Sieur du Saz, de La Chollière en Orvault, de La Roche en Gorges

  • Born about 1444 - Nantes
  • Deceased about 19 February 1506 - Nantes,aged about 62 years old
  • Trésorier Général de Bretagne (1485-87), trésorier de l'Epargne (1474-91, 1499-1506), maître d'artillerie de la ville de Nantes (1488-1492), auditeur des comptes, membre du conseil des bourgeois

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Individual Note

Trésorier Général de Bretagne de 1485 à 1487, Trésorier de l'Epargne de Bretagne de 1474 à 1491.

Fils de Jamet et de Jeanne Le Ferron. Il provenait d'une famille nantaise, issue de la bourgeoisie, qui donna plusieurs officiers des finances au service de la Bretagne comme le furent son père Jamet et son grand-père Jean. On peut véritablement évoquer la saga nantaise des Thomas d'Orson. Par sa mère, il était également le petit-neveu de l"évêque de Léon, Guillaume Le Ferron.

Le XVème siècle dans les grandes villes bretonnes est marqué par un profond renouvellement des élites, notamment par l'émergence d'alliance entre les milieux marchands, des affairistes locaux, des lignages d'officiers de l'Etat breton, des gens de savoir plus ou moins titrés. A cette époque, le négoce régional et international se modifiait. Le port Briand-Maillard, entre le château et le Bouffay, recevait une grande partie du vin importé depuis l'Espagne, les autres grandes sources de richesse tait le sel et les toiles fines.... Alors l'Etat breton centralisé réclamait davantage de spécialistes de l'administration et des finances. Le maniement de l'argent, l'office lucratif dans les sphères du pouvoir municipal ou princier, la spéculation, l'ascension et la réussite promotionnelle de certains ont encouragé ce phénomène. Cette promotion des affairistes, une minorité, s'expliquait aussi par la faiblesse des derniers ducs bretons, l'inflation des impôts et la croissance des dépenses militaires et administratives. Les plus habiles ont pu ainsi gravir les échelons sociaux et à ce petit jeu, les Thomas d'Orson occupaient une place privilégiée.

En septembre 1464, clerc laîc, il est pressenti pour prendre à sa charge la chapellenie de Sainte-Anne de Plougoulm dans le Léon, à laquelle il pourvoit depuis 2 ans, avant qu'un prêtre ne soit nommé par l'abbé de Saint-Mathieu et le chanoine du Léon, Tanguy Kerlech.

Fils du Contrôleur des finances de Nantes, Gilles Thomas gravît les échelons. Il fut d'abord en 1467, receveur du fouage dans l'évêché de Nantes, puis de l'aide des villes de 1469 à 1471, assisté par son voisin Gillet Dauffay. Il secondait son père Jamet dans ses fonctions. En 1473, il occupa le même poste dans l'évêché de Tréguier. A partir de 1474, mort de son père, il est trésorier de l'Epargne et occupera jusqu'à sa mort le rang de membre du conseil des bourgeois de Nantes. Cette fonction lui conférait la responsabilité du château de Nantes, et il veillait occasionnellement à ses réparations. Avec le procureur Jean Blanchet, il en est un des membres les plus en vue. Il participait à contrôle des comptes des miseurs et de l'artillerie, qui se déroulait dans sa maison chaque année. Dans cette maison était d'ailleurs conservé le coffre des archives municipales et un étendard de la ville de Nantes. Son aura était telle que ses concitoyens le voyaient comme un intermédiaire privilégié entre leur communauté et les pouvoirs publics. Il fut député de Nantes aux Etats de 1476 et 1480. Il déploya une grande activité pendant la Guerre de Succession de Bretagne, comme son père.Le 10 juin 1476, avec Jean Blanchet, délégués par la Chambre des comptes de Bretagne, ils procèdent à une enquête pour savoir combien de temps les moulins des halles ont été sans moudre, à l'occasion des batardeaux construits en 1472. En 1477, Gilles jouait aussi un rôle sur le plan mercantile, le duc François II l'ayant autorisé à exporter 50 tonneaux de froment par les havres de Nantes et de Vilaine, malgré l'interdiction contemporaine d'exporter les blés bretons.

A cette époque, il se mariait vers 1480 avec Jeanne du Cellier (dame du Bois en Carquefou). En 1483, elle était marraine au baptême de Anne Savaton. Il acquiert en 1484, la métairie de la Baronnie à Orvault, de même que la seigneurie de la Chollière, puis celle de la Chenuère à Sucé. Puis en 1485, il est receveur du fouage dans l'évêché de Cornouaille. Par aveu, il indique avoir acquis 110 écus d'or de rente sur la seigneurie du Fresnay en Plessé.

