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Fructueuse recherche

 

 Family Book




La famille Tartanson, ses origines
La famille Tartanson est originaire de Senez, ancien petit évêché des Alpes de Haute Provence jusqu'à la révolution. La famille Tartanson et ses alliés ont donné beaucoup de prêtres au diocèse. Ce qui a réduit assez notablement le développement du nom.
Le plus ancien acte répertorié, filiatif, est la naissance le 14 septembre 1578 julien de Jean Tartanson à Senez.
Elle fait partie de ces familles fixées en l'île de Saint-Christophe, berceau de la colonie française aux Antilles, qui en furent chassées par les anglais en l'année 1690. Comme beaucoup d'autres familles, c'est à la Martinique, île plus au sud, qu'elle trouva refuge. Un Jean Baptiste Tartanson originaire de Senez s'est installé d'abord vers 1640 à l'ile de Saint Christophe puis à la Martinique. Le rattachement de ce Jean Baptiste à l'arbre des Tartanson reste encore à faire. Mais cependant, confirmant cette hypothèse, Pierre Augustin Tartanson fils de ce Jean Baptiste, né en 1672 à Saint Christophe et décédé en 1761 à la Martinique fait enregistrer à Senez le 20 février 1685 son acte de baptême.
Les Tartanson à la Martinique ont été très nombreux au XVIII siècle. Mais la suppression de l'esclavage les a encouragés à s'expatrier en Louisiane ou à revenir en France. Le seul souvenir des Tartanson à la Martinique est le fort Tartanson à Fort de France.
Il existe des Tartenson dans la région de Compiègne dont le lien avec les Tartanson de Senez n'est pas établi.

Glossaire
Brassier : Ouvrier agricole payé à l'année, moitié en espèces, moitié en nature.
Cadis : Tissu grossier de laine (déformation provençale de Cadix)
Chauffe-cire : Officier de la grande chancellerie, chargé de préparer la cire pour sceller les actes royaux. Il y en avait quatre qui servaient par quartier. Ils jouissaient de tous les privilèges des secrétaires du roi. Il est question d'un chauffe-cire dès 1285, dans l'état de la maison de Philippe le Bel.
Courtine : Rideau de lit
Conducteur voyer : Agent des travaux publics de l'état. On dirait aujourd'hui employé de la DDE. On disait voyer parce qu'il était affecté à la construction et l'entretien des routes.
Lettre de recedo : lettre du curé de la paroisse où vit ou bien où est né la personne qui se marie dans une autre commune ; le curé ayant établi qu'il n'y a aucun empêchement, par cette lettre donne son accord pour ce mariage.
Filoselle : Espèce de soie grossière
Lettres démissoires : Suivant le droit canonique, l'évêque ordinaire d'un clerc, par rapport à l'ordination est : 1° l'évêque du diocèse dans lequel le clerc est né ; 2° l'évêque du diocèse dans lequel le clerc a son domicile. Le concile de Trente permet aussi à un évêque de donner les ordres à un clerc étranger qui a demeuré pendant trois ans avec lui, pourvu qu'il lui confère un titre aussitôt après qu'il l'a ordonné. Mais les évêques de France sont convenus dans les assemblées du clergé qu'ils n'ordonneraient sans démissoires que les clercs originaires de leurs diocèses, et ils observent cette règle avec assez d'exactitude, quoiqu'il n'y ait point sur ce sujet de loi qui ait révoqué l'ancien usage. Ils croient que l'évêque de l'origine est plus en état que les autres d'être instruit de la naissance et des qualités du clerc qui se présente pour recevoir les ordres ; et ils préviennent par ce moyen la fraude dé ceux qui se faisoient conférer un titre peu considérable dans un diocèse étranger, pour éviter la juste sévérité de l'évêque du lieu de leur origine.
Livre : La France a utilisé une livre divisée en 20 sous, chaque sou étant lui-même divisé en 12 deniers, la livre valant donc 240 deniers. Une livre correspondait vraiment à une livre d'argent (environ 409 grammes).
Prêtre habitué : Prêtre qui réside dans une paroisse ou une maison ecclésiastique, sans y exercer aucune fonction ni ministère officiel.
Ratier : probable francisation du provençal ratiero, en français layetier : fabricant de layette, coffres, caisses et divers emballages en bois
Regrattier : Marchand qui vend des articles de seconde main.
Protonotaire apostolique : Officier du Saint-Siège qui reçoit et expédie les actes des consistoires publics.
Testament non cupatif : Dans les pays de droit romain, testament attesté par un notaire et sept témoins, même après la mort du testateur, par opposition au testament écrit ou solennel, signé par le testateur lui-même.

