Claude Perrin de Daron
Sosa : 36 258
  • Né en 1465 - Oyé,Saône-et-Loire,Bourgogne,France
  • Décédé
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 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Notes

Notes individuelles

Sieur Perrin de Daron - Familles issues des Familles Perrin
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http://www.charolais-brionnais.fr/document/telechargement/pdf/guide-chateaux.pdf
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http://gw.geneanet.org/pjame_w?lang=fr;pz=valerie;nz=jame;ocz=0;m=RL;p=claude;n=perrin+de+daron;l1=0;p1=claude;n1=perrin+de+daron;l2=14;p2=paul;n2=jame;dag=on
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Parenté directe avec la Famille Jame de Vindcey, Ascendants de Paul Jame, Créateur de ce Site Généanet :

http://gw.geneanet.org/pjame_w?lang=fr;pz=valerie;nz=jame;ocz=0;m=RL;p=claude;n=perrin+de+daron;l1=0;p1=claude;n1=perrin+de+daron;l2=14;p2=paul;n2=jame;dag=on
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http://gw.geneanet.org/pjame_w?lang=fr;pz=valerie;nz=jame;ocz=0;m=RL;p=claude;n=perrin+de+daron;l1=0;p1=claude;n1=perrin+de+daron;l2=14;p2=paul;n2=jame;dag=on
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Perrin de Daron : Perrin du lieu-dit "de Daron" à Oyé, qui deviendra la Famille Perrin de Daron
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Il existe une autre Famille Perrin ... vers Perrin de Précy :
Perrin "de Précy", à Anzy le Duc, Qui deviendra la Famille de Précy
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Nb. La Même Ascendance entre Perrin de Daron et Perrin de Précyn'a pas pu être Prouvée à ce Jour - P.Jame
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Les Familles Perrin vers Perrin de Précy et Perrin vers Perrin de Daron se rejoignent par Mariage avec Circaud
http://gw.geneanet.org/pjame_w?lang=fr;pz=valerie;nz=jame;ocz=0;em=R;ei=83269;et=S;p=claude;n=perrin+de+daron
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Sieur Maître Claude DEDARON,
Né vers 1470 julien
Seigneur du "Château de Chaumont" à Oyé, en Saône et Loire
http://fr.wikipedia.org/wiki/Ch%C3%A2teau_de_Chaumont_(Oy%C3%A9)
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C'est le Règne des quatre Ducs de Bourgogne de la Maison de Valois :
Philippe Le Hardi, Jean Sans Peur, Philippe Le Bon, Charles Le Téméraire..
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Un peu d'histoire…D'après Courtépée (1774),
"Chaumont" était un domaine agricole qui appartenait à l'abbaye de Cluny,
avant d'être racheté en 1638 par Hector Andrault de Langeron,
marquis de Maulévrier (voir p. 31) et baron d'Oyé.
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En 1748, il est la propriété de Jean Circaud (1688-1765).
Associé à son cousin Emiland Mathieu,
qui effectua en 1747 un voyage de 17 jours pour vendre son bétail
sur le marché de Poissy,
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Jean Circaud est l'un des premiers marchands-emboucheurs de la région,
enrichi par l'élevage et le commerce de la viande bovine.
Son château de Chaumont, aménagé à partir des bâtiments de ferme primitifs,
est le symbole de sa réussite économique.

http://www.charolaise.fr/Historique
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Ses descendants - son fils Jean et son petit-fils Edmond -
sont qualifiés "d'écuyer" dans différents documents et sont donc anoblis.
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En 1818, Christine-Hélène Circaud épouse Jules du Marais,
notable roannais élevé au titre de baron en 1869.
Le château appartient toujours à leur descendance.
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Un étonnant bâtiment composite
S'élevant sur trois niveaux
(dont un niveau de combles mansardés percé de lucarnes),
le château présente un plan en F composé
d'un corps de logis principal, de deux ailes en retour d'équerre
(agrandie au XVIIIe siècle)
et d'une ancienne grange dans le prolongement du corps de logis à l'est.
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Dans la première moitié du XXe siècle, Albert du Marais (1878-1974) fit réaliser
d'importants travaux auxquels participa notamment Antoine Sainte-Marie Perrin,
fils de Louis Sainte-Marie Perrin, architecte de la basilique de Fourvière (Lyon).
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Ces travaux ont donné aux bâtiments d'origine, très classiques
une nouvelle esthétique néo-gothique et marque une entreprise tardive
dans le domaine de l'architecture castrale.

Les fenêtres d'origine furent couvertes d'arcs brisés.
Des éléments de décor
(lucarnes, médaillons avec bustes des rois de France, bas-reliefs, moulures)
du château de Moulin-l'Arconce
rachetés par le baron au moment de sa démolition en 1902
furent intégrés dans les maçonneries.
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Enfin, on aménagea dans l'ancienne grange une chapelle et une salle d'apparat
ornée d'une grande cheminée, d'une tribune, d'un décor de lambris
et d'une grande fresque murale sur la vie de Saint-Louis
réalisée en 1956-1957 par Léon Raffin.
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Une tour d'escalier (provenant de Moulinl'Arconce) et un groupe sculpté
(Vierge à l'enfant entourée de Saint Louis et de Blanche de Castille)
agrémentent la façade sud de ce bâtiment.
Le jardin à la française est d'une superficie de 4 ha et clos d'une charmille de 400 m de long
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Oyé : au sein de verdoyants pâturages, le village possède deux châteaux :
http://www.chateau-fort-manoir-chateau.eu/chateaux-saone-loire-chateau-a-oye-chateau-de-chaumont.html
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Château de Chaumont, entouré de jardins à la française et édifié en 1638
puis restauré au XIXe siècle en gothique troubadour,
celui de Daron, orné d'élégantes lucarnes.
Après 1748, Jean Circaud, secrétaire du roi et promoteur,
avec son cousin Emilliand Mathieu de l'embouche dont sortira la race charolaise,
fera édifier la demeure actuelle.

1818 : Mariage de Jules du Marais avec Elisa Circaud de Chaumont.