En 1485, suivant la tradition familiale, alors qu'il est maître de la Monnaie de Nantes, Gilles est promu par le duc breton François II (1433-88), receveur général du fouage de Bretagne (Trésorier Général). Il prenait la suite de Pierre Landais (1430-85), fils de riches drapiers vitréens, victime d'une coalition de seigneurs bretons et de son grand rival, le chancelier, Guillaume Chauvin (1422-84), bien que protégé par François II. Avec ce cumul de fonctions, Gilles se présentait alors comme un 'super ministre des finances', et finalement presque comme le maître véritable du duché auprès d'un duc fatigué et vieillissant. En 1486, par acte du 11 avril, le duc de Bretagne lui confia l'éducation de Françoise de Sesmaisons, qui épousa en 1492, Vincent de Herlet. De l'automne 1486 au printemps suivant, il resta cloué au lit, malade, et fut démis de sa fonction au profit de Guillaume Juzel. Il conserve ses autres fonctions du fait des nombreuses sommes qu'il avait avancées pour le Duché breton. La Maison ducale vivait alors au-dessus de ses moyens, François II étant le débiteur attitré de ces bourgeois aux dents longues. A cette époque, il livre aux Nantais 2918 livres de salpêtre pour une valeur de 758 livres, 925 livres de soufre (23 livres), 291 livres de poudre à canon (48 livres). En 1488, il est ambassadeur du Duc breton à Nantes. Le 02 avril 1488, Jean IV de Rieux, tuteur de la future Anne de Bretagne, exigea la restitution de bijoux et organisa une réunion à laquelle assistait Gilles à cette fin, en compagnie de son beau-père Jean du Cellier, Gilles de La Rivière vice-chancelier de Bretagne, Jean Blanchet sénéchal de Nantes, Guillaume de Bogier contrôleur général de Bretagne, Odet d'Aydie sénéchal de Carcassonne...

François II de Bretagne s'éteint à Coueron le 09 septembre 1488, quelques jours après la défaite des troupes bretonnes à Saint-Aubin du Cormier, et sa très jeune fille, Anne de Bretagne prend la succession du duché de Bretagne, après avoir été proclamé duchesse le 15 février 1489, sous le tutorat du maréchal de Rieux.

En 1489, la levée d'un emprunt forcé à Nantes pour rémunérer les mercenaires allemands en garnison permît de connaître les 125 plus riches citoyens de la ville qui comptait alors 14000 habitants. Gilles pouvait être considéré comme le plus riche car sa quote-part de taxation était de 800 livres (sur un total de 13010 livres perçues). Il précédait le sénéchal de la ville, Jean Blanchet et le marchand Guillaume Patricier.

Le 4 janvier 1490, la duchesse publie que seront reconnus coupables du crime de lèse-majesté ceux de ses sujets qui rallieraient le camp du roi de France. Dans la cathédrale de Rennes le 19 décembre 1490, Anne, épouse en premières noces et par procuration le futur Maximilien Ier (devenu par la suite empereur romain germanique), veuf et qui est alors titré roi des Romains. Ce faisant, elle devient reine, conformément à la politique de son père. Ce mariage est une nouvelle provocation à l'égard du camp français qui considère qu'il viole le traité du Verger.

Dans la nuit du 19 au 20 mars 1491, le sieur Alain d'Albret ouvre les portes du château de Nantes à Louis II de La Trémoille et Guichard d'Albon, sieur de Saint-André, commandant des troupes françaises. D'Albret s'empara des bagues, joyaux, perles, saphirs, et autres bijoux qui étaient dans la trésorerie de l'épargne du château, sous la garde de Gilles. Ce 20 mars 1491, un traité fut conclu au château par lequel Nantes se rendait en présence de l'artillerie de la forteresse, grâce à l'influence du maréchal Jean IV de Rieux , à condition de conserver ses droits et privilèges.

Charles VIII reçut le serment des habitants de Nantes le 04 avril 1491 et laissa la garde du château à 1.000 hommes sous la garde de la Trimouille, la forteresse étant commandée par Alain de Mont-Ménard, sieur de Rochefort.

Le 7 avril 1491, il baille un double inventaire d'ornements d'hôtels et reliquaires au contrôleur de l'argenterie Pierre Signac, en présence du maître d'hôtel de Charles VIII, Jehan François.

Le 6 décembre 1491, Charles VIII épousait Anne de Bretagne au château de Langeais.

Rétabli de sa maladie, ses ambitions allaient alors croître, ce d'autant rappelons le, qu'il est créancier de l'Etat breton. En effet, après avoir rendu ses comptes de trésorerie devant les membres de la commission Le Roux, il obtînt du roi un acte du 01 février 1494 ordonnant de lui payer sur les restes des receveurs de Bretagne , la somme de 53.942 livres, 8 sous et 20 cl qui lui restait due par le défunt duc François II. Cet acte fut confirmé par Louis XII le 13 avril 1499. Ainsi, après la mort du roi de France Charles VIII en 1498, alors qu'Anne de Bretagne cherche à s'installer à Nantes, elle fait venir à Paris avec elle, Gilles et son beau-frère Jean du Cellier qui se voient allouer respectivement 3 et 7 livres par jour par la ville de Nantes. Puis elle se mît en route pour Nantes où l'attendait une magnifique réception où un gigantesque faux éléphant animé par des hommes l'attendait...A cette époque, on retrouve Gilles dans les inventaires et déclarations de vaisselle d'argent,d'or blanche, livrée par x x, maître de la chambre aux deniers de la Reine (16 janvier 1498), en présence du maître des monnaies de Nantes, Julian du Vergier et de l'orfèvre Jean Chiffain qui vont peser ces biens dans la cour de la trésorerie de l'épargne (au château de Nantes).Un grand inventaire est fait au château d'Amboise rescensant pour la duchesse une tapisserie d'or, laine et soie, à grands personnages qui avait été baillée par Gilles en 1494 avec Raymond de Desest, bailli d'Amboise et achetée auprès de Jehan Le Fèvre, tapissier d'Anne de Bretagne.

