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 Chronique familiale



 ORIGINES PIÉMONTAISES EN CHÂTEAU-DAUPHIN



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Sommaire

 1 - AVANT-PROPOS


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On ne trouvera donc pas ici une liste exhaustive de tout ce qui peut avoir un rapport avec tous les sujets abordés.
Ce choix subjectif et assumé me semble permettre de ne pas perdre de temps dans la consultation d'une multitude d'écrits répétitifs, erronés ou peu étayés.


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 2 - INTRODUCTION


Cette chronique familiale concerne la communauté de Château-Dauphin à laquelle appartenaient les ancêtres de Jeanne SERRE (Sosa 1 du présent arbre généalogique).

Cette communauté de Château-Dauphin occupait le territoire des trois communes italiennes actuelles de Bellino (appelée autrefois Bellins), de Casteldelfino (appelée autrefois Château-Dauphin ou Saint-Eusèbe), de Pontechianale (appelée autrefois Pont-et-Chanal ou Pont-et-Chenal).
Le nom de chacune de ces trois communes désigne en fait le regroupement des villages ou hameaux qui la constituent.

Dans les écrits anciens, Château-Dauphin peut désigner soit uniquement le château bâti près du village de Saint-Eusèbe, soit la commune de chef-lieu Saint-Eusèbe, soit plus globalement l'escarton constitué par la communauté des habitants des trois communes précédemment mentionnées.

L'orthographe de "Château-Dauphin" a de multiples variantes dans les vieux écrits en langue française;
ainsi "Château" est parfois écrit sous la forme ancienne "Chasteau" ou sous l'abréviation "Chãu";
de même "Dauphin" est parfois écrit sous les formes anciennes "Daufin", "Daulfin" ou "Daulphin".

L'appellation latine de "Château-Dauphin" était "Castrum Dalphini", voire "Castrum Delphini".




 3 - HISTOIRE


Le territoire des communes de Casteldelfino (anciennement Château-Dauphin), de Pontechianale (anciennement Pont-et-Chanal) et de Bellino (anciennement Bellins) constituait l'un des cinq Escartons du Briançonnais; il était communément désigné sous l'appellation d'Escarton de Château-Dauphin. Les Escartons du Briançonnais bénéficièrent d'un statut privilégié au sein du Dauphiné après la signature de la charte des Escartons en 1343. Ce statut spécial fut conservé lorsque le Dauphiné devint une province du royaume de France en 1349. L'Escarton de Château-Dauphin fut cédé au duché de Savoie par le traité d'Utrecht en 1713. Lors du rattachement de la Savoie à la France en 1860, l'ancien Escarton de Château-Dauphin restera dans le royaume de Piémont-Sardaigne dont la Savoie faisait alors partie. Le royaume de Piémont-Sardaigne deviendra le royaume d'Italie en 1861, après les annexions de la guerre d'unification menée par le roi de Sardaigne.
L'appellation d'escarton est encore mentionnée dans les comptes consulaires de la communauté de Bellins en 1727 (au paragraphe 16), pour désigner l'ensemble des trois communautés de la haute vallée de la Varaita (Cacteldelfino, Bellino et Pontechianale).



 3.1 - Communes du Haut Val Varaita


Le Haut Val Varaita désigne la région constituée par les communes de Casteldelfino (anciennement Château-Dauphin), de Bellino (anciennement Bellins) et de Pontechianale (anciennement Pont-et-Chanal). Le Haut Val Varaita correspond géographiquement à l'ancien Escarton de Château-Dauphin.
La Varaita (appelée aussi Vraita ou encore Varache) est une rivière alpine qui aboutit en plaine et alimente le Pô en amont de Turin.
Le village principal de la commune de Casteldelfino se trouve à une altitude d'environ 1300 mètres. Les villages ou hameaux en amont se trouvent bien évidemment à une altitude plus élevée.

L'ensemble de ces trois communes (Casteldelfino, Bellino et Pontechianale) constitue la communauté de Casteldelfino.
Cette communauté est désignée aussi sous le nom de la Castellata, d'après Claudio ALLAIS auteur en 1891 de l'ouvrage intitulé La Castellata - Storia dell'alta valle di Varaita (Claudio ALLAIS fut curé de Pontechianale).

Sous la période napoléonienne, ces trois communes faisaient partie du canton de Saint-Pierre dans le département de la Stura.

La commune de Pontechianale s'étend tout autour du torrent de nom ''Varaita de Chianale'' et des affluents de ce même torrent.

La commune de Bellino s'étend tout autour du torrent de nom ''Varaita de Bellino''.

La commune de Casteldelfino s'étend autour du confluent des deux torrents précédemment cités (''Varaita de Chianale'' et ''Varaita de Bellino'').

Les communes de Bellino et de Pontechianale sont séparées principalement par la montagne de Pierrelongue.

Les principaux villages ou hameaux composant les dites communes sont énumérés ci-après sous leur appellation originelle et non sous leur appellation actuelle italianisée. L'orthographe adoptée pour les noms de ces villages ou hameaux est celle des registres paroissiaux du XVIIIème siècle.

Deux cartes interactives de la haute vallée de la Varaita sont particulièrement intéressantes pour situer les villages et hameaux qui la peuplent :
- la "Carte militaire pour la vallée de Château-Dauphin", établie en 1794 avec la version française des noms géographiques,
- la carte intitulée "La Chenal et Pierrelongue", établie vers 1890 avec la version italienne des noms géographiques.

Une présentation concise du Haut Val Varaita a été faite dans le paragraphe intitulé "Vallée de Château-Dauphin" d'un article sur "Les vallées françaises du Piémont" (Henri GAIDOZ / 1887).


 3.1.1 - Bellino (Bellins)

Bellins n'est pas un village en soi, mais désigne l'ensemble des villages ou hameaux constituant la commune.

Ces villages ou hameaux, situés le long du cours de la Varaita de Bellins, sont (de l'ouest vers l'est) :

  • La Gardette, appelé aujourd'hui Gardetta ou Sant'Anna (à une altitude de 1845 mètres)
  • Le Mélèse ou Les Mélèses (à proximité du village La Gardette), appelé aujourd'hui Meleze (à une altitude de 1815 mètres)
  • Le Chasal ou Le Chazal, appelé aujourd'hui Chiazale (à une altitude de 1715 mètres)
  • Le Mas des Bruns (à proximité du village Le Chazal), appelé aujourd'hui Mas di Brun (où se situe l'observatoire astronomique construit en 2004) (à une altitude de 1700 mètres)
  • Les Scelles ou Les Celles (où est située l'église paroissiale du Saint-Esprit), appelé aujourd'hui Celle (à une altitude de 1685 mètres)
  • Le Prafauchier (à toute proximité du village Les Scelles), appelé aujourd'hui Prafauchier (à une altitude de 1670 mètres)
  • Le Plainé ou Le Pleyné, appelé aujourd'hui Pleyne (à une altitude de 1595 mètres)
  • Le Bars ou Le Bals (à proximité du village Le Pleyné), appelé aujourd'hui Bals (à une altitude de 1590 mètres)
  • Le Fontenil ou Le Fontanil ( à proximité du village La Rua L'Eglise), appelé aujourd'hui Fontanile (à une altitude de 1490 mètres)
  • Le Village de L'Eglise ou La Rua L'Eglise (où est située l'église paroissiale Saint-Jacques), appelé aujourd'hui Chiesa (à une altitude de 1470 mètres)
  • Le Mas des Bernards ( à proximité du village La Rua L'Eglise), appelé aujourd'hui Mas del Bernard (à une altitude de 1465 mètres)
  • La Rebière ou La Ribière ( à proximité du village La Rua L'Eglise), appelé aujourd'hui Ribiera (à une altitude de 1425 mètres)

Le village principal de la commune de Bellino est "La Rua L'Eglise", aussi appelé "La Rua de l'Eglise" ou encore "Le village de l'Eglise".
Ce village principal est même appelé tout simplement "ce village" dans les registres paroissiaux de l'église Saint-Jacques.
La Rua L'Eglise et le Fontanil sont les deux seuls villages ou hameaux de Bellino situés sur la rive sud de la Varaita.

Les villages ou hameaux en aval du Pleyné (inclus) constituent ce que les habitants appellent "le quartier d'en bas".
Les villages ou hameaux en amont du Pleyné (exclu) constituent ce que les habitants appellent "le quartier d'en haut".

A l'extrémité en amont de la vallée de Bellino, était extrait du minerai de fer durant le Moyen Age.


 3.1.2 - Casteldelfino (Château-Dauphin)

Deux autres hameaux proches, situés près du cours de la Varaita de Bellins, sont (de l'ouest vers l'est) :

  • La Posterle supérieure ou La Pousterle supérieure, appelé aujourd'hui Posterle superiore (à une altitude de 1405 mètres)
  • La Posterle inférieure ou La Pousterle inférieure, appelé aujourd'hui Posterle inferiore (à une altitude de 1370 mètres)

Ces deux derniers hameaux font partie de la commune de Château-Dauphin.

Château-Dauphin n'était pas un village en soi, mais désignait l'ensemble des villages ou hameaux constituant la commune.

Aujourd'hui, Casteldelfino désigne non seulement la commune, mais aussi le village autrefois nommé :

  • Saint Eusèbe (à une altitude de 1300 mètres)

A proximité de Saint Eusèbe, du côté nord, est situé le village dénommé :

  • Rabioux (à une altitude de 1420 mètres)

La commune de Château-Dauphin s'étend en aval vers l'est, de part et d'autre du cours de la Varaita, jusqu'aux villages dénommés :

  • Chaudanes, appelé aujourd'hui Caldane (à une altitude de 1275 mètres)
  • La Tourrette ou Les Tourrettes, appelé aujourd'hui Torrette (à une altitude de 1175 mètres)

En dehors des axes routiers, se trouvent les villages ou hameaux suivants :

  • Le Puy ou Le Pué (accessible depuis la Posterle inférieure), appelé aujourd'hui Puy (à une altitude de 1600 mètres)
  • Clot Garin (entre la Posterle inférieure et le Puy), appelé aujourd'hui Chiot Garin (à une altitude de 1495 mètres)
  • Bertines (à une altitude de 1390 mètres)
  • Le Serre de Bertines, appelé aujourd'hui Serre (à une altitude de 1440 mètres)
  • Les Albouins, appelé aujourd'hui Alboin (à une altitude de 1500 mètres)

Le village principal de la commune de Casteldelfino est désigné sous les appellations "vico majori" ou "villa" dans les actes en latin, ou encore sous les appellations "le chef lieu" ou "la ville" dans les actes en français.
Ce même village principal de la commune de Casteldelfino est désigné sous l'appellation "Le Bourg" dans ma base généalogique.

Les "Posterles" (appelées aussi "Pousterles") désignent l'ensemble de 4 hameaux constitué de la Posterle supérieure, de la Posterle inférieure, de Clot Garin et du Puy.


 3.1.3 - Pontechianale (Pont-et-Chanal)

Pont-Chanal n'était pas un village en soi, mais désignait l'ensemble des villages ou hameaux constituant la commune.

Font parties de la commune de Pont-Chanal les villages ou hameaux suivants (du nord-ouest vers le sud-est) :

  • La Chanal, appelé aujourd'hui Chianale (à une altitude de 1785 mètres)
  • Les Cellettes (à l'écart de la route de Casteldelfino à Chianale), appelé aujourd'hui Sellette (à une altitude de 1845 mètres)
  • La Rua Gensanne, appelé aujourd'hui Genzana (à une altitude de 1665 mètres)
  • Le Forest (entre La Rua Gensanne et La Magdelaine, en toute proximité), appelé aujourd'hui Forest
  • La Magdelaine, appelé aujourd'hui Maddalena (à une altitude de 1605 mètres)
  • Chiesa (jouxtant La Magdelaine), construit en 1942 lors de l'édification du barrage
  • Les Rueites (jouxtant Chiesa), appelé aujourd'hui Rueite
  • L'Eglise, appelé ensuite Chiesa, submergé en 1942 lors de la mise en eau du barrage
  • Le Château, appelé aujourd'hui Castello (à une altitude de 1595 mètres)
  • Le Villaret, appelé aujourd'hui Villaretto (à une altitude de 1580 mètres)

Un barrage fut construit en 1942 tout près de Castello, engendrant ainsi la formation d'un lac dont l'autre extrémité borde Maddalena.



 3.2 - Paroisses du Haut Val Varaita


A la fin de l'année 1338, le dauphin Humbert II proposa au pape Benoît XII de lui céder ses droits de suzeraineté sur une partie du Dauphiné, dont le Briançonnais auquel était rattaché le mandement de Château-Dauphin.
En 1339, fut diligentée une enquête des commissaires pontificaux sur la division du Dauphiné en mandements et paroisses.
Le document relatif à cette enquête mentionne que "Mandamentum Castri Dalphini" était constitué de 3 paroisses :
- "Sancti Jacobi de Belino", 160 feux;
- "Sancti Eusebii", 160 feux;
- "Pons", 167 feux.
En 1339, un état descriptif mentionne l'existence de deux châteaux :
- le château du Pont, sur un coteau agréable, avec tour carrée,
- le château "Château-Dauphin", sur la pointe d'un rocher fort élevé, avec tour ronde et bonne citerne.
Ce même état descriptif énumère tous les villages dépendant de ces deux châteaux et totalisant 489 feux.
Georges de Saluces possédait quelques feux dans ce mandement : 40 à Pons et 9 à Saint-Eusèbe.
Le projet de cession au pape Benoît XII n'ayant pas abouti, le dauphin Humbert II cèdera le Dauphiné au royaume de France en 1349.