La propriété passe à la famille du Marais qui la possède toujours.
XIXe siècle : le Baron Albert du Marais transforme la grange du XVIe siècle en salle de réception
en transportant les cheminées, les fenêtres et la tour d'escalier du château de Moulin l'Arconce.
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Oyé est le berceau historique de l'élevage d'embouche des bovins Charolais.
jeudi 29 mai 2008 - Oyé
LES JARDINS OUVRENT LEURS PORTES CE WEEK-END
http://www.parcsetjardins.fr/bourgogne/saone_et_loire/jardin_du_ch_teau_de_chaumont-387.html
Revêries au château de Chaumont à Oyé
Depuis 2003, Rendez-vous aux jardins , manifestation nationale, met à l'honneur
des parcs et jardins publics et privés. Visite à Oyé, un des six sites à voir en Brionnais.
Le village d'Oyé, berceau de la race Charolaise, a connu la fortune lors du triomphe de l'embouche.
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L'implantation ou l'amélioration de
nombreux château et maisons de caractère en sont la conséquence.
Situé tout au bout du village,
le château de Chaumont est le témoignage de la réussite de Jean Circaud,
grand marchand du 18e siècle, secrétaire du Roi au parlement
et promoteur de l'embouche en Charolais.

Dans le parc d'environ quatre hectares,
un jardin tracé sert d'écrin à ce petit bijou tout en grâce et en surprises.
On y rencontre un très haut tunnel de charmille,
sans doute unique en France, long de 400 mètres
et formant un angle droit en son milieu.
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Roger du Marais, le propriétaire, a du inventer une machine,
sorte d'immense échelle roulante à pont,
pour pouvoir le tailler, particulièrement sur le dessus.
4 ha remarquables : Dans ce jardin tracé tout l'accent est mis sur la taille.
Les arbres sont taillés en taupières, particulièrement la centaine d'ifs et de buis émaillant le parcours
et l'allée de marronniers qui forme une salle d'ombrage .

Quelques fleurs parsèment de leurs taches de couleurs toute cette gamme de vert
allant du plus clair au plus sombre : des roses, des oeillets d'Inde,
les couleurs chaudes de l'arbre aux perruques ne sont pas non plus absentes de ce festival.
Les jardins du Château de Chaumont sont labellisés Jardins remarquables .
Fabienne Croze du journal le JSL écrivait en mai 2008
Histoire de la Race Charollaise :
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JORF 0203 du 2 septembre 2010 page 16016
texte numéro 28
DECRET
Décret 2010-1033 du 31 août 2010
relatif à l'appellation d'origine contrôlée Boeuf de Charolles
NOR: AGRT1017694D
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Le Premier ministre,
Sur le rapport du ministre de l'alimentation de l'agriculture
et de la pêche et de la ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi,
Vu le règlement (CE) nÀ 510/2006 du Conseil du 20 mars 2006
relatif à la protection des indications géographiques
et des appellations d'origine des produits agricoles et des denrées alimentaires ;
Vu le code rural et de la pêche maritime, notamment ses articles L. 641-5, L. 641-6 et L. 6417 ;
Vu le code de la consommation, et notamment ses articles L. 115-1 et L. 115-16 ;
Vu la proposition du comité national
des appellations laitières, agroalimentaires et forestières de l'Institut national de l'origine
et de la qualité (INAO) en date du 2 avril 2010 ;
Vu l'approbation du plan d'inspection
relatif à l'appellation d'origine contrôlée Boeuf de Charolles
par la formation restreinte du conseil des agréments
et contrôles de l'INAO lors de sa séance du 1er juillet 2010,
Décrète :
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Article 1 En savoir plus sur cet article...
Le cahier des charges de l'appellation d'origine Boeuf de Charolles ,
annexé au présent décret, est homologué.
Article 2 En savoir plus sur cet article...
Seule peut bénéficier de l'appellation d'origine contrôlée Boeuf de Charolles
la viande de boeuf répondant aux conditions fixées par le cahier des charges visé à l'article 1er.
Article 3 En savoir plus sur cet article...
La ministre de l'économie, de l'industrie et de l'emploi et le ministre de l'alimentation,
de l'agriculture et de la pêche sont chargés, chacun en ce qui le concerne,
de l'exécution du présent décret, qui sera publié au Journal officiel de la République française.
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A N N E X E
CAHIER DES CHARGES DE L'APPELLATION
D'ORIGINE BOEUF DE CHAROLLES
Service compétent de l'Etat membre :
Institut national de l'origine et de la qualité, 51, rue d'Anjou, 75008 Paris (France)
--
1. Nom du produit
Boeuf de Charolles .
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2. Type de produit
Classe 1.1 Viandes (et abats) frais.
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3. Description du produit
Seule a droit à l'appellation d'origine Boeuf de Charolles la viande bovine réfrigérée,
à l'exception de la viande décongelée réfrigérée,
qui répond aux conditions définies par le présent cahier des charges, issue :
de génisses âgées d'au moins 28 mois ;
de vaches âgées de moins de 8 ans ;
de boeufs âgés d'au moins 30 mois.
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Les carcasses des animaux sont caractérisées notamment par :
une conformation de la carcasse comprise entre R et E
selon la grille de classification EUROP ;
un poids minimum de la carcasse qui varie selon les catégories d'animaux :
360 kg pour les carcasses de vaches et boeufs ;
320 kg pour les carcasses de génisses ;
un état d'engraissement interne et externe compris entre 2+ et 3+
selon la grille de classification EUROP ;
une couleur ayant une forte tendance au rouge vif ;
une couleur du gras de couverture pouvant aller de blanc crème à jaune ;
des os très fins à normaux.
La viande Boeuf de Charolles présente une texture très fine à normale .
Elle dispose d'une forte capacité de maturation
et révèle à la cuisson des qualités organoleptiques marquées
qui s'expriment par une grande tendreté, une jutosité importante,
une faible élasticité, peu de nerfs,
une grande intensité aromatique ainsi qu'une saveur faiblement acidulée.
