Pierre III du BUC- RICHARD
Pierre III du BUC- RICHARD
 Pierre DUBUC, "le Brave" "le Traitre"
Chevalier (perdu par dérogeance royale en 1657), sieur de la Caravelle , anobli, sieur de La Caravelle (8 mars 1702), membre du Conseil souverain de la Martinique , Chevalier de Saint-Louis (1706)

  • Né le 13 juin 1640 - au château de Guéville, Guéville commune de Trouville-la-Haule (Eure)
  • Décédé en 1708 - Trinité (Martinique),à l'âge de 68 ans
  • Cadet puis Lieutenant au régiment du maître de Malte de 1654 à 1657, habitant sucrier, Capitaine de milice puis Colonel en 1708, membre du conseil souverain de la Martinique
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 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Notes

Notes individuelles

Ci-dessus, portrait de Pierre III Du Buc de La Caravelle (Propriété de la Famille Du Buc)

Blason: "D"argent à la bande d'azur" qui sont les armes de la branche cadette des Du Buc-Richard de Normandie. Ports d'ames et reconnaissance familiale accordés aux Du Buc de Martinique par le roi en 1769, 1782 et 1789.

Texte grasLe patronyme s'écrivant de différentes façons (du BUC, DUBUC, DUBUQ, du BUSC) cette famille est originaire de Normandie, Guéville,Trouville-la-Haule, Criquebeuf-la-Campagne etc..., elle y tient de vastes seigneuries,châteaux et manoirs.

Troisième fils de Jean VI François du BUC, Chevalier, Seigneur du Paquerel, du Fontenil, baron Bretagnolles, Gueville et de Jehanne LHUILLIER (LHUILLIER-REGNARD) issu la branche aînée de Normandie, Pierre III du BUC nait avec le titre de chevalier, dans cette famille de très ancienne noblesse d'extraction Normande (recensée en 1190 dans l'Eure). Pierre naît ainsi que toute sa fratrie dans le château de Guéville mais un feu de cheminée rase une grande partie de la bâtisse et oblige la famille à domicilier dans le manoir d'Iville appartenant à la famille LHUILLIER.Son père officier, Pierre du BUC intègre en 1654 le régiment du grand maître de Malte dirigé par Paul de LASCARIS de JAUNA, comme cadet.En 1657, le grand maître de l'ordre Paul de Lascaris décède à 97 ans. Après 3 ans de campagnes militaires -dont la guerre d'Espagne- Pierre obtient une permission et rentre chez lui. C'est désormais un jeune officier plein d'avenir. Il décide d'aller au manoir de Criquebeuf demander la main de son amie d'enfance; Elisabeth de NOLLENT, fille du chevalier François de Nollent. C'est une promesse faite à la jeune Demoiselle que Pierre souhaite honnorer. Avant cela, il se rend dans l'église du village pour prier sur la tombe de son ancêtre - le chevalier Geoffroy du BUC-. Là il rencontre le curé de la paroisse, le père BEAUVOISIN qui le connait depuis enfant. Ce dernier lui annonce qu'Elisabeth de NOLLENT est fiancée à son cousin Jean de BIENCOURT depuis plusieurs mois, les bans ayant déjà même étaient prononcé ! La mère de ce de BIENCOURT est la cousine germaine du père de Pierre du BUC. Furieux, Pierre enfourche son cheval et galope en direction du manoir de Chauvincourt, fief des de Biencourt situé à une bonne journée au galop. Une fois arrivé il est stoppé à l'entrée par les gardes puis par les frères de Biencourt; Antoine et Jean. S'en suit des insultes et menaces. Jean de Biencourt pour laver l'honneur de sa famille provoque un duel au premier sang dans deux jours au manoir de Criquebeuf que Pierre accepte. Cependant, Antoine de Biencourt propose de remplacer son frère pour ce duel car il estime être plus chevronné que ce dernier dans le maniement des armes.Le jour j et contre toute attente, Pierre du Buc remporte son duel contre son ainé en le tuant d'un coup d'épée au cœur.Désormais sa tête est mise à prix, le Cardinal de Richelieu interdit les duels qui déciment l'aristocratie française. Le paternel des de Biencourt, le fameux baron de Chauvincourt, titré commandant de la garde royale et militaire va envoyer aussitôt ses mousquetaires pour une chasse à l'homme, Pierre doit partir ! Mais où ? Sûrement pas chez son père à Iville qui serait un repère trop facile à trouver. Il se décide à aller au château du Fontenil à l'Aigle dans l'Orne qui fut encore lorsqu'il était enfant la propriété de son grand père Jean V du Buc-Richard et depuis peu celle de Jean Le Héricy cousin de Pierre du Buc. A son arrivée au château, Le Héricy envoie son métayer à Iville chercher Jean François VI du Buc.