En 1601 à Château-Dauphin, cohabitaient "en bonne intelligence ensemble" les croyants "de la religion catholique, apostolique et romayne" et les adeptes "de la religion prétendue réformée", d'après ce que rapporte le dénommé Lesdiguières dans une lettre au roi Henri IV, la dite lettre ayant été écrite le 22-12-1601 à Grenoble (Source: Correspondance inédite du duc de Lesdiguières).

Un document de 1657, concernant l'assemblée générale du clergé de France, mentionne les "quatres cures de Chasteau-Dauphin ... dans le diocese de Turin".

Un document de 1699, concernant les remontrances des habitants, mentionne que :
la communauté de Château-Dauphin est composée des lieux ou communautés particulières de Saint-Eusèbe, de Bellins et de Pont-et-Chanal.
Il y est précisé que :
- dans le dit lieu de Saint-Eusèbe, il y a 290 habitants taillables chefs de famille et un curé;
- dans le dit lieu de Bellins, il y a 260 habitants taillables chefs de famille et un curé;
- dans les dits lieux de Pont et Chanal, il y a 310 habitants taillables chefs de famille et deux curés;
- dans tous ces dits lieux, il n'y a aucun gentilhomme qui y fasse son séjour.

La commune de Bellins correspondait, jusqu'en 1770, à la paroisse de Saint-Jacques, dont l'église était située dans le village de La Rua L'Eglise.
En 1770, est créée à Bellins la paroisse du Saint-Esprit dont l'église est construite dans le village Les Scelles. Les villages ou hameaux Le Chazal et Le Prafauchier furent également rattachés à cette seconde paroisse.
Après la création de cette seconde paroisse, les paroisses de Saint-Jacques et du Saint-Esprit étaient parfois mentionnées respectivement comme paroisse inférieure et paroisse supérieure de Bellins.

La commune de Château-Dauphin correspondait à la paroisse de Sainte-Marguerite.

La commune de Pont-et-Chanal correspondait, jusqu'en 1459, à la paroisse de Saint-Pierre, dont l'église était située dans le village de Pont.
En 1459, est créée à La Chanal la paroisse de Saint-Laurent. Les villages ou hameaux autres que le village de La Chanal restèrent tous attachés à la paroisse de Pont.

Par une délibération du 26-08-1766, la communauté de Château-Dauphin décida d'entreprendre le détachement de ses paroisses du diocèse de Turin, du fait de l'éloignement géographique, pour les annexer au diocèse de Saluces.
Le rattachement au diocèse de Saluces devint effectif entre 1787 et 1789, probablement en 1788.

Une liste chronologique des curés de toutes les paroisses de la Castellata figure en pages 345 & 346 de l'ouvrage de Claudio ALLAIS.



 3.3 - Châtellenie de Château-Dauphin


La châtellenie de Château-Dauphin couvrait les paroisses du Haut Val Varaita.
Elle était appelée châtellenie de Pont jusqu'à la construction du château de Saint-Eusèbe en 1336.
Parfois, un même châtelain eut la charge simultanée de la châtellenie de Château-Dauphin et de la châtellenie du Queyras.

Le titre de capitaine-châtelain n'était pas héréditaire et était attribué par le pouvoir royal.
Ultérieurement, le châtelain était élu par les trois communautés de Château-Dauphin, comme le rappelèrent les représentants de ces trois communautés lors de la cession au duché de Savoie en 1713.
A l'époque féodale, le châtelain avait des compétences militaires, judiciaires et financières.
A la fin du Moyen Âge, la charge de châtelain devint plutôt honorifique et conféra à son titulaire un pouvoir réduit se limitant à quelques tâches administratives.
Le titulaire déléguait alors généralement son pouvoir à un lieutenant ou vice-châtelain choisi localement.
Une liste chronologique de châtelains et de vice-châtelains de Château-Dauphin, entre 1313 et 1548, a été établie par Claudio ALLAIS, en pages 181 et 182 de son ouvrage "La Castellata".

Quelques comptes médiévaux de la châtellenie de Château-dauphin sont visualisables sur les liens ci-dessous.
- Transcription des comptes de la construction du château de Saint-Eusèbe, établis en 1336 par le châtelain Raymond CHABERT
- Document original des comptes de la châtellenie de Château-Dauphin, établis en 1343
- Transcription des comptes de la châtellenie de Château-Dauphin, établis en 1357

Les châtelains prêtaient aussi une assistance rémunérée aux deux consuls de chacune des trois communautés de la châtellenie de Château-Dauphin.
Les comptes consulaires de la communauté de Bellins en 1726 et en 1727 sont visualisables sur les liens ci-dessous.
- Document original des comptes consulaires de Bellins, arrêtés au 21-11-1726, sur l'exercice annuel 1725-1726
- Document original des comptes consulaires de Bellins, arrêtés au 13-10-1727, sur l'exercice annuel 1726-1727

La châtellenie de Château-Dauphin fit partie du bailliage de Briançon jusqu'à ce qu'elle fut cédée par le traité d'Utrecht en 1713.
De ce fait, certaines procédures judiciaires ayant concerné des habitants de la châtellenie figurent parmi les archives du département des Hautes-Alpes.

L'un des châtelains de Château-Dauphin eut une destinée hors du commun.
Ce châtelain, nommé en 1536, fut Antoine ESCALIN, dit "Capitaine PAULIN".
La châtellenie lui fut attribuée, par décision du 7 août 1536, en récompense de la défense de la place forte de Château-Dauphin lors des guerres d'Italie menées par le roi François 1er;
son prédécesseur à la tête de la châtellenie, un dénommé Jehan BRONQUART, fut remercié sur le motif qu'il "se y soit jamais treuvé".
Le catalogue des actes de François 1er mentionne une lettre du 23 février 1538 "portant don d'une pension annuelle de 200 livres tournois en faveur d'Antoine Escalins, dit le Poulain, capitaine de Château-Dauphin".
Antoine ESCALIN servit successivement les rois François 1er, Henri II, François II, Charles IX et Henri III.
Au fil des ans, François 1er le nomma châtelain de Château-Dauphin (1536), ambassadeur auprès du sultan Soliman le Magnifique (1541), lieutenant général de l'armée de mer du Levant (1542), puis général des galères de France (1544).
Antoine ESCALIN reçut les titres de "Baron de La Garde" et de "Chevalier de l'Ordre du Roy", sous lesquels il se présente dans deux manuscrits signés de sa main en 1572.
Antoine ESCALIN décéda en 1578, à l'âge d'environ 80 ans.
Suivent, ci-dessous, quelques liens sur la vie de cet illustre personnage.
- Donation du fief de la Garde-Adhémar à Escalin des Aimars (Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme / 1887)
- Escalin - Recueil de documents concernant sa vie (Bulletin de la Société d'archéologie et de statistique de la Drôme / 1895) : Partie-1 Partie-2 Partie-3 Partie-4 Partie-5
- Anthoine Escalin, berger, soldat, ambassadeur, général (Pol ERBÉ / 1929)
- Antoine Escalin des Aimars au siège de Nice (Yann BOUVIER / 2007)



 3.4 - Le Haut Val Varaita en vidéo


  • Vivere in montagna ieri e oggi : Testimonianze di Bellino (Didattica geografia Formazione Primaria Savigliano / 2013) : Lien (sur YouTube)
  • Casteldelfino (Piccola Grande Italia / 2018) : Lien (sur YouTube)
  • Pontechianale (Piccola Grande Italia / 2015) : Lien (sur YouTube)
  • Chianale (FR3 Provence / 2016) : Lien (sur YouTube)
  • Chianale (@19_andre_96) : Lien (sur TikTok)
  • Emigration massive dans les Alpes (@escartons) : Lien (sur TikTok)
  • Arnaque des faux convertis de La Chenal (@escartons) : Lien (sur TikTok)



 3.5 - Communications avec l'extérieur


Le Haut Val Varaita n'est pas géographiquement une vallée fermée puisqu'elle communique vers Sampeyre (anciennement Saint-Pierre), ville longeant la Varaita en aval de Casteldelfino.
A mi-chemin entre Sampeyre et le hameau de Torrette (dépendant de Casteldelfino), se trouve le hameau de Villar (anciennement Villard) faisant partie de la commune de Sampeyre.

Cependant, du fait de sa longue appartenance au Dauphiné, le Haut Val Varaita entretenait des liens plus étroits avec le Queyras bien qu'il en soit séparé par le col Agnel (à plus de 2700 mètres d'altitude) en amont de Chianale.
De l'autre côté du col Agnel, se trouve la vallée de l'Aigue Agnelle appartenant à la commune de Molines-en-Queyras; l'Aigue Agnelle se jette dans le Guil à quelques kilomètres en aval de Molines-en-Queyras.

Par ailleurs, un chemin muletier permettait de rejoindre Maurin, dernier village de la haute vallée de l'Ubaye, via le col de l'Autaret (à 2875 mètres d'altitude) situé en amont de Bellino.
Ce col de l'Autaret est distinct de son homonyme situé sur la frontière entre l'Italie et le département de la Savoie.

Enfin, un autre chemin muletier empruntant le col Bicocca (à 2287 mètres d'altitude) permettait l'accès direct entre le Haut Val Varaita et le Val Maira, via le vallon d'Elva (vallée secondaire du Val Maira).

Le trajet privilégié des habitants du Haut Val Varaita pour se rendre dans le sud-ouest de la France semblait passer par le col Agnel.
En effet, le décès d'un très jeune enfant, en 1825 à Molines-en-Queyras, fut déclaré par son père et par son oncle "les només Chaffre Seimand agé de trente ans et Antoine Bodouin agé de trente ans de la commune de Chateau Dauphin en Piedmont venants de Montpeillier qui se retirent dans leur pays". Les dits Chaffré SEYMAND et Antoine BAUDOIN résidaient dans le hameau Le Puy de la commune de Casteldelfino.
Un autre trajet, pour se rendre à Toulon notamment, pourrait passer par Coni et le col de Tende.
Cette autre hypothèse semble être corroborée d'une part par l'inhumation le 22-12-1811 à Limone (près du col de Tende) de Anne Marie PERIN de la paroisse Saint-Esprit de Bellino, d'autre part par le décès le 14-08-1888 au Villar de Sampeyre d'un bébé, né à Toulon le 28-07-1888, dont les parents sont Antoine ROUCHETTE et Luce PERIN de Casteldelfino.



 3.6 - Cartes géographiques


  • Carte de Dauphiné en 1623 (par Jean de Beins ingénieur et géographe du Roy) : Lien (sur Gallica)
  • Cartes anciennes interactives des vallées de Château-Dauphin lors des batailles de 1743 et de 1744 : Lien-1 Lien-2 Lien-3 (sur Archivio di Stato di Torino)
  • Cartes anciennes interactives des vallées de Château-Dauphin au cours du XVIIIème siècle : Lien-1 Lien-2 Lien-3 (sur Archivio di Stato di Torino)
  • Carte ancienne interactive des vallées de Château-Dauphin à la fin du XIXème siècle : Lien (sur Gallica)
  • Carte actuelle interactive centrée sur Casteldelfino avec courbes de niveau : Lien (sur Mapcarta)
  • Plan cadastral interactif de la commune de Casteldelfino : Lien
  • Carte actuelle interactive de la vallée de la Varaita de Bellino Lien
  • Carte actuelle interactive centrée sur Pontechianale avec courbes de niveau : Lien (sur Mapcarta)
  • Plan ancien interactif de la ville de Toulon (avec les noms de rue) vers 1837 : Lien (sur Gallica)



 3.7 - Faits historiques


Ici, sont mentionnés un certain nombre d'ouvrages qui relatent des faits historiques concernant la Castellata.

Parmi ces ouvrages, deux d'entre eux sont incontournables car ils contiennent des informations détaillées et étayées sur la Castellata :
Histoire de Dauphiné et des princes qui ont porté le nom de Dauphin par Jean Pierre MORET DE BOURCHENU (Fabri & Barrillot libraires / 1721-1722),
Exploitation minière et implantation castrale en Dauphiné médiéval (Xe-XVe siècles) par Benjamin OURY (Agence Bibliographique de l'Enseignement Supérieur / 2018).


 3.7.1 - Faits historiques significatifs

  • Les habitants des communautés briançonnaises au XIIIème siècle par Pierre VAILLANT (Bibliothèque de l'école des chartes / 1967) : Lien (sur Persée)
  • Pillage de la vallée de Château-Dauphin par l'armée du duc de Savoie en novembre 1690 (Bulletin de l'académie delphinale / 1901) : Lien (sur Gallica)
  • Invasion et dévastation de la vallée de Château-Dauphin par les piémontais en 1690 (Bulletin de la société de statistique du département de l'Isère / 1913) : Lien (sur Gallica)
  • Les variations de la frontière française des Alpes depuis le XVIème siècle par Pierre SOPHEAU (Annales de géographie / 1893) : Lien (sur Gallica)
  • Les vallées françaises du Piémont par Henri GAIDOZ (Annales de l'école libre des sciences politiques / 1887) : Lien (sur Gallica)
  • Notes sur l'immigration italienne à Toulon par Maxime SERRE (Revue de géographie alpine / 1952) : Lien (sur Persée)
Une petite communauté de piémontais originaires des hautes vallées de la Varaita résidait par intermittence à Toulon durant le XIXème siècle, comme en attestent d'une part les mariages validés par le vice-consulat d'Italie à Toulon et d'autre part les registres de naissances et de décès de la ville de Toulon. Ils travaillaient majoritairement comme journaliers. Beaucoup d'entre eux sont décédés à Toulon à un âge relativement jeune (sous la trentaine).