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4. Délimitation de l'aire géographique
4.1. Aire géographique
L'aire géographique repose sur le berceau historique d'élevage
et d'engraissement de la race charolaise,
soit les petites régions du Brionnais et du Bas-Charollais,
étendu aux secteurs périphériques aux caractéristiques semblables (cf. annexe 1).
Pour bénéficier de l'appellation d'origine "Boeuf de Charolles" ,
la viande bovine provient d'animaux nés, élevés, engraissés
et abattus dans l'aire géographique qui s'étend aux territoires des communes suivantes :
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Département de Saône-et-Loire
Amanzé, Ameugny, Anglure-sous-Dun, Antully, Anzy-le-Duc, Artaix, Autun, Auxy, Ballore, Barnay,
Baron, Baudemont, Baugy, Beaubery, Bergesserin, Bissy-sur-Fley, Les Bizots, Blanzy,
Bois-Sainte-Marie, Bonnay, La Boulaye, Bourbon-Lancy, Bourg-le-Comte, Bourgvilain, Brandon,
Bray, Le Breuil, Briant, Brion, Broye, Buffières, Burzy,
Céron, Cersot, Chalmoux, Chambilly, Champlecy, Changy, Chapaize, La Chapelle-au-Mans,
La Chapelle-du-Mont-de-France, La Chapelle-sous-Dun, La Chapelle-sous-Uchon,
Charbonnat, Charmoy, Charolles, Chassigny-sous-Dun, Chassy, Château, Châteauneuf,
Châtel-Moron, Châtenay, Chauffailles, Chenay-le-Châtel, Chérizet, Chevagny-sur-Guye,
Chiddes, Chissey-lès-Mâcon, Ciry-le-Noble, La Clayette, Clermain, Clessy,
Cluny, Collonge-en-Charollais, Collonge-la-Madeleine, Colombier-en-Brionnais, La Comelle,
Cordesse, Cormatin, Cortambert, Cortevaix, Coublanc, Couches, Cressy-sur-Somme,
Le Creusot, Cronat, Curbigny, Curdin, Curgy, Curtil-sous-Buffières, Cuzy,
Dettey, Digoin, Dompierre-les-Ormes, Dompierre-sous-Sanvignes, Donzy-le-National,
Dracy-lès-Couches, Dracy-Saint-Loup, Dyo,
Ecuisses, Epertully, Epinac, Essertenne, Etang-sur-Arroux,
Flagy, Fleury-la-Montagne, Fley, Fontenay,
Génelard, Genouilly, Germagny, Germolles-sur-Grosne, Gibles, Gilly-sur-Loire, Gourdon, Grandvaux,
Grury, Les Guerreaux, Gueugnon, La Guiche, Hautefond,
L'Hôpital-le-Mercier, Igornay, Iguerande, Issy l'Evêque, Jalogny, Joncy, Laizy, Lesme,
Ligny-en-Brionnais, Lournand, Lugny-lès-Charolles,
Mailly, Malay, Maltat, Marcigny, Marcilly-la-Gueurce, Marcilly-lès-Buxy, Marigny,
Marizy, Marly-sous-Issy, Marly-sur-Arroux, Marmagne, Martigny-le-Comte, Mary,
Massilly, Massy, Matour, Mazille, Melay,
Mesvres, Mont, Montagny-sur-Grosne, Montceau-les-Mines, Montceaux-l'Etoile,
Montcenis, Montchanin, Monthelon, Montmelard, Montmort,
Mont-Saint-Vincent, Morey, Morlet, Mornay, La Motte-Saint-Jean, Mussy-sous-Dun,
Neuvy-Grandchamp, Nochize,
Oudry, Ouroux-sous-le-Bois-Sainte-Marie, Oyé, Ozolles,
Palinges, Paray-le-Monial, Passy, Perrecy-les-Forges, Perreuil, Perrigny-sur-Loire,
Poisson, Pouilloux, Pressy-sous-Dondin, Prizy, Le Puley,
Reclesne, Rigny-sur-Arroux, Le Rousset,
Sailly, Saint-Agnan, Saint-André-le-Désert, Saint-Aubin-en-Charollais, Saint-Aubin-sur-Loire,
Saint-Berain-sous-Sanvignes, Saint-Bérain-sur-Dheune,
Saint-Bonnet-de-Cray, Saint-Bonnet-de-Joux,
Saint-Bonnet-de-Vieille-Vigne, Saint-Christophe-en-Brionnais, Saint-Clément-sur-Guye,
Saint-Didier-en-Brionnais, Saint-Didier-sur-Arroux, Saint-Edmond, Saint-Emiland,
Saint-Eugène, Saint-Eusèbe, Saint-Firmin, Saint-Forgeot, Saint-Germain-en-Brionnais,
Saint-Gervais-sur-Couches, Saint-Huruge, Saint-Igny-de-Roche, Saint-Jean-de-Trézy,
Saint-Julien-de-Civry, Saint-Julien-de-Jonzy, Saint-Julien-sur-Dheune, Saint-Laurent-d'Andenay,
Saint-Laurent-en-Brionnais, Saint-Léger-du-Bois, Saint-Léger-lès-Paray,
Saint-Léger-sous-la-Bussière, Saint-Léger-sur-Dheune, Saint-Marcelin-de-Cray,
Saint-Martin-d'Auxy, Saint-Martin-de-Commune, Saint-Martin-de-Lixy, Saint-Martin-de-Salencey,
Saint-Martin-du-Lac, Saint-Martin-du-Tartre, Saint-Martin-la-Patrouille,
Saint-Maurice-lès-Châteauneuf, Saint-Micaud, Saint-Nizier-sur-Arroux,
Saint-Pierre-de-Varennes, Saint-Pierre-le-Vieux, Saint-Point, Saint-Privé, Saint-Racho,
Saint-Romain-sous-Gourdon, Saint-Romain-sous-Versigny, Saint-Sernin-du-Bois,
Saint-Symphorien-de-Marmagne, Saint-Symphorien-des-Bois, Saint-Vallier,
Saint-Vincent-Bragny, Saint-Vincent-des-Prés, Saint-Yan, Saint-Ythaire, Sainte-Cécile,
Sainte-Foy, Sainte-Hélène, Sainte-Radegonde, Saisy, Salornay-sur-Guye,
Sanvignes-les-Mines, Sarry, Sassangy, Savianges, Savigny-sur-Grosne, Semur-en-Brionnais,
Sigy-le-Châtel, Sivignon, Suin, Sully,
La Tagnière, Taizé, Tancon, Tavernay, Thil-sur-Arroux, Tintry, Torcy, Toulon-sur-Arroux,
Tramayes, Trambly, Trivy,
Uchon, Uxeau, Vareilles, Varenne-l'Arconce, Varenne-Saint-Germain,
Varennes-sous-Dun, Vauban, Vaudebarrier, Vaux-en-Pré, Vendenesse-lès-Charolles,
Vendenesse-sur-Arroux, Verosvres, Versaugues, Villeneuve-en-Montagne,
Vindecy, La Vineuse, Viry, Vitry-en-Charollais, Vitry-lès-Cluny, Vitry-sur-Loire, Volesvres.