Célébrités
Voici la liste classée par date de naissance croissante dans chaque catégorie :
Marins
• Pierre de Chaillan 1719-1794
• François Joseph Paul de Grasse 1722-1788
• Raymond Joseph Bruny d’Entrecasteaux 1737-1793
• Pierre Charles Sylvestre de Villeneuve 1763-1806
Hommes de lettres
• François de Malherbe 1555-1628
• Nicolas Claude Fabri de Peiresc 1580-1637
• François de la Rochefoucauld 1613-1680
• Donatien Alphonse François de Sade 1740-1814
• Ambroise Thomas Roux-Alphéran 1776-1858
• Joseph Roumanille 1818-1892
• Joseph Étienne Frédéric Mistral 1830-1914
• Paul Arène 1843-1896
• Charles Henri Rieu 1846-1924
• Bruno Durand 1890-1975
• Marie Mauron 1896-1986
• Jean-Paul Sartre 1905-1980
• Antoine de Saint Exupéry 1900-1944
Artistes
• André Campra 1660-1744
• Jacqueline Maillan 1923-1992
• Andrea Ferréol 1947-
• Cyril Féraud 1985-
Hommes politiques
• Palamède de Forbin 1433-1508
• Honoré Gabriel Riqueti comte de Mirabeau 1749-1791
• Claude Emmanuel Joseph Pierre de Pastoret 1752-1840
• Charles-Maurice de Talleyrand-Périgord 1754-1838• Paul François Jean Nicolas vicomte de Barras 1755-1829
• Émile Küss 1815-1870
Scientifiques ou entrepreneurs
• Marie Jean Antoine Nicolas de Caritat marquis de Condorcet 1743-1794
• Gustave Gaspard de Coriolis 1792-1843
• Alphonse Eugène Beau 1815-1893
• Alfred Frédéric Kastler 1902-1984
• Louis Schweitzer 1942-
Militaires
• Jean Baptiste d’Ornano 1581-1626
• Charles François du Périer de Mouriès (alias Dumouriez) 1739-1813
• Esprit Victor Élisabeth Boniface, comte de Castellane 1788-1852
• Louis Félix Franchet d'Esperey 1856-1942
• Maurice Challe 1905-1979
Médecins
• Gaspard Laurent Bayle 1774-1816
• Antoine Laurent Bayle 1799-1858
• Albert Schweitzer 1875-1965
Hommes d’Église
• Toussaint de Forbin 1631-1713

Histoire de la sardine
Jean Nicolas Paul François de Barras a raconté dans ses mémoires une histoire qui est à l'origine de la légende de la sardine qui a bouché le vieux port à Marseille.Capturé par les anglais en 1778 à Pondichéry, Barras bénéficie des accords d'échange de prisonniers alors en vigueur et en mai 1779, il embarque avec d'autres ex-prisonniers en direction de la France sur la frégate la Sartine, baptisée du nom du ministre de la Marine de Louis XVI de 1774 à 1780 , Monsieur de Sartine, comte d'Alby.Comme il est alors d'usage, la Sartine doit naviguer sous pavillon d'entente, qui la garantissait contre toute attaque de navire anglais. La règle à l'époque stipule la présence d'un pavillon blanc doublé avec le pavillon de l'ennemi, ici un pavillon anglais plus petit, situé normalement un peu plus bas. Mais la Sartine a navigué avec le pavillon français pour des raisons obscures.Le 1er mai, alors qu'après 10 mois de mer sans encombre, la Sartine croise au large du cap Saint Vincent , elle est prise à partie par une frégate anglaise de 50 canons, le Romney, qui lui adresse une première salve. Le commandant de la Sartine, se rendant compte du danger encouru, fait amener immédiatement le pavillon français, mais pas assez vite pour éviter une deuxième salve de canon. Il est tué dans cet échange. Le Romney, voyant le pavillon français amené, se rend compte à son tour de la méprise et se porte au secours du bâtiment français. Mais le mal est fait. La Sartine a pris deux bordées dans le flanc et est en piteux état. Le second, Marc-Lazare Roubaud, prend le commandement et la frégate poursuit sa route jusqu'à Marseille où elle arrive à l'agonie, le 19 mai 1780, avant de s'échouer dans l'entrée du Vieux-Port. L'échouement dans la passe d'entrée, en raison de la taille du bateau et de celle de ses mâts paralysa quelques temps une partie du trafic maritime de la cité phocéenne. On discuta certainement longtemps dans les cafés et sur les quais de cette Sartine, la frégate qui avait bouché l'entrée du port.

