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Bienvenue dans mon arbre généalogique. Vous y trouverez des ascendances de la famille GEORGE, LECOCQ, ECORCHEVILLE, ROUSSELLE, PERRIN, DUNOYER de SEGONZAC, RENOUARD, LOTH, BROUSSEAUD, LANOAILLE de TOURNIOL, etc. 

Je suis preneur de toute information qui permettra d'enrichir mes données. Bien entendu, je n'ai rien contre le fait que vous vous serviez de mes données pour enrichir les vôtres, seulement, veuillez par correction me citer dans vos sources. 


Jules Armand Joseph ECORCHEVILLE
Sosa : 28
  • Né le 17 mars 1872 - Paris, 75004, France
  • Décédé le 19 février 1915 - Souain-Perthes-lès-Hurlus, France , à l’âge de 42 ans
  • Inhumé en février 1915 - Suippes, France
  • Musicologue
9 médias disponibles 9 médias disponibles

A participé à la Grande Guerre, mort le 19/02/1915

Que s'est-il passé ce jour là ?
Domicile lors de la mobilisation : Paris (75)

 Parents

  • sosa Charles Ernest ECORCHEVILLE, né le 26 juin 1828 - Paris, 75006, France, décédé le 20 avril 1895 - Saint-Ouen-l'Aumône, France à l’âge de 66 ans , inhumé en avril 1895 - Saint-Ouen-l'Aumône, France, Confiseur-négociant à Paris
    Marié le 4 août 1855, Saint-Ouen-l'Aumone, France, avec
  • sosa Nathalie Julie MONTHIERS, née le 12 mai 1833 - Pontoise, France, décédée le 16 avril 1893 - Saint-Ouen-l'Aumone, France à l’âge de 59 ans , inhumée - Saint-Ouen-l'Aumone, France

 Union(s), enfant(s), les petits enfants et les arrière-petits-enfants

 Fratrie

 Relations

 Grands parents paternels, oncles et tantes



 Grands parents maternels, oncles et tantes

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 Chronologie


 Notes

Notes individuelles

Jules ECORCHEVILLE, appartenait à une ancienne famille de Normandie dont on retrouvait des représentants dans le pays de Caen dès le XIIè siècle. C'est ainsi qu'un Escorceville figure en 1184 sur les rôles de l'échiquier des comptes de Normandie à Caen.

Depuis le XVIè siècle, la famille Ecorcheville habitait au Mesnil-sur-Blangy (Calvados), mais à la fin du XIXè siècle, un de ses membres vint se fixer à Paris

Charles et Julie Ecorcheville avaient trois enfants en 1870 : Elisabeth, Léontine et Amélie, qu'ils ont envoyé en Normandie pendant le siège de Paris, à la garde de la mère de Charles. Après l'armistice de 1871, les trois filles sont rentrées à Paris. Après le siège de Paris, ils ont eu un quatrième enfant : Jules Ecorcheville, né en 1872.

Jules ECORCHEVILLE, né à Paris le 17/3/1872 a été tué pendant la Grande Guerre le 19/2/1915 à Perthes-les-Hurlus (Marne).

Jules Ecorcheville fit ses études à Saint-Ouen-l'Aumône ; doué de brillantes dispositions pour la musique, il reçut de 1887 à 1890, des leçons de César Franck. Bachelier ès-lettres le 18/11/1891, licencié ès-lettres le 31/10/1894, il fut l'élève de MM. Gazier et Lichtenberger pour les lettres et de M. Jules Roy, professeur à l'Ecole des Chartes, pour l'histoire, docteur ès-lettres le 25/5/1906 avec deux thèses de musicologie : "Vingt suites d'orchestre du XVIIè siècle français" et "De Lulli à Rameau, l'Esthétique musicale".

Il étudia la musicologie à Leipzig sous la direction de H. Riemann (1904-1905). Il soutint en Sorbonne ses deux thèses de doctorat : "Vingt suites d'orchestre du XVIIè siècle français" (2 vol. Paris 1906) et "De Lulli à Rameau l'esthétique musicale" (Paris 1906). En janvier 1907, il créait la revue "Société Internationale de Musicologie" (SIM) qui fut une revue à la fois d'histoire et d'avant-garde musicale. En même temps, il entreprenait le "Catalogue du fonds de musique ancienne de la bibliothèque Nationale" (8 volumes - Paris 1910-1914) et jetait les bases d'une histoire générale du luth. On lui doit encore une étude "Corneille et la musique" (in Courrier Musical, 15/6 et 1/7/1916) et un volume d'"Actes d'états civils des musiciens insinués au Châtelet de Paris entre 1539-1650" (Paris 1907). En juin 1914, il organisa le congrès que la S.I.M. vint tenir à Paris. Bibliographie : - Le Tombeau de Jules Ecorcheville, suivi des lettres inédites par Laloye, La Laurencie, Vuillermoz (Paris 1916),
- Catalogue des livres de feu Jules Ecorcheville, avec introduction de H. Prunières (Paris 1920). Référence : Dictionnaire de la Musique sous la direction de Marc Honegger, directeur de l'Institut de Musicologie de l'Université de Strasbourg (bordas)

Il a notamment commencé le catalogue des manuscrits musicaux de la Bibliothèque Nationale, créé la Société Internationale de Musique Contemporaine, la Revue Internationale de Musique. En 1914, bien qu'âgé de 42 ans et se trouvant en Suisse à la déclaration de guerre, il revient pour s'engager comme combattant de première ligne ; il sera tué au front en mars 1915. Une plaquette éditée à sa mort par ses amis de la Société Internationale de Musique réunit des témoignages sur sa carrière de musicologue.
Sa veuve Madeleine Ecorcheville (née Ogier) décèdera peu après la fin de la guerre, laissant trois enfants Claude, Noëlle et Gilbert.