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Département de la Loire
Ambierle, La Bénisson-Dieu, Boyer, Briennon, Chandon, Changy, Charlieu, Combre,
Commelle-Vernay, Le Coteau, Coutouvre, Le Crozet, Cuinzier,
La Gresle, Jarnosse, Lentigny, Mably, Maizilly, Mars, Montagny, Nandax, Noailly,
Notre-Dame-de-Boisset, Ouches, La Pacaudière, Parigny, Perreux, Pouilly-les-Nonains,
Pouilly-sous-Charlieu, Pradines, Régny, Renaison, Riorges, Roanne,
Sail-les-Bains, Saint-Alban-les-Eaux, Saint-André-d'Apchon, Saint-Denis-de-Cabanne,
Saint-Forgeux-Lespinasse, Saint-Germain-Lespinasse, Saint-Haon-le-Châtel,
Saint-Haon-le-Vieux, Saint-Hilaire-sous-Charlieu, Saint-Léger-sur-Roanne,
Saint-Martin-d'Estréaux, Saint-Nizier-sous-Charlieu, Saint-Pierre-la-Noaille,
Saint-Romain-la-Motte, Saint-Victor-sur-Rhins, Saint-Vincent-de-Boisset,
Urbise, Villerest, Villers, Vivans, Vougy.
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Département de la Nièvre
Avrée, Chiddes, Fléty, Lanty, Larochemillay, Luzy, Millay, La Nocle-Maulaix,
Poil, Rémilly, Saint-Seine, Savigny-Poil-Fol, Sémelay, Tazilly, Ternant.
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Département du Rhône
Bourg-de-Thizy.
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4.2. Identification parcellaire
Pour bénéficier de l'appellation d'origine Boeuf de Charolles,
les animaux sont engraissés sur des parcelles de pâture ci-après dénommées
prés d'engraissement, situées dans l'aire géographique et identifiées
par les services de l'Institut national de l'origine et de la qualité, ci-après dénommé INAO.
L'identification de ces prés d'engraissement
est réalisée sur le fondement des critères relatifs à leur lieu d'implantation,
fixés par le Comité national des appellations laitières agroalimentaires
et forestières en sa séance du 27 mars 2009,
après avis de la commission d'experts désignés par ledit comité national.
--
Tout éleveur désirant faire identifier un pré d'engraissement
doit en faire la demande auprès des services de l'INAO
au plus tard le 30 avril de la première année de son utilisation
en vue de produire de la viande d'appellation d'origine Boeuf de Charolles
et s'engage à respecter les critères d'identification.
--
La demande est effectuée conformément au modèle approuvé par le directeur de l'INAO.
La demande est enregistrée par les services de l'INAO.
L'enregistrement vaut identification du pré d'engraissement.
--
Toute parcelle pour laquelle l'engagement visé ci-dessus n'est pas respecté
est retirée de la liste des prés d'engraissement identifiés par les services dudit institut,
après avis de la commission d'experts.
La demande d'identification est renouvelée en cas de modification des éléments
déclarés et au plus tard tous les cinq ans.
Les listes des critères d'identification et des prés d'engraissement identifiés
sont consultables auprès des services de l'INAO et du groupement.
--
5. Eléments prouvant que le produit est originaire
de l'aire géographique
--
5.1. Identification des opérateurs
Tout opérateur intervenant dans les conditions de production
de l'appellation d'origine Boeuf de Charolles
est tenu de remplir une déclaration d'identification,
adressée au groupement préalablement à son habilitation,
suivant le modèle type approuvé par le directeur de l'INAO.
Tout opérateur peut adresser, le cas échéant, au groupement une déclaration annuelle
préalable de non-intention de production pour l'appellation d'origine Boeuf de Charolles
portant sur tout ou partie de son outil de production
avant le 30 avril de l'année considérée suivant un modèle type approuvé par le directeur de l'INAO.
--
5.2. Obligations déclaratives
Les opérateurs intervenant dans l'activité d'engraissement des bovins
adressent au groupement une déclaration de mise en finition
des animaux destinés à la production de viande d'appellation d'origine Boeuf de Charolles
au plus tard dix jours ouvrés après la mise en finition des animaux.
--
5.3. Suivi du respect des conditions de production
Pour permettre le contrôle des règles de production
et de traçabilité des bovins et de la viande bovine,
tous les opérateurs tiennent à jour des registres permettant
l'enregistrement de leurs pratiques et/ou la comptabilité matière des produits.
....
5.3.2. Autres documents tenus à disposition
Tous les opérateurs tiennent à la disposition des structures de contrôle des registres
ainsi que tout document nécessaire au contrôle de la qualité
et du respect des conditions de production des bovins et de la viande bovine.
Les opérateurs intervenant pour tout ou partie dans les activités de naissage,
élevage et engraissement tiennent notamment à la disposition
des structures de contrôle les documents destinés à vérifier ...
--
5.4. Eléments d'identification des animaux et des carcasses
Le document d'accompagnement des bovins (DAB)
constitue le support d'identification et de suivi de l'animal
de sa naissance jusqu'à son abattage.
Ce document précise notamment :
l'identification de l'animal (race, sexe, âge, catégorie, origine parentale) ;
l'identification des élevages de provenance.