 3.7.2 - Autres relations historiques

  • Ricerche storiche sull’alta val Varaita par Sergio OTTONELLI (Editions Comitato per San Lorenzo / 2017)
  • Recherches historiques sur la haute vallée Varaita par Sergio OTTONELLI (Editions Comitato per San Lorenzo / 2017)
  • La Chastelado, une autonomie locale dans les Alpes occidentales par Mario RIBERI (Laboratoire LLSETI / 2015) : Lien (sur AperTO)
  • La Castellata, à propos d'une solennelle prestation de serment au XIVème siècle par Jean Noë GUERIN (Société d'études des Hautes-Alpes / 1916) : Lien (sur Gallica)
  • Histoire de Dauphiné et des princes qui ont porté le nom de Dauphin par Jean Pierre MORET DE BOURCHENU (Fabri & Barrillot libraires / 1721-1722) : Tome-1 Tome-2 (sur Gallica)
  • Un projet de cession du Dauphiné à l'Eglise romaine par Claude FAURE (Mélanges d'archéologie et d'histoire / 1907) : Lien (sur Persée)
  • La guerre et les fortifications du Haut-Dauphiné par Nathalie NICOLAS (Presses universitaires de Provence / 2005) : Lien (sur OpenEdition Books)
  • La guerre dans les Alpes par Jean-Armand CHABRAND (Bibliothèque historique du Dauphiné / 1885) : Lien (sur Gallica)
  • Opérations militaires dans les Alpes et les Apennins pendant la guerre de la succession d'Autriche (1742-1748) par Henri MORIS (Société des lettres, sciences & arts des Alpes-Maritimes / 1885) : Lien (sur Gallica)
  • Mémoire de la guerre sur les frontières du Dauphiné et de Savoie de 1742 à 1747 par Jean BRUNET (Spectateur militaire / 1887) : Lien (sur Gallica)
  • Fortificazione campale e ordini di battaglia. Un esempio piemontese del 1743 par Roberto SCONFIENZA (Nuova Antologia Militare / 2021) : Lien
  • Occupation de Château-Dauphin en 1744 par Irénée LAMEIRE (Editeur Arthur Rousseau / 1911) : Lien (sur Gallica)
  • Histoire militaire du Piémont par Alexandre DE SALUCES (Pic libraire / 1818) : Tome-1 Tome-2 Tome-3 Tome-4 (sur Gallica)
  • Histoire de Bellino par Jean GALLIAN (YouTube / 2022) : Lien (sur YouTube)
  • Rapport sur le passage d'Annibal dans les Alpes par Charles CHAPPUIS (Revue des sociétés savantes des départements / 1860) : Lien (sur Gallica)
  • Examen critique de l'opinion de Caelius Antipater sur le passage d'Annibal dans les Alpes par Charles CHAPPUIS (Mémoires lus à la Sorbonne / 1863) : Lien (sur Gallica)
  • Annibal dans les Alpes par Charles CHAPPUIS (Annales de l'Université de Grenoble / 1897) : Lien (sur Gallica)
Claudio ALLAIS est l'auteur de référence sur l'histoire de la communauté de Château-Dauphin, par son livre intitulé "La Castellata, storia dell'alta valle di Varaita" et publié en 1891.
Claudio Donato ALLAIS naquit le 14 octobre 1838 à Casteldelfino; il décéda en 1913 à Saluzzo. Il fut le curé de la paroisse Saint-Pierre de Pontechianale de 1875 à 1898, puis chanoine du diocèse de Saluzzo.
Sergio OTTONELLI a complété les recherches de Claudio ALLAIS, par son ouvrage édité en 2017 et intitulé "Ricerche storiche sull’alta val Varaita" (dans sa version italienne) ou "Recherches historiques sur la haute vallée Varaita" (dans sa version française).
Sergio OTTONELLI, dont la mère est native de Chianale, décéda le 9 mai 2011, à l'âge de 69 ans, dans sa maison de la commune de Sampeyre.


 3.7.3 - Cartographie et habitat

  • La carte dans les négociations de paix au XVe siècle par Léonard DAUPHANT (Comité Français de Cartographie / 2016) : Lien
  • Images d’alpages au XVe siècle (Grande Histoire des Alpages / 2018) : Lien
  • L'Habitat permanente e pastorale nella valle Varaita par Piero LANDINI (Società Geografica Italiana / 1929) : Lien
  • La vita pastorale nell'alta valle Varaita (Alpi Cozie) par Piero LANDINI (Società Geografica Italiana / 1927) : Lien
  • Habitat du quartier inférieur de la commune de Bellino (Ballario Architetti Associati / 2017) : Lien
  • Habitat du quartier supérieur de la commune de Bellino (Ballario Architetti Associati / 2017) : Lien
Les deux premiers articles ici mentionnés traitent de la représentation en 1422 du château de Saint-Eusèbe, des lieux d'habitation proches et des alpages environnants.
Les deux derniers documents (rédigés en italien) traitent de l'habitat et de l'architecture dans le territoire de la commune de Bellino.


 3.7.4 - Institutions

  • Répertoire numérique détaillé du fonds des Escartons : Lien (sur FranceArchives)
  • Les Escartons du Briançonnais par Olivier HANNE (Diocèse de Gap et Embrun / 2015) : Lien (sur YouTube)
  • La grande association briançonnaise par Thérèse SCLAFERT (Société anonyme du Recueil Sirey / 1926) : Lien (sur Gallica)
  • Aperçu sur les anciennes institutions briançonnaises par Jean TIVOLLIER (Editions Jean-Peyrot / 1897) : Lien (sur Gallica)
  • De la révolte aux libertés. L’intégration politique modèle d’un bailliage montagnard : le Briançonnais au XIVème siècle par Anne LEMONDE (Editions de la Sorbonne / 2004) : Lien (sur OpenEdition Books)
  • Il Trattato di Utrecht e le autonomie locali nelle Alpi occidentali: il caso della République des Escartons par Mario RIBERI (Centro studi piemontesi / 2014) : Lien (sur AperTO)
  • Entre honor, engagement et service du prince. La fonction châtelaine en Dauphiné (1308-1456) par Anne LEMONDE (Editions de la Sorbonne / 2006) : Lien (sur OpenEdition Books)
  • Qui détenait les pouvoirs dans les communautés rurales ? L'exemple dauphinois au XVIIe siècle par Bernard BONNIN (Cahiers de la Méditerranée / 1980) : Lien (sur Persée)
  • Officier seigneurial et pacificateur, le châtelain dans les campagnes dauphinoises à la fin de l’Ancien Régime par Quentin DUQUESNE (Presses universitaires de Rennes / 2011) : Lien (sur OpenEdition Books)
  • Gouverner la montagne au XVe siècle : la Varaita par Anne LEMONDE (Bulletin de la Société d'Etudes des Hautes-Alpes / 2010) : Lien (sur Academia)
Jean TIVOLLIER (1859-1938) naquit dans le hameau de Fontgillarde.à Molines-en-Queyras; son véritable prénom était Jean Baptiste; sa mère Jeanne GARCIN était originaire de Molines-en-Queyras.


 3.7.5 - Us et coutumes

  • Le Haut Dauphiné au Moyen Age par Thérèse SCLAFERT (Société anonyme du Recueil Sirey / 1926) : Lien (sur Gallica)
  • Usages successoraux et gestion des patrimoines familiaux à Pontechianale entre 1713 et 1850 par Manuela DOSSETTI (Le Monde alpin et rhodanien / 1994) : Lien (sur Persée)
  • Endogamie et stratégies successorales à Pontechianale entre 1713 et 1850 par Josiane RIBSTEIN (Société d'ethnozootechnie / 2006) : Lien (sur Gallica)
  • Organisation domestique "traditionnelle" dans le Haut Varaita par Dionigi ALBERA (Centre d'ethnologie méditerranéenne / 1996) : Pages111-117 Pages156-174
  • Observations sur la maison bellinoise (Val Varaita, Piémont) par Jean Luc BERNARD (Le monde alpin et rhodanien / 1974) : Lien (sur Persée)
  • Una lettera dalla Val Varaita a Marsiglia (1883) par Michela DEL SAVIO (Università Degli Studi Di Torino / 2021) : Lien (sur OpenEdition)
Giovanni BERNARD, dont les parents sont natifs de Bellino, naquit à Paris en 1934, décéda à Turin le 17 janvier 2021 et fut inhumé à Bellino.
Jean Luc BERNARD, dont les parents sont natifs de Bellino, naquit à Aix-en-Provence en 1948 et y décéda le 25-05-2017.


 3.7.6 - Noblesse

  • Notice historique sur la noblesse du Briançonnais (André Borel d'Hauterive / 1867) : Lien (sur Gallica)
  • Notice historique et généalogique sur la Maison de Rous (André Borel d'Hauterive / 1855) : Lien (sur Gallica)
  • Mémoire historique et généalogique de la famille Rous de la Mazelière (Gustave de Rivoire de la Bâtie / 1873) : Lien (sur Gallica)
En 1363, lors de la prestation de serment des chefs de famille de la Castellata envers le dauphin de France, figuraient 22 nobles, 13 affranchis et 177 roturiers.
Aucun document postérieur ne mentionne explicitement l'existence de nobles parmi les habitants permanents de la Castellata.


 3.7.7 - Religion

  • Vaudois et protestants des Alpes par Jean-Armand CHABRAND (Editeur Xavier Drevet / 1886) : Lien (sur Gallica)
  • Migrants vaudois (1460-1560) par Gabriel AUDISIO (Editeur Claudiana / 2011) : Lien
  • Histoire de la glorieuse rentrée des Vaudois dans leurs vallées par Henri ARNAUD (Editeur Jules Guillaume Fick / 1710) : Lien (sur Gallica)
  • Histoire de Henri Arnaud, pasteur et chef militaire des Vaudois du Piémont par Théodore MURET (Editeur Marc Ducloux / 1853) : Lien (sur Gallica)
  • Henri Arnaud, sa vie et ses lettres par Emilio COMBA (Imprimerie Alpina / 1889) : Lien (sur Gallica)
  • Henri Arnaud d'Embrun, pasteur et colonel auprès des Vaudois par Théo KIEFNER (Société d'Etudes des Hautes-Alpes / 1989)
  • Les ruses de la conversion : la sade du Haut-Varaita par Dionigi ALBERA & Sergio OTTONELLI (Le Monde alpin et rhodanien / 2000) : Lien (sur Persée)
Le pasteur Henri ARNAUD (1643-1721) naquit à Embrun et termina sa vie dans l'actuelle Allemagne où il avait trouvé refuge. Son grand-père paternel quitta Bellino pour Embrun.
Jean-Armand CHABRAND (1812-1898) naquit dans le hameau de La Rua.à Molines-en-Queyras. Il exerça la profession de médecin à Briançon jusqu'en 1873.


 3.7.8 - Statistiques

  • Statistica della provincia di Saluzzo par Giovanni EANDI (Editeur Domenico Lobetti-Bodoni / 1833-1835) : Présentation en français (sur Google books)
  • Statistica della provincia di Saluzzo par Giovanni EANDI (Editeur Domenico Lobetti-Bodoni / 1833-1835) : Volume-1 Volume-2 (sur Google books)
  • Popolamento e spopolamento di una vallata alpina par de multiples contributeurs (Unione antropologica italiana / 1963-1976) : Très brève présentation (sur Persée)
  • Communality of surnames: A measure of biological interrelationships among thirty-one settlements in upper Val Varaita in the Italian Alps par KAPLAN, LASKER & CHIARELLI (American Journal of Biological Anthropology / 1978) : Lien (sur Wiley)
  • The human peopling in high varaita valley italy par CHIARELLI, LUCCHETTI & RABINO-MASSA (Acta Anthropogenetica / 1978) : Lien (sur EurekaMag)
  • Biological distances calculated using hematologic data among three isolate populations (Blins, Chateaudauphin, La Chianal) of an Italian Alpine Valley (High Varaita Valley) par RABINO-MASSA (Acta Anthropogenetica / 1981) : Lien (sur EurekaMag)
  • Historical reconstitution of Varaita Valley population 1770-1970 par Enzo LUCCHETTI (Acta Anthropogenetica / 1981) : Lien (sur EurekaMag)
  • L'utilisation de l'ordinateur dans la reconstitution des familles et des généalogies à Bellino par Enzo LUCCHETTI & Lamberto SOLIANI (Annales de Démographie Historique / 1984) : Lien (sur Persée)
L'ouvrage en deux volumes de Giovanni EANDI est une mine d'informations de toute nature sur la province de Saluzzo vers 1830, ainsi que sur le Haut Val Varaita qui faisait partie de cette province à cette époque.
L'ouvrage collectif intitulé "Popolamento e spopolamento di una vallata alpina" est sous-titré "Ricerche antropo-ecologiche nell'alta Val Varaita e testimonianze di cultura occitana". Les études regroupées dans cet ouvrage sont rédigées en langue italienne; cependant deux résumés, l'un en français et l'autre en anglais, figurent en fin de livre.


