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..Je voudrais pouvoir transmettre aux jeunesgénérations une sorte d'identité derècit ."Le passé n'est jamais mort, il n'estmême pas passé" écrivait la philosophe HannahArendt , Le paradoxe du Passé,c'est qu'il est toujoursvivant et toujours détaché de nous même.

Ce travail se veut un témoignage , qui renvoieà ceux qui nous ont précédés dans lepassé et à ceux qui feront eux même unpassé mais dans l'avenir .

Faire ressortir du passé des êtres prochesou lointains qui ont eu leur lot de joies, de peines, desouffrances et d'amour est le but de mes recherches et de cettegénéalogie  .

Que, par ce travail , ils continuent àexister... dans nos coeurs ,...dans nos mémoires ougrâce à notre imagination

                           UN SARANU MAI NUMEROSI CUME I BALDACCI INCORTI


GEORGES LESCHI
GEORGES LESCHI
  • Né le 2 avril 1880 (vendredi) - Pont de CASTIRLA , CASTIRLA , Haute Corse
  • Décédé le 22 septembre 1953 (mardi) - Pont de CASTIRLA , CASTIRLA , Haute Corse,à l'âge de 73 ans
  • Eleveur -- Berger

 Parents

  • sosa GIOVANNI LESCHI, MAIRE de CASTIRLA de 1878 à 1879 , né le 4 novembre 1849 (dimanche) - CASTIRLA ,20218, Haute Corse, décédé le 8 janvier 1935 (mardi) - Pont de CASTIRLA , CASTIRLA , Haute Corse à l'âge de 85 ans, inhumé - Chiosu Gjhiannacciu, Castirla, Haute Corse,
    Cultivateur

    Marié le 5 mars 1878 (mardi), CASTIRLA ,20218, Haute Corse, avec
  • sosa TERESIA LESCHI, née le 15 mars 1854 (mercredi) - CASTIRLA ,20218, Haute Corse, décédée le 7 octobre 1891 (mercredi) - Pont de CASTIRLA , CASTIRLA , Haute Corse à l'âge de 37 ans, inhumée - Chiosu Gjhiannacciu, Castirla, Haute Corse

 Fratrie

 Grands parents paternels, oncles et tantes

 Grands parents maternels, oncles et tantes

 Notes

Notes individuelles

N°Matricule 301 ,Classe de mobilisation 1900

Il a fait la Guerre de 1914-1918Campagne contre l'Allemagne :au 163° Régiment d'Infanteriedu 2 août 1914 au 4 mars 1919

Citation à l'ordre de la Brigade N°80 du 9 mai 1917:"agent de liaison intrépide, a toujours parfaitement assuré la liaison entre la ligne de feu et le chef de bataillon malgrès les violents tirs de barrages"

373ème Régiment d'Infanterie

En 1914 ; Casernement : Bastia, Ajaccio, Bonifacio Constitution en 1914 : 3 bataillons (puis 2)

À la 41e DI d’août 1914 à juin 1916

1914 camp retranché d’Epinal, Opérations d'Alsace, Meuse puis Vosges, Raon-L’étape

1915 secteur de Raon-l’Etape (janv.-avril) : vallée de la Plaine, vallon des Ravines

Vosges : La Chapelotte, cote 452 (mars, puis mai-déc.)

1916 Vosges (janv.- mai) : Moyenmoutier

Régiment dissout en juin 1916 ; les soldats rejoignent les 229e RI et 363e RI pour former leur 3e bataillon.

Soldat au 373° Régiment de Réserve, 17°Compagnie, 5°Bataillon, Secteur11°44

CAMPAGNE 1914-1918DU229e REGIMENT D’INFANTERIE

Avec liste des tués

Le régiment a été dissous le 26 novembre 1917

A LA MEMOIRE DE

TOUS LES BRAVES DU 229E D’INFANTERIE

MORT AU CHAMP D’HONNEUR

POUR LA GRANDEUR DE LA FRANCE

GLOIRE A EUX !

VOSGES ET ALSACE(11 août 1914 – 19 mars 1915)

ALSACE(20 mars 1915 au 14 mars 1916)

VOSGES(15 mars au 24 juin 1916)

SOMME(25 juin au 19 septembre 1916)

ARGONNE(20 SEPTEMBRE 1916 AU 2 JANVIER 1917)

CHAMPAGNE(3 janvier au 14 octobre 1917)

VERDUN(15 octobre au 18 novembre 1917)

VOSGES ET ALSACE(11 août 1914 – 19 mars 1915)

Le 229e régiment d’infanterie de réserve, sous les ordres du lieutenant-colonel Bigeard, procède à sa mobilisation du 2 au 10 août 1914.

Il appartient à la 58e division, 115e brigade, et comprend deux bataillons, les 5e et 6e.

Le 10 août 1914, veille du départ, le lieutenant-colonel passe la revue du régiment et, dans une allocution de chaud patriotisme, a su, en parlant aux Morvandiaux, faire vibrer dans l’âme de chacun d’eux, l’esprit de sacrifice et de devoir tout entier consacré à la défense du pays.

Le 11 août 1914, le régiment quitte Autun, par voie ferrée, à l’effectif de 37 officiers et 2.210 hommes, pour gagner la frontière de l’Est.

Il débarque le soir même à Conflans-Varigney.

Le 12, il gagne Francalmont et Ainvelle, ou il séjourne les 13 et 14.

Le 15 août, il marche sur Plombières, où il cantonne.

Le 16, il se rend dans la région Sapois-Menaurupt ; le 17 août, à Gérardmer ; le 18, à Plainfaing, le 19, à Saales.

Le 20, le régiment est alerté à 2 heures ; il se rassemble à Saales, dans un silence absolu, et est dirigé sur Steige.

Vers 7h30, le 5e bataillon prend contact avec l’ennemi, tout près de Steige, puis tout le régiment entre bientôt dans la bataille.

C’est le baptême de feu !

Pour la première fois, les hommes entendent le sifflement des balles, le crépitement des mitrailleuses et l’éclatement des obus.

Ce premier contact avec le feu est supporté par tous allégrement, avec un entrain parfait et une crânerie remarquable.

Pendant la période du 21 au 30 août, le régiment prend part aux combats de La Salcée, Coinches, Coinchimont, col d’Anozel et Saulcy. Dans ces deux derniers combats, qui durèrent quatre jours, les 27, 28, 29 et 30 août, il s’y distingue d’une façon brillante.

COL D’ANOZEL

Dans la journée du 27 août, la 58e division d’infanterie, placée sous les ordres du

général commandant le 14e corps d’armée est rassemblée sur la route de Taintreux aux Rouges-Eaux ( 115e brigade et le 1er groupe d’artillerie) reçoit l’ordre de se porter à l’attaque du col d’Anozel, qui venait d’être occupé par l’ennemi, et de reprendre, coûte que coûte, la position.

Le 229e régiment d’infanterie est chargé de l’attaque, soutenu par le 334e, qui le suit, en réserve, et en échelon sur sa droite.

A 17 heures, il aborde la position et à la suite d’un vigoureux assaut qui se prolonge pendant toute la nuit, par de nombreux combats à la baïonnette dans les bois au sud du col, conquiert la position, dont les derniers défenseurs ennemis sont détruits ou rejetés sur la gare de Saulcy, le lendemain au petit jour.