--
Au moment de l'abattage, l'opérateur intervenant
dans l'activité d'abattage des bovins appose un numéro de suivi
sur chaque carcasse et une vignette permettant d'identifier les carcasses
pouvant prétendre à l'appellation d'origine Boeuf de Charolles .
--
Après émoussage et au minimum deux jours après l'abattage,
l'opérateur intervenant dans l'activité d'abattage des bovins
réalise le classement des carcasses en appellation d'origine Boeuf de Charolles
selon les caractéristiques des carcasses définies au chapitre 3 du présent cahier des charges.
--
Une marque d'identification comportant la mention Boeuf de Charolles
est apposée sur les carcasses conformes au cahier des charges
ainsi que sur les quartiers qui en résultent.
Le modèle des marques d'identification est établi par le groupement
qui assure leur mise à disposition auprès des opérateurs.
--
5.5. Contrôle des produits
Les carcasses sur lesquelles ont été apposées une marque d'identification
définie au point 5.4 du présent cahier des charges
sont soumises par sondage à un examen organoleptique,
sous la responsabilité des structures de contrôle,
dont le but est de s'assurer de la qualité
et de la typicité des produits classés en appellation d'origine.
--
Toute carcasse non conforme aux caractéristiques
définies par le chapitre 3 du présent cahier des charges
fait l'objet d'un déclassement et d'un retrait de la marque d'identification.
--
6. Description de la méthode d'obtention du produit
6.1. Race
Les bovins destinés à produire de la viande d'appellation d'origine Boeuf de Charolles
sont de type 38 racial charolaise .
A compter du 1er janvier 2015, les mâles reproducteurs sont de race charolaise,
c'est-à-dire de code race 38,
et le cheptel conduit selon les conditions de l'appellation d'origine Boeuf de Charolles
est inscrit dans le dispositif d'enregistrement et de la certification de la parenté bovine.
--
A compter du 1er janvier 2015, les reproducteurs mâles
présentant une hypertrophie musculaire (culard)
ou identifiés comme porteur du gène homozygote culard sont exclus.
--
Le choix des reproducteurs doit permettre l'obtention d'animaux
répondant aux caractéristiques définies au chapitre 3 du présent cahier des charges
et correspondant à une morphologie particulière
compatible avec les qualités bouchères recherchées.
--
Ils se caractérisent notamment par une conformité
aux éléments du standard de la race bovine charolaise
ainsi que par les caractéristiques dominantes
de fort développement musculaire et d'ossature fine.
--
6.2. Conduite du troupeau
La moyenne annuelle du chargement global de l'exploitation
est inférieure ou égale à 1,8 unité de gros bovin (UGB) par hectare de surface agricole utile (SAU)
avec un maximum de 2 UGB par hectare en chargement instantané.
--
Pour le bien-être des animaux, les haies et/ou murets de pierres sèches de l'exploitation
doivent être entretenus et représenter un minimum de cent mètres linéaires par hectare de surface
toujours en herbe (STH).
De même, les points d'eau naturels doivent être entretenus.
--
Les saisons hivernale et estivale ponctuent la vie des animaux.
La saison hivernale correspond à la période froide avec apparition des gelées et la saison estivale,
dite saison à l'herbe , correspond à la période de pousse de l'herbe, le reste de l'année.
--
L'écornage des bovins est autorisé.
La castration des boeufs est réalisée avant les quinze mois de l'animal.
Le nombre annuel d'animaux destinés
à la production de viande d'appellation d'origine Boeuf de Charolles finis sur l'exploitation
est inférieur ou égal à cinq animaux par hectare de pré d'engraissement.
Les animaux sont présents au moins quatre mois consécutifs sur l'exploitation
dans laquelle est réalisée leur finition.
La durée de finition est de quatre mois minimum pour les boeufs et génisses
et de trois mois minimum pour les vaches,
qui doivent, préalablement à cette étape, avoir sevré leurs veaux.
--
6.3. Alimentation des animaux
6.3.1. En phase d'élevage
Les veaux suivent leur mère ou, le cas échéant,
une nourrice et ont accès à leur fourrage jusqu'à leur sevrage.
En saison estivale, les animaux tirent l'essentiel de leur alimentation du pâturage.
Ils pâturent au minimum durant deux saisons estivales.
--
La surface agricole utile (SAU) exploitée pour l'alimentation des animaux
est de 1,2 hectare minimum par vêlage,
composée au minimum de 80 % de surface toujours en herbe (STH)
dont les deux tiers au minimum en prairies permanentes (PP).
--
En saison hivernale, l'alimentation des bovins est constituée de fourrages
issus exclusivement de l'aire géographique définie au chapitre 4 du présent cahier des charges.
Ces fourrages sont constitués par des plantes herbacées fraîches ou conservées
comprenant les plantes sarclées,
les plantes de prairie (graminées, fabacées, hydrophillaceae) et la paille.
--
Les aliments complémentaires
sont limités à 2 kilogrammes de matière brute par jour et par animal en moyenne sur l'année
et constitués des matières premières suivantes :
graines de céréales, leurs produits et coproduits ;
graines ou fruits oléagineux et protéagineux, leurs produits et coproduits ;
tubercules et racines, leurs produits et coproduits ;
produits et coproduits d'autres plantes,
graines et fruits ; minéraux ; additifs alimentaires sauf urée.
--
En cas de période de sécheresse,
aléas climatiques ou autres circonstances exceptionnelles
affectant la surface fourragère,
une dérogation temporaire peut être accordée par le directeur de l'INAO,
après avis du groupement, afin d'assurer le maintien de l'alimentation des bovins.
--
6.3.2. En phase de finition
L'engraissement des animaux qui correspond à la phase de finition des bovins
est réalisé sur un ou plusieurs prés d'engraissement,
tels que définis au chapitre 4.2 du présent cahier des charges.
La conduite des prés d'engraissement
doit permettre le maintien d'une herbe basse en période de pâture,
l'élimination des refus ainsi que le repos hivernal de la parcelle.