 3.7.9 - Thèses et conférences

  • Châteaux, espace et société en Dauphiné et en Savoie du milieu du XIIIème siècle à la fin du XVème siècle par Nicolas PAYRAUD (Université Lumière Lyon 2 / 2009) : Lien
  • Amministrazione e governo di una regione alpina : il Brianzonese ceduto alla corona di Savoia nel 1713 par Davide Bruno DE FRANCO (Università del Piemonte Orientale / 2014) : Lien
  • Les italiens dans le Var de 1850 à nos jours : démographie, impacts économiques et parcours migratoires par Cindy DONEDA (Université de Toulon / 2014) : Lien
  • Les bâties dans les bailliages du Gapençais, de l'Embrunais et du Briançonnais par Benjamin OURY (CIHAM / 2020) : Lien (sur YouTube)
  • Le compte de la construction de la tour de la bâtie de Pontechianale par Anne LEMONDE (UGA / 2020) : Lien (sur YouTube)
La thèse de Benjamin OURY et ses annexes sont particulièrement riches en informations fouillées sur la Castellata au Moyen Age.
La conférence de Anne LEMONDE évoque la chronologie des opérations de fortification de la Castellata au Moyen Age.


 3.7.10 - Archives

  • Portail national des Archives d'Italie : Lien
  • Archives du journal officiel "Gazzetta Ufficiale del Regno d'Italia" (1860-1946) : Lien
  • Archives d'Etat de Turin : Lien
  • Archives du journal piémontais "La Stampa" (1867-2006) : Lien
  • Archives des autres journaux du Piémont : Lien
  • Revue italo-occitane "Valados Usitanos" (1977-2012) :
    Index : Lien
    N°16 pages 16 à 27 : Stagionalità dei matrimoni in cinque parrocchie dell'alta Val Varaita (Dionigi ALBERA / 1983)
    N°21 pages 27 à 45 : Il francese dei notai della Castellata (Sergio OTTONELLI / 1985)
    N°25 pages 14 à 54 : L'amministrazione dei comuni nella Castellata (Sergio OTTONELLI / 1986)
    N°30 pages 29 à 54 : Declino ed estinzione della chiesa riformata nella Castellata (Sergio OTTONELLI / 1988)
    N°67 pages 25 à 35 : Alta Val Varaita : la revisione dei fuochi del 1449 (Sergio OTTONELLI / 2000)
    N°67 pages 55 à 72 : Anar per sooudà (Giovanni BERNARD / 2000)
    N°86 pages 64 à 76 : Organizzazioni solidaristiche laiche e religiose a Bellino nei secoli XVII-XIX (Giovanni BERNARD / 2007)
    N°88 pages 31 à 36 : La pietosa storia dei tre mercanti assassinati (Sergio OTTONELLI / 2007)
    N°94 pages 17 à 31 : Frammenti di memoria scritta in alta Val Varaita (Sergio OTTONELLI / 2009)
    N°98 pages 13 à 34 : Casteldelfino : messire Mathieu Donnette, curé et vicaine forain (Sergio OTTONELLI / 2011)
  • Portail national des Archives de France : Lien
  • Ressources comptables en Dauphiné au Moyen Age : Lien
  • Les finances delphinales (1268-1370) par Georges PINET DE MANTEYER (Société d'études des Hautes-Alpes / 1944) : Lien (sur Gallica)
  • Preuves de l'Histoire de Dauphiné (De Fontanieu / 17??) : Tome-1 Tome-2 (sur Gallica)
  • Inventaire-sommaire des archives des Basses-Alpes antérieures à 1790 :
    Tome-1 (Isnard / 1892) : Série B (sur Google books)
    Tome-2 (Isnard / 1908) : Série B (sur Internet Archive)
    Tome-2 (Isnard / 1908) : Série B (sur Geneanet)



 3.8 - Communes proches du Haut Val Varaita


 3.8.1 - Molines-en-Queyras

Le territoire de Molines-en-Queyras, constituant une unique paroisse, s'étendait entre le col Agnel et la vallée du Guil.
Molines-en-Queyras était constitué des hameaux suivants (du col Agnel vers la vallée du Guil) : Costeroux, Fontgillarde, Le Coin, Pierre Grosse, Clot La Chalp, Le Serre (chef-lieu), Gaudissard, La Rua, Le Serre des Chabrands.
Le dit Serre, chef-lieu de Molines-en-Queyras, est l'unique point d'accès au bourg de Saint-Véran et à ses deux hameaux Le Raux et La Chalp.


 3.8.2 - Saint-Paul-sur-Ubaye

Le territoire de Saint-Paul-sur-Ubaye couvrait cinq paroisses : celles de Saint-Paul, de Maurin, de Fouillouse, de Mélezen, de Tournoux.


 3.8.3 - Sampeyre (Saint-Pierre)

Le territoire de Sampeyre couvrait quatre paroisses : la paroisse dite majeure, la paroisse du Villar, la paroisse de Becetto et la paroisse de Rore.


 3.8.4 - Elva (en Val Maira)

Le territoire de Elva constituait une unique paroisse : celle de Sainte-Marie.




 4 - ETAT CIVIL


Les archives d'état civil accessibles en ligne ne couvrent que :

  • la période d'occupation napoléonienne de 1802 à 1813,
  • la période consécutive à la création de l'état italien à partir de 1866


Les archives d'état civil sont accessibles sur les liens suivants :


Un portail d'accès aux archives d'état civil du Haut Val Varaita a été créé, par votre serviteur, sur le lien suivant :


Chaque livret annuel de l'état civil italien (à partir de 1866) contient un index; il peut cependant être absent dans de très rares exceptions.
Cet index se trouve généralement à la fin du livret ou parfois au début du livret; il peut aussi se trouver plus rarement au milieu du livret (entre la page du dernier acte enregistré et le début des documents joints).



 4.1 - Etat civil napoléonien du Haut Val Varaita

Les actes d'état civil napoléonien de 1814 (de janvier à mai) n'ont pas été numérisés, mais sont accessibles dans les archives municipales.



 4.2 - Etat civil italien du Haut Val Varaita



 4.3 - Etat civil près du Haut Val Varaita



 4.4 - Etat civil français de Toulon




 5 - REGISTRES PAROISSIAUX



 5.1 - Conservation des registres paroissiaux

Les cinq paroisses des communes de Bellino, de Casteldelfino et de Pontechianale dépendent de l'évêché de Saluzzo.
Les registres de ces cinq paroisses sont rassemblés à Sampeyre et détenus par les autorités ecclésiastiques.
Ces registres ne sont pas accessibles en ligne; ils ont cependant été numérisés par des bénévoles du groupe "Antenati Piemontesi".
Les informations tirées des registres paroissiaux de Pontechianale proviennent des relevés effectués soit par moi-même, soit par mon lointain cousin Jean Gallian.
Les informations tirées des registres paroissiaux de Bellino et de Casteldelfino ont été intégralement relevées par moi-même, à partir des registres numérisés.
Les registres paroissiaux de San Pietro de Pontechianale ont été tenus par Jean Louis GARNIER [1682-1752] pendant 42 ans (de 1710 à 1752), principalement en français et parfois en latin.
Les registres paroissiaux de Casteldelfino ont été tenus par Mathieu DONETTE [1703-1789] pendant 54 ans (de 1735 à 1788) en utilisant exclusivement la langue française.
Pour la compréhension des actes rédigés en latin, le dictionnaire français-latin de GAFFIOT est accessible en ligne sur ce lien.
Pour la compréhension des exigences dans la tenue des registres paroissiaux, on peut se référer aux ordonnances royales mentionnées sur ce lien.



 5.2 - Rédaction des actes dans les registres

Le contenu des actes rapportés dans les registres paroissiaux peut différer selon les habitudes régionales.
C'est pourquoi sont précisées ci-dessous les informations absentes ou présentes dans les différents actes des registres paroissiaux de Bellino, Casteldelfino et Pontechianale.

Actes de baptême
La cérémonie du baptême à l'église se déroulait généralement au lendemain de la naissance.
Un baptême pouvait être effectué précipitamment à la maison par des proches, lorsque la vie du nouveau-né était en péril; le baptême était alors confirmé par la cérémonie à l'église lorsque l'enfant restait en vie.
La cérémonie du baptême à l'église pouvait être retardée par les intempéries.
Les actes de baptême mentionnent généralement les prénom et nom du père, de la mère, du parrain et de la marraine.
Lorsque le parrain ou la marraine n'assistent pas au baptême, les personnes qui les représentent sont mentionnées.
Les liens de parenté du parrain et de la marraine sont parfois mentionnés, mais pas systématiquement.
Il n'est pas rare que les deux membres d'un même couple soient les parrain et marraine d'un même enfant.
Les parrains et marraines des enfants sont principalement les oncles et tantes des baptisés.
En revanche, les grands-parents encore vivants sont très rarement parrain ou marraine de leurs petits-enfants.
Le parrain d'un enfant décédé en bas âge est très souvent mentionné comme témoin dans l'acte d'inhumation du dit enfant.
Par ailleurs, il est habituel que les deux premiers garçons d'un couple portent successivement les prénoms de leur grand-père paternel puis de leur grand-père maternel.
De même, il est habituel que les deux premières filles d'un couple portent successivement les prénoms de leur grand-mère paternelle puis de leur grand-mère maternelle.
En cas de décès d'un ou plusieurs enfants d'un couple, il est habituel que les parents redonnent prioritairement le prénom de l'enfant décédé dont la date de naissance est la plus ancienne, au premier enfant de même sexe qui nait consécutivement à ce décès.
L'annotation latine "obiit", mentionnée parfois en marge d'un acte de baptême, signifie que l'enfant est décédé avant d'atteindre l'âge adulte.
Quelques actes de baptême portent la mention "par illusion" (placée en tête ou en bas de l'acte) : ceux sont des actes oubliés qui ont été inscrits postérieurement dans les registres en cours, rompant ainsi l'ordre chronologique des actes.
Par exemple, un acte de baptême des années 1750 a été inséré dans les registres de 1781, dans la paroisse Saint-Jacques, à l'occasion du mariage en mars 1781 de la personne concernée.

Actes de mariage
Les mariages étaient presque toujours célébrés dans la paroisse où résidait la mariée (célibataire ou veuve) au moment du mariage.
La cérémonie de mariage devait être précédée par la publication des bans de mariage, faite oralement lors de trois dimanches consécutifs, dans la paroisse de chacun des futurs mariés.
Les actes de mariage ne mentionnent généralement pas l'âge des futurs mariés.
En ce qui concerne le futur marié, seul le prénom de son père est généralement mentionné, avec l'indication "fils" ou "feu" selon que le dit père est alors vivant ou mort.
En ce qui concerne la future mariée lorsqu'elle est célibataire, seul le prénom de son père est généralement mentionné, avec l'indication "fille" ou "feu" selon que le dit père est alors vivant ou mort.
En ce qui concerne la future mariée lorsqu'elle est veuve, seuls les prénom et nom de son dernier époux sont généralement mentionnés.
Les actes de mariage ne mentionnent généralement pas les prénom et nom des mères des futurs mariés.
Les actes de mariage mentionnent généralement les prénom et nom d'au moins deux témoins.
Il n'est pas rare que des frères et soeurs soient mariés à une même date, parfois avec les membres d'une autre fratrie.
Par ailleurs, bien que l'âge de la majorité soit de 25 ans, tant pour les garçons que pour les filles, il est surprenant de constater que de jeunes garçons ou filles se sont mariés vers l'âge de 15 ans.

Actes d'inhumation
Les inhumations se déroulaient presque toujours au lendemain des décès.
Cependant, certaines inhumations eurent lieu le jour même du décès lors d'épidémies et d'autres inhumations eurent lieu jusqu'à dix jours après le décès du fait d'un fort enneigement empêchant la venue du responsable chargé d'autoriser les inhumations.
La charge d'autoriser les inhumations incombait au châtelain des communautés de la Castellata ou à son lieutenant; cette charge incomba ultérieurement au juge du canton de Sampeyre.
Les actes d'inhumation mentionnent généralement l'âge très approximatif de la personne décédée.
Lorsque la personne décédée est un homme, seul le prénom de son père est généralement mentionné, avec l'indication "fils" ou "feu" selon que le dit père est alors vivant ou mort.
Lorsque la personne décédée est une femme non mariée, seul le prénom de son père est généralement mentionné, avec l'indication "fille" ou "feu" selon que le dit père est alors vivant ou mort.
Lorsque la personne décédée est une femme mariée, seuls les prénom et nom de son dernier époux sont généralement mentionnés, avec l'indication "veuve" si ce dernier époux est alors mort.
Le qualificatif "nubile" signifie que la personne décédée n'a jamais été mariée, même si elle a eu des enfants naturels.
Les actes d'inhumation ne mentionnent généralement pas les personnes présentes lors des dites inhumations.
Quelques actes d'inhumation portent la mention "par illusion" (placée généralement en tête de l'acte) : ceux sont des actes oubliés qui ont été inscrits postérieurement dans les registres en cours, rompant ainsi l'ordre chronologique des actes.
Deux erreurs d'interprétation sont à éviter dans les actes d'inhumation :
"femme jadis de ..." signifie "femme de vivant ..." (dans l'acte d'inhumation d'une épouse),
"vidua relicta ..." signifie "laissant pour veuve ..." (dans l'acte d'inhumation d'un époux).

Qualifications des membres d'une fratrie
Sont qualifiés de frères utérins les frères et soeurs issus d'une même mère mais de pères distincts.
Sont qualifiés de frères consanguins les frères et soeurs issus du même père mais de mères distinctes.
Sont qualifiés de frères germains les frères et soeurs ayant même père et même mère

Mention des femmes dans les registres paroissiaux
Jusqu'à leur mariage, les femmes sont généralement identifiées comme "fille" ou "feu" suivis du prénom du père (ou du prénom de la mère naturelle quand il n'y a pas de père légitime).
Après leur mariage, les femmes sont généralement identifiées comme "femme de " ou "veuve de" suivis du prénom et du nom du dernier époux.
Les femmes sont habilitées à procéder au baptême d'un nouveau-né à la maison, en cas d'urgence pour cause de péril de mort.
Aucune femme n'est mentionnée comme témoin dans les actes de mariage des registres paroissiaux en Château-Dauphin.

