• Born 8 May 1890 - St-Paul-l'Ermite, L'Assomption, QC
  • Baptized 8 May 1890 - St-Paul-l'Ermite, L'Assomption, QC
  • Deceased 1 May 1930 - Montréal, QC,aged 39 years old
  • Buried 5 May 1930 - Repos St-François-d'Assise, Montréal, QC
  • Fonctionnaire, baryton, folkloriste, journaliste

 Parents

  • Sévère-Gaspard Marchand, born 30 April 1843 - Repentigny, L'Assomption, QC, baptized 2 May 1843 - La-Purification-de-la-Bienheureuse-Vierge-Marie de Repentigny, L'Assomption, QC, deceased 23 November 1897 - St-Paul-l'Ermite, L'Assomption, QC aged 54 years old , buried 26 November 1897 - St-Paul-l'Ermite, L'Assomption, QC,
    Fabricant de charrues,mécanicien, manufacturier

    Married 18 January 1871, St-François-Xavier de Verchères, Verchères, QC, to
  • Zoé Quintal

 Spouses, children and grandchildren

 Siblings

(display)

 Events


 Notes

Individual Note

source www.biographi.ca
auteur: Jean-Nicolas de Surmont

MARCHAND, CHARLES (baptisé Joseph-Charles-Édouard), fonctionnaire, baryton, folkloriste, journaliste et directeur artistique, né le 8 mai 1890 à Saint-Paul-l'Ermite (Le Gardeur, Québec), fils de Sévère-Gaspard Marchand, mécanicien, et de Zoé Quintal ; le 19 octobre 1912, il épousa à Hull, Québec, Marie-Anita Reinhardt ; trois fils et une fille lui survécurent ; décédé le 1er mai 1930 à Montréal.

Charles Marchand fréquente le collège de L'Assomption de 1902 à 1906, puis termine ses études classiques au collège Bourget à Rigaud. En 1910, il s'installe à Hull et obtient un emploi pour le gouvernement fédéral, au ministère de l'Intérieur. Grâce à ce poste - qu'il occupera jusque vers 1918, année où il décidera de quitter son emploi pour se consacrer au chant et au folklore -, il fait la rencontre de Fortunat Champagne, qui deviendra un collaborateur.

Marchand fait sa première prestation publique à Ottawa en 1910 dans la pièce Fleur d'ajonc de Théodore Botrel, artiste alors en vogue au Canada français. Il met ensuite sa voix de baryton au service d'oeuvres paroissiales en participant bénévolement à diverses manifestations. Son répertoire comporte à ce moment-là certaines similitudes avec celui de Botrel, qui met la chanson rustique et bretonne catholique à l'honneur, mais s'adaptera peu à peu à la réalité canadienne-française. Dès 1915, Marchand collabore avec Oscar O'Brien*, qui lui arrangera environ 150 chansons, et Maurice Morisset, qui pour sa part lui en écrira. L'interprète fait ses débuts professionnels à Montréal le 12 mars 1919 à la salle Lafontaine.

L'année suivante, en mai, Marchand donne son premier spectacle d'importance ; harmonicistes et violoneux en costume traditionnel l'accompagnent. L'événement se déroule au Monument national, à Montréal, ville où il habite depuis peu et où il aurait étudié le chant avec les professeurs Jean Riddez et Max Pantaleieff. Alexandre D'Aragon, qui publiera un article sur l'artiste dans l'Action musicale, littéraire et artistique de Saint-Jérôme le 14 mai 1932, soulignera la qualité de son « timbre » et sa « chaleur communicative ». Ajoutés au costume de draveur et à la ceinture fléchée qu'il porte pour interpréter des chansons entraînantes, ces atouts feront de Marchand un emblème du Canada français de son époque.

Le 31 janvier 1922, Marchand fonde, avec O'Brien, Morisset et le pianiste Ernest Patience, un mouvement musical nommé le Carillon canadien. De 1922 à 1925, il fait le tour de la province de Québec, visite une partie de l'Ontario, ainsi que quelques villes de l'Ouest canadien et de la Nouvelle-Angleterre. Il assume la direction du Carillon, publié à Montréal de mai 1926 à mars 1927, puis fusionné à la Lyre. Le périodique se définit comme un magazine théâtral, musical et littéraire qui tente de faire connaître « la bonne chanson ». La maison d'édition le Carillon publie les chansons de Morisset et d'O'Brien interprétées par Marchand.

En 1927, à l'occasion du soixantième anniversaire de la Confédération, célébré à Ottawa, le baryton fonde un quatuor. Les Troubadours de Bytown, formés de Marchand, Émile Boucher, Miville Belleau et Fortunat Champagne, effectuent non seulement des tournées au Canada, mais aussi aux États-Unis, où ils interprètent entre autres des chansons traduites en anglais par John Murray Gibbon. En 1927, 1928 et 1930, le quatuor fait partie de la programmation du Festival de la chanson et des métiers du terroir, tenu ces années-là notamment au château Frontenac, à Québec. Organisée par Gibbon, agent publicitaire pour la Compagnie du chemin de fer canadien du Pacifique au Canada, qui parraine l'événement, cette série de festivals a lieu dans les différents hôtels de la compagnie entre 1927 et 1931. En 1928, Marchand assume en partie la direction artistique du festival. Il participe également à l'organisation de celui de 1930, dont on reportera la tenue à cause de la mort soudaine et prématurée du folkloriste.