Il était le parrain de ma mère Suzanne Le Roy, qui en parlait avec beaucoup dÕaffection ; elle me racontait quÕelle allait souvent chez lui (5, Cité Vaneau) où il avait un grand salon de musique. Elle y avait entendu Claude Debussy et Erik Satie. Ma sÏur Annie dit que le piano de Saint-Quentin dont elle a hérité est celui de Jules Ecorcheville, qui aurait été donné à notre mère, Suzanne, en 1918 par sa veuve en souvenir de lui. MD

  • ****
    Lettre de Jules Ecorcheville à Louis Laloy

    Ç 9 janvier 1915
    Cher ami,
    Où êtes-vous ? Que devenez-vous ? L'Opéra reprend-il ? Est-il mort ? Donnez-moi signe de vie.
    Ici, rien de nouveau. Je villégiature dans un petit manoir des environs de Châlons-sur- Marne en attendant la grande offensive et me porte fort bien. Ne me plaignez pas.
    Mille bons vÏux pour vous cinq, et souhaitons de faire une rentrée sensationnelle dans la musique, tout au moins à l'automne prochain. È

    • ***

      Lettre de Jules Ecorcheville à Lionel de la Laurencie

      Ç 15 janvier 1915

      Oui, mon cher ami, moi aussi, je suis très heureux de voir que nous pensons de même sur le fond de cette grave question de l'internationalisme.
      Tous deux nous avons la prétention de ne pas nous en laisser imposer par les braillards, qui nous voudraient tenir enfermés dans les limites des "fortifs".
      Pour moi, si je reviens, ce qui n'est pas sûr, je serai plus attaché que jamais à cette cause. D'abord, par une curiosité native, que je tiens pour absolument légitime ; puis, par nécessité, car j'estime que nos études ne seront utiles à l'humanité que si nous les poursuivons d'accord avec ceux qui s'y intéressent, et sur un plan plus général qui leur permette d'aboutir à un résultat logique et relativement rapide.
      Ici, sur le front, nous ne partageons pas du tout le furor anti-teutonicus que la presse essaye d'inculquer au public. En contact avec l'ennemi, au courant de ses méthodes, de ses procédés, renseignés par ses prisonniers, nous voyons le pour et le contre. Nous n'excusons pas les horreurs, mais nous voyons les causes, là où on ne vous met sous les yeux que des effets.
      Les Allemands font une guerre guerrière, nous la faisons humanitaire. Là où nous nous efforçons de voir un duel avec ses règles, ils n'ont vu qu'un coup de main d'autant plus sûr qu'il est plus brutal. Notre système est certainement plus près de la morale qui a écrit "tu ne tueras point", mais il est plus éloigné de cet état particulier où la force se substitue au droit, et où il s'agit précisément de tuer le plus et le plus vite possible. On ne s'entendra jamais, puisqu'il s'agit d'un côté d'un assaut dÕarmes et de l'autre, d'un assassinat. La raison ne peut rien, car la guerre est le recours des peuples quand la raison s'est tue. È

      • ********





        XXXX


        Article du Ç Larousse de la Musique È T.I, p. 294 (1957)

        ECORCHEVILLE (Jules), musicologue français, né à Paris en 1872, tué à Perthes-lès-Hurlus en 1915. Elève de Franck, puis de Hugo Riemann, il poursuivit ses études supérieures à la Sorbonne et obtint le titre de docteur ès lettres en 1906, avec 2 thèses sur la musique française du XVIIe et du XVIIIe siècle : Corneille et la musique, lÕEsthétique musicale de Lulli à Rameau (1690-1730). On lui doit le catalogue du fonds de musique ancienne de la Bibliothèque nationale (8 vol., 1914), la publication de 20 suites dÕorchestre du XVIIe siècle français (1906) [manuscrit dit Ôde CasselÕ], des Actes dÕétat civil des musiciens insinués au Châtelet de 1539 à1650 (1907), de nombreuses étude et, surtout, lÕorganisation de la Section française de la S.I.M. (Société internationale de musique), destinée à faciliter et à multiplier les rapports entre musiciens et musicologues de tous les pays.

