• Born 25 February 1760 - Verchères,Verchères,QC
  • Baptized 25 February 1760 - St-François-Xavier de Verchères, Verchères, QC
  • Deceased 14 April 1825 - Sandwich,Windsor,ON,aged 65 years old
  • Prêtre sulpicien, curé à Detroit,MI,USA

 Parents

  • Louis-Marie Marchand, born 1 June 1720, deceased 13 January 1799 - St-Antoine-sur-Richelieu,QC aged 78 years old , buried 15 January 1799 - St-François-Xavier de Verchères, Verchères, QC,
    Négociant

    Married 26 February 1753, Boucherville, Chambly, QC, to
  • Marguerite Boucher-DeNiverville

 Siblings

 Notes

Individual Note

Extrait de www.biographi.ca
Auteur: Bruno Harel

MARCHAND, JEAN-BAPTISTE, prêtre catholique et sulpicien, né le 25 février 1760 à Verchères (Québec), fils de Louis Marchand, négociant, et de Marie-Marguerite Boucher de Niverville ; décédé le 14 avril 1825 à Sandwich (Windsor, Ontario).

Jean-Baptiste Marchand appartenait à une famille honorable ; il comptait parmi ses oncles paternels Joseph, seigneur de Saint-Charles-sur-Richelieu, Nicolas, officier d'artillerie tué lors du siège de Québec en 1759, et deux prêtres séculiers dont l'un, Étienne*, fut vicaire général. Jean-Baptiste étudia au petit séminaire de Québec de 1774 à 1784 et fit sa théologie au séminaire de 1784 à 1786, tout en remplissant le rôle de surveillant au petit séminaire. Il fut ordonné prêtre le 11 mars 1786 par Mgr Louis-Philippe Mariauchau* d'Esgly, évêque de Québec.

Attiré par le séminaire de Saint-Sulpice, Marchand commença son ministère à l'église Notre-Dame de Montréal dès le mois d'août 1786 et fut agrégé le 21 octobre 1788. En septembre 1789, Jean-Baptiste Curatteau* quittait le collège Saint-Raphaël, dont il était directeur, laissant à son successeur l'usufruit de tous ses biens investis au Canada. À la suggestion de Gabriel-Jean Brassier*, vicaire général de l'évêque de Québec, les marguilliers de la fabrique de Notre-Dame, qui étaient propriétaires du collège, choisirent Marchand pour succéder à Curatteau. Il se mit à l'oeuvre avec enthousiasme malgré les difficultés et faiblesses de l'institution : les élèves étaient peu nombreux (de 120 à 130), la compétence variait d'un professeur à l'autre et les ressources financières étaient limitées. L'établissement regroupait des pensionnaires (le cinquième de l'ensemble de la clientèle) et des externes, offrait les cours primaire et secondaire, et dispensait l'enseignement en français et en anglais pour les élèves du primaire. La majorité des professeurs, appelés régents, étaient des clercs prêtés par l'évêque de Québec, dont la formation morale et théologique relevait de Marchand. Celui-ci devait assurer la permanence et voyait souvent l'évêque lui retirer des régents. Malgré cela, il inaugura en 1790 une classe de philosophie, épargnant ainsi aux élèves d'avoir à se rendre à Québec. Il jouissait de la confiance de l'évêque et des autorités du séminaire. En 1794, la venue au Canada de sulpiciens français chassés par la Révolution amena trois nouveaux professeurs au collège. Ils jugèrent sévèrement la qualité des élèves et les exigences de l'établissement. Après des tensions qui s'apaisèrent en octobre 1795, Marchand écrivit à Mgr Jean-François Hubert*, évêque de Québec : « nous avons cédé de part et autre sur la manière d'agir ». Cette unité ne dura pas, et Marchand démissionna en août 1796. De 1792 à 1794, il avait également occupé la charge d'aumônier des religieuses de la Congrégation de Notre-Dame.

Après la mort de François-Xavier Dufaux, missionnaire sulpicien à L'Assomption-du-Détroit, connu plus tard sous le nom de Sandwich, Mgr Hubert offrit, le 17 octobre 1796, la cure de Notre-Dame-de-l'Assomption au séminaire de Saint-Sulpice ; le supérieur, Gabriel-Jean Brassier, désigna Marchand pour l'occuper. Il arriva dans sa paroisse le soir de Noël 1796. Le territoire qu'il avait à desservir longeait la rivière de Detroit, du lac Saint-Clair jusqu'au lac Érié, et s'enfonçait à environ six milles à l'intérieur des terres. Le presbytère avait été construit par Hubert, qui avait été curé de 1781 à 1785, et la modeste église avait été achevée en 1787. Le nombre de fidèles s'accrut rapidement et, en 1816, la paroisse en comptait près de 3 000. Dès le début, Marchand gagna la confiance de ses ouailles et se distingua par son zèle. Pourtant, bien des dissensions divisaient les paroissiens. En 1795, François Baby*, lieutenant adjoint du comté d'Essex, s'était vu octroyer un banc spécial dans l'église. Après de violentes disputes avec ses coparoissiens qui tentaient de l'empêcher d'occuper son banc, Baby décida finalement, en 1797, de renoncer à ses prétentions pour ramener le calme dans la paroisse. Une autre affaire, mettant en cause les titres de propriété de la fabrique, allait entraîner des conséquences beaucoup plus graves. Un paroissien, François Pratt (Pratte), réclamait la presque totalité du terrain de la fabrique, qui servait de cimetière et où plusieurs bâtiments avaient été construits. En 1801, il entoura ce terrain d'une clôture et intenta une poursuite en dommages-intérêts, qu'il abandonna par la suite. La question des titres de propriété ne fut tranchée qu'en 1806, au moment où les droits de Pratt furent confirmés. Il restait à Marchand son église et son presbytère.