SAULCY

Dans la journée du 28 août, le 229e se porte sur la gare de Saulcy et le village des Cours, où il s’installe, après refoulé sur la rive droite de la Meurthe tous les détachements ennemis qui l’occupaient encore.

Le régiment, relié à sa gauche avec le 14e corps d’armée et appuyé à sa droite, vers Saint-Léonard, par des fraction du 334e, reçoit l’ordre de se maintenir sur la position jusqu'à la dernière extrémité, pour donner le temps d’arriver aux éléments avancés de l’armée d’Alsace qui remontent vers le nord par Gérardmer.

Pendant toute la nuit du 28 au 29, toute la journée du 29 et toute la nuit du 29 au 30 août, le 229e se maintient dans ses positions, sous un violent bombardement qui détruit toutes les maisons du village et malgré les contre-attaques acharnées de l’ennemi. Il exécute lui-même de vigoureuses offensives et, le 30 au matin, pénètre dans le château de Saulcy.

Il est relevé par des fractions du 14e corps et l’avant-garde de la 41e division d’infanterie et reporté en arrière, après avoir exécuté intégralement sa mission au prix de pertes cruelles (1 chef de bataillon, 7 capitaines (sur 8), la moitié de ses officiers et les trois cinquièmes de son effectif sont hors de combat).

Le 1er et 2 septembre, séjour au camp de Corcieux.

Le 3 septembre, le groupement de la 58e division, auquel sont rattachés les 12e, 28e et 30e groupes alpins et quatre batterie alpines, est dénommé « Division mixte de la Schlucht », sous les ordres du général Claret de la Touche.

Les éléments de Corcieux se portent, le 3 septembre, dans la région de Xonrupt ; le régiment cantonne à Kichomprè. Les 4 et 5 septembre, il bivouaque au Collet et pousse deux compagnies au Honeck.

Du 6 au 11 septembre, le régiment cantonne à Longemer.

Le 11 septembre, la 66e division de réserve entre dans la composition du groupement des Vosges.

Le 12 septembre, cantonnement au Collet.

SECTEUR DE MUNSTER

Le 13, le régiment relève dans les tranchées le 152e R.I au Honeck et le massif limité à l’est par le Horothberg, Hohrod et Stosswihr.

Mêmes emplacements du 13 septembre au 10 novembre.

Le 1er novembre 1914, à la suite d’un sérieux bombardement allemand, le 5e bataillon

du 229e est attaqué, vers 17 heures, par un bataillon allemand qui a pris pied dans la position .

Il est immédiatement refoulé par une contre-attaque énergique faite par le 6e bataillon du régiment et une compagnie de chasseurs à pied.

Tout le terrain est repris.

Le lieutenant-colonel Von Kappol et deux officiers allemands furent tués dans cette affaire et inhumés au cimetière de Sulzern. Plus de cent cadavres allemands restèrent sur le terrain.

Les pertes françaises furent sensiblement moindres.

Dans la nuit du 9 au 10 novembre, le 229e laisse le 5e bataillon en ligne, le 6e est placé en réserve à Longemer et Xonrupt.

Le 25 novembre, le 5e bataillon va remplacer en première ligne le 6e bataillon.

Le 5 décembre, le 6 bataillon se porte sur Fraize, en réserve.

Le 18 décembre, le 5e bataillon va occuper le secteur du Lac Blanc, Creux d’Argent et Hancelle.

Le 19 décembre, le lieutenant-colonel Bigeard quitte le commandement du groupe de la Schlucht pour prendre celui de Plainfaing.

Le 20 décembre, le 5e bataillon est relevé par un bataillon du 334e et va cantonner à Plainfaing.

A partir du 20 décembre, le 229e fait partie de la 66e division, 81e brigade.

Il a des éléments à Rudlin, Habeaurupt, Lac Blanc, Lac Noir, Tête de Faux et Creux d’Argent.

Le 25 décembre, une attaque par un bataillon de chasseurs de la garde allemande se déclenche sur la Tête de Faux ; l’ennemi progresse quelque peu, mais le 229e, aidé par des éléments du 30e bataillon de chasseurs contre-attaque vivement et reprend le terrain perdu.

Les pertes du 229e s’élèvent à 130 tués et blessés : celles de l’ennemi sont plus importantes, parmi lesquelles un major et deux lieutenant tués et plusieurs officiers blessés.

Le 1er peloton de la 18e compagnie est cité à l’ordre du régiment pour sa brillante conduite pendant la contre-attaque dans la nuit du 24 au 25 décembre 1914. (Voir annexes)

Du 26 décembre 1914 au 2 janvier 1915, le secteur est particulièrement agité et les pertes sont sensibles de part et d’autre.

Le 2e peloton de la 21e compagnie est cité à l’ordre du régiment pour sa belle tenue au feu pendant la journée du 1er janvier 1915. (Voir annexes)

Le 7 janvier 1915, le lieutenant –colonel Bigeard quitte le commandement du 229e pour raisons de santé.

Jusqu’au 14 janvier, les travaux d’organisation se poursuivent dans la région du col du Bonhomme, la Tête de Faux et le Lac Blanc.

Pendant cette période, la température est très basse et la neige abondante. Néanmoins, les évacuations pour pieds gelés sont peu nombreuses. Le brouillard et les chutes de neige empêchent notamment le réglage du tir de l’artillerie. Malgré le très mauvais temps, le service de ravitaillement en vivres et en munitions à fonctionné à dos de mulets, d’une façon très satisfaisante.

Le lieutenant-colonel Messimy est nommé au commandement du régiment le 15 janvier 1915.

Du 16 au 23 janvier, le régiment tient le même secteur et à dater du 23 janvier, fait partie de la 47e division de chasseurs à pied.

Le lieutenant-colonel Messimy prend le commandement du régiment le 23 janvier 1915 ; son poste de commandement est au Rudlin.

Du 24 janvier au 17 février 1915, le secteur est relativement calme, mais pendant toute cette période, des avions allemands survolent les lignes.

Le 18 février, avant le lever du jour, une reconnaissance offensive allemande d’une compagnie a commencé à cisailler les fils de fer des tranchées, en avant du hameau Le Beu ; elle fut repoussée avec pertes.

Dans la nuit suivante, vers 23 heures, une nouvelle tentative ennemie, contre les mêmes tranchées, échoua comme la précédente.

Du 20 février au 17 mars, l’ennemi montre une activité inaccoutumée.

En février 1915, au combat du col de Weisttein, où plusieurs unités avaient été envoyées renforcer la 3e brigade de chasseurs alpins, les 17e et 22e compagnies du 229e sont citées à l’ordre de la 3e brigade de chasseurs. (Voir annexes)

Le 18 mars 1915, le lieutenant-colonel Messimy quitte le commandement du régiment. Il est remplacé par le lieutenant –colonel Grardel.

Le 18 mars, la C.H.R. et le 6e bataillon quittent le Rudlin à 14 h 30 et cantonnent, le soir, à la caserne de Fraize.

Le 19 mars, ce détachement s’embarque, en chemin de fer, à La Chapelle et débarque, à 15 heures, à Bussang, où il cantonne.