Titres de civilité dans les registres paroissiaux
Les hommes ayant un statut notoire (prêtres, notaires, médecins, marchands) sont affublés du titre "Dominus" (en latin) ou "Maître" (en français) dans les registres paroissiaux ou notariaux.
Leurs épouses sont affublées du titre "Demoiselle" et leurs enfants sont parfois affublés du titre "Honnête".
Les abréviations sont très fréquemment employées ("D" pour "Dominus", "Mre" pour "Maître", ...).
Les prêtres portent plus fréquemment le titre de "Messire" abrégé aussi en "Mre".
Dans les actes en latin, les noms des prêtres sont souvent précédés par "R.D.", abréviation de "Reverendus Dominus".
A partir de la fin du XVIIIème siècle, les titres de "Sieur" ou de "Monsieur" se substituent progressivement aux titres de "Maître" ou de "Messire".
Par convention, pour faciliter les recherches dans ma base nominative, j'ai attribué le titre "Maître" aux notaires, le titre "Messire" aux ecclésiastiques, le titre "Docteur" aux médecins et le titre "Sieur" aux autres personnes ayant un statut social important.

Confusions sur les patronymes
Certains patronymes mal orthographiés peuvent prêter à confusion.
C'est le cas des patronymes BONNET, BOUVET et BRUNET.
C'est aussi le cas des patronymes BERARD, BERNARD, BONNARD et BROARD.

Remarques sur les prénoms
L'ordre des prénoms attribués lors du baptême des natifs du Haut Val Varaita a peu d'importance par la suite.
En effet, cet ordre peut varier lors des différents actes concernant un même individu. De plus, il n'est pas rare que l'un des prénoms attribués à un individu soit omis dans des actes concernant ce même individu.
En ce qui concerne spécifiquement les filles, lorsque le prénom "Marie" n'avait pas été attribué initialement, il est souvent rajouté devant les prénoms qui ont été attribués lors du baptême.
Enfin, le prénom usuel des natifs du Haut Val Varaita n'est pas forcément le premier des prénoms attribués lors du baptême.
Par ailleurs, il est à remarquer que le prénom "Chaffré" est fréquent dans le Haut Val Varaita. Ses équivalents en latin et en italien sont respectivement "Theofredus" et "Chiaffredo". Il est souvent remplacé par le prénom "Geoffroy" (ou ses variantes) dans les actes de l'état civil français, voire même transcrit incorrectement en "Alfred".
Certains prénoms ont des variantes orthographiques qui peuvent concerner une même personne, tels :
"Madeleine" et sa variante "Magdeleine",
"Marie Anne" et sa variante "Marianne",
"Elisabeth" et ses variantes "Isabeau" ou "Isabelle",
"Simon" et sa variante "Seymand",
"Guillaume" et sa variante "Vielm".
Les prénoms sont parfois abrégés dans les registres paroissiaux. Ainsi, "Magle" est l'abréviation du prénom "Magdeleine".
Comme autres exemples, "Jês" (avec un tilde au-dessus) est l'abréviation française du prénom "Jacques", à ne pas confondre avec "Jôes" (avec un tilde au-dessus)qui est l'abréviation latine du prénom "Jean".

Pour tous les types d'actes paroissiaux (baptêmes, mariages, inhumations), non seulement les paroisses d'origine sont mentionnées, mais aussi parfois les villages ou hameaux de résidence des personnes concernées.
Durant certaines périodes, le village ou hameau de résidence de l'époux est annoté en marge des actes de mariages lorsque l'époux est de la paroisse dans laquelle le mariage est célébré.
La mention "de ce village" affectée aux parents d'un enfant baptisé signifie que les dits parents résident dans le même village que l'église paroissiale (par exemple au village de La Rua L'Eglise pour la paroisse Saint-Jacques).
Jusqu'en 1838, les registres paroissiaux étaient entièrement manuscrits et rédigés en latin ou en langue française.
A partir de 1838, les actes paroissiaux furent rédigés en langue italienne sur des registres pré-imprimés.



 5.3 - Empêchements canoniques aux mariages

Au sein de l'Eglise catholique, les règles du mariage étaient régies par le droit canon.
Le non respect de ces règles constituait un empêchement aux mariages, empêchement qui pouvait être levé sur dispense des autorités ecclésiastiques (diocésaines ou papales).
Parmi ces règles, on retiendra celles qui présentent un réel intérêt pour les recherches généalogiques.

Empêchements de consanguinité
Depuis le concile de Latran en 1215, les mariages entre parents ne nécessitent pas de dispense au delà du quatrième degré de consanguinité entre les mariés.
Les mariages entre frère et soeur étaient interdits.
Les mariages entre cousins germains étaient rarement autorisés.
Le second degré de consanguinité se rapporte à des cousins germains.
Le troisième degré de consanguinité se rapporte à des enfants de cousins germains.
Le quatrième degré de consanguinité se rapporte à des petits-enfants de cousins germains.

Empêchements d'affinité
L'affinité correspond à une parenté par alliance, sans lien de sang.
La notion de degré d'affinité est calquée sur la notion de degré de consanguinité.
L'empêchement d'affinité concerne souvent un veuf ou une veuve qui se remarie avec un parent du conjoint décédé.
L'empêchement d'affinité spirituelle concerne soit une filleule et son parrain, soit un filleul et sa marraine.

Empêchements d'honnêteté publique
Les empêchements d'honnêteté publique se rapportent, entre autres, au concubinage ou au non respect d'une promesse de mariage.

Les empêchements canoniques aux mariages sont systématiquement mentionnés dans les registres paroissiaux de Casteldelfino et de Bellino.
Les empêchements canoniques de consanguinité ont été rapportés systématiquement pour les mariages religieux de Casteldelfino et de Bellino mentionnés dans la base généalogique de votre serviteur.
Par défaut, sauf indication contraire, les mariages religieux de Casteldelfino et de Bellino ne font l'objet d'aucun empêchement canonique de consanguinité dans la base généalogique de votre serviteur.



 5.4 - Fiabilité des actes dans les registres

Les actes rapportés dans les registres paroissiaux peuvent parfois comporter quelques erreurs, notamment pour les personnes originaires d'une autre paroisse ou pour les personnes décédées à un âge avancé.

Cependant, les registres paroissiaux de Casteldelfino semblent avoir été tenus avec désinvolture au cours de la période de 1838 à 1865.
En effet, les dits registres de 1838 à 1865 sont truffés d'erreurs, tant sur les prénoms des personnes concernées que sur les nom et prénom des parents des mêmes personnes.



 5.5 - Registres paroissiaux subsistants

Les registres paroissiaux encore subsistants ont été tenus soit en latin, soit en français, soit en italien.
Les langues utilisées dépendent de la période, de la paroisse et du prêtre rédacteur.

Paroisse San Giacomo de Bellino
Les registres paroissiaux subsistants commencent au début du mois de janvier 1730.
Sont cependant manquants :
- les baptêmes entre janvier 1756 et mars 1765,
- les mariages entre juillet 1757 et juin 1769,
- les décès entre novembre 1761 et avril 1762, ainsi qu'entre mars 1764 et mars 1765.
Furent, entre autres, curés de la paroisse Saint-Jacques :
- Pierre GALLIAN (????-????), mentionné curé entre 1700 et 1718,
- Etienne ESTIENNE (1664-1742), curé entre 1727 et 1742 (antérieurement curé de la paroisse Sainte-Marguerite),
- Chaffré THOLOZAN (????-1756), curé entre 1743 et 1755,
- Thomas BERNARD (1721-1782), curé entre 1755 et 1781,
- Jean PEYRACHE (1724-1784), curé entre 1782 et 1784 (auparavant curé de la paroisse Saint-Esprit),
- Luc PERIN (1734-1815), curé entre 1784 et 1815 (auparavant curé de la paroisse Saint-Esprit),
- Pancrace Antoine BONNARD (1772-1832), curé entre 1815 et 1832,
- Marc GALLIAN (1789-1867), curé entre 1832 et 1855,
- Jean Pierre MEYER (1809-????), curé entre 1856 et 1858,
- Joseph Antoine MARCHETTI (????-????), curé entre 1858 et 1871.

Paroisse Santo Spirito de Bellino
Les registres paroissiaux commencent au début du mois de janvier 1770, à la création de la paroisse.
Sont cependant manquants :
- les mariages entre janvier 1838 et décembre 1841.
Furent, entre autres, curés de la paroisse Saint-Esprit :
- Jacques ARNAUD (1734-1771), curé entre 1770 et 1771,
- Raymond ROUX (1739-1796), curé entre 1772 et 1775 (postérieurement curé de la paroisse Sainte-Marguerite),
- Jean PEYRACHE (1724-1784), curé entre 1776 et 1782 (ensuite curé de la paroisse Saint-Jacques),
- Luc PERIN (1734-1815), curé entre 1782 et 1784 (ensuite curé de la paroisse Saint-Jacques),
- Antoine PEYRACHE (1747-1785), curé entre 1784 et 1785,
- Jean Laurent PEYRACHE (1747-1795), curé entre 1786 et 1794,
- Antoine GALLIAN (1732-1805), curé entre 1795 et 1804,
- Jean Antoine LEVET (1777-1835), curé entre 1804 et 1835,
- Jacques ALLAIS (1806-????), curé entre 1835 et 1849,
- Jacques Antoine ESTIENNE (1815-1886), curé entre 1850 et 1886.

Paroisse Santa Margherita de Casteldelfino
Les registres de baptême subsistants commencent au mois d'août 1717.
Sont cependant manquantes quelques courtes périodes :
- de septembre 1722 à juillet 1723,
- d'avril 1732 à août 1733,
- de juillet 1734 à décembre 1734.
Les registres d'inhumation subsistants commencent au mois de juin 1732.
Les registres de mariage subsistants commencent au mois de mai 1738.
Furent, entre autres, curés de la paroisse Sainte-Marguerite :
- Etienne ESTIENNE (1664-1742), mentionné curé et vicaire forain entre 1700 et 1714 (postérieurement curé de la paroisse Saint-Jacques),
- Pierre GIOLITTI (1693-1733), curé et vicaire forain entre 1717 et 1733,
- Mathieu DONETTE (1703-1789), curé et vicaire forain entre 1734 et 1788,
- Raymond ROUX (1739-1796), curé et vicaire forain entre 1789 et 1795 (antérieurement curé de la paroisse Saint-Esprit),
- Jean MARTIN (1744-1812), curé et vicaire forain entre 1796 et 1812,
- Jean Jacques BRESSI (1770-1838), curé et vicaire forain entre 1813 et 1838,
- Barthélémy BERNARDI (1807-1852), curé et vicaire forain entre 1838 et 1852
- Marc Charles Benoit GALLIAN (1819-????), curé et vicaire forain à partir de 1852.
La fonction de "vicaire forain" conférait à son détenteur une autorité sur toutes les paroisses de l'escarton de Château-Dauphin.

Paroisse San Pietro de Pontechianale
Les registres paroissiaux subsistants commencent au début du mois de janvier 1701.
Sont cependant manquantes les périodes suivantes :
- de l'année 1702 à l'année 1707,
- de l'année 1716 à l'année 1717.
Furent, entre autres, curés de la paroisse Saint-Pierre :
- Jean Michel MACEL (1650-1714), curé entre 1701 et 1710,
- Jean Louis GARNIER (1682-1752), curé entre 1710 et 1752,
- Claude BERNARD (1702-1759), curé entre 1752 et 1759,
- Bernard THOLOZAN (1705-1783), curé entre 1759 et 1783 (antérieurement curé de la paroisse Saint-Laurent),
- Sébastien BERNARD (1748-1794), curé entre 1783 et 1794,
- Jean PONS (1756-????), curé entre 1794 et 1824,
- Pierre Simon VASSEROT (1793-????), curé entre 1824 et 1849,
- Jean Marie MARTIN (1809-1862), curé entre 1849 et 1862),
- Chaffré Antoine Fortuné MARTIN (1834-1906), curé entre 1862 et 1875,
- Claude Donna ALLAIS (1838-1913), curé entre 1875 et 1898.
Le dit Claude Donna ALLAIS fut l'auteur de l'ouvrage intitulé "Storia della alta valle di Varaita".

Paroisse San Lorenzo de Pontechianale
De nombreux registres paroissiaux ont disparu lors des incursions guerrières.
Les registres de baptême subsistants commencent en 1789.
Les registres d'inhumation subsistants commencent en 1791.
Les registres de mariage subsistants commencent en 1790.
Furent, entre autres, curés de la paroisse Saint-Laurent :
- Jean MOREL (1677-1734), mentionné curé entre 1700 et 1734,
- Bernard THOLOZAN (1705-1783), mentionné curé entre 1734 et 1759 (postérieurement curé de la paroisse Saint-Pierre),
- Chaffré MARTINET (????-????), mentionné curé en 1760,
- Joseph BARRAQUIER (1722-????), mentionné curé entre 1762 et 1770,
- Sébastien THOLOZAN (1720-1800), curé entre 1779 et 1799,
- Laurent BROARD (1750-1801), curé entre 1799 et 1801,
- Jean Baptiste THOLOZAN (1741-1812), curé entre 1801 et 1812,
- Joseph Antoine GIORDANA (1767-1840), curé entre 1812 et 1840,
- Louis RESPLENDINO (????-????), curé à partir de 1842.

