• Born 27 November 1707 - Québec, QC
  • Baptized 27 November 1707 - Notre-Dame de Québec, QC
  • Deceased 1 January 1774 - Hôpital général de Québec, QC,aged 66 years old
  • Buried about January 1774 - Notre-Dame de Québec, QC
  • Curé de Boucherville, vicaire général

 Parents

  • Étienne Marchand, born 5 July 1683 - Québec, QC, baptized 6 July 1683 - Notre-Dame de Québec, QC, deceased 29 March 1734 - Québec, QC aged 50 years old , buried 29 March 1734 - Notre-Dame de Québec, QC,
    Charpentier

    Married 21 February 1707, Notre-Dame de Québec, QC, to
  • Marie-Anne Durand

 Siblings

 Half-siblings

On the side of Étienne Marchand, born 5 July 1683 - Québec, QC, baptized 6 July 1683 - Notre-Dame de Québec, QC, deceased 29 March 1734 - Québec, QC aged 50 years old , buried 29 March 1734 - Notre-Dame de Québec, QC,
Charpentier
(display)

 Events


 Notes

Individual Note

MARCHAND, ÉTIENNE, prêtre, grand vicaire, né à Québec le 26 novembre 1707, fils d' Étienne Marchand, charpentier, et de Marie-Anne Durand, décédé à l'Hôpital Général de Québec le I 1 janvier 1774.

Étienne Marchand était l'aîné d'une famille de sept enfants. Ses parents, fervents chrétiens, appartenaient depuis 1715 à la confrérie de Sainte-Anne. Selon Jacques Viger*, Marchand se rendit en France pour faire sa théologie après ses études au collège de Québec. De retour après trois ans, soit en 1731, il fut ordonné prêtre par Mgr Dosquet, le 21 octobre de la même année, dans la chapelle du palais épiscopal. L'année suivante, il succédait à Joseph Dufrost de La Gemerais comme curé de la paroisse de Champlain. En octobre 1735, Marchand devenait curé de la paroisse Sainte-Famille-de-Boucherville. Le 30 septembre 1740, peu après le décès de Mgr François-Louis de Pourroy* de Lauberivière, le chapitre de Québec le nommait grand vicaire pour le gouvernement de Montréal à la place du sulpicien Maurice Courtois qui s'était précédemment récusé. À la demande du seigneur et des habitants de Boucherville, le chapitre le reconnaissait en même temps comme titulaire de la paroisse et lui expédiait des lettres de curé inamovible. Il devait demeurer grand vicaire jusqu'au décès de Mgr de Pontbriand [Dubreil*] en 1760.

C'est à partir de 1764 que l'abbé Marchand fut appelé à jouer un rôle plus marquant dans l' Église canadienne. Devant les préjugés que Murray entretenait à l'égard du supérieur du séminaire de Montréal, Étienne Montgolfier, celui-ci avait présenté sa démission comme grand vicaire du gouvernement de Montréal, le 9 septembre, et avait invité le chapitre à le remplacer par quelqu'un « qui ne fut pas même de la maison de St. Sulpice ». Deux jours plus tard, le choix du chapitre se portait sur Marchand. Murray se vanta d'avoir été l'instigateur de cette nomination. « Ce Marchand, écrivait-il, est un bon et brave garçon [...] avec suffisamment d'adresse, on peut le faire parler et l'utiliser à toutes sortes de fins. » Avec le retour de Mgr Briand, à l'été de 1766, Marchand se voyait confirmer dans ses fonctions. Le 25 juillet, le nouvel évêque lui expédiait ses lettres de provisions en même temps qu'il lui annonçait la nomination de Montgolfier comme deuxième grand vicaire pour Montréal, dans le but d'alléger son fardeau. Celui-ci était plus particulièrement chargé des « païs d'en haut » et de la « supériorité des religieuses », tandis que Marchand n'avait que la direction des paroisses situées au sud du Saint-Laurent.

Marchand jouit de l'estime et de la confiance de son évêque qui lui confia plusieurs tâches délicates et qui songea même, un moment, à le proposer comme coadjuteur. En juillet 1766, il approuva l'idée du grand vicaire du gouvernement de Québec, Joseph-François Perrault, de faire appel aux curés et aux communautés pour assurer, par une contribution annuelle, la subsistance de l'évêque. Seines les réticences de Mgr Briand, convaincu « que l'on ne retirerait rien des peuples ni des curés pour l'évêque », firent avorter ce projet.