ALSACE(20 mars 1915 au 14 mars 1916)

Le 20 mars, le 6e bataillon et la C.H.R. franchissent le col de Bussang, et, à la sortie du tunnel, défilent devant le drapeau à l’occasion du retour du régiment en Alsace reconquise.

Cantonnement à Saint-Amarin, où l’accueil des Alsaciens fait aux soldats français est enthousiaste.

Le 21 mars, le 6e bataillon se rend à Goldbach, où il relève un bataillon du 213e R.I.

SECTEUR DE THANN

Le 22 mars, l’état-major du régiment et la C.H.R. gagnent Thann, le 6e bataillon s’y rend directement depuis Goldbach.

Le même jour, le 5e bataillon, qui était parti du Rudlin, est alerté à son passage à Plainfaing et y est maintenu provisoirement.

Le 24 mars, le 6e bataillon prend les avant-postes au Vieux-Moulin, à cheval sur la route de Mulhouse et la voix ferrée Thann-Cernay.

Le P.C du colonel et la C.H.R. sont à Thann.

Le 3 avril, le 5e bataillon rejoint le régiment et va occuper les ouvrages de la cote 425, à 2 kilomètres au nord-est de Thann.

Le régiment est maintenu dans le même secteur jusqu’au 3 novembre.

Pendant cette période de plus de sept mois, il exécute des travaux d’organisation défensive très importants. Les bataillons alternent entre eux pour l’occupation des positions. Grâce à leur aménagement bien compris, les bombardements journaliers n’occasionnent que des pertes minimes.Durant ce séjour en avant de Thann, le président de la République a visité deux fois le secteur et de nombreuses missions étrangères l’ont parcouru.

HARTMANNSWEILERKOPF

Le 229e R.I. est désigné, le 5 novembre, pour aller occuper l’Hartmannswillerkopf, où il relève le 334e R.I.Il occupe les tranchées du ravin du Fauxshil à la tranchée de Pierre : le P.C. du 5e bataillon au sommet de la Roche-Sermet, celui du 6e bataillon à la Roche-Moiret, le P.C du colonel au camp Régnier.Les positions occupées par le régiment sont soumises à des violents bombardements qui occasionnent des pertes importantes. Le ravitaillement s’opère très difficilement.Jusqu’au 15 décembre, les travaux sont poussés activement, en vue d’une attaque française à grande envergure. Le froid est intense et la neige abondante.Le 20 décembre, les troupes d’attaque sont approchées des tranchées de départ, s’étendant du ravin de Fauxshil au ravin de Bonnegoutte, en passant par le sommet de l’Hartmannswillerkopf.Le 21 décembre, l’attaque générale française se déclenche, à 14 heures, sous les ordres du général de division Serret.Le 229e tient les tranchées de départ au sommet de l’Hartmannswillerkopf.Vers 16 heures, l’avance française était de 2 kilomètres en moyenne et plus de 1.500 prisonniers allemands tombaient entre nos mains.Le lendemain, l’attaque se heurte à des renforts ennemis considérables, la progression est arrêtée et nos vaillantes troupes sont contraintes de revenir à leur point de départ, sous les poussées incessantes de contre-attaques allemandes.Les chasseurs à pied et le 152 R.I subissent des pertes extrêmement importantes.Le 229e reçoit l’ordre de maintenir les tranchées de l’Hartmannswillerkopf à tout prix.Du 23 décembre 1915 au 13 janvier 1916, il exécute intégralement sa mission et, par des prodiges d’héroïsme, il maintient toutes ses positions et les améliore.Il repousse sans cesse les contre-attaques allemandes et malgré les lourdes pertes qu’il éprouve par un bombardement presque ininterrompu, il ne cède pas un pouce de terrain.Le 14 janvier, le régiment est envoyé à Thann pour des travaux de propreté corporels nécessaires.Le 15 janvier, il se rend dans la vallée de Massevaux pour se reposer et recevoir des renforts.Ses cantonnements sont Massevaux, Nierderbrück, Obersbrück et Langenfeld.Il stationne dans ces localités jusqu’au 12 février pour la reprise de l’instruction et l’exécution d’exercices et de manœuvres.

VALLEE DE LA LAUCH

Le 13 février, le régiment exécute une marche très pénible , par la neige, pour gagner Niderlauchen ; puis occupe, dans la vallée de la Lauch, un secteur très tranquille jusqu’au 13 mars ; une neige abondante ne permet aucune action.

Le 14 mars, le régiment est relevé et gagne Bussang.

VOSGES(15 mars au 24 juin 1916)Le 15 mars 1916, le 229e R.I. est affecté à la 41e division, 152e brigade.

Embarqué à Bussang le 17 mars, il arrive le 18 à Baccarat.

Le régiment est désigné pour occuper les sous-secteurs de Celles-sur-Plaine et de la Halte, où il reste jusqu’au 5 mai.

Cette région est particulièrement calme.

Le 2 mai 1916, le lieutenant-colonel Grardel quitte le commandement du 229e pour prendre celui d’une brigade.

Le même jour, le lieutenant-colonel de cavalerie Galbrüner est nommé au commandement du 229e.

Le 5 mai, le régiment va occuper les casernes de Raon-l’Etape.

Le lieutenant-colonel Galbrüner prend le commandement du régiment le 5 mai 1916. A cette date le 229e est envoyé dans la région de Saint-Dié, où il fournit des détachements de travailleurs dans le secteur de La Fontenelle pour exécuter des travaux en vue d’une opération offensive. Il reste dans cette situation jusqu’au 9 juin 1916.

Du 10 au 15 juin, il se rend, par voie de terre, dans la région de Bayon, et, le 16 juin 1916 est formé à trois bataillons par l’adjonction d’un bataillon du 373e R.I. qui devient le 4e bataillon.

A cette occasion, le colonel fait paraître l’ordre du régiment suivant.

« A partir de demain 16 juin, le 229e aura trois bataillons ; c’est le 373e, qui vient d’être dissous, qui nous envoie son meilleur bataillon.

« Le colonel compte bien que tout le monde fera un chaleureux accueil à nos camarades du 373e qui, après avoir vaillamment combattu, pendant deux ans, sous les plis de leur drapeau, ont eu la grande peine de ne pouvoir le mener à la victoire. C’est à nous tous à leur faire oublier cette pénible séparation et à leur montrer que ceux d’Autun se souviennent que Bonaparte est un ancien élève du collège de cette ville et que ce souvenir est un trait d’union avec nos frères corses.

« Et tous réunis sous le drapeau du 229e, nous irons le planter sur les rives du Rhin »

CAMP DE SAFFAIS

Du 17 au 24 juin 1916, le régiment stationne au camp de Saffais et exécute des exercices et des manœuvres.

SOMME(25 juin au 19 septembre 1916)

Le 25 juin 1916, le régiment est transporté, par voie ferrée, de Bayon à Gannes (Oise) et gagne les cantonnements de Tartigny et Le Mesnil-Saint-Firmin. Il reste jusqu’au 15 juillet.

Du 16 au 22 juillet, il gagne, par voie de terre, les cantonnements de Suzanne et de Laneuville ; il est dirigé sur la Somme, où se déroule l’offensive.

