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Joachim LARREGUY
Joachim LARREGUY
  • Born December 8, 1744 (Tuesday) - Bayonne
  • Deceased October 6, 1824 (Wednesday) - Hérauritz,aged 79 years old
  • Garde du corps du roi Louis XV, Capitaine de navire
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 Parents

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  • Capitaine de vaisseaux
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     Spouses, children, grandchildren and great-grandchildren

     Siblings

     Paternal grand-parents, uncles and aunts

     Maternal grand-parents, uncles and aunts

     Notes

    Individual Note

    Joachim Larreguy naquit à Bayonne le 8 décembre 1744. Il fit ses études à la Flèche, dirigé alors par les P. Jésuites, puis il entra aux Gardes du Corps. Il resta une dizaine d'années à la Cour où il puisa toutes les qualités du parfait gentilhomme, l'élégance, la générosité, l'esprit chevaleresque et les nobles manières.

    Il se lia d'amitié avec le duc de Richelieu, l'arbitre de l'élégance, le fameux duc de Richelieu, ancien compagnon de plaisirs du Régent. Richelieu donna même à Joachim Larreguy sa miniature entourée de diamants; ils fréquentaient ensemble le pavillon de Hanovre et furent souvent compagnons de fête, malgré l'âge très respectable du brillant duc.

    Joachim Larreguy était grand, bien fait; il avait les attaches fines, l'air noble, imposant, de la race, de beaux traits et de beaux yeux.Il eût de nombreux succès à la Cour où il avait été surnommé "le beau Basque".

    Il était si beau de la tête aux pieds que les merveilleuses du temps, doutant de la qualité de ses mollets, imaginaient d'y piquer des épingles. Mais par une pirouette élégante il savait déjouer leur malice, qui n'avait d'autre but que d'attirer son attention.

    Il vécut donc à la Cour de Louis XV et quelques mois à celle de Louis XVI.Il revint ensuite à Bayonne et il épousa une jeune fille riche et bien née, Gracieuse de Harismendy.C'est alors qu'il acheta la terre de Molères sur laquelle il fit construire dans un style délicieux, à Hérauritz, hameau dépendant d'Ustaritz, le château actuel qu'on appelle encore aujourd'hui Larreguyena, c'est-à-dire : qui est à Larreguy.

    Ce château fut construit par un architecte italien. Placé sur un côteau verdoyant, il domine la charmante et fraîche vallée de la Nive, large et tranquille rivière aux eaux transparentes et nacrées, coulant à pleins bords au milieu de jardins et de vertes prairies.

    C'est une grande et jolie habitation du XVIIIe siècle à haute toiture, flanquée de deux corps de bâtiment, dont le toit est indépendant de celui de la grande maison. Ce toit a un cachet pittoresque qui lui est donné par de petites mansardes en forme d'auvent.

    Le château contient de belles pièces, vastes et bien faites pour les réceptions. On entre par un grand vestibule (un hall, dirait-on aujourd'hui). À gauche sont les salons dont le principal est très grand; à droite se trouve une belle salle à manger, etc. L'escalier est beau, large, avec une rampe de fer forgé, de belles boiseries anciennes; au 1er de belles et nombreuses chambres, tout cela montrant l'importance de la fortune et l'habitude d'un grand confortable.Le parc possède de beaux ombrages; les vergers donnaient des fruits superbes et délicieux.

    C'est dans cette agréable demeure que Joachim Larreguy exerça pendant sa longue vie, la plus aimable hospitalité. Elle est encore proverbiale dans la contrée.Pendant la guerre d'Espagne, il recevait les officiers de passage et les principaux fonctionnaires de l'armée; parmi eux, M. Turmann, Commissaire des Guerres; il devint son gendre.

    Mme O'Donnell, mère des deux généraux, était liée avec M. Larreguy et faisait de longs séjours à Hérauritz, pendant que ses deux fils, frères ennemis, combattaient l'un contre l'autre, l'aîné étant carliste et le second christinos. Joachim et ses filles consolaient la pauvre mère dont l'angoisse et l'anxiété étaient si douloureuses.

    Joachim Larreguy était un ardent royaliste, un fervent et déterminé partisan de la monarchie. Arrêté plusieurs fois pendant la Terreur, il dut son salut à Joseph Garat, successeur de Danton à la Justice. Joseph Garat était d'Ustaritz et ami d'enfance de Joachim Larreguy, Pierre de Garat son père, était le médecin de la famille Larreguy d'Hérauritz.

    Après sa dernière arrestation et son heureux élargissement, Joachim et sa famille se réfugièrent à Hérauritz où ils furent à l'abri des horreurs révolutionnaires.C'est à partir de là qu'en 1814, il partit pour Saint-Jean-de-Luz où passait le duc d'Angoulême proscrit.