En mai 1773, affaibli par la maladie, Marchand se retirait à l'Hôpital Général de Québec où il devait mourir le 11 janvier 1774. Selon Pierre-Georges Roy*, c'est durant ce séjour à l'hôpital que le grand vicaire composa un poème héroï-comique en deux chants intitulé « les Troubles de l'Église en Canada en 1728 », relatant les démêlés entre les autorités ecclésiastiques et civiles lors de l'inhumation de Mgr de Saint-Vallier [La Croix*] à l'Hôpital Général [V. Claude-Thomas Dupuy*]. Cet essai poétique « n'est pas un chef-d'oeuvre mais compte des vers d'une verve satirique remarquable ».

Prêtre dévoué et effacé, Marchand servit l'Église canadienne avec zèle et amour. Sa pondération et sa prudence furent fort utiles à Mgr Briand à un moment où l'Église, disposant d'une liberté d'action très limitée, traversait des heures difficiles.

Gilles Chaussé
www.biographi.ca

MARCHAND, ÉTIENNE, priest and vicar general; b. 26 Nov. 1707 at Quebec, son of Étienne Marchand, a carpenter, and Marie-Anne Durand; d. 11 Jan. 1774 in the Hôpital Général of Quebec.

Étienne Marchand was the eldest of seven children. His parents were ardent Christians who had joined the brotherhood of Sainte-Anne in 1715. According to Jacques Viger*, Marchand attended the College de Québec and then went to France to do his studies in theology. He remained there for three years. Returning to Quebec in 1731, he was ordained priest on 21 October by Bishop Dosquet in the chapel of the episcopal palace. The following year he succeeded Joseph Dufrost de La Gemerais as parish priest of Champlain. In October 1735 he became priest of the parish of Sainte-Famille-de-Boucherville. On 30 Sept. 1740, shortly after the death of Bishop François-Louis de Pourroy* de Lauberivière, the chapter of Quebec appointed him vicar general for the administrative district of Montreal after the Sulpician Maurice Courtois had refused the post. At the request of the seigneur and habitants of Boucherville, the chapter at the same time acknowledged him as the incumbent of the parish and sent him papers indicating this appointment was permanent. He remained vicar general until the death of Bishop Pontbriand [Dubreil*] in 1760.
After 1764 Abbé Marchand played a more prominent role in the church in Canada. On 9 September of that year, Étienne Montgolfier, superior of the Séminaire de Montréal, faced with Murray's prejudices against him, resigned as vicar general of the District of Montreal and invited the chapter to replace him with someone “who is not even from the Saint-Sulpice community.” Two days later, the chapter chose Marchand. Murray prided himself on having instigated the appointment. He considered “This Marchand . . . a good honest hearty fellow . . . & wt proper Address may be brought to speak out and answer every purpose.” When Briand returned to Canada as bishop in the summer of 1766, Marchand was confirmed in his responsibilities. On 25 July the new bishop sent him his letters of appointment and at the same time announced that Montgolfier was being appointed as a second vicar general of Montreal, in order to ease Marchand's burden. In addition to his other duties Montgolfier was given special responsibility for the pays d' en haut and was made ecclesiastical superior of the female religious orders; Marchand had only to guide the parishes on the south side of the St Lawrence.
Marchand enjoyed both the confidence and the respect of his bishop. Briand entrusted him with many tasks requiring sensitive handling and at one point even considered proposing him as coadjutor. In July 1766 when Joseph-François Perrault, vicar general of the District of Quebec, suggested that the parish priests and communities should be called upon to provide for the bishop's maintenance through an annual contribution, Marchand supported the proposal. The plan fell through only because Bishop Briand had reservations about it, being convinced “that nothing should be taken from the people or the parish priests for the bishop.”

In May 1773, weakened by illness, Marchand entered the Hôpital Général in Quebec; he died there on 11 Jan. 1774. According to Pierre-Georges Roy*, it was during his stay in hospital that the vicar general wrote a mock-heroic poem in two cantos entitled “Les troubles de l'Église en Canada en 1728.” The poem recounts the dispute between ecclesiastical and civil officials at the time of the burial of Bishop Saint-Vallier [La Croix*] at the Hôpital Général [see Claude-Thomas Dupuy*]. This poetic endeavour, Roy states, “is not a masterpiece but contains poetry of unusual satirical vigour.”

Devoted and retiring, Marchand served the Canadian church with zeal and love. His sense of balance and prudence stood Bishop Briand in good stead when the church, with little freedom of action, was going through difficult times.

  Photos and archival records

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