Les 30 et 31 juillet, le 229e occupe les tranchées près de Curlu (Chapeau de Gendarme, tranchées des Cariatides et carrières d’Eulembourg ), où il a particulièrement à souffrir de violents bombardements.

PRISE DE LA FERME DE MONACU

Le 30 juillet, le 5e bataillon ( commandant Sutter ) est mis à la disposition du général commandant la 82e brigade. Ce bataillon, qui s’était rapproché par échelons de Feuillières, dans la matinée du 30 juillet, reçoit l’ordre de faire porter une compagnie et une section de mitrailleuses, à hauteur de la ferme de Monacu, de chercher à franchir la Somme au pont de Feuillières pour tenter à la nuit une surprise sur la ferme, que le 2e régiment mixte n’avait pas réussi à prendre dans la journée.

Après une reconnaissance très bien menée, la 19e compagnie (capitaine Coron) parvenait à enlever, par un coup de main heureux, la ferme de Monacu et la mettait en état de défense, aidée par une section de mitrailleuses (sergent Malter).

La 19e compagnie est citée à l’ordre de la division pour sa brillante conduite. (Voir annexes)

Le 31 juillet, la 19e compagnie supporta sans broncher un bombardement très violent et subit des pertes sévères.

Le 1er août, à 18 heures, les grenadiers des 17e et 19e compagnies reçurent l’ordre d’enlever le boyau au nord de la ferme de Monacu ; l’opération fut très bien menée ; mais n’ayant pas été soutenus par le 2e mixte, qui devait coopérer à l’action, et le lieutenant Fassin, qui avait dirigé cette attaque avec une magnifique bravoure, ayant été tué en atteignant l’objectif, les grenadiers furent obligés de se retirer en emmenant plusieurs blessés.

Le 3 août, vers 3 heures, la 19e compagnie, qui occupe la ferme de Monacu, repousse une attaque allemande venant du bois Gachette, laissant sur le terrain la valeur d’une compagnie. Aussitôt après, le 5e bataillon est relevé par le 2e Zouaves et va occuper les carrières d’Eulembourg.

Le 7 août, le régiment attaque les bois n° 2 et n° 3 et les positions comprises entre ces deux bois ( nord du bois de Hem )

Les deux bataillons s’élancent brillamment sur leur objectifs, mais il leur est impossible de progresser sous la violence des tirs de barrage d’artillerie et de mitrailleuses.

Le 8 août, le régiment est renforcé par un bataillon du 79e R.I. ( commandant Varaigne ) et renouvelle l’attaque de la veille, qui réussit pleinement , malgré des pertes sérieuses. Dans cette affaire, la 22e compagnie, qui a pris une partie de la tranchée de la Lipa et le bois 3, résiste à de fortes contre-attaques.

Cette unité est citée à l’ordre de l’armée. (Voir annexes)

Les 9 et 10 août 1916, le régiment est relevé par le 44e R.I et se rassemble à l’Eclusier. Il s’embarque en camion automobiles et débarque à Cerisy, Le Hamel et Chipilly, où il cantonne du 11 au 13 août inclus.

Du 14 au 26 août, le régiment stationne à Villers-Bretonneux.

Le 27 août, il gagne de nouveau, par voie de terre, la région Cerisy, Chipilly.

Le 1er septembre, la 152e brigade relève la 82e.

Le 229e remplace le 23 R.I. au nord de la Somme.

Le 2 septembre, il organise ses tranchées et aménage les boyaux et les tranchées de départ.

TRANCHEE DE MOSSOUL

Le 3 septembre, le régiment reçoit l’ordre de faire une attaque à 12 heures, en liaison à droite avec le 363e R.I., à gauche avec le 62e bataillon de chasseurs, qui lui-même est en liaison avec le 1er corps d’armée.

A 19h.30, il a atteint et occupe son objectif, la tranchée de Mossoul.

Plusieurs contre-attaques se déclenchent dans la nuit ; mais soutenue par le barrage des mitrailleuses et de l’artillerie, la position conquise est intègrement conservée.

Au cours de cette opération, le butin du 229e R.I. a été le suivant :

450 prisonniers environ ;

6 pièces de 150.

2 canons de tranchées ;

2 lance-bombes ;

2 mitrailleuses ;

4 dépôts d’obus.

Grâce aux dispositions prises, à la rapidité de la marche et à la vigueur de l’attaque, on ne compte que 9 officiers et environ 350 hommes hors de combat.

Le régiment est relevé, dans la nuit du 3 au 4 septembre, par le 6e bataillon de chasseurs et forme la réserve de la 6e brigade de chasseurs.

Le 7 septembre, relevé de ses positions, il va occuper le bivouac de l’Eclusier.

Le 8 septembre, à 6h.30, il s’embarque en camions-autos et arrive, à 16heures, dans la région Saint-Aubin, Montenoy et Gouy-l’Hôpital, où il cantonne et reste en station jusqu’au 16 septembre inclus pour se reformer.

Le 17 septembre, le régiment fait mouvement et cantonne à Pissy et Revelles, où il stationne, les 18 et 19 septembre.

ARGONNE(20 SEPTEMBRE 1916 AU 2 JANVIER 1917)

Le 20 septembre, le régiment s’embarque en chemin de fer, en gare de Prouzel, et débarque, les 21 et 22 septembre, à Givry-en-Argonne. Il va cantonner à Viel-Dampierre et à Civry-sur-Ante, où il stationne jusqu’au 28 septembre.

Le 29, le régiment relève le 123e R.I. dans le secteur de la Mitte (près du Four de Paris) et dans lequel se trouve le saillant Kowalski.

GUERRE DE MINE

Le 5 octobre, vers 6 heures, les allemands font exploser deux fourneaux de mine. Il n’y a aucune perte : des éléments du 4e bataillon organisent immédiatement les entonnoirs.

Le 8 octobre, à 7 heures, une nouvelle explosion d’un fourneau de mine bouleverse une partie de la ligne avancée, ainsi qu’une partie de la ligne de doublement. Le régiment subit quelques pertes, mais conserve tout le terrain.

Le 229e reste dans ce secteur jusqu’au 5 novembre.

Il est relevé, dans la nuit du 5 au 6 novembre, par le 363e R.I.

Il stationne et fait de l’instruction dans la région Sainte- Menehould du 6 au 24 novembre.

Le 25 novembre, il relève le 363e R.I. dans le sous-secteur du Four de Paris, des Meurissons et de La Mitte. Il reste jusqu’au 12 décembre. Pendant cette période, il y a alternance de journées calmes et mouvementées.

COUP DE MAIN

Le 13 décembre, le régiment exécute un coup de main heureux où il capture des prisonniers et fait sauter des entrées de mines ennemies en ne subissant que des pertes minimes.

Le 16 décembre, le 363e relève le 229e, qui va cantonner à Sainte-Menehould,

Croix-Gentin et Fontaine-Ferdinand, où il stationne jusqu’au 25 décembre. Le 26, le régiment gagne Vernancourt et y reste jusqu’au 30 décembre.

Le 31 décembre, il fait mouvement et cantonne à Blacy, ainsi que le 1er janvier 1917.

Le 2 janvier, il gagne Margerie-Hancourt.