--
Afin de préserver les qualités du couvert végétal,
les seules fumures organiques autorisées sur les prés d'engraissement
proviennent de l'exploitation et sont le compost, le fumier, le lisier et le purin d'origine agricole.
--
La fertilisation est limitée à 20 tonnes de fumier
ou 26 m de lisier ou purin ou 10 tonnes de compost par hectare et par an maximum.
--
En saison estivale, les animaux doivent exclusivement pâturer sur prés d'engraissement.
En saison hivernale, la finition des animaux est réalisée sur prés d'engraissement et à l'étable.
--
Les animaux doivent pâturer sur prés d'engraissement
durant un minimum de trente jours consécutifs.
A l'étable, les fourrages distribués aux animaux sont constitués exclusivement
de foin sec de première qualité : feuillu, vert, appétant, dégageant une odeur sèche et végétale.
Toute forme de fourrages fermentés est interdite dans l'alimentation des bovins
pendant la finition hivernale.
--
Pendant dix jours maximum suivant la sortie de l'étable,
période qui correspond à l'adaptation des bovins au changement d'alimentation,
une complémentation en foin peut intervenir en appoint des ressources en herbe.
--
La quantité moyenne individuelle journalière d'aliments complémentaires
distribués sur la durée de la finition est limitée
à un kilogramme de matière brute pour 100 kilogrammes de poids vif.
Les aliments complémentaires sont constitués des matières premières suivantes :
graines de céréales, de protéagineux et graines de légumineuses ;
sons de blé, d'épeautre, de seigle et de pois ;
luzerne déshydratée ;
pulpes de betteraves déshydratées ;
mélasse et vinasse de canne à sucre et de betterave.
Ils doivent représenter 4 % maximum de l'aliment complet et/ou complémentaire ;
tourteaux de tournesol, colza, noix, lin ;
minéraux, vitamines et provitamines, oligo-éléments ;
substances aromatiques et apéritives.
Lorsque des tourteaux sont distribués aux bovins,
la ration de tourteaux de lin constitue au minimum 70 % du poids de la ration en tourteaux.
--
Durant toute la vie des animaux, seuls sont autorisés dans l'alimentation les végétaux,
coproduits et aliments complémentaires issus de produits non transgéniques.
--
L'implantation de cultures transgéniques est interdite
sur toutes les surfaces d'une exploitation produisant des animaux destinés
à la production de viande d'appellation d'origine Boeuf de Charolles .
--
Cette interdiction d'implantation s'entend pour toute espèce végétale
susceptible d'être donnée en alimentation aux animaux de l'exploitation
destinés à la production de viande d'appellation d'origine Boeuf de Charolles
et toute culture d'espèce susceptible de les contaminer.
--
6.4. Abattage
Après abattage, un émoussage léger est pratiqué sur les carcasses
visant à conserver une couche de gras externe sur l'aloyau,
c'est-à-dire du haut du rumsteck jusqu'au niveau de la cinquième côte.
--
Le système de descente en température doit permettre d'obtenir une température
à coeur des carcasses supérieure ou égale à 10 ÀC au moins dix heures après abattage.
Le pH ultime des carcasses pris vingt-quatre heures minimum après abattage est inférieur ou égal à 5,8.
--
Après abattage,
les carcasses doivent maturer en chambre froide
durant un minimum de trois jours avant expédition.
Lors de l'expédition, les carcasses classées en appellation d'origine Boeuf de Charolles
ou demi-carcasses et quartiers issus de ces carcasses
sont enveloppés dans une stockinette.
--
7. Eléments justifiant le lien avec le milieu géographique
7.1. Spécificités de l'aire géographique
7.1.1. Facteurs naturels
L'aire géographique de l'appellation d'origine Boeuf de Charolles
repose sur le berceau historique de la race charolaise
dont les conditions pédoclimatiques favorisent l'élevage et l'engraissement de bovins.
--
Elle correspond à la bordure orientale du Massif Central,
faillée, effondrée en gradins,
et partiellement comblée de dépôts sédimentaires des ères secondaire, tertiaire et quaternaire.
Ce bassin est couronné de roches cristallines primaires et de roches métamorphisées.
Cette entité géographique bénéficie d'un climat spécifique Charollais
qui offre des températures moyennes et des précipitations régulières sur l'année,
favorables à la pousse de l'herbe et au maintien des herbages.
--
Le relief vallonné et inférieur à 500 mètres d'altitude induit des expositions variables,
permettant le développement d'une mosaïque de prairies aux fonctions différentes :
élevage, production de fourrages, engraissement.
--
En bas de pente, les sols sont souvent plus profonds et à texture plus fine,
c'est là que se trouvent le plus souvent les prés d'engraissement ;
sur les pentes et les hauteurs, les prés sur sols moins profonds
et aux textures plus grossières sont réservés à la phase d'élevage.
--
Le paysage bocager spécifique de cette région s'est dessiné peu à peu,
notamment sous l'influence de la révolution agraire du Brionnais.
Dès le xve siècle du fait de la multiplicité et de l'appauvrissement des seigneuries locales,
d'anciens tenanciers deviennent pleinement propriétaires
et décident de ceinturer leurs biens.
Chaque "alleu" , terre affranchie de toute contrainte et charge seigneuriale,
est ainsi clôturé de haies vives, appelées "bouchures" ,
ou de murets de pierres sèches.
--
7.1.2. Facteurs humains
D'après les sources historiques (Intendant Ferrand-Verchère de Ruffey),
c'est au début du xviie siècle,
alors que les pâturages prennent la place de cultures peu productives et font reculer la forêt,
qu'une race de bovins blancs s'établit
et se développe dans la vallée de l'Arconce,
principalement dans les comtés du Brionnais et du Charollais,
prenant le nom de race charolaise .
--
Au fil des siècles,
ces animaux ne servent plus seulement aux travaux agricoles,
mais alimentent les grands bassins de consommation (Lyon, Paris...).