On prend la direction de Dieppe. J.F du Buc et son frère Gédéon I Du Buc, sieur de Valmont, procureur au greniel à sel de Dieppe entretiennent des relations avec les capitaines de navires locaux. Gédéon va s'occuper de toute la paperasserie.J.F du Buc-Richard fait ses adieux à son fils, lui interdisant de remettre les pieds en France sous peine d'être pendu. Il lui remet toutefois une lettre de recommandation à transmettre à Jacques Dyel Duparquet, gouverneur de la Martinique et ami de longues date afin qu'il puisse le protéger en l'hébergeant sur son domaine de Saint-Pierre de la Martinique. Ce qui sera chose faite durant 1 an. Désormais ''Pierre III du Buc-Richard, chevalier se nomme Pierre Dubuc, simple engagé. Il a seulement 18 ans et quitte définitivement les siens. Il perd son honneur, ses titres de noblesses et ses futures terres. Il s'installe à la Martinique chez Jacques Dyel Duparquet jusqu'à la mort de celui-ci en 1658. Sans un sous, il quitte la Martinique pour Saint-Christophe et s'engage pour 36 mois chez un maître nommé Belletête, un être cruel. L'expérience ne dure que quelques mois - nous mentionne les lettres du testament de Pierre- un jour au détour d'un bois, Pierre du Buc attend couteau à la main son tortionnaire et l'oblige à signer sa libération tout en lui déconseillant d'essayer de l'attraper sous peine de le tuer. Il lui vole son pistolet, son cheval et l'argent qu'il avait sur lui pour v prendre la direction du port et s'engager de nouveau pour la Martinique. Il s'engage dans ce qu'il fait de mieux....l'armée ! Son talent est indéniable, il prend du galon, devient flibustier, il s'enrichit et se rachète une respectabilité.Il contracte deux mariages avec deux riches veuves. Le roi lui donne des terres pour le remercier de ses bons et loyaux services, terres qu'il cultive en cannes à sucre, cacao et tabac. Désormais respectable et respecté, il investit toujours plus en rachetant des terres et en construisant des usines à sucre.

Seul à connaître ses origines et enclin à redevenir ce qu'il fut, il lui faut dorénavant recouvrir à une toute nouvelle noblesse. Il participe à plusieurs expéditions d'ordres militaires, passe les grades d'enseigne de milice en 1676, lieutenant en 1678, capitaine en 1691 puis finit colonel réformé en 1708.Il introduit la culture du cacao à la Trinité de la Martinique.Il peut désormais financer sa nouvelle noblesse en achetant pour 6000 livres des lettres d'anoblissement que le roi Louis XIV vend. Nous sommes en 1701.Elle lui seront confirmées le 8 mars 1702. Il aurait pu tout aussi bien attendre que le roi les lui donnent car c'est ce qu'il aurait fait, mais Pierre fut trop pressé de les retrouver. Nous n'en connaissons pas ses raisons.

Le généalogiste du roi lui attribut pour armoiries "d'azur à un sauvage d'or au chef cousu de gueule chargé de trois dards d'argent posés en fasce".Pierre du Buc restera comme le père fondateur d'une longue et puissante dynastie qui jouera un rôle économique tant à la Martinique qu'à la cour de Versailles.En 1769, le roi reconnait les Du BUC de Martinique comme descendants des Du BUC de Normandie, ainsi que leur noblesse immémoriale (moyen-âge), favorisé par les documents de la branche aînée Du BUC restée en Normandie et mise à disposition pour les Du BUC de Martinique, avec pour conséquence la reprise du patronyme "Du BUC" et le titre de "chevalier" perdu par dérogeance royale en 1657 par Pierre Du BUC.Le 31 mai 1782 à Versailles, sur autorisation du Roi et l'accord de CHERIN, généalogiste du roi, contresigné par le maréchal de CASTRIES, et à la demande de Jean François du BUC RICHARD, chevalier, Seigneur de Flexanville et de Laumoye , reconnaissant les Sieurs du BUC du FERRET et de SAINT-PRIX de la Martinique comme descendants de la famille noble des du BUC de Normandie, il autorise les sieurs du BUC à relever les armes féodales des du BUC de Normandie branche cadette du Fontenil "d'Argent à la bande d'or".

"Vers 1657, un Pierre du Buc, qui était aussi normand, s'étant battu en duel, fut obligé de passer aux colonies et perdit sa noblesse (Louis XIV ne plaisantait pas sur ce point). Pierre serait né à Guéville (Sic) diocèse d'Evreux." sources : Société académique du centre à Châteauroux année 1905.

Il laissa avant sa mort à ses fils en 1708 un testament "secret" sur son origine et celle de sa famille, de son fameux duel, et demanda à ses descendants qu'après la presciption de son duel, ils se réconcilient en ce rapprochent de leur parents normands.Son ultime requête eut pour objet que ses descendants reconquièrent le patronyme originel de "du BUC" , ce qui fut fait par la suite.La réconciliation définitive des deux branches (1780-1782) intervient après de longues années de procès où Pierre DUBUC et ses descendants demandèrent leur part d'héritage à Jean VI du BUC (frère de Pierre) et sa descendance.

 Sources

  • Personne: "La Saga des Du Buc" d'Yvan Brunet Du Buc et de Fabrice Renard-Marlet aux éditions Du Buc Paris 2013. "1498-1848 si la Martinique m'étais contée...de Y.Brunet du Buc de Mannetot, année 2008, archives famille du Buc de Normandie, Société académique du centre, Châteauroux, 1905 p.128), Archives nationales (généalogie d'Hozier 1690)
  • Naissance: acte d'Etat civil (retrouvé par Yvan Brunet du Buc, le 8.8.2009), cabinet des titres (Charles d'Hozier, 1660)
  • Famille 1, famille 2: F.R

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Jean V du BUC- RICHARD, Chevalier, Seigneur du Fontenil, Baron de Bretagnolles Marie Claude LE MONNIER Jean L'HUILLIER-REGNARD Jeanne LUTTRE
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Jean VI François du BUC- RICHARD, Chevalier, sieur du Paquerel (Saint-Georges sur Fontaine), Baron de Bretagnolles, seigneur du Fontenil, de Guéville, Graveron, Semerville, Tournedos, de Flexanville et de Lommoye ca 1600-1666 Jeanne L'HUILLIER-REGNARD 1612
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portrait
Pierre III du BUC- RICHARD, Chevalier (perdu par dérogeance royale en 1657), sieur de la Caravelle 1640-1708



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