CHAMPAGNE(3 janvier au 14 octobre 1917)

CAMP DE SAINTE-TANCHE

Le 3 janvier 1917, le régiment se rend au camp de Sainte-Tanche, à 2 kilomètres au nord-est de Lhuitre, près du camp de Mailly.

Le 7e corps d’armée, dont il fait partie, se trouve en réserve d’armée et prend part à des manœuvres jusqu’au 18 janvier.

Le 19 janvier, le 229e fait mouvement par voie de terre et cantonne à Rhèges et à Bessy.

Le 20 janvier, à Connantre.

Les 21 et 22 janvier, à Etoges et à Fèrebrianges.

Le 23 janvier, à Le Baizil.

Le 24 janvier, à Châtillon-sur-Marne et Mareuille-le-Port.

Les 25 et 26 janvier, à Champlat, Boujacourt, Cuchery et la Ville-en-Tardenois.

Les 27 et 28 janvier, à Saint-Brice, Champigny et Thillois.

Ces étapes ont été particulièrement pénibles par une température de 20 degrés au-dessous de zéro.

Le 29 janvier, le 229e relève le 65e régiment territorial dans le sous-secteur de Moulin-Malot, à l’ouest de Reims, devant le fort de Brimont ; il y séjourne jusqu’au 1er février inclus.

Les 2 et 3 février, le régiment relève le 67e régiment territorial à l’est du sous-secteur occupé précédemment. Il tient les quartiers de Chauffour, des carrières et du saillant de Villers-Franqueux.

Deux compagnies sont en réserve à Thill.

Le sous-secteur occupé par le régiment est dénommé « sous-secteur du Centre »

Le régiment occupe ce sous-secteur jusqu’au 10 mars inclus ; il y exécute des travaux d’aménagement et de préparation d’attaque .Cette période est relativement calme.

CAMP DE VILLE-EN-TARDENOIS

Le 11 mars, le 229e est relevé par le 2e régiment russe et gagne, par voie de terre, le camp de Ville-en-Tardenois, où il reste au repos et fait de l’instruction des petites unités et des spécialités jusqu’au 23 mars inclus.

Le 24 mars, il se rend, par étapes, pour prendre possession, pour la seconde fois, du secteur de Moulin-Malot, à l’ouest de Reims.

Il relève le 133e R.I. dans la nuit du 27 au 28 mars. Il y séjourne jusqu’au 11 avril, date à laquelle il exécute, devant le sous-secteur du Luxembourg, un coup de main vigoureux, pleinement réussi, qui a procuré 7 prisonniers sans subir aucune perte.

Dans la nuit du 11 au 12 avril, le 229e est relevé par des unités des 23e et 133e régiments d’infanterie et un bataillon de 67e régiment territorial.

Du 12 au 15 avril, le régiment bivouaque au bois de l’Arbre et dans les abris du fort Saint-Thiéry.

Dans la nuit du 15 au 16 avril, il va occuper ses emplacements de combat aux centres F.F1.G et H.

ATTAQUE FRANCAISE

Le 16 avril, à 5 heures, l’attaque française se déclenche.

Le 229e (4e et 6e bataillons) en réserve de corps d’armée, sous les ordres du colonel, occupe ses emplacements de combat. Le 5e bataillon en réserve de division d’infanterie, derrière la gauche de la 14e division d’infanterie et la droite de la 37e division d’infanterie, avec mission d’appuyer le mouvement de la 14e D.I à fur et à mesure du développement de l’opération. A 6h.35, le colonel est prévenu que les tranchées du Godat, que le régiment doit occuper, sont libres.

Immédiatement, suivant l’ordre donné, les deux bataillons s’élancent, au pas de gymnastique, pour passer le canal avant que les tirs de barrage le rendent infranchissable.

A 7h.20, les bataillons étaient en place, n’ayant subi que des pertes légères.

Le 2e régiment de tirailleurs, à la droite de la 37e D.I. et en liaison avec la 14e D.I , qui avait atteint ses premiers objectifs, fut ramené, par des contre-attaques violentes, dans ses tranchées de départ en subissant des pertes très élevées.

Le 4e bataillon du 229e est porté en avant et gagne bientôt les emplacements du 2e tirailleurs ; il réussit à s’y maintenir, malgré les furieuses contre-attaques venant du bois de Faing.

A 10h.35, le 6e bataillon du 229e était chargé d’étayer la gauche de la 14e division d’infanterie. A 15h.45, ce bataillon faisait face au bois du Seigneur, sur la lisières sud duquel débouchaient les contre-attaques allemandes qui venaient de refouler des éléments des 44e et 60e régiment d’infanterie. A partir de ce moment, le 229e reste seul en première ligne, en avant du 2e tirailleurs et du 44e R.I., consolide les positions et résiste avec succès, l’après-midi et la nuit du 16 au 17, aux contre-attaques ennemies.

Le 18, une attaque avait été prévue, mais fut retardée de vingt-quatre heures.

Le 19 avril, a 15h 10, le 229e déclenche une attaque ; les 4e et 6e bataillons, dans un élan magnifique, s’élancent à l’assaut des positions ennemies sur les bois en Potence et de Séchamps. A droite, le 6e bataillon est arrêté, à 200 mètres de son point de départ, par des tirs de mitrailleuses partant de la Corne sud-ouest du bois du Champ du Seigneur, du bois Clair et du bois en Potence. Néanmoins, il réussit à progresser et s’accrochant au terrain, qu’il organise aussitôt, il s’y maintient.

A gauche, le 4e bataillon atteint ses objectifs malgré un violent tir de barrage de 150, engage un vif combat à la baïonnette et à la grenade avec l’ennemi occupant une tranchée dont les réseaux sont intacts. Subissant de très grosses pertes, sur le point d’être débordé sur sa gauche, ne recevant pas les renforts déjà demandés, le bataillon doit se replier sur la tranchée de départ.

Le 5e bataillon est en réserve de brigade, placé dans les anciens ouvrages allemands du saillant du Canal.

Le régiment est reporté en réserve dans la nuit du 20 au 21 avril, et occupe Villers-Franqueux, le saillant de Villers et le fort Saint-Thiéry où il est complété en hommes et en cadres, ce qui lui permet, malgré les grandes fatigues éprouvées, de prendre, près de Berméricourt, un secteur de combat.

Le 27 avril, il relève le 2e groupe de bataillons de chasseurs alpins et un bataillon de la 152e D.I.

Le régiment occupe les tranchées de Cologne, le boyau de Berméricourt et la tranchée de Trèves.

Un bataillon en réserve aux bois du Coude et de Bavière.

Dans la nuit du 30 avril au 1er mai, le régiment est relevé par le 363 R.I., et va occuper les bastions d’Arcole, de Marengo et d’Iéna, la redoute des Voltigeurs et les abris de la route 44. Un bataillon est à Villers-Franqueux.

Le 4 mai, le 5e bataillon a pour mission de s’emparer de la voie ferrée et du pont de chemin de fer devant Berméricourt, de l’organiser et d’envoyer ensuite des patrouilles dans Berméricourt en liaison avec le régiment de gauche (336e R.I. de la même brigade), chargé de l’attaque de cette localité.

Le 6e bataillon en réserve du régiment.

Le 4e bataillon est mis à la disposition du 363e, chargé de l’attaque de Berméricourt.