Selon la légende, ce serait en 1747 qu'un éleveur et marchand d'Oyé,
Emiland Mathieu, aurait parcouru les 400 km
qui séparaient son exploitation de Paris avec ses boeufs charolais
pour les vendre sur le marché parisien.
http://gw.geneanet.org/pjame_w?lang=fr;pz=valerie;nz=jame;ocz=0;p=emiland;n=mathieu
--
Cet épisode marque les débuts de l'expansion des pratiques d'élevage
et ce ne sera qu'à partir de ce moment que les animaux seront élevés
avec pour seul objectif de produire de la viande bouchère.
--
Au siècle suivant, l'engraissement des bovins,
appelé localement "embouche" , connut son âge d'or.
--
Les éleveurs ont toujours sélectionné leurs reproducteurs d'une façon particulière,
en fonction du cheptel femelle possédé,
transmis de génération en génération, et de la connaissance fine de leurs prairies.
Ils cherchent ainsi à valoriser l'aptitude maternelle des femelles,
à obtenir une morphologie caractérisée par un fort développement musculaire
et un petit squelette et à favoriser la capacité d'engraissement des animaux
compatible avec les qualités bouchères recherchées.
--
Le savoir-faire des éleveurs relatif à cette sélection
s'est développé et transmis au fil du temps,
poussés par leur désir d'obtenir l'animal boeuf de Charolles idéal aux caractéristiques très précises.
--
Seuls certains animaux de l'exploitation sont destinés à la production de viande boeuf de Charolles.
Au fur et à mesure de leur croissance et de leur développement,
l'éleveur effectue un tri rigoureux de ses animaux.
Ses connaissances empiriques lui permettent de juger
des aptitudes de chaque animal à la reproduction et à l'engraissement,
mais aussi d'affecter à chaque lot d'animaux
les prés les mieux adaptés à leur stade de croissance
et de manière à optimiser les développements des individus.
--
En 1904, P. Diffolth, zootechnicien,
avait observé cette remarquable capacité chez les emboucheurs charollais :
ils possèdent une adresse et une habileté toute particulière
qui leur permettent de juger à première vue le rendement que l'animal fournira à la boucherie
et le temps qu'il mettra à s'engraisser.
--

Selon l'état de chaque sujet acheté, selon sa précocité,
on lui réservera le pré qui conviendra le mieux .
Grâce à leur connaissance des sols et de la végétation,
les éleveurs optimisent l'utilisation des parcelles
en déterminant la vocation de chacune d'entre elles en fonction de ses caractéristiques propres :
fauche, fertilisation ; mise à l'herbe précoce des animaux ;
déprimage ; repos hivernal ; hersage ; culture de céréales ou de légumineuses.
--
Le pâturage sur les herbages et sur les prés d'engraissement
représente donc la grande majorité de l'alimentation des bovins
durant leur vie et parfois leur alimentation exclusive.
Cependant, l'élevage des bovins nécessite de prendre en compte
l'hétérogénéité de croissance des individus au sein des troupeaux.
--
Ainsi pour permettre aux animaux tardifs de rattraper leur retard
ou de surmonter un aléa climatique,
les éleveurs peuvent apporter des quantités limitées d'aliments complémentaires,
adaptées au potentiel herbager des pâtures et à la morphologie de chaque animal.
--
Si dès la fin du xviie siècle on engraisse des animaux de boucherie en Charollais,
ce n'est qu'au cours du xixe siècle
que la consommation de viande bovine a localement augmenté.
La tradition bouchère locale est restée forte et indissociable de la race blanche.
Les chevilles et abatteurs perpétuent cette tradition
en réalisant un important travail de sélection des carcasses,
basé sur des critères d'appréciation très rigoureux, faisant appel aux références locales.
--
7.2. Spécificités du produit
7.2.1. Caractéristiques spécifiques du produit
Les animaux Boeuf de Charolles sont de race charolaise
réputée pour ses qualités bouchères mais aussi pour sa forte croissance, sa rusticité et sa docilité.
--
Sur les pâturages de l'aire géographique,
le bétail présente des signes évidents de perfectionnement de la race dans l'amplitude du corps,
la finesse du squelette, la réduction des membres et de la tête,
la convexité de la culotte.
--
Ce profil boucher très marqué distingue les carcasses boeuf de Charolles
qui se caractérisent par de belles proportions, une ossature peu développée avec peu de gras de couverture.
Le grain de viande particulier laisse apparaître une surface lisse, douce et soyeuse au toucher.
--
Ces carcasses sont dotées d'une excellente capacité de maturation,
préservée par un émoussage spécifique
consistant à conserver une légère couche de gras externe sur l'aloyau,
c'est-à-dire du haut du rumsteck jusqu'au niveau de la cinquième côte.
Elles sont appréciées pour la qualité de la viande veinée de gras et persillée
offrant une jutosité importante en bouche qui favorise
une expression intense d'odeurs et d'arômes de sous-bois et de foin.
De saveur faiblement acidulée, la viande se distingue également par une grande tendreté,
une faible élasticité et peu de nerfs.
--
7.2.2. Antériorité de l'usage du nom et notoriété
La viande boeuf de Charolles est une viande très réputée
en raison de ses caractéristiques spécifiques
qu'elle tire de son bassin originel au sein duquel la typicité des pâturages
et le mode d'élevage ont contribué à la production d'une viande bien spécifique.
--
Cette forte réputation a conduit les bouchers
à venir s'approvisionner dans le berceau de race prioritairement,
ce qui explique le développement et le succès de nombreux marchés et foires,
dont le plus célèbre reste le marché de Saint-Christophe-en-Brionnais.
--
Maurice Garden dans "Bouchers et boucherie de Lyon au xviiie siècle"
explique que C'est dans les foires du Charollais, à Charolles, à Saint-Christophe, à Oyé [...]
que les bouchers achètent leurs animaux de meilleure qualité.
--

D'autres facteurs traditionnels, culturels et sociaux
contribuent à ancrer ce produit dans son terroir d'origine.
En effet, la présence d'un habitat traditionnel d'élevage, la persistance d'une forte culture bovine,
la présence de foires, marchés, concours et manifestations
participent à l'émulation du système d'élevage,
à la transmission des savoir-faire et à la valorisation de l'image de la viande b¶uf de Charolles.