Toutes les six ou huit semaines, Marchand était amené à visiter les dessertes qu'il avait établies peu après son arrivée dans la paroisse Notre-Dame-de-l'Assomption, soit celles de Saint-Jean-Baptiste, à Amherstburg, et de Saint-Pierre-sur-la-Tranche (Prairie Siding), sur la rivière Thames. Il ne cessa d'encourager la fondation d'écoles et il fit venir des maîtres à cet effet, mais la faible densité de la population ne favorisait guère l'instruction. Il avait des relations étroites avec Michel Levadoux et Gabriel Richard, deux sulpiciens de Detroit, et il remplaça même ce dernier lorsqu'il s'absenta de sa paroisse en 1808-1809. Il fut aussi appelé à l'héberger. En effet, à la suite de la prise de Detroit par les forces armées britanniques durant la guerre de 1812, le général de brigade Henry Procter ordonna le 21 mai 1813 à Richard, qui avait apparemment professé de forts sentiments antibritanniques, d'aller demeurer chez Marchand jusqu'à son expulsion. Il devait subir le même sort qu'une trentaine d'habitants de Detroit qui avaient déjà été envoyés à Québec, mais, le 6 juin, il promit de ne plus faire de commentaires et put ainsi retourner à Detroit.
Marchand reçut deux fois la visite de l'évêque de Québec. Mgr Pierre Denaut* séjourna un mois à Sandwich, en juin et juillet 1801, et y confirma 500 personnes. Il était accompagné de l'abbé Félix Gatien*, qui devait demeurer cinq ans à Sandwich. En juin 1816, Mgr Joseph-Octave Plessis fit une tournée pastorale, au cours de laquelle il put constater la lourdeur de la tâche du curé ; en septembre, il lui adjoignit un vicaire, Joseph Crevier, dit Bellerive, qui allait lui succéder à sa mort.
Dès juillet 1797, Jean-Baptiste Marchand avait écrit à son évêque : « Je me trouve ici fort heureux tant pour le temporel que pour le spirituel. » Puis, en 1799, il remerciait Jean-Henry-Auguste Roux, supérieur du séminaire de Saint-Sulpice, de n'avoir pas proposé sa candidature à la cure de L'Assomption, près de Montréal. Après plus de 26 ans de ministère à Sandwich, sa santé commença toutefois à se détériorer au printemps de 1823. Il mourut le 14 avril 1825. Selon Mgr Hubert, Marchand était « un homme de caractère, doux, affable, sachant plier sans lâcheté, sans faiblesse ».

FROM; www.biographi.ca
written by : Bruno Harel

MARCHAND, JEAN-BAPTISTE, Roman Catholic priest and Sulpician; b. 25 Feb. 1760 in Verchères (Que.), son of Louis Marchand, a merchant, and Marie-Marguerite Boucher de Niverville; d. 14 April 1825 in Sandwich (Windsor), Upper Canada.

Jean-Baptiste Marchand belonged to a respectable family. Among his paternal uncles were Joseph, the seigneur of Saint-Charles-sur-Richelieu, Nicolas, an artillery officer killed in the siege of Quebec in 1759, and two secular priests, one of whom, Étienne*, was a vicar general. After studying at the Petit Séminaire de Quebec from 1774 to 1784, Jean-Baptiste did his theology at the Grand Séminaire in the period 1784-86, and served at the same time as a study master at the Petit Séminaire. He was ordained priest by the bishop of Quebec, Louis-Philippe Mariauchau* d'Esgly, on 11 March 1786.

Attracted to the Séminaire de Saint-Sulpice, Marchand began his ministry in the church of Notre-Dame at Montreal in August 1786 and was received into the Sulpician community as a member on 21 Oct. 1788. In September 1789 Jean-Baptiste Curatteau* resigned from the Collège Saint-Raphaël, of which he was the principal, leaving to his successor the usufruct of all his assets invested in the province of Quebec. At the suggestion of Gabriel-Jean Brassier*, the bishop of Quebec's vicar general, the churchwardens of Notre-Dame, who owned the college, chose Marchand to succeed Curatteau.