A 14 heures, d’un seul bond, l’objectif est atteint, malgré les tirs d’enfilade de mitrailleuses ennemies.

On procède aussitôt à l’organisation de la voie ferrée et au placement des mitrailleuses qui, ouvrant le feu immédiatement, facilitent la progression du régiment de gauche. Des patrouilles sont envoyées jusqu'à Berméricourt, pour rétablir la liaison avec le régiment voisin. La 5e compagnie de mitrailleuses du 229e R.I. est citée à l’ordre de la brigade (Voir annexes)

Le 5 mai, le régiment est relevé par le 23e R.I. et va se rassembler à Châlons-sur- Vesle, où il s’embarque en camion-autos, et transporté à Vrigny, où tout le régiment cantonne.

Le 7 mai, il gagne, par voie de terre, les cantonnements de Cuchery et Belval ; il y stationne jusqu’au 23 mai inclus et s’y fait remarquer par son bon esprit et sa belle tenue.

Le 24 mai 1917, le régiment fait mouvement et se rend à Sarcy-village et à Sarcy-camp, où il est maintenu jusqu’au 2 juin inclus. Il se reforme et exécute quelques exercices.

Le 3 juin, embarqué en camions-autos, à 4h., et transporté à Possesse et à Bussy-le-Repos, il y stationne jusqu’au 14 juin inclus.

Le 15, il est transporté, en camions-autos, sur Sommes-Suippes, où il est baraqué.

Dans la nuit du 16 au 17 juin, il relève dans les tranchées, le 126e R.I. (12e corps d’armée) et occupe le secteur sud de la Dormoise, dans la région de Tahure. Il est en liaison, à droite, avec le 10e R.I. (15e division), à gauche avec le 23e R.I. (7e corps d’armée)

Le 229e occupe ce secteur jusqu’au 20 juillet inclus.

Il est relevé par le 42e R.I., dans la nuit du 20 au 21 juillet, et va cantonner à La Croix-en-Champagne, Somme-Tourbe et Auve ; il y reste jusqu’au 3 août inclus.

Le 4 août, le régiment relève le 363e R.I. dans le secteur Hamon et occupe les quartiers du Voussoir, de Soury-Lavergne et camp F, il y séjourne jusqu’au 15 septembre.

Pendant cette période, plusieurs coups de main heureux sont exécutés.

Dans la nuit du 15 au 16 septembre, le régiment est relevé par le 11e et 12e bataillons de chasseurs à pied. Après relève, il est embarqué, en camions-autos, pour gagner les cantonnements de Francheville, Dampierre-sur-Moivre et Saint-Jean-sur-Moivre. Il y demeure jusqu’au 5 octobre inclus.

Le 6 octobre, il est embarqué en camions-autos, à 13 heures, et transporté à Rembercourt-au-Pots, Marats-la-Grande et Marats-la-Petite, où il prend ses cantonnements jusqu’au 14 octobre inclus.

La 41e division, à laquelle appartient le 229e R.I., est mise à la disposition de la II armée, à partir du 6 octobre.

VERDUN(15 octobre au 18 novembre 1917)

Le 229 R.I. est transporté, le 15 octobre, en camions-autos, à Verdun, ou il s’installe dans les casernes.

Les 16 et 17 octobre, il relève la 14e R.I en K1, K2, K3 (sous-secteur de Mormont-Ouest ) ; il y séjourne jusqu’au 30 octobre ; il subit des pertes importantes.

Le 18 octobre, le 4e bataillon résiste à un coup de main allemand, cote 344.

Dans la nuit du 30 au 31 octobre, le régiment est relevé par le 42e R.I. Il est placé en réserve, à Verdun et aux abris de la côte du Poivre, et reste dans cette situation jusqu’au 5 novembre.

Les 6 et 7 novembre, le régiment relève le 23e R.I. dans le sous-secteur Mormont-Est. Un bataillon en réserve. Il l’occupe jusqu’au 17 novembre inclus. Le régiment fut soumis à une rude épreuve pendant ces deux périodes en avant de Verdun. Ses pertes ont été importantes.

Malgré les privations de toutes sortes, le ravitaillement insuffisant et la boue qui nivelait les tranchées, le 229e R.I. résiste à toutes les attaques allemandes avec une ténacité admirable.

Le 18 novembre, il est relevé par le 128e R.I. et va au repos à Belleville et à Jardin-Fontaine.

DISSOLUTION DU REGIMENT

En descendant des tranchées de Verdun, le régiment apprend la fâcheuse nouvelle de sa dissolution, en exécution de la note N° 2.096 du 2 septembre 1917 du général commandant en chef.

Il est embarqué en camion-autos, le 19 novembre, à 10 heures, à Glorieux, et transporté dans la zone arrière du 17e corps d’armée ; il cantonne à Grimaucourt et à Malaumont.

La nouvelle de la dissolution du régiment a consterné chefs et soldats. Il est pénible, en effet, de voir disparaître brutalement tous les liens de la plus franche camaraderie de régiment, cimentés par les dangers supportés en commun pendant plus de trois années ! Tous ont éprouvé un gros serrement de cœur à la pensée de quitter leur drapeau et d’être versés dans d’autres régiments de la II armée. Mais mettant leur patriotisme au-dessus de cette pénible nécessité, ils firent la promesse de continuer la lutte avec le même acharnement, aux cotés de nouveaux camarades, sous les plis d’autres drapeaux, tout leur dévouement et tous leurs sacrifices étant acquis à la France bien-aimée.

Le 20 novembre, le colonel Galbrüner quitte le régiment, avec regret, pour aller prendre le commandement du 167e régiment d’infanterie. Avant son départ, il fait l’ordre suivant :

ORDRE DU REGIMENT N° 340

« OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS, CAPORAUX ET SOLDATS,

« Appelé, il n’y a dix-huit mois à prendre le commandement du 229e R.I., j’ai pris part avec vous à l’offensive de la Somme et à celle de Champagne. Nous avons tenu et organisé des secteur pénibles en Argonne et, dernièrement, à Verdun.

« Malgré les fatigues et les dangers, malgré la grandeur des efforts qui ont été exigés de vous, je n’ai eu que des satisfactions.

« Au combat, vous avez été braves et pleins d’entrain ; au travail, vous avez été courageux et endurants.

« A tous, j’adresse du fond du cœur mes plus sincères remerciements.

« Aujourd’hui, le sort nous sépare. Notre beau régiment, dissous, est réparti dans d’autres unités et je prends le commandement d’un autre corps. Cette séparation est pour moi un véritable chagrin et je suis sûr que tous, vous en ressentez avec moi la tristesse, mais que tous aussi, vous l’acceptez avec calme et avec la volonté de prouver que vous comprenez la nécessité que nous imposent les circonstances.

« J’avais espéré vous conduire à la victoire. D’autres en sont chargés. Vous leur prêterez, comme à moi, votre plus entier concours et vous apportez dans vos nouveau corps toutes les qualités de bravoure, de discipline et d’endurance qui ont fait du 229e ce qu’il était : un régiment d’élite ; une des gloires de ma vie sera de l’avoir commandé.

« Nous sommes tous les soldats de France, quel que soit le numéro que nous portons au collet.

« Au revoir et vive la France »

Signé : GALBRUNER.