--
En raison des exigences liées au mode d'élevage et des critères de sélection des carcasses,
les volumes de production sont très limités et font de cette viande
un produit d'exception recherché
par les meilleurs artisans bouchers et les restaurants gastronomiques.
Le prix de cette viande est en outre plus élevé que celui des autres viandes de race charolaise.
--
Enfin, la dénomination "Charolles",
lorsqu'elle est associée à la viande produite dans la région de Charolles
a acquis une réputation unique dans l'esprit des consommateurs.
En conséquence, l'utilisation de la dénomination boeuf de Charolles
associée aux spécificités du produit mentionnées ci-dessus
participe à la renommée si particulière de cette viande exclusivement rattachée à ce terroir.
--
7.3. Lien causal entre l'aire géographique
et la qualité ou les caractéristiques du produit
La combinaison des caractéristiques du milieu constitue sur l'ensemble de l'aire géographique
un paysage bocager et une végétation de caractère homogène
formée très majoritairement de haies vives et de prairies permanentes.
--
Cet ensemble a de nombreux avantages :
il influence et protège le sol en évitant l'érosion
et entretient les conditions chimiques et physiques du sol nécessaires
à sa fertilité et à la pousse de l'herbe.
--
L'inclinaison, l'exposition et la topographie influent donc directement sur les sols,
mais aussi sur le climat, et par conséquent sur le potentiel herbager de chaque parcelle
et de ce fait sur leur utilisation.
--
La qualité et la culture de l'herbe au cours des mois, des années
et de génération en génération
sont une des clefs de voûte du système d'élevage et d'engraissement des bovins
qui a fait la réputation de la viande boeuf de Charolles.
Ainsi, sur une même exploitation, on trouve des prés à vocations différentes
qui sont soit aptes à l'élevage, soit aptes à l'engraissement .
--
Sur chaque type de pré, on observe une conduite adaptée, faisant appel au savoir-faire de l'éleveur :
sur les prés orientés au sud, où l'herbe sera plus précoce,
on mettra les premières vaches à l'engraissement,
car les vaches ont un engraissement rapide, pour éviter qu'elles ne fassent trop gras .
--
Les meilleurs herbages sont les prés d'engraissement
dont la qualité de la valeur alimentaire est assurée
par l'étalement des floraisons d'espèces différentes
et la succession des floraisons de graminées précoces et d'espèces plus tardives.
--
Bernadette Lizet, ethnobotaniste, explique en 1993 qu'un pré violent,
c'est une herbe forte pour engraisser [...] c'est une flore d'ici depuis toujours .
Ainsi, sur les prés d'engraissement orientés au nord,
les éleveurs placeront plutôt des bêtes à engraissement long comme les boeufs.
--
L'entretien du bocage, des murets, le hersage, le déprimage, la fertilisation,
le fauchage des refus, l'attribution de fonctionnalité précise à chaque prairie
sont autant de pratiques culturales qui permettent d'entretenir et de conserver
la qualité des ressources en herbe et donc la qualité de l'alimentation des bêtes tout au long de leur vie.
--
Le choix des reproducteurs par les éleveurs a pour vocation d'exprimer
toutes les potentialités des lignées façonnées de génération en génération
depuis plus de trois cents ans sur les terres de leurs ancêtres.
Il nécessite de la part des éleveurs une profonde connaissance des sols
et du cheptel femelle en présence sur l'exploitation.
--
Le tri d'animaux au profil boucher très marqué dont l'alimentation
est basée sur la pâture va induire, par effets saisonniers,
des gains de poids discontinus au niveau de l'animal qui alternent
entre des périodes estivales de forte croissance et des périodes hivernales de croissance modérée,
indispensables à sa préparation métabolique
et très favorables à la production d'une viande de qualité.
--
Ce phénomène de croissance compensatrice , que les éleveurs nomment effet accordéon ,
permet à l'animal de se reposer entre deux périodes de forte croissance,
ce qui améliore considérablement la prise de poids durant la phase de finition.
--
Enfin, une finition lente, réalisée à base d'herbe sur des prés d'engraissement spécifiques
et/ou à l'étable à base de foin de qualité,
va révéler toute la potentialité bouchère des animaux
et va jouer un rôle prépondérant sur la qualité de la viande
en favorisant l'infiltration douce de graisse
dans les tissus musculaires (le persillé, le marbré ou gras interne)
et autour des muscles (gras de couverture ou gras externe).
--
Ce phénomène participe à donner à la viande boeuf de Charolles
sa grande capacité de maturation et permet la couverture de la carcasse
et la protège de la dessiccation et des contacts externes lors de la maturation.
--
C'est donc au sein d'un écosystème entretenu et façonné par les éleveurs
que s'est développé le boeuf de Charolles.
Des siècles de sélection locale pour la viande ont permis
l'obtention d'animaux bénéficiant d'une conformation particulière.
--
La qualité de la viande boeuf de Charolles ne pourrait toutefois pas s'exprimer
sans l'intervention de l'abatteur ou du chevillard.
Outre les soins apportés aux carcasses durant l'abattage,
ils s'inscrivent dans la continuité des éleveurs
en affinant la recherche de la perfection et en se dotant des moyens de la conserver
en pratiquant un émoussage spécifique.
Leur savoir-faire leur permet en effet d'apprécier les qualités bouchères des carcasses
(grain de viande, ossature, couleur de viande, état d'engraissement...)
de manière très rigoureuse.
--
En aval, les bouchers apportent un soin tout particulier à la viande boeuf de Charolles,
en lui laissant une longue période de maturation,
adaptée à chaque morceau afin que le produit soit vendu au maximum de son potentiel qualitatif.
C'est l'ensemble de ce processus qui, au final,
permet à la viande boeuf de Charolles
d'exprimer toute sa spécificité au niveau de sa texture, de sa jutosité,
de l'intensité des saveurs et de ses palettes d'arômes et d'odeurs conséquentes.
etc ...
http://fr.wikipedia.org/wiki/Oy%C3%A9

Notes concernant l'union

Mariage : vers 1490 ou après 1504, selon les Sources - P.Jame

  Photos & documents

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