Un document, conservé dans les archives de l'archevêché de Turin, relate la longue visite, du 10 au 21 juillet 1770 dans la Castellata, de l'archevêque Francesco LUSERNA RORENGO DI RORA.
Ce document, rédigé en latin et retranscrit par Sergio OTTONELLI, répertorie tous les bâtiments ecclésiastiques de la Castellata et dresse la liste exhaustive de tous les clercs et prêtres, présents ou absents, natifs de la Castellata.

Le nombre de clercs et prêtres (curés inclus) vivants, natifs de la Castellata, s'élève à 41 ecclésiastiques au mois de juillet 1770, pour une population d'environ 4000 âmes.
Lors de son séjour dans la Castellata, l'archevêque rendit aussi visite aux deux missions de moines capucins qui y étaient installées, l'une à Chianale et l'autre à Casteldelfino.

Par ailleurs, l'état de population de Casteldelfino en 1830 consacre une page à la liste de tous les ecclésiastiques vivants (clercs, prêtres ou curés) présents à Casteldelfino.ou natifs de Casteldelfino.



 5.6 - Digressions dans les registres paroissiaux

Certains curés, témoins d'épisodes guerriers, ont relaté ces faits dans les registres paroissiaux.
Ainsi, Chaffré THOLOZAN, curé de Bellins, y a inséré une première remarque couvrant la période du 30-09-1743 au 12-10-1743, puis une seconde remarque couvrant la période du 30-09-1743 au 20-10-1744.
Ces témoignages présentent évidemment un intérêt historique non négligeable.

Bernard THOLOZAN, curé de La Chanal puis de Pont, relata aussi les évènements de la guerre 1742-1744 dans le cadre d'un journal qu'il tint de 1734 jusqu'en 1777.




 6 - REGISTRES NOTARIAUX


Certains registres des notaires de Bellino, de Casteldelfino et de Pontechianale sont conservés dans les archives de la province de Cuneo.
D'autres de ces registres sont disséminés et détenus par des particuliers.
Une liste de tous les notaires du district de Saluzzo, dont les registres sont répertoriés dans les archives de Cuneo, est accessible sur ce lien.

Corrélativement aux registres notariaux, furent tenus :
- un registre des insinuations commun à l'ensemble des trois communautés de la haute vallée de la Varaita, certains volumes du dit registre étant actuellement conservés dans les archives de la province de Cuneo,
- un bilan annuel des comptes consulaires de chacune des trois communautés, rédigé par le secrétaire de chaque communauté et conservé dans les archives communales (exemple n°1 , exemple n°2).

Quelques notaires natifs du Haut Val Varaita exercèrent leur activité à Sampeyre.

Un document du 3-05-1724, rédigé à Pignerol, répertorie un grand nombre de notaires, contemporains ou décédés, des trois communautés de la haute vallée de la Varaita.
Ce même document mentionne l'existence de 11 offices notariaux (dont 10 en activité) dans la haute vallée de la Varaita en 1724.

Les notaires propriétaires en 1724 d'un office notarial héréditaire dans la "Valle Castel Delfino" sont :
- Luc RICHARD (patente du 10-02-1691), successeur de son père Abraham RICHARD (patente du 5-02-1667) et de son grand-père Luc RICHARD (attribution le 13-03-1629),
- Raymond THOLOZAN (patente du 6-02-1690), successeur de son père Etienne THOLOZAN (patente du 10-10-1666) et de son grand-père Chaffré THOLOZAN (attribution le 13-03-1629),
- Jean GAUDISSARD (patente du 4-06-1714), successeur de Jean Claude THOLOZAN (patente du 14-09-1699), de Claude THOLOZAN (patente du 5-02-1667) et de Etienne ESTIENNE (attribution le 3-03-1629),
- Bernard PERIN (patente du 11-09-1701), successeur de Bernard GALLIAN (patente du 8-05-1655) et de Jean GAUDISSARD (attribution le 3-03-1629),
- Antoine MOREL (patente du 26-05-1675), successeur de son père Jean MAUREL (patente du 2-06-1631) et de son grand-père Pierre ALLIAUD (attribution le 3-03-1629, avec subrogation),
- Jean Baptiste THOLOZAN (patente du 12-04-1715), successeur de Mathieu PHILIP (patente du 28-04-1663) et de Pierre PHILIP (attribution le 13-03-1639),
- Mathieu LAMBERT (patente du 6-02-1712), successeur de son père Antoine LAMBERT (attribution le 25-07-1675 d'un office de notaire garde-note et tabellion),
- Bernard GENSANNE (patente du 29-12-1718), successeur de Barnabé RUFFA (attribution le 23-11-1682),
- Claude PEYRACHE (patente du 14-04-1717), successeur de Jean PHILIP (attribution le 11-11-1682),
- Antoine RICHARD (patente du 30-06-1718), successeur de Jean LAMBERT (attribution le 23-11-1682).
Reste vacant en 1724 l'office notarial de feu Mathieu RICHARD (successeur probable d'un Antoine RICHARD), ses héritiers n'étant munis d'aucune patente (le dit Mathieu RICHARD est dit "notaire royal de Bellins" dans un acte du 18-01-1691 du notaire Raymond THOLOZAN).



 6.1 - Notaires de Bellino entre 1600 et 1865

  • Jacques MARC (????-????) [Période des actes : vers 1597], aussi châtelain, père du notaire Mathieu MARC et mentionné "notaire" dans les "Recherches historiques sur la haute vallée Varaita" (pages 219 & suivantes)
  • Mathieu MARC (????-????) [Période des actes : vers 1619], fils du notaire Jacques MARC et mentionné "notaire" dans les "Recherches historiques sur la haute vallée Varaita" (pages 237 & 238)
  • Mathieu ROUX (????-????), mentionné "notaire royal héréditaire" dans une transaction actée le 9-07-1636 par le notaire Luc RICHARD
  • Antoine RICHARD (????-????) [Période des actes : vers 1667], mentionné "notaire" dans un acte du 22-01-1667 à Bellins et père probable du notaire Mathieu RICHARD
  • Bernard GALLIAN (????-????) [Patente accordée en 1655], successeur indirect du notaire Jean GAUDISSARD et prédécesseur du notaire Bernard PERIN
  • Abraham RICHARD (????-1691) [Patente accordée en 1667] [Période des actes : 1656-1690], fils du notaire Luc RICHARD et père d'autre notaire Luc RICHARD
  • Luc RICHARD (1665-1751) [Patente accordée en 1691], [Période des actes : 1699-1719], aussi châtelain, fils du notaire Abraham RICHARD et beau-père du notaire Claude PERIN
  • Claude PEYRACHE (1689-1744) [Patente accordée en 1717] [Période des actes : 1717-1735], successeur du notaire Jean PHILIP et cousin du notaire Claude PERIN



 6.2 - Notaires de Casteldelfino entre 1600 et 1865

  • Raymond RUA (????-????) [Période des actes : vers 1580], mentionné dans les "Recherches historiques sur la haute vallée Varaita" (pages 151 & suivantes)
  • Mathieu PHILIP (????-????) [Patente accordée en 1663], fils du notaire Pierre PHILIP et prédécesseur du notaire Jean Baptiste THOLOZAN
  • Jean Baptiste THOLOZAN (1682-1754) [Patente accordée en 1715], successeur du notaire Mathieu PHILIP, père du notaire Antoine THOLOZAN et beau-père du notaire Barthélémy ROUX
  • Antoine RICHARD (????-????) [Patente accordée en 1718] [Période des actes : 1718-1749], successeur indirect du notaire Jean LAMBERT et peut-être la même personne que Antoine RICHARD (1696-1776) trésorier à Saluces
  • Antoine THOLOZAN (1728-1783), fils du notaire Jean Baptiste THOLOZAN et père des notaires Jean Baptiste THOLOZAN et Jean Antoine Amédée THOLOZAN
  • Jean Simon FAURE (1835-????), gendre du notaire Jean Baptiste CLARY



 6.3 - Notaires de Pontechianale entre 1600 et 1865

  • Sauveur THOLOZAN (????-????) [Période des actes : vers 1597], aussi châtelain, mentionné dans les "Recherches historiques sur la haute vallée Varaita" (pages 219 & suivantes)
  • Pierre FILLIE (????-????) [Période des actes : vers 1597], mentionné dans les "Recherches historiques sur la haute vallée Varaita" (pages 219 & suivantes)
  • Inconnu LAMBERT (????-????) [Période des actes : vers 1631], mentionné comme rédacteur d'un acte matrimonial du 11-02-1631 concernant le notaire Jean MOREL
  • Pierre ALLIAUD (????-????) [Office attribué en 1629], dont l'office notarial fut acquis avec subrogation (le subrogé s'appelant Antoine FAURE), puis fut transmis en dot au notaire Jean MOREL
  • Jean MOREL (????-1675) [Patente accordée en 1631] [Période des actes : vers 1642], successeur de Pierre ALLIAUD et père du notaire Antoine MOREL
  • Claude THOLOZAN (????-1681) [Patente accordée en 1667], successeur du notaire Etienne ESTIENNE et père du notaire Jean Claude THOLOZAN
  • Mathieu PHILIP (????-????) [Patente accordée en 1663], fils du notaire Pierre PHILIP et prédécesseur du notaire Jean Baptiste THOLOZAN
  • Antoine LAMBERT (????-1712) [Office attribué en 1675], père du notaire Mathieu LAMBERT et peut-être aussi père du notaire Jean LAMBERT
  • Barnabé RUFFA (????-????) [Office attribué en 1682] [Période des actes : 1691-1707], aussi châtelain, prédécesseur du notaire Bernard GENSANNE
  • Jean Claude THOLOZAN (????-1714) [Patente accordée en 1699], fils du notaire Claude THOLOZAN et prédécesseur du notaire Jean GAUDISSARD
  • Jean GAUDISSARD (1690-1760) [Patente accordée en 1714], successeur du notaire Jean Claude THOLOZAN et grand-père du notaire Jean Etienne BERNARD
  • Simon MOREL (1691-1775), fils du notaire Antoine MOREL et grand-père paternel du notaire Antonio MORELLI
  • Pierre Antoine GAUDISSARD (1716-1756), mentionné "notarius" dans l'acte de son inhumation en 1756



 6.4 - Notaires de Sampeyre entre 1600 et 1865

  • Antoine ARNAUD (????-????) [Période des actes : vers 1665], vivant en 1665 et mentionné "notaire ducal de St Pierre au marquisat de Salluces" dans un acte de Etienne THOLOZAN daté du 29-05-1665




 7 - RECENSEMENTS


Vous trouverez ci-dessous les années au cours desquelles furent effectués divers recensements de population à Bellino et à Casteldelfino, ainsi qu'à Toulon.



 7.1 - Dénombrements pour la gabelle du sel à Bellino

La gabelle était un impôt sur le sel qui portait sur les bouches humaines de chaque foyer, ainsi que sur les têtes de bétail (bovins et ovins) de ces foyers.
Par un édit du 14-01-1720, complété par un manifeste du 7-06-1721, le roi Victor Amédée II de Savoie définit de nouvelles règles de recensement des contribuables de la gabelle et oblige annuellement chaque contribuable à une levée obligatoire minimum de sel dont le poids est calculé en fonction de la composition du foyer et de la composition des têtes de bétail possédées par le dit foyer.
A cette fin, chaque secrétaire de communauté était annuellement chargé de dénombrer tous les foyers et de répertorier les personnes et les têtes de bétail de chaque foyer dans un document dénommé "Consigne du sel".

A Bellino, le dénombrement de mars 1750 a été acté par le notaire Claude PERIN, secrétaire de la communauté de Bellins, et paraphé par les deux consuls de la même communauté.
Le dit dénombrement a été effectué par village entre le 2 et le 5 mars, selon l'ordre suivant :
- Le Chazal (4 pages),
- Les Celles (5 pages),
- Le Prafauchier (2 pages),
- Le Pleiné et Le Bals (2 pages),
- Le Fontanil (3 pages),
- Le village de l'Eglise (3 pages),
- Le village des Bernards (1 page et demi),
- La Rebière (1 page et demi).
A la suite du dit dénombrement par village, sont ajoutés (sans mention de village) :
- les "bouches humaines incapables à l'entière levée du sel, attendu leur pauvreté" (2 pages et demi),
- les "mendiants" (23 personnes), non soumis à la levée du sel.
La consigne du sel se présente sous la forme d'un tableau à dix colonnes :
- la première colonne détaille l'identité du "chef de maison" et des autres membres du foyer comptabilisés dans les colonnes 2 et 3,
- la deuxième colonne mentionne le nombre de "majeurs de cinq ans" du foyer, c'est à dire le nombre de bouches âgées de plus de 5 ans,
- la troisième colonne mentionne le nombre de "mineurs de cinq ans" du foyer, c'est à dire le nombre de bouches âgées de moins de 5 ans
- les colonnes 4 à 6 mentionnent les nombres de têtes de bétail (bovines et ovines) possédées par le foyer,
- les colonnes 7 à 8 précisent, parmi les têtes mentionnées en colonnes 4 à 6, les nombres de vaches, de brebis et de chèvres productrices de lait,
- les colonnes 9 et 10 mentionnent les quantités de sel à lever par le foyer.
Tous les foyers sont répertoriés; mais le dénombrement des bouches n'est pas exhaustif.
Ainsi, les enfants de plus de cinq ans sont rarement mentionnés et les épouses des chefs de maison sont parfois oubliées.