Le 26 novembre, les unités du 229e régiment d’infanterie sont versées aux 2e,5e,6e , 33e,52e et 53e régiments d’infanterie coloniale.

Le 28 novembre, les officiers rejoignent les régiments d’infanterie de la II armée où ils ont été affectés.

Le 30 novembre 1917, l’officier de détails embarque, à la gare de Loxéville, le drapeaux, les archives et le matériel du corps à diriger sur le dépôt, à Autun.

CHEFS DE CORPS AU COURS DE LA CAMPAGNE

MM. BIGEARD… Lieutenant-colonel commandant le régiment à la mobilisation

jusqu’au 7 janvier 1915

MESSIMY… Lieutenant-colonel du 15 janvier au 17 mars 1915

GRARDEL… Lieutenant-colonel du 18 mars 1915 au 1er mai 1916

GALBRUNER… Lieutenant-colonel (venant de la cavalerie) du 2 mai 1916 jusqu’à la dissolution du régiment, 20 novembre 1917.

CITATIONS ET TEMOIGNAGES DE SATISFACTION ACCORDES AU REGIMENT AU COURS DE LA CAMPAGNE

Ordre du Régiment N° 72 du 4 Janvier 1915.

Citation du 1er peloton de la 18e compagnie

« Sous les ordres de M. le lieutenant Renard, s’est porté, dans la nuit du 24 au 25 décembre1914, très rapidement au secours des chasseurs qui étaient fortement attaqués et ont aidé puissamment à repousser l’attaque dirigée sur la Tête de Faux . »

Citation du 2epeloton de la 21e compagnie

« Sous les ordres du lieutenant Graille, de la 21e compagnie, qui, dans la journée du 1er

janvier 1915, s’est porté rapidement aux tranchées, sous un feu violent de mitrailleuses et l’envoi incessant de bombes, gardant sous le feu une attitude très brave.

Sont cités pour la brillante conduite dans cette actions : le caporal Tissier, qui est venu

spontanément se joindre aux tirailleurs et qui a été mortellement blessé, le sergent Garnier Ernest, le caporal Vadrot François, les soldats Charles jean et Réthy François, blessés. »

Le lieutenant-colonel commandant le 229e R.I

Signé : BIGEARD

Ordre de la brigade N° 23 du 26 avril 1915.

Citation de la 17e compagnie

« Le 18 mars 1915, a, sous les ordres du capitaine Bœuf, des lieutenant Fournier et Taizières occupé une position bombardée avec une extrême violence par l’artillerie lourde allemande, s’y est maintenue pendant vingt jours dans des circonstances atmosphériques particulièrement dures et l’a remarquablement organisée défensivement. La compagnie toute entière a fait preuve des plus belles vertus militaires. »

Citation de la 22e compagnie

« Le 18 mars 1915, a sous les ordres du capitaine Breugnot, des sous-lieutenant Meunier et Maire, occupé une position bombardée avec une extraordinaire violence par l’artillerie lourde allemande, s’y est maintenue pendant quinze jours dans des circonstances atmosphériques particulièrement rudes et l’a remarquablement organisée défensivement. La compagnie tout entière, sous les ordres d’un chef énergique, a fait preuve des plus belles vertus militaires. »

AUX ARMEES, LE 19 MARS 1915

OFFICIERS, SOUS-OFFICIERS, CAPORAUX ET SOLDATS DU 229e REGIMENT

C’est avec une bien vive émotion et avec un profond regret que je vois le 229e quitter la 3e brigade de chasseurs alpins.

Il y a fait bonne et utile besogne.

Arrivé dans le secteur du Lac Blanc dans les premiers jours de décembre, au lendemain de la prise de la Tête de Faux, il a participé, au cotés des chasseurs du 28e et 30e bataillons alpins, à l’organisation défensive de ce point d’appui si important.

Dans la nuit de Noël, la 18e compagnie a volé au secours des chasseurs et a efficacement contribué à briser la puissante contre-attaques ennemies.

Mais le 229e ne s’est pas borné à contribuer à la défense du terrain déjà conquis par les chasseurs. Toutes ses unités, vigoureusement commandées, ont agrandi sans cesse le domaine alsacien de la 3e brigade. Chaque jour a vu un nouvel effort, un nouveau succès. Chaque tranchée poussée en avant a été un tremplin d’offensive pour les vaillants Morvandiaux.

Véritable régiment de pionniers, riche en spécialistes techniques de tout genre, doté d’un corps d’officiers et sous-officiers instruits, intelligents et consciencieux, le 229e s’est également affirmé comme une troupe offensive de premier ordre, mobilisable en un clin d’œil. C’est ainsi que le 19 février, deux de ses compagnies se sont rapidement portées au secours d’une brigade voisine attaquée par des forces très supérieures et ont participé, dans des conditions atmosphériques les plus difficiles, à la défense d’une position d’une importante capitale.

En toutes circonstances, tant au point de vue défensif qu’offensif, le 229e a brillamment fait son devoir et largement versé son sang pour la patrie.

Après s’être distingué dans les premiers combats des mois d’août et septembre 1914, où il a perdu 19 officiers et 900 hommes de troupe, il est allé pendant quatre vingt dix jours, dans la vallée de Münster, compléter l’organisation défensive du Reichackerkopf et du Sattel. Les cent jours qu’il vient de passer dans le secteur du Lac Blanc et au cours desquels il a perdu 4 officiers, 8 sous-officiers et 97 soldats tués ou blessés ; ont été efficacement employés. Son départ est une perte pour la 3e brigade de chasseurs.

229e ,au revoir ! Vous avez brillamment et utilement fait votre devoir, et prouvé qu’on pouvait tout vous demander. Solides comme un roc, les Morvandiaux laissent un impérissable souvenir dans le cœur des chasseurs de la 3e brigade. Au nom de cette troupe d’élite , j’épingle sur votre drapeau et vos fanions de compagnie le cor de chasse d’honneur qui vous rattache désormais à la glorieuse phalange des « Diables noirs. ». Soldats du 229e, la dernière décision de votre commandant de brigade, avant votre départ, est de vous conférer, à tous, le titre de Chasseur alpin honoraire, dont le brevet vous sera adressé prochainement.

Bonne santé ! Pensez à nous.

Le Colonel commandant la 3e brigade de chasseurs,

Signé : BRISSAUD.

Ordre de la Division N° 95 du 23 août 1916.

Citation de la 19e compagnie

« Sous les ordres du capitaine Coron, la 19e compagnie, au cours des journées du 30 juillet au 3 août, a enlevé , par surprise, aux allemands, la ferme de Monacu ; elle a organisé la position malgré un très violent bombardement. Le 3 août, à 3 heures du matin, elle a repoussé une très forte contre-attaque allemande en lui infligeant de très grosses pertes. »

Citation de la 15e compagnie

« La 15e compagnie (capitaine Companna ) s’est élancée à l’assaut de la position ennemi d’un magnifique élan, a dépassé son objectif et s’est établie dans les tranchées allemandes, après en avoir tué les occupants et résisté pendant toute la nuit aux contre-attaques. A été décimée par le feux de mitrailleuses, sans vouloir abandonner sa conquête. Un sergent et trois hommes sont les survivants revenus du peloton. »

ORDRE GENERAL N° 388 PORTANT CITATION A L’ORDRE DE L’ARMEE

(Affaires du 8 août 1916, au nord de la Somme )

Citation à l’Ordre de l’Armée de la 22e compagnie

« La 22e compagnie du 229e R.I., sous le commandement du capitaine Meunier : d’un élan magnifique, a sauté sur les premiers objectifs qui lui avaient été assignés, y a résisté toute la nuit aux nombreuses contre-attaques ennemies, et, les allemands s’étant infiltrés dans la tranchée qui la reliait au corps voisin , les en a chassés par un dur combat à la grenade, permettant ainsi la conquête ultérieure de la totalité de cette tranchée. »

ORDRE DE LA 41e DIVISION, N°101bis

« A deux reprises différentes, du 26 juillet au 10 août, et du 27 août au 14 septembre, la 41e D.I.a apporté sa collaboration à la bataille de la Somme.