Charles Marchand a contribué à la valorisation de la tradition orale en interprétant le répertoire constitué par Marius Barbeau*, qu'il a d'ailleurs aidé dans ses collectes. Il a compté parmi ses collaborateurs, outre Morisset et O'Brien, les paroliers Pierre Dupaigne, Lucien Sirois, Hector Nadeau et Robert Choquette*, ainsi que le musicien Hector Latour. De 1922 à 1926, il a réalisé de nombreux enregistrements en solo pour diverses maisons à New York (chez Edison et Columbia) et à Montréal (chez Starr). Marchand a contribué à intégrer le répertoire canadien-français au mouvement de « la bonne chanson », qui, jusqu'alors, correspondait principalement à l'oeuvre de Botrel.

from www.biographi.ca
by: Jean-Nicolas de Surmont

MARCHAND, CHARLES (baptized Joseph-Charles-Édouard), office holder, baritone, folklorist, journalist, and artistic director; b. 8 May 1890 in Saint-Paul-l'Ermite (Le Gardeur), Que., son of Sévère-Gaspard Marchand, a mechanic, and Zoé Quintal; m. 19 Oct. 1912 Marie-Anita Reinhardt in Hull, Que.; three sons and one daughter survived him; d. 1 May 1930 in Montreal.

Charles Marchand attended the Collège de L'Assomption from 1902 to 1906, and then completed his classical studies at the Collège Bourget in Rigaud. In 1910 he moved to Hull and found employment with the federal Department of the Interior. It was through this position (which he would leave around 1918 to devote himself to singing and to folklore) that he met Fortunat Champagne, who would become a colleague.

Marchand made his first public appearance in Ottawa in 1910, as a member of the cast of the play Fleur d'ajonc by Théodore Botrel, who was a popular entertainer in French Canada at that time. Next he used his baritone voice for the benefit of parish charities, performing without pay at various events. His repertoire showed some similarity to that of Botrel, who highlighted rustic and Catholic Breton songs, but it gradually came to reflect the concrete realities of French Canadian life. In 1915 he began working with Oscar O'Brien*, who would arrange some 150 pieces for him, and with Maurice Morisset, who would write some of his songs. Marchand made his professional debut in Montreal on 12 March 1919 at the Salle Lafontaine.

Marchard gave his first important performance in May of the following year, when he was accompanied by harmonica players and fiddlers in traditional costume. The event took place at the Monument National in Montreal, the city to which he had recently moved; he is said to have studied singing there, with Jean Riddez and Max Pantaleieff. Alexandre D'Aragon, in an article on Marchand in the Saint-Jérôme paper L'Action musicale, littéraire et artistique on 14 May 1932, would emphasize his fine "timbre" and his "warmth in communicating." These gifts, along with the raftsman's costume and ceinture fléchée he wore when he performed his rousing songs, would make Marchand an emblem of the French Canada of his day.

Marchand, O'Brien, and Morisset, along with pianist Ernest Patience, founded a musical movement named the Carillon Canadien on 31 Jan. 1922. From 1922 to 1925 Marchand toured Quebec and visited parts of Ontario and a few towns in western Canada and in New England. He became editor of Le Carillon, which was published in Montreal from May 1926 to March 1927, when it merged with La Lyre. The periodical described itself as a theatrical, musical, and literary magazine seeking to promote "la bonne chanson." The publishing house Le Carillon brought out the songs by Morisset and O'Brien that Marchand performed.

For the celebrations held in Ottawa in 1927 to mark the 60th anniversary of confederation, Marchand put together a quartet. The Bytown Troubadours - Marchand, Émile Boucher, Miville Belleau, and Fortunat Champagne - went on tour in Canada as well as in the United States, and their repertoire included songs translated into English by John Murray Gibbon. In 1927, 1928, and 1930 the quartet was on the program of the Canadian Folk Song and Handicraft Festival, which was held in those years mainly in the Château Frontenac at Quebec. This series of festivals was organized by Gibbon, who was the publicity director in Canada for the Canadian Pacific Railway; the company sponsored the event, which took place at various CPR hotels from 1927 to 1931. Marchand took over part of the artistic direction of the festival in 1928. He was also involved in organizing the event in 1930, but it was postponed because of his sudden and premature death.

Charles Marchand helped gain recognition for the oral tradition by performing the repertoire that Marius Barbeau* had assembled; Marchand contributed to Barbeau's efforts. Besides Morisset and O'Brien, his colleagues included songwriters Pierre Dupaigne, Lucien Sirois, Hector Nadeau, and Robert Choquette*, as well as musician Hector Latour. From 1922 to 1926 he made many solo recordings for Edison and Columbia in New York and the Starr studios in Montreal. Marchand helped bring French Canadian songs into the cause of "la bonne chanson," which until then had consisted mainly of Botrel's work.

-- GEDCOM (INDI) --1 NAMEN Charles Edmond Marchand2 _BIRN Joseph Charles Édouard Marchand

  Photos and archival records

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