Toujours à Bellino, le dénombrement pour l'année 1770 a été acté par le notaire Bernard PERIN, secrétaire de la communauté de Bellins.
Le dit dénombrement a été effectué les 20 et 21 novembre 1769 pour le quartier d'en haut ("dans la maison du Sr Donna Martin aux Celles"), puis les 22 et 23 novembre 1769 pour le quartier d'en bas ("dans la maison de Chaffre Arnaud feu Jaques Antoine au village de l'Eglise").
Les hameaux ou villages de résidence n'y sont pas mentionnés.
Seuls les quartiers de résidence des foyers (quartier d'en bas ou quartier d'en haut) sont indiqués, pour tous les foyers assujettis à la levée du sel totale ou partielle (pour cause de pauvreté).
Huit foyers, sans indication du lieu de résidence, sont mentionnés "incapables a la levée du sel, attendu leur extreme pauvretté".

En complément des dénombrements pour la gabelle du sel, était tenu un registre des notifications des décharges induites par les décès de membres du foyer ou par les ventes de têtes de bétail.



 7.2 - Etats de population à Casteldelfino

A Casteldelfino, des états de population, non signés mais vraisemblablement à l'initiative des autorités ecclésiastiques, furent établis en 1813, en 1830 et en 1846.
Certains feuillets de ces états de population comportent des annotations postérieures à l'année au cours de laquelle ces états de population furent établis.
Le recensement de 1830 a été effectué par village, selon l'ordre suivant :
- La Ville (182 personnes),
- La Posterle (236 personnes),
- Rabioux (61 personnes),
- Bertines (326 personnes),
- Chaudanes (176 personnes),
- Les Tourrettes (315 personnes).



 7.3 - Recensements à Toulon

A Toulon, des recensements de population, plus ou moins détaillés, sont effectués tous les cinq ans depuis l'année 1841.
Le recensement de 1871 fut reporté en 1872 du fait de l'occupation prussienne. Les recensements de 1916 et de 1941 furent annulés pour cause de guerres contre l'Allemagne.




 8 - FAITS FAMILIAUX


Vous trouverez ci-dessous, en remontant dans le temps, une énumération de faits marquants, significatifs ou insolites, relatifs à mes (ou nos) aïeux et à leur environnement.



 8.1 - Patronyme "Serre"

Le patronyme SERRE semble d'abord avoir été un surnom du patronyme BERNARD à Casteldelfino.
En effet, les révisions des feux de Saint-Eusèbe effectuées en 1449 et en 1458 ne mentionnent aucun patronyme SERRE, mais mentionnent un Jean BERNARD alias SERRE distinct d'un autre Jean BERNARD également cité.
Ce surnom SERRE semble être devenu le patronyme de la descendance du dit Jean BERNARD alias SERRE.

Le registre cadastral de Saint-Eusèbe, établi de 1580 à 1583 par le notaire Raymond RUA, mentionne :
- un Mathieu SERRE dont l'épouse Jeanne possède un grand nombre de parcelles aux Posterles,
- des frères SERRE propriétaires de l'un des quatre moulins des Posterles,
- des frères SERRE, prénommés Jean, Etienne et Antoine, tous trois fils de feu Constant et propriétaires de quotes-parts d'un chalet d'alpage aux Posterles.

Les Posterles désignent l'ensemble de 4 hameaux constitués par la Posterle supérieure, la Posterle inférieure, Clot Garin et le Puy.
Les hameaux du Puy et de Clot Garin, composés de chalets d'alpage, n'étaient probablement pas occupés de façon permanente.



 8.2 - Episodes toulonnais

La longue période d'enneigement dans le Haut Val Varaita incitait des habitants à hiverner en plaine ou sur la côte.
Ainsi, de nombreux natifs de Bellino et de Casteldelfino vinrent travailler à Toulon durant le XIXème siècle, par intermittence ou de manière définitive.
Quelques natifs de Pontechianale et de Sampeyre en firent de même.
A Toulon, beaucoup d'entre eux travaillèrent soit comme garçons de café ou garçons d'hôtel, soit comme infirmiers à l'hôpital militaire.
D'autres y travaillèrent comme domestiques, portefaix ou décrotteurs.
Certains travaillèrent à leur compte comme rémouleurs ou cordonniers.
Deux natifs de Bellino, Luc ARNAUD (1816-1869) et Claude PEYRACHE (1821-1861), furent même aubergistes à Toulon.
Un natif de Casteldelfino, Raymond RUA (1827-1899), fut aussi aubergiste à Toulon durant une période de sa vie.

En 1925 à Toulon, Jeanne SERRE (Sosa 1) a épousé Pierre Marie LE PIVERT, alors locataire d'une parmi d'autres chambres meublées dont la mère de Jeanne avait la responsabilité en qualité de logeuse. A la même époque, le père de Jeanne exerçait la profession de garçon limonadier. La famille de Jeanne avait alors pour domicile le n°11 de la rue Courbet à Toulon, à la même adresse que celle des chambres meublées précédemment mentionnées.
Les parents de Jeanne SERRE se marièrent aussi à Toulon en 1906. De même, le grand-père paternel de Jeanne SERRE se maria à Toulon en 1870, puis en 1878.en secondes noces.
La fille et le fils de Jeanne SERRE se marieront encore à Toulon, respectivement en 1950 et en 1961.

Suit, ci-dessous, une liste d'évènements familiaux significatifs qui ont eu lieu à Toulon :

  • 1925-09-12 à Toulon : Mariage de Jeanne SERRE (Sosa 1), âgée de 17 ans et fille de garçon limonadier, avec Pierre Marie LE PIVERT, officier de marine âgé de 23 ans
  • 1924-07-15 à Toulon : Dépôt de la demande de naturalisation de Giacomo Matteo SERRE (Sosa 2) et de son épouse Rosa Giovanna ROUX (Sosa 3)

Les séjours à Toulon de la famille SERRE ont été marqués par une succession de décès rapprochés.

En effet, Giacomo SERRE (Sosa 4) y a perdu successivement :

  • son frère Giovanni SERRE, décédé en 1867 à l'âge de 28 ans, père alors d'une fille de 2 ans,
  • sa belle-soeur Maria Elisabetta ALLAIS, décédée en 1867 à l'âge de 21 ans, veuve de Giovanni SERRE,
  • son cousin germain Antonio Andrea RICHARD, décédé en 1868 à l'âge de 17 mois, fils de son oncle maternel André RICHARD,
  • sa nièce Marie Marguerite Marianne SERRE, décédée en 1868 à l'âge de 3 ans, fille de Giovanni SERRE,
  • sa cousine germaine Catherine Marguerite Claudine RICHARD, décédée en 1870 à l'âge de 9 mois, fille de son oncle maternel André RICHARD,
  • son épouse Marie Catherine ALLEMAND, décédée en 1870 à l'âge de 23 ans, mère de son fils Jean Esprit Claude SERRE,
  • son fils Jean Esprit Claude SERRE, décédé en 1870 à l'âge de 19 jours,
  • son frère Chiaffredo SERRE, décédé en 1871 à l'âge de 20 ans,
  • son frère Claudio SERRE, décédé en 1871 à l'âge de 27 ans, père alors d'une fille de 5 mois,
  • sa nièce Marie Célestine SERRE, décédée en 1873 à l'âge de 18 mois, fille de Claudio SERRE,
  • son neveu Geoffroy Jacques Marius GERTOUX, décédé en 1873 à l'âge de 6 jours, fils de sa soeur Giovanna SERRE,
  • sa soeur Giovanna SERRE, décédée en 1874 à l'âge de 24 ans,
  • son cousin germain Giacomo Filippo RICHARD, décédé en 1879 à l'âge de 28 ans, fils de son oncle maternel André RICHARD,
  • sa nièce Madeleine Marie Françoise Baptistine ROUX, décédée en 1888 à l'âge de 2 ans, fille de sa belle-soeur Marie Marguerite ALLEMAND,
  • sa fille Maria Giovanna SERRE, décédée en 1888 à l'âge de 10 mois.



 8.3 - Passé piémontais

  • 1942 : Mise en service du barrage de Castello, impliquant la création d'un lac artificiel qui submerge Chiesa l'ancien chef-lieu de Pontechianale
  • 1866 : Création de l'état civil italien
  • 1861-03-17 : Proclamation du royaume d'Italie dont la première capitale fut Torino et dont le premier souverain fut Victor Emmanuel II, antérieurement duc de Savoie et roi de Sardaigne
  • 1860-03-24 à Torino : Signature du traité par lequel le royaume de Piémont-Sardaigne consent à céder à la France le comté de Nice et la partie du duché de Savoie du côté occidental des Alpes franco-italiennes
  • 1837-03-24 à Chianale : Inhumation de Bernard BONNARD (Sosa 26), de son fils Jean Esprit Antoine et d'un paroissien du Villar de Sampeyre, morts par le vent et la neige le 22-03-1837 dans la traversée du Col Agnel
  • 1837-03-14 près des Posterles : Deux coulées de neige qui prirent la vie de 6 hommes d'une part et de 7 hommes d'autre part, les 13 hommes tous originaires de Bellino et revenant du marché de Venasca (événement relaté dans les registres paroissiaux par les curés des deux paroisses de Bellino)
  • 1814-04-11 : Signature du traité de Fontainebleau, statuant sur les conditions de l'abdication de Napoléon et mettant fin aux possessions françaises en Italie
  • 1802-09-11 : Création du département français de la Stura, de chef-lieu Coni, après l'annexion du Piémont par Napoléon
  • 1795-09-03 : Inhumation de Jean RICHARD, fils de feu Daniel RICHARD des Celles, "tué par un coup de fusil des soldats français"
  • 1792-07-04 à Chambéry : Décès de Sauveur THOLOZAN, natif de Pont, secrétaire des guerres et du gouverneur des Etats de Savoie
  • 1788 : Rattachement au diocèse de Saluces des 5 paroisses du Haut Val Varaita (attachées depuis toujours au diocèse de Turin), suite à une demande des paroissiens initiée en 1766
  • 1785-11-19 à Villefort : Inhumation de Antoine DE GENSSANE, natif de Pont, ingénieur des mines et membre des académies royales des sciences de Paris et de Montpellier
  • 1784 : Nomination du prêtre Luc PERIN, fils du notaire Claude PERIN (Sosa 76), à la fonction de curé de la paroisse Saint-Jacques de Bellino
  • 1782 : Nomination du prêtre Luc PERIN, fils du notaire Claude PERIN (Sosa 76), à la fonction de curé de la paroisse Saint-Esprit de Bellino
  • 1782 : Nomination du prêtre Jean PEYRACHE, fils de Chaffré PEYRACHE (Sosa 184), à la fonction de curé de la paroisse Saint-Jacques de Bellino
  • 1776 : Nomination du prêtre Jean PEYRACHE, fils de Chaffré PEYRACHE (Sosa 184), à la fonction de curé de la paroisse Saint-Esprit de Bellino
  • 1770 : Création de la paroisse Saint-Esprit aux Celles qui dépendaient auparavant de la paroisse Saint-Jacques de Bellino
  • 1769 à 1782 : Décès successifs des 4 premières épouses de Laurent ESTIENNE, fils de Constans ESTIENNE (Sosa 86), avant son mariage en 1782 avec sa cinquième et dernière épouse
  • 1766-11-03 à Bellino : Inhumation de Bernard GALLIAN du Chazal et de Jacques RICHARD fils de feu Jacques Antoine (Sosa 74) du Fontanil, "trouvés gelés sur la montagne de l'Autaret venant de Maurin"
  • 1764-06-05 à Casteldelfino : Mariage de Claude SERRE (Sosa 32), âgé de 15 ans, avec Elisabeth BERNARD (Sosa 33) âgée de 19 ans
  • 1757-11-11 à Pontechianale : Décès de Antoine THOLOZAN (Sosa 220), âgé de 98 ans ("nonaginta et octo annorum et mensium quinque")
  • 1755-02-26 à Bellino : Décès de Jeanne Marie PERIN (fille de Claude PERIN (Sosa 76)), Anne Marie ROUCHETTE (fille de Jean François ROUCHETTE (Sosa 204)) et Marie Marguerite GALLIAN (petite-fille de Marc GALLIAN (Sosa 162)), toutes trois mortes ensevelies par une coulée de neige
  • 1752 : Nomination du prêtre Claude BERNARD, fils de Jean BERNARD (Sosa 222), à la fonction de curé de la paroisse Saint-Pierre de Pontechianale
  • 1744-07-22 : Inhumation de Mathieu LEVET, fils de Chaffré LEVET du Pleyné, "tué d'un coup de pistolet aux épaules par les ennemys espagnols"
  • 1744-07-21 : Inhumation de Chaffré MICHEL, fils de feu Donna MICHEL (Sosa 420), "tué par les ennemys francois ayant eu le col coupé par un coup de sabre"
  • 1744-07-00 : Bataille de Pierrelongue, gagnée par les troupes de la coalition franco-espagnole, suivie du sac de Casteldelfino et de Bellino par les mêmes troupes
  • 1743-10-00 : Prise du château de Pont, à partir de La Chanal, par les troupes d'une coalition franco-espagnole qui se replient dans le Queyras après quelques jours
  • 1733-03-24 à Bellino : Mort de Chaffré PERIN (Sosa 252) et de 3 autres bellinois, ensevelis sous une coulée de neige dans la côte de Gabel (Chaffré PERIN ne sera inhumé que le 1-09-1733)
  • 1713-04-11 à Utrecht : Signature du traité par lequel, entre autres clauses, le roi de France restitue le duché de Savoie au duc de Savoie et cède les escartons d'Oulx, de Pragelas et de Château-Dauphin au même duché de Savoie
  • 1690-11-25 : Destruction du château de Château-Dauphin à l'issue d'exactions commises dans toute la Castellata par l'armée du duc de Savoie durant une quinzaine de jours
  • 1646-08-28 à Maurin en haute Ubaye : Assassinat de 3 marchands de la Castellata, dont Donna GALLIAN frère de Madeleine GALLIAN (Sosa 571), par des malfrats menés par Antoine ROUX de Bellins
  • 1601-01-16 à Lyon : Signature du traité par lequel, entre autres clauses, le royaume de France renonçait au marquisat de Saluces au profit du duché de Savoie
  • 1548 : Annexion du marquisat de Saluces par le royaume de France, après le décès, sans postérité, du dernier marquis de Saluces
  • 1536-08-07 : Attribution de la charge de châtelain de Château-Dauphin à Antoine ESCALIN, lequel deviendra ambassadeur du roi François 1er auprès du sultan Soliman le Magnifique
  • 1459 : Création de la paroisse Saint-Laurent à La Chanal qui dépendait auparavant de la paroisse Saint-Pierre de Pont
  • 1422 : Représentation de Saint-Eusèbe et de son environnement, par un peintre anonyme sous le contrôle d'un notaire mandaté
  • 1416 : Erection, par l'empereur Sigismond, du comté de Savoie en duché dont la capitale sera Chambéry jusqu'en 1563, puis Torino à partir de 1563
  • 1391 : Destruction de Saint-Eusèbe par une inondation causée par l'effondrement d'un pan de montagne dans le lit de la Varaita, puis reconstruction du village
  • 1374-1379 à Pont : Adjonction d'une tour supplémentaire au château
  • 1362 : Prise de Château-Dauphin et de Bellin par les troupes du frère du Marquis de Saluces, le dit frère revendiquant des droits sur une partie de la Castellata
  • 1349-07-16 à Lyon : Cérémonie officielle du rattachement du Dauphiné au royaume de France
  • 1349-03-30 à Romans : Signature de l'acte de transport par lequel le dauphin Humbert II, sans postérité, cède le Dauphiné au royaume de France
  • 1343-05-29 à Beauvoir-en-Royans : Signature de la Grande Charte des Escartons par laquelle le dauphin Humbert II renonce à la jouissance de ses droits et devoirs féodaux et seigneuriaux sur les 4 communautés briançonnaises, en contrepartie d'une somme 12000 florins d'or et d'une rente annuelle de 4000 ducats
  • 1??? à Pont : Construction du château, apparenté à une bâtie
  • vers 1200 : La Castellata faisait partie du marquisat de Saluces