Draguignan : Confrérie des marguilliers du Saint Sacrement
Extraits de : Histoire de l'église paroissiale de Notre-Dame et Saint-Michel à DraguignanPar Raymond PoulleL'église de Notre Dame et Saint Michel possédait une institution nommée la confrérie des Marguilliers du Saint Sacrement de l'autel. Comme nous l'apprend le règlement, dressé en 1692, dans lequel il est dit que l'établissement de cette confrérie remonte à plus de cent années, il est probable qu'en présence de l'hérésie calviniste dans le midi, les dracénois voulurent répondre par une éclatante manifestation de leur foi. en constituant la vénérable confrérie des marguilliers du Très Saint Sacrement. Elle créait une garde d'honneur chargée d'un culte spécial, hommage envers l'objet de l'adoration des catholiques, prête à témoigner de l'énergie de ses croyances, l'étendue de son zèle, la multiplicité de ses démonstrations respectueuses et son assiduité auprès du sanctuaire. Durant près de trois siècles cette institution a subsisté dans l'église de Draguignan se recrutant parmi les familles les plus honorables de la cité et se soumettant à des observances nombreuses et minutieuses.[...]Lorsqu'il naissait un enfant à un des membres de la confrérie, le baptême avait lieu en grande pompe. Les prieurs et prieuresses s'assemblaient à l église avec les brandons pour déterminer par le sort ceux qui d'entre eux devaient être parrain et marraine du nouveau né. Douze billets sur deux desquels sont inscrits ces deux noms agités dans une urne Un clerc nouveau tondu symbole d'innocence fait le signe de la croix, tire les billets et les présente un à un à chaque membre Le dépouillement opéré, on félicite ceux sur lesquels le sort est tombé. Ils se rendent ensuite tous ensemble à la maison de l'accouchée, le parrain et la marraine se donnant la main. Après l'avoir complimentée, ils reviennent avec le père à l'église et tous les flambeaux allumés aux accords des orgues qui doivent retentir aussitôt assistent aux cérémonies du baptême et à la dresse de l'acte. Ils retournent à la maison de l accouchée. Quand ils sont arrivés dans son appartement, le parrain lui présente une bague que le corps de marguilliers est en usage de donner et qui doit coûter 3 livres 20 sols. Après être restés par honnêteté quelques instants chez elle, ils prennent congé en reconduisant les prieuresses à leurs demeures.

Baptêmes de la confrérie du Saint Sacrement en les murs :13/09/1678 : Ursule Emmanuelle Amanouit fille de Jacques et d'Honorade Blanchard.27/01/1694 : Joseph Emmanuel Palayony fils de Gaspar marchand et d'Anne Gay.05/10/1694 : Anne Emanuelle Amanouit fille de Joseph et de Magdelène Cauvin.07/11/1728 : Isabeau Emmanuelle Simian fille de César Simian et d'Isabeau Maunier.10/06/1734 : Emmanuelle Anne Pelicot fille de Emmanuel Pellicot et de Magdeleine Nolin01/01/1741 : François Emmanuel Lamanoy fils de Jean Lamanoy et de Marguerite Bounin.03/02/1743 : Ermentaire Elzéar Lamanoy fils de Jean Lamanoy et de Marguerite Bounin.