        • *******

          Article du Dictionnaire de la Musique. Larousse 2001, p.277

          ECORCHEVILLE, Jules, musicologue français (Paris 1872, Perthes-lès-Hurlus, Marne 1915. Elève de César Franck de 1887 à 1890, il sÕinitia aux disciplines musicologiques, sous la direction de Riemann (1904-1905). Il obtint son doctorat à lÕUniversité de Paris en 1906 (thèses : 20 suites dÕorchestre du XVIIe siècle français ; de Lulli à Rameau. LÕesthétique musicale.) et fonda , lÕannée suivante la Revue S.I.M. (Société Internationale de Musicologie). Ami de Debussy et de Ravel, il défendit les nouvelles tendances de la musique française en même temps quÕil dressait lÕinventaire du fonds de musique ancienne de la Bibliothèque nationale (Catalogue du fonds de musique ancienne de la B.N., 8 vol., 1910-1914) et quÕil poursuivait ses recherches sur les luthistes. Il mourut sur le front en 1915, laissant inachevée son Ïuvre dÕhistorien, qui était dÕune grande qualité et riche de promesses.



          • Références bibliographiques :


            Références bibliographiques sur Jules Ecorcheville (Yahoo !Encyclopédie mai2003)

            1. CHRONOLOGIE DES MUSICIENS

            2. Fonds musicaux français : XVIe-XXe siècles... musicales III (Paris : 1951), p. 73-92. Jules ÉCORCHEVILLE. Catalogue du fonds de musique ancienne de la B.N. www.culture.fr/sfm/fonds.htm


            3. Revue de Musicologie : 1917-1980.Sommaires des années 1917 à 1980. www.sfm.culture.fr/sfm/rev1917.htm

            4. Arpeggione - Erik Satie - Catalogue des Ïuvres É [Pièces froides à Mme Jules Ecorcheville ]. Petite Ouverture à danser - Petite Musique de ... Site portail dédié à la musique classique en France ...
            www.arpeggione.fr/oeuvres/Satie.html


            5. Documents sur l'histoire de la Société Internationale de Musique... l'une, parisienne, fut fondée par Louis Laloy et Jules Ecorcheville. Cette société internationale était de création ... www.sfm.culture.fr/sfm/docts.htm

            6. BnF-catalogues : Les catalogues de la Musique... Jules Ecorcheville, Catalogue du fonds de musique ancienne de la Bibliothèque nationale, Paris, Société ... www.bnf.fr/pages/catalog/music-bl.htm

            7. BnF-Collections et départements : Département de la Musique... ce fonds ancien est dressé en huit volumes par Jules Ecorcheville entre 1910 et 1914, tandis que les autres collections ...
            www.bnf.fr/pages/collections/musique.htm
            Sur Rameau. de CURZON, Bibliothèque française du XVIIIe s. La Musique, Plon. Jules ECORCHEVILLE, De Lulli à Rameau, Fortin, 1906. jp.rameau.free.fr/on_rameau.htm

            ECORCHEVILLE, Jules. "Vingt suites d'orchestre du XVIIe siècle français".

www.minkoff-editions.com/musique_musicologie/pages/e-f.htm

Un inventaire (24 pp.) des lettres qu'il a reçues entre 1890 et 1914 a été fait par son petit-fils Christian Ecorcheville, fils aîné de Claude (son fils aîné) et de Denise (née Dunoyer de Segonzac).

Quelques extraits :

SAINT-SAËNS, Camille (1835-1921) 9 septembre 1909 Cher monsieur, Le seul fait que vous êtes perplexe montre que nous ne nous entendrons jamais. L'hétérophonie existe, et aussi le vol et l'assassinat. C'est le retour à la diaphonie, à la barbarie, avec cette différence que les premiers tâtonnements du moyen âge étaient na‹fs et sincères, et que les horreurs actuelles sont voulues et conscientes. C'est l'anarchie ! Vous êtes gracieux pour elle, grand bien vous fasse ; mais ce qui me déplaît, c'est que vous fassiez patte de velours comme dernièrement chez moi, c'est que vous veniez me demander des conseils et que vous avez l'idée bien arrêtée de ne pas les suivre. Continuez, puisque cela vous plaît, à travailler à introduire chez nous la démoralisation artistique de l'Allemagne actuelle mais au moins faites-le franchement.

C. Saint-Saëns

P.S. Pourquoi n'intitulez pas votre société : société allemande des ennemis de la musique.

La bibliothèque musicale de Jules Ecorcheville était considérable. Un inventaire en a été fait après sa mort. Gilbert Ecorcheville en a communiqué un exemplaire manuscrit. Cette bibliothèque a été cédée (pour un faible prix) par sa belle-mère Jeanne OGIER (née Renouard), après la mort de son épouse Madeleine Ecorcheville (née Ogier), à Henri Prunières, musicologue (1886-1942)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

portrait
sosa Armand Constant ECORCHEVILLE 1790-1867
  portrait
sosa Charlotte Rosalie PLESSIER 1805-1877
  portrait
sosa Laurent Hilaire MONTHIERS 1795-1881
  portrait
sosa Julie Stelline LEVASSEUR 1796-1856
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portrait
sosa Charles Ernest ECORCHEVILLE 1828-1895
  portrait
sosa Nathalie Julie MONTHIERS 1833-1893
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portrait
sosa Jules Armand Joseph ECORCHEVILLE 1872-1915



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