Leleu, farce paysanne (1913), qui semble avoir inspiré G. Puccini pour la composition de son opéra Gianni Schicchi. La mise en scène de cette farce par Jacques Copeau qui venait alors d'ouvrir le théâtre du Vieux-Colombier marque le début d'une amitié très forte, grâce à laquelle Martin du Gard envisage la réalisation de pièces satiriques dans le cadre d'une Comédie nouvelle dont il développe une première vision. Ces perspectives ne connaissent pas un aboutissement, cependant, en raison des refus successifs qu'oppose J. Copeau aux propositions et essais de RMG. Celui-ci revient alors vers le roman.Il achète en octobre 1924 le château du Tertre à Bellême (51) à son beau-père.Après la Première Guerre mondiale, en effet, R. Martin du Gard conçoit le projet d'un long roman-fleuve (ou roman de longue haleine) dont le sujet initial s'intitule « deux frères ». De fait, le roman en huit volumes ensuite intitulé Les Thibault va l'occuper des années 1920 à 1940, date de publication du dernier volume, Epilogue. De nombreux souvenirs d'enfance vont marquer cette saga notamment quand entre 1890 et 1895 il habitat Maisons-Laffitte dans une maison de l'avenue Albine au n° 26 qui porte actuellement une plaque sur le portail. À travers l'histoire de Jacques et Antoine Thibault qui sont liés à la famille de Fontanin, le romancier fait le portrait d'une classe sociale, la bourgeoisie parisienne, catholique ou protestante, universitaire, mais aussi en révolte dans le cas de Jacques Thibault, apprenti écrivain qui découvre le socialisme. Conçus comme une conclusion à une œuvre dont la réalisation menaçait de durer trop longtemps, les deux derniers volumes sont consacrés à la disparition des deux héros et mettent l'accent sur la Première Guerre mondiale. L'Été 1914 décrit la marche à la guerre que ne peuvent empêcher ni les socialistes, ni les autres groupes pacifistes : révolutionnaire de cœur, Jacques Thibault ne saura que se sacrifier en lançant sur les tranchées un appel à la fraternisation des soldats allemands et français. Racontant la lente agonie d'Antoine Thibault gazé pendant le conflit, Épilogue évoque la « marche à la paix » et s'interroge sur les propositions du président Wilson qui aboutiront à la création de la Société des Nations.

En 1930 paraît Confidence africaine, une histoire d'inceste. Ce livre joue un rôle dans le roman par lettres de Katherine Pancol, Un homme à distance (Albin Michel, 2002).

C'est en 1937, juste après la publication de L'Été 1914, que R. Martin du Gard se voit attribuer le prix Nobel de littérature. Il passe ensuite une majeure partie de la guerre 1939-1945 à Nice, où il prépare un roman resté inachevé, les Souvenirs du lieutenant-colonel de Maumort, qui sera publié à titre posthume dans une édition procurée par André Daspre.

Soutenue par l'engagement d'un groupe d'admirateurs, la publication de ses œuvres posthumes complexifie sa figure d'écrivain. De nombreux textes posthumes vont faire apparaître Martin du Gard comme un styliste spontané, attentif aux autres, parfois jovial. Commencé pendant la Première Guerre mondiale, son Journal décrit une vie familiale parfois difficile, raconte les réussites de l'amitié, fait la revue critique des textes contemporains et permet d'approcher la vie littéraire de l'époque : précédé de « souvenirs », il a été publié par C. Sicard sous la forme de trois gros volumes. Ce sont également les joies de l'amitié ainsi que les aléas de la vie littéraire autour de la Nouvelle Revue française que mettent en lumière les très nombreuses lettres regroupées désormais dans de très intéressants volumes de correspondances (avec André Gide, avec Jacques Copeau, avec Eugène Dabit, avec Georges Duhamel, avec Jean Tardieu, à côté d'une Correspondance générale en dix volumes).

Des nouvelles figurent aussi parmi les posthumes ("La Noyade" intégré au volume du Lieutenant-colonel de Maumort, Genre motus) : elles s'inscrivent dans la continuité de celles que l'écrivain avait publiées de son vivant (Confidence africaine).

Publiées peu après la mort d'André Gide, les Souvenirs sur André Gide évoquent une des amitiés les plus importantes et enrichissantes qu'a connues cet admirateur de Tolstoï, de Flaubert et de Montaigne.

 Sources

  • Family: Dedale

  Photos and archival records

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 Family Tree Preview

Louis dit "Laroche" (Souche des "Martin du Gard" ) MARTIN 1780-1858 Marie Catherine comtesse ? Goeldling 1792- Jacques MARTIN-DESBOUDET 1800-1863 Émilie Dièche 1814-1886    
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Prosper MARTIN du GARD 1828-1896 Adrienne MARTIN-DESBOUDET 1835-1916  
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Paul MARTIN du GARD Madeleine WIMY
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Roger MARTIN du GARD 1881-1958


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