Baptêmes de la confrérie du Saint Hermentaire hors les murs avec le même cérémonial :27/08/1723 : Pierre Lamanoit fils de Joseph et de Véronique Palayony.24/09/1726 : Marie Catherine Victoire Simian fille de César Simian et d'Isabeau Maunier.18/02/1739 : Hermentaire Jacques Lamanoy fils de Charles Lamanoy et d'Anne Marie Gariel.

Baptêmes de la confrérie du Saint Rosaire avec le même cérémonial :02/10/1735 : Marie Magdeleine Pellicot fille d'Emmanuel Antoine Pellicot et de Magdeleine Nolin18/06/1745 : Anne Marie Lamenoy fille de Charles Lamenoy et de Marianne Gariel.

Histoire de Barrême
La France littéraire 1839
Le touriste dans les Basses Alpes p 245L'histoire raconte qu'en 1040 saint Isarne de Marseille étant venu à Barrême, les habitants du lieu refusèrent de le loger, et que sur la réquisition d'Annelins, évêque de Senez, irrité de ce manque d'hospitalité, le village, sauf la maison d'une pauvre veuve qui s'était empressée de donner asile au pauvre voyageur, fut entièrement brûlé, par le feu du ciel. Tout cela n'est probablement qu'une parabole : la punition eût été un peu forte, aussi le vieil artilleur m'a-t-il affirmé sérieusement qu'il n'en avait jamais entendu parler. Il ne sait rien de l'histoire ancienne, sinon que la ville de Barrême, autrefois perchée sur le mamelon conique qui la domine, est descendue peu à peu vers la rivière, où elle a, par un bon système de digues, agrandi son domaine aux dépens du lit du torrent qui la ravageait. Tout ici révèle d'ailleurs, indépendamment du travail des digues, une population laborieuse et intelligente. Pendant l'hiver, elle emploie à des transports lointains les chevaux que la culture des terres laisserait inoccupés ; elle fait un commerce assez lucratif, au moyen de la vente des prunes exquises que son sol produit en abondance, et elle devra bientôt à un de ses riches propriétaires, M. Ravel, l'établissement d'une nouvelle fabrique de draps à la mécanique.