    Peu de mois après, en juillet, Bayonne ayant acclamé Louis XVIII (28 avril 1814), M. Larreguy alla de nouveau lui présenter ouvertement ses hommages avec toute la noblesse du pays basque.

    François Larreguy écrit alors à sa soeur Sabine: "Mon oncle m'écrit qu'il a été accueilli avec beaucoup de grâce et de bonté du duc d'Angoulême qui le connaît si avantageusement."

    Trois ans après, Justin Larreguy écrit à Sabine, leur soeur aimée, leur confidente et habituelle correspondante: "J'ai vu le duc d'Angoulême, je lui ai parlé. Lui et le duc de Damas se rappellent parfaitement de mon oncle. Ils m'en ont parlé de la façon la plus aimable".

    Joachim Larreguy était le patriarche de cette ravissante vallée de la Nive. Tous les dimanches le peuple se réunissait sur la place d'Hérauritz pour y jouer de la pelote. Tout près du château était la Pilota Plazza et le fronton au sommet arrondi contre lequel va rebondir la balle, envoyée avec force par "le chistera", long gant d'osier recourbé. Ce jeu national, si passionnant pour ce peuple agile et nerveux, était présidé par M. Larreguy, en châtelain bienveillant et respecté. On jouait aussi à d'autres jeux plus brutaux, la lutte, la course, etc.

    Souvent des têtes étaient fendues, des oreilles arrachées ou des bras luxés dans les jeux ou les rixes qui parfois éclataient. On jouait du bâton, du "Makila", arme terrible dans les mains basques et qui ne les quittait jamais que sur le seuil de la maison où ils entraient.

    Derrière la grille du château se tenaient Hortense et Mélanie; c'est là que les deux soeurs très charitables et compatissantes pansaient les plaies, ranimaient et réconfortaient les blessés. Elles étaient aimées et bénies dans le pays.A la fin de la journée, M. Larreguy faisait distribuer des gâteaux, des rafraichissements, de l'argent, des vêtements. Pendant les jeux, les altérés recevaient du vin pris au cellier du château. Les châtelains agissaient en seigneurs généreux.

    D'une imagination vive, très intelligent et très cultivé, M. Larreguy aimait les arts, la littérature; il causait agréablement et racontait de façon intéressante ses souvenirs du temps passé, ses jeunes années écoulées à la Cour, dans ce monde délicat et distingué, raffiné de l'Ancien Régime, dont il avait les goûts, les habitudes et les manières.

    La facilité de ses moeurs l'avait fait surnommer "le Richelieu du Pays Basque"; elles étaient d'ailleurs en rapport avec les idées du temps.Pendant longtemps il ne put s'habituer à la vie monotone de la campagne; il faisait de très fréquents voyages et de longues absences au grand chagrin de sa femme qu'il laissait à Bayonne avec ses filles.Pour consoler Mme Larreguy, et se faire pardonner ses fugues, il lui rapportait de nombreux et beaux présents parmi lesquels de belles étoffes de soie qui, plus tard, furent données à l'église d'Ustaritz et transformées en chasubles.

    En 1813, Joachim Larreguy, à la suite d'une chute épouvantable, fut à deux doigts de la mort. Il n'eût rien de cassé, mais les contusions furent telles "qu'il fallut lui tirer le sang". Cette chute (il avait 69 ans) le laissa presque impotent. Il n'est pas libre des pieds, écrit sa fille Mme Turmann, et il en souffre d'autant plus que son imagination est très vive.

    Gracieuse de Harismendy mourut de bonne heure, vraisemblablement pendant la Révolution. Sa mère, "la respectable Mme de Harismendy", vivait encore en 1809. Joachim Larreguy mourut à Hérauritz le 6 octobre 1824, dans sa 81e année.

     Sources

    • Individual: Larreguy Eskual Herria, par Mme Gavoy, née Truc-Larreguy, Cannes 1908 (25 exemplaires) - Portraits collection Jeanvrot (Musée des arts décoratifs de Bordeaux) et communication Théophane Rabouam-Bourdin 1968

      Photos and archival records

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     Family Tree Preview

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    sosa Joachim de LARREGUY, Sieur d'Espataguilleta 1683-1762
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    sosa Marie Eder de HARANEDER 1681-1768
     sosa Jean d'ETCHEVERRY a picture
    sosa Graciane LABORDE
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    sosa Dominique de LARREGUY 1712-1747
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    sosa Marie d'ETCHEVERRY 1722-1797
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    Joachim LARREGUY 1744-1824