He set about his task with enthusiasm, despite the difficulties and weaknesses of the institution: there were not many pupils (between 120 and 130), the teachers varied in competence, and the financial resources were limited. It took in both boarders (a fifth of the student body) and day pupils, offered elementary and secondary courses of study, and at the elementary level taught pupils in both French and English. Most of the teachers, called regents, were clerics lent by the bishop of Quebec and they received their moral and theological training from Marchand. Marchand was responsible for continuity at the college but often had his teachers removed by the bishop. Nevertheless, in 1790 he added the two-year Philosophy program, thus saving his pupils from having to go to Quebec to complete their studies. He also enjoyed the confidence of the bishop and the seminary authorities.

In 1794 the arrival in Lower Canada of French Sulpicians who had been driven out by the French revolution brought the college three new teachers. They were highly critical of the quality of the pupils and the requirements of the institution. After a period of tensions, which subsided in October 1795, Marchand wrote to Bishop Jean-François Hubert* of Quebec: “We have made concessions on both sides about how to act.” The unity did not last, and in August 1796 Marchand resigned. From 1792 till 1794 he had also held the office of chaplain to the nuns of the Congrégation of Notre-Dame.

When François-Xavier Dufaux, the Sulpician missionary at l'Assomption-du-Détroit (later known as Sandwich), died, Hubert on 17 Oct. 1796 offered the parish charge of Notre-Dame-de-L'Assomption to the Séminaire de Saint-Sulpice. The superior, Gabriel-Jean Brassier, appointed Marchand to it. He arrived in his parish on Christmas night 1796. It stretched along the Detroit River from Lake St Clair to Lake Erie and extended about six miles inland. The presbytery had been built by Hubert, who had been the parish priest from 1781 to 1785, and the humble church had been completed in 1787. The congregation increased rapidly, and in 1816 numbered nearly 3,000. From the beginning Marchand won the trust of his people and was known for his zeal. There was, however, a good deal of dissension amongst the parishioners. In 1795 François Baby*, the deputy lieutenant of Essex County, had been granted a special pew in the church. After violent altercations with his fellow parishioners, who tried to prevent him from occupying it, Baby finally renounced his claim in 1797 in order to restore harmony. Another matter, which brought in question the titles to property held by the fabrique, was fraught with more serious consequences. A parishioner, François Pratt (Pratte), laid claim to almost all the fabrique's land, which was then in use as a cemetery and had had several buildings erected on it. In 1801 Pratt fenced off the land and launched an action for damages, which he subsequently dropped. The question of the titles was not settled until 1806, when Pratt's rights to the property were confirmed. Marchand was left with his church and presbytery.

His duties took Marchand every six or eight weeks to the missions that he had founded shortly after his arrival, Saint-Jean-Baptiste at Amherstburg and Saint-Pierre-sur-la-Tranche (Prairie Siding) on the Thames River. He always promoted the establishment of schools and he brought in teachers, but the sparseness of the population was scarcely conducive to education. He maintained close relations with Michel Levadoux and Gabriel Richard, two Sulpicians at Detroit, and he even filled in for Richard when he was away from his parish in 1808-9. Marchand was also called upon to give him shelter. During the War of 1812, after the capture of Detroit by British forces, Richard, who had apparently expressed strong anti-British sentiments, was ordered on 21 May 1813 by Brigadier-General Henry Procter to go and live with Marchand pending his expulsion. Richard was supposed to suffer the same fate as some 30 inhabitants of Detroit who had already been sent to Quebec, but on 6 June he promised to refrain from further comments and thus could return to Detroit.
Marchand was twice visited by the bishop of Quebec. In June and July 1801 Bishop Pierre Denaut* stayed a month at Sandwich and confirmed 500 people. Denaut was accompanied by Abbé Félix Gatien*, who was to spend five years at Sandwich. In June 1816 Bishop Joseph-Octave Plessis made a pastoral visit, during which he could see for himself how heavy the parish priest's task was; in September he sent Marchand an assistant priest, Joseph Crevier, dit Bellerive, who would succeed him.
In July 1797 Jean-Baptiste Marchand had written to his bishop: “I am very happy here, as far as both temporal and spiritual matters are concerned.” Later, in 1799, he thanked Jean-Henry-Auguste Roux, the superior of the Séminaire de Saint-Sulpice, for not having suggested him for the parish charge of L'Assomption, near Montreal. After more than 26 years of ministry at Sandwich, however, his health began to fail in the spring of 1823. He died on 14 April 1825. In Hubert's words Marchand was “a man of character, gentle, kindly, who knew how to yield without cowardice, without weakness.”

 Sources

  • Birth, baptism: Registre St-François-Xavier de Verchères, Verchères, QC - Drouin

  Photos and archival records

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 Family Tree Preview

Jean Marchand Marie-Madeleine Hayot Jean Rouillard Jeanne Levasseur-L'Espérance Pierre Boucher, Sieur de Gros-Bois Seigneur de Boucherville Jeanne Crevier François Hertel Marguerite DeThauvenet
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Étienne Marchand 1683-1734 Jeanne Rouillard Jean-Baptiste Boucher-DeNiverville Marguerite-Thérèse Hertel
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Louis-Marie Marchand 1720-1799 Marguerite Boucher-DeNiverville
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Jean-Baptiste Marchand 1760-1825