« Chaque fois elle a atteint intégralement tous les objectifs qui lui étaient assignés, faisant de nombreux prisonniers et ramenant dans nos lignes un important matériel de guerre enlevé à l’ennemi.

« Les troupes de la 82e brigade, de la 152e brigade et de la 6e brigade de chasseurs alpins ont rivalisé d’ardeur, d’entrain et d’énergie. Non seulement l’attaque a été mené chaque fois avec une âpreté et une fougue admirables, mais la manœuvre s’est exécutée sous les plus violents tirs de l’ennemi, conformément aux ordres donnés, comme sur le terrain d’exercice.

« Le général est heureux de se trouver à la tête d’aussi vaillantes troupes. A tous, aux généraux commandant les 82e et 152e brigades, au colonel commandant la 6e brigade de chasseurs alpins, comme aux officiers, sous-officiers, caporaux et soldats des 23e,133e,229e , 363e régiments d’infanterie, il adresse ses plus affectueuses félicitations, sachant qu’il peut compter sur tous pour la continuation, jusqu'à la victoire définitive, de l’œuvre si brillamment commencée . »

ORDRE GENERAL N° 140

« A la bataille en tête du 7e corps, la 41e division y a pris ensuite une nouvelle part.

« Manœuvrant et nettoyant les ravins, enlevant les tranchées, traversant tous les obstacles, couvrant le terrain de ses morts, mais par-dessus les ennemis qu’elle avait abattus,

elle a , pour finir, jeté le bataillon Thouzelier, du 133e, à l’attaque immédiate de Bouchavesnes.

« Terrain pris, terrain gardé.

« Et la main dans la main des divisions voisines, le village définitivement conquis, la

41e division n’a quitté la bataille que sa mission glorieusement remplie. »

Au Quartier général, le 20 septembre 1916.

Le général De Bazelaire, commandant le 7e C.A.,

Signé : DE BAZELAIRE

EXTRAIT DE l’ORDRE GENERAL N° 428 PORTANT CITATION A L’ORDRE DE L’ARMEE

« Le 4e bataillon du 229e R.I.

« Le 3 septembre 1916, sur le front de la Somme, le 4e bataillon du 229e R.I.s’est emparé d’un bois fortement défendu et a capturé deux mitrailleuses, progressant ensuite dans un terrain découvert violemment bombardé, a enlevé avec des pertes minimes, grâce à la vigueur de son attaque et aux habiles dispositions prises, la tranchée qui lui avait été fixée comme objectif, faisant de nombreux prisonniers.

A conservé sa conquête malgré les violentes contre-attaques de l’ennemi.

Au Quartier général, le 15décembre1916.

Signé : Général FAYOLLE

Commandant la VI armée,

ORDRE DE LA 41e DIVISION, N°13

« Le général commandant le 7e corps d’armée m’a chargé de transmettre à la belle 82e brigade ainsi qu’a l’énergique 152e brigade ses plus chaleureuses félicitations pour les actions

de force qui viennent de se produire depuis le 16 avril

.« Il leur avait demandé d’être la foudre :

« Elles ont été la foudre

« Le haut commandement à tous les degrés les en remercie.

« Mais, la tâche n’est pas finie. Il s’agit de tenir, malgré les intempéries, malgré la

fatigue, malgré les privations, pendant le temps que se montent de nouvelles attaques.

« Le salut de la Patrie avant tout.

« Il faut tenir.

« La 41e division a la volonté de tenir.

« J’en donne l’assurance, et je compte sur toutes mes magnifiques troupes. »

Le 21 avril 1917.

Le Général Mignot, commandant la 41e D.I.,

Signé : MIGNOT

EXTRAIT DE l’ORDRE GENERAL N° 83 DE LA 152e BRIGADE DU 25 MAI 1917.

La 5e compagnie de mitrailleuses du 229e R.I., est citée à l’ordre de la brigade.

« Sous les ordres du lieutenant Brunet, a participé a l’attaque du 4 mai 1917, avec une vigueur et un entrain magnifique. N’a pas hésité à prendre position en terrain découvert pour combattre à courte distance les mitrailleuses ennemies et protéger ainsi le repli d’une compagnie du régiment. »

Le général commandant la 152e brigade d’infanterie,

Signé : OLLERIS.

ORDRE DE LA 41e DIVISION, N°63

« Le 128e régiment d’infanterie vient de remplacer le 229e ,qui est dissous.

« En souhaitant la bienvenue au 128e, le général de division tient à faire savoir à tous les militaires de ce régiment qu’ils trouveront à la 41e division le meilleur accueil, celui qui est dù à des frères d’armes dont on partage les dangers et la gloire.

« Quant au 229e, c’est avec un véritable chagrin, que tous nous verront partir ces braves camarades qui, depuis vingt mois, ont partagé le sort de la 41e division et ont contribué pour une large à établir sa belle réputation. Ils emporteront dans leurs nouveaux régiments les belles qualités d’ardeur et de discipline qui les ont toujours fait remarquer.

« Nos meilleurs vœux les y suivront. »

Le général de division Guignabaudet, commandant la 41e DI.,

Signé : GUIGNABAUDET.

« Le colonel Bablon, commandant l’I.D/41, adresse au colonel Galbrüner, à son beau et brave 229e, ses remerciement émus et ses vœux les plus sincères.

« Il souhaite la bienvenue au 128e. »

Signé : BABLON.

 Sources

  • Personne: perso /fiche militaire
  • Naissance: acte de Naissance
  • Décès: acte

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

sosa GIOVANNI LESCHI 1792-1860 sosa MARIA FRANCESCA TOMASINI ca 1793-/1851 sosa DOMENICO TOMASINI 1795-1858/ sosa MARIA ANGELICA BIANCHI 1794-1842 sosa GIUSEPPE LESCHI ca 1793-1850 sosa TERESA TADDEI 1793-1849 sosa DOMARCO SANTINI 1805..1808-1875 sosa ANNA ROSSI 1794
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sosa DOMENICO LESCHI 1823-1904 sosa BENEDETTA TOMASINI ca 1830-1905 sosa SAVERIO LESCHI 1826-1907 sosa MARIA-MADALENA SANTINI ca 1828-1856
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sosa GIOVANNI LESCHI, MAIRE de CASTIRLA de 1878 à 1879 1849-1935 sosa TERESIA LESCHI 1854-1891
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GEORGES LESCHI 1880-1953