En 1499, redevenu Trésorier de l'Epargne de Bretagne du duché d'Anne de Bretagne, Gilles était le parrain de Gilles Jehan, fils du lieutenant de la ville de Nantes.pour en 1499.Conservant la faveur d'Anne de Bretagne, il conservait aussi la charge de garde des chartes avec des gages annuels de 120 livres et l'office de secrétaire à la chambre des comptes.

En septembre 1500, la duchesse Anne de Bretagne fît un voyage dans son duché avec son mari, le roi de France Louis XII qu'elle voulait présenter à son peuple breton. Accueillie avec beaucoup d'enthousiasme à Nantes, elle donna l'ordre à Arthur L'Espervier, capitaine de la ville et du château, et à Gilles, de distribuer aux hôpitaux de la ville une quantité considérable de tapisseries.

En octobre 1501, trésorier de l'épargne d'Anne de Bretagne, il dresse un abrégé de vaisselle d'argent et de vermeille dorée, apportée du château de Nantes à Blois, par ordonnance et commandement de la duchesse

De 1503 à 1506, il fut auditeur à la Chambre des Comptes de Bretagne à titre de compensation. Ses fonctions très importantes lui permirent d'obtenir des terres (Chollière en Orvault...). Le 19 février 1506, Jean Neveu qui tenait jusqu'alors le compte du bâtiment du château de Nantes et miseur, lui succédait comme 33ème Trésorier de l'Epargne, suivi de Bertrand de Tours vers 1517, Alexandre Dessefort...

 NB : Son fils François (1479-1524), prévôt des monnayeurs de Nantes, avait fait en 1510, une supplique au roi Louis XII  pour que ses aieux soient reconnus comme ayant porté le surnom 'd'Orson' et le roi le lui accorde pour les bons et agréables services que lui et ses prédécesseurs lui ont fait ainsi qu'aux autres rois, ducs et princes de ce pays, accomplit principalement dans l'administration financière du duché de Bretagne. C'est en fait gràce à ce fils, voulant une reconnaissance aristocratique, que le nom Thomas d'Orson apparaît dans la lignée. Le nom s'éteint rapidement en 1524, à la mort de François ! Etrange destinée pour cette famille sortie du néant, un siècle et demi plus tôt, après cinq générations d'ascension sociale ininterrompue. L'alter ego rennais de Gilles Thomas  à la même époque était Julien Thierry.

A Nantes, sa demeure semblait situer près de l'hôtel Bizard ou Derval (rue de Verdun, Hôtel de ville au XVIIIème s), des jardins de Tonayrie et de l'église Saint-Léonard.

Autres notes :Nous reviendrons une autre lois sur la constructiondes collatéraux de la Cathédrale quand nous auronsdépouillé tousle s documents qui nous permettront de' donner quelque chose de précis sur ce point. Pour lemoment, bornons-nous à citer un de ces documents quiprouve qu'une partie de ces deux collatéraux élaitconstruite dès la fin du xve siècle. C'est une permissionaccordée le dernier mars 1485 (n. s.) par lesChapitre àGilles Thomas, sieur du Sas, de faire placer ses armessur la dernière clef de voûté de la seconde aile des chapelles,licentiam... de apponendo... suas armas in ultimadavi secunde aile capellarum. » Qui dit « seconde aile »suppose la première. Or, comme la chapelle Saint-Jeanest la première d'une de ces deux ailes, il faut bienadmettre qu'elle était construite au moment où le Chapitreaccordait cette permission.

  Photos and archival records

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 Family Tree Preview

Jean Thomas d'Orson, Sieur de La Roche en Gorges 1370-1421 Guillemette Barbe des Fossés 1392 Geoffroy Le Ferron, Sieur de Souché en Saint-Aignan de Grand-Lieu, des Ouches 1397-1462 Jeanne Brillet
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Jamet Thomas d'Orson, Sieur de La Roche en Gorges 1420-1474 Jeanne Le Ferron, Dame du Saz en La Chapelle-sur-Erdre 1425-
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Gilles Thomas d'Orson, Sieur du Saz, de La Chollière en Orvault, de La Roche en Gorges ca 1444-ca 1506



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