Une dynastie de l'huile d'olive à Salon
Ses membresLa famille Cuerny est initialement une famille d'agriculteurs à Salon de Provence.Joseph Cuerny devient marchand d'huile basse comme indiqué dans l'acte de mariage de son fils Marc Antoine en 1856. Ses fils Philippe et Marc Antoine en font autant vers la même année. Philippe devient fabricant d'huile comme attesté dans un acte de 1851.Son fils Jacques donne de l'ampleur à sa situation et devient négociant comme attesté dans un acte de 1873, puis industriel comme attesté dans un acte de 1887.Les frères de Joseph Cuerny, Jacques et Claude, sont aussi marchand d'huile basse.Le sommet de la dynastie est atteint par le fils de Jacques Joseph Philippe Zéphyrin Querry industriel qui épouse Amélie Clémence Deiss fille d'Alphonse Jules originaire d'Alsace, émigré à Marseille, et soeur de Jules Alphonse, le père et le fils étant tous deux de prospères industriels dans le domaine de l'huile d'olive.Le gel de 1870 en Provence épargne les régions de Marseille, Berre et les Alpilles, qui du coup intensifient leur production, en la mécanisant progressivement et contribue au développement de cette industrie à Salon.Ses activitésL'huile basse est une huile extraite par dissolution des grignons d'olive qui sont les résidus de l'huile d'olive obtenu par pression. Ils contiennent des restes de pulpe et des noyaux concassés. Le solvant est le tétrachlorure de carbone. La dilution est filtrée puis distillée en colonne. Le produit est impropre à la consommation mais est utilisé dans la production du savon dit de Marseille.Quand les membres de la dynastie deviennent fabricants, ils fabriquent l'huile basse suivant le procédé indiqué ainsi que le savon.Devenus industriel ils englobent dans leur activité celle de fabricant de savon ainsi que la production de tétrachlorure de carbone et intègrent des moulins à huile traditionnels.Ils possèdent de nombreuses fabriques en Provence à Lyon et en Espagne.La dernière usine possédée dans la famille était l'usine Boussot et Querry de Beaucaire qui dut arrêter sa production après le gel des oliviers en Provence en 1958. Une tentative de reconversion vers le pépin de raisin à la place des grignons s'est heurté à l'impossibilité de saponifier cette huile.
La dynastie a débuté par un gel en 1870 et s'est terminée par un gel en 1958.
La ferme de boucherie à Senez
Le métier de boucher était réglementé de très stricte manière dans la cité de Senez. Le boucher est choisi pour un an commençant à Pacques par la communauté de la ville lors d'une réunion municipale. Les consuls modernes négocient alors chez le notaire les termes du contrat qui va lier le boucher à la ville. Il apparait aussi certaines années que le boucher est choisi par le chapitre qui s'accorde la priorité dans la fourniture de la viande. Il n'est pas possible dans l'état actuel de l'étude de voir si la communauté et le chapitre avaient chacun son boucher. Même si le métier est sans doute lucratif, les contraintes sont sévères. Le futur boucher doit s'engager à servir à tous ceux qui le demandent de la viande au prix négocié selon le type d'animal et pour les principaux morceaux des bêtes. Le prix peut varier selon la période de l'année. Le boucher choisi est le plus souvent de Senez ; il exerce le métier d'oste (aubergiste). L'attribution peut se faire plusieurs fois de suite à la même personne. Bernardin Tartanson en 1655 n'en est pas à son premier fermage. Ses fils Joseph et Jean Baptiste ont été choisis en 1685 et 1694. Claude Tartanson, son oncle, est choisi en 1661. cf sur le même sujet Le fournissement des boucheries de Béziers en 1632 http://www.histoire-genealogie.com/spip.php?article1837
Quelques bouchers de Senez
1653 Pierre Féraud de St André La communauté
1656 Bernardin Tartanson La communauté
1658 Bernardin Tartanson La communauté
1659 Antoine Cotton La communauté
1661 Claude Tartanson La communauté
1663 Bernardin Tartanson La communauté
1682 Joseph Tartanson Joseph Granet Le chapitre
1687 Jean Baptiste Tartanson La communauté
1694 Jean Baptiste Tartanson La communauté
Tartanson 1695 La communauté
Tartanson 1697

Références bibliographiques- Coup d'œil sur la paroisse du Gros Morne Ile de la Martinique XVIIème siècle -1801 Auteur Eugène Bruneau-LatoucheCet ouvrage présente la généalogie de la famille Doëns plusieurs fois alliée de la famille Tartanson

Recherche Testament à Allos B32 de Jean Tartanson 1660/1662

Géologie

La faille de Barras
La faille de Barras est une structure géologique située dans les Alpes du Sud, en France. Elle a été nommée d'après la commune de Barras, où elle est particulièrement visible.
La faille de Barras est une faille inverse, c'est-à-dire qu'elle résulte de la compression des roches de part et d'autre de la faille, qui ont été poussées l'une sur l'autre. Elle s'est formée au cours de l'orogenèse alpine, qui a eu lieu il y a environ 60 à 30 millions d'années, lorsque l'Afrique a commencé à se heurter à l'Europe, provoquant la formation des Alpes.
La faille de Barras a une longueur d'environ 20 kilomètres et une largeur de quelques centaines de mètres. Elle sépare les schistes et les grès du Jurassique inférieur (datant d'environ 200 millions d'années) des calcaires et des marnes du Crétacé supérieur (datant d'environ 90 millions d'années).
La faille de Barras a été étudiée en détail par de nombreux géologues depuis le XIXe siècle. Elle est aujourd'hui considérée comme un site géologique d'importance internationale, en raison de la qualité de ses affleurements et de son accessibilité. Elle constitue également un lieu de visite pour les touristes intéressés par la géologie et la géomorphologie des Alpes.


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