 8.4 - Immigration californienne

Au début du XXème siècle, quelques bellinois débarquèrent à New York et allèrent s'installer en Californie, les uns en ville à San Francisco, les autres à la campagne à proximité de Orland dans le comté de Glenn (à environ 250 kilomètres de San Francisco, vers le nord). Ils restèrent en contact entre eux, qu'ils soient citadins ou ruraux.

  • 1899 : Arrivée de GALLIAN Lorenzo (1883-1923, décédé à San Francisco) , âgé de 16 ans , fils de GALLIAN Antonio (1852-1915) et RICHARD Maria (1860-1918) ci-après cités
  • 1903 : Arrivée de LEVET Giovanni Antonio (1875-1950, décédé près d'Orland) , âgé de 28 ans, cousin germain de RICHARD Maria (1860-1918) ci-après citée
  • 1903 : Arrivée de ORENGO Camille (1870-1960, décédée près d'Orland) , âgée de 33 ans , épouse du précédent
  • 1903-05-31 à New York : Arrivée de LEVET Lorenzo Gioffredo (1878-1927, décédé à San Francisco) , âgé de 25 ans , frère de LEVET Giovanni Antonio (1875-1950) précédemment cité
  • 1903-05-31 à New York : Arrivée de GALLIAN Chiaffredo (1880-1939, décédé à San Francisco) , âgé de 23 ans , fils de GALLIAN Antonio (1852-1915) ci-après cité
  • 1907-02-23 à New York : Arrivée de LEVET Bernardo Pasquale (1871-19??, probablement décédé en Italie car son épouse y décéda en 1949) , âgé de 36 ans
  • 1907-02-23 à New York : Arrivée de LEVET Maria Margaritta (1871-1949, décédée à Saluzzo en Italie) , âgée de 36 ans , épouse du précédent
  • 1907-02-23 à New York : Arrivée de RICHARD Giovanni Chiaffredo (1879-1918, décédé près d'Orland) , âgé de 28 ans, cousin par alliance de LEVET Maria Margaritta (1871-1949) citée précédemment
  • 1907-02-23 à New York : Arrivée de LEVET Maria Elisabetta (1877-1968, décédée près d'Orland) , âgée de 30 ans , épouse du précédent et cousine germaine de LEVET Maria Margaritta (1871-1949) citée précédemment
  • 1907-06-17 à New York : Arrivée de GALLIAN Antonio (1852-1915, décédé à San Francisco) , âgé de 55 ans
  • 1907-06-17 à New York : Arrivée de RICHARD Maria (1860-1918, décédée à San Francisco) , âgée de 47 ans , épouse du précédent
  • 1907-06-17 à New York : Arrivée de GALLIAN Maria Cattarina (1889-1978, décédée à San Francisco) , âgée de 18 ans , fille de GALLIAN Antonio (1852-1915) précédemment cité
  • 1907-06-17 à New York : Arrivée de GALLIAN Giovanni Antonio (1894-1954, décédé à Los Angeles) , âgé de 13 ans , fils de GALLIAN Antonio (1852-1915) précédemment cité
  • 1907-06-17 à New York : Arrivée de GALLIAN Joséphine Ernestine (1897-1982, décédée à San Mateo) , âgée de 10 ans , fille de GALLIAN Antonio (1852-1915) précédemment cité
  • 1907-06-17 à New York : Arrivée de GALLIAN Marie (1899-1962, décédée dans le comté de Kern) , âgée de 7 ans , fille de GALLIAN Antonio (1852-1915) précédemment cité
  • 1907-10-21 à New York : Arrivée de LEVET Giovanni Antonio (1886-1968, décédé près d'Orland) , âgé de 21 ans , beau-frère de LEVET Bernardo Pasquale (1871- 19??) précédemment cité
  • 1907-10-21 à New York : Arrivée de LEFEBVRE Jeanne Aimable (1881-1945, décédée près d'Orland) , âgée de 26 ans , épouse du précédent
  • 1907-10-21 à New York : Arrivée de LEVET Marguerite (1907-1968) , âgée de 1 an , fille de LEVET Giovanni Antonio (1886-1968) précédemment cité
  • 1909-10-11 à New York : Arrivée de RICHARD Antonio Battista (1890-1964, décédé près d'Orland) , âgé de 19 ans , frère de RICHARD Giovanni Chiaffredo (1879-1918) précédemment cité
  • 1912-09-28 à New York : Arrivée de LEVET Lorenzo (1840-1921, décédé en Italie comme sa fille Maria Margaritta) , âgé de 72 ans, beau-père de LEVET Bernardo Pasquale (1871-19??) précédemment cité
  • 1912-09-28 à New York : Arrivée de LEVET Giovanni Battista (1898-1982, décédé à Sacramento) , âgé de 14 ans, fils de LEVET Bernardo Pasquale (1871-19??) précédemment cité

Tous les immigrés cités sont apparentés à 2 familles :
- celle de RICHARD Maria (1860-1918), épouse de GALLIAN Antonio (1852-1915),
- celle de LEVET Maria Margaritta (1871-1949), épouse de LEVET Bernardo Pasquale (1871-19??).

Indépendamment des personnes ci-dessus citées, un dénommé Célestin GALLIANO, né vers 1835, apparait dans le recensement de 1880 à San Francisco; il était alors professeur à "St. Ignatius College".
L'avis de son décès, dans le journal "San Francisco Call" du 13-04-1899, mentionne "In this city, April 12, 1899, Rev. Celestin Galliano, S. J., a native of Bellino, Italy, aged 64 years. The office for the dead will be recited this day (Thursday), at St. Ignatius Church".
Célestin GALLIANO appartenait vraisemblablement à la Compagnie de Jésus (d'après les initiales S. J. de Society of Jesus), ordre religieux créé par Ignace de Loyola.
Célestin GALLIANO était probablement le fils de Jean Baptiste GALLIAN et Marie Marguerite SERRE, donc le cousin germain de Giacomo Giovanni Celestino SERRE (Sosa 4).

Les habitants de San Francisco étaient généralement enterrés dans l'un des cimetières de Colma, dans le comté de San Mateo, en banlieue sud de la ville de San Francisco.



 8.5 - Cousinages avérés

  • Descendance de Matteo ROUX (1881-1952), général italien (plus proches ascendants communs : Sosa 12 & Sosa 13)
  • Descendance de Antonio GALLIAN (1852-1915) et Maria RICHARD (1860-1918), couple immigré en Californie (plus proches ascendants communs : Sosa 30 & Sosa 31)
  • Descendance de Bernardo Pasquale LEVET (1871- ) et Maria Margaritta LEVET (1871-1949), couple immigré en Californie (plus proches ascendants communs : Sosa 30 & Sosa 31)
  • Descendance de Giovanni Antonio LEVET (1886-1968) et Jeanne Aimable LEFEBVRE (1881-1945), couple immigré en Californie (plus proches ascendants communs : Sosa 30 & Sosa 31)



 8.6 - Personnages notoires

  • Laurent FAURE (????-????), médecin de Philippe d'Orléans (1640-1701) frère du roi Louis XIV, né à Pontechianale ou à Casteldelfino
  • Henri ARNAUD (1643-1721), pasteur vaudois, né à Embrun (grand-père paternel natif de Bellino)
  • Antoine DE GENSSANE (1708-1785), ingénieur des mines français, né à Pontechianale
  • Thomas THOLOZAN (????-????), directeur des postes à Chambéry puis trésorier à Turin, né à Casteldelfino
  • Sauveur THOLOZAN (????-1792), secrétaire des guerres savoyard, né à Pontechianale
  • Thomas THOLOZAN (1738-1794), chevalier de l'ordre des Saints Maurice et Lazare, né à Casteldelfino
  • Brice GERTOUX (1744-1812), député français, né à Guchen (grand-père paternel natif de Pontechianale)
  • Octave GALLIAN (1855-1918), peintre français, né à Toulon (grand-père paternel natif de Casteldelfino)
  • Emile GAUDISSARD (1872-1956), sculpteur français, né à Alger (trisaïeule native de Pontechianale)
  • Matteo ROUX (1881-1952), général de corps d'armée italien, né à Bellino




 9 - SITES et FORUMS



 9.1 - Sites officiels des communes du Haut Val Varaita



 9.2 - Sites de recherche nominative



 9.3 - Autres sites intéressants

  • Site bilingue collaboratif ANTENATI PIEMONTESI, ayant pour objet la recherche d'ancêtres piémontais
  • Forum privé Antenati Piemontesi, en langue française, ayant pour objet la recherche d'ancêtres piémontais (inaccessible du fait de l'arrêt en 2020 du service Yahoo Groups)
  • Site bilingue Escarton d'Oulx, spécialisé sur l'Escarton d'Oulx, mais contenant aussi les transcriptions de quelques documents relatifs à l'ensemble des Escartons et à l'Escarton de Château-Dauphin



 9.4 - Contacts généalogiques

Je remercie Eric PIANEZZA, initiateur, contributeur et animateur du groupe Antenati Piemontesi basé en France mais à vocation internationale.
Je remercie Jean GALLIAN, Georges GALLIANO et Pierre VALLA pour leur contribution et leur coopération dans les recherches généalogiques en amont de Sampeyre.
Je remercie aussi Nelly, épouse THOLOZAN, pour les échanges que nous avons eu à propos de quelques natifs de Pontechianale, ancêtres de son époux.
Je remercie enfin Aldo RIBONI pour la découverte et le partage d'anciens comptes consulaires de Bellino, bien qu'il n'ait aucun lien généalogique avec la vallée de la Varaita.




 10 - ANNEXES


Vous trouverez dans ces annexes :

  • un extrait d'une carte des Alpes franco-italiennes imprimée en 1630, le dit extrait représentant la vallée de la Varaita,
  • un extrait d'une carte de la fin du XVIIIème siècle (vers 1795), le dit extrait représentant le Sud piémontais et les régions environnantes,
  • des extraits d'une carte de la fin du XIXème siècle (années 1890) du Ministère de l'Intérieur français, représentant les hautes vallées de la Varaita,
  • des vues satellitaires des communes de Casteldelfino et de Bellino,
  • des notes sur les ouvrages fortifiés des hautes vallées de la Varaita,
  • un plan de la ville de Toulon (vers 1837), quasiment identique au plan de 1701 consécutif aux travaux de Vauban,
  • une ébauche de l'arbre généalogique ascendant de Jeanne Mathilde Marie SERRE,
  • une liste des patronymes des habitants des hautes vallées de la Varaita (au XVIIIème siècle).



 10.1 - Annexe 1 : Carte du Val Varaita en 1630

Lien vers la page intitulée : Carte géographique du Val Varaita et des alentours en 1630



 10.2 - Annexe 2 : Carte du Sud piémontais vers 1795

Lien vers la page intitulée : Carte géographique du Sud piémontais et des régions limitrophes vers 1795



 10.3 - Annexe 3 : Carte du Haut Val Varaita vers 1890

Lien vers la page intitulée : Cartes géographiques du Haut Val Varaita vers 1890



 10.4 - Annexe 4 : Vue satellitaire du Haut Val Varaita

Lien vers la page intitulée : Vues satellitaires du Haut Val Varaita



 10.5 - Annexe 5 : Ouvrages fortifiés dans la Castellata

Lien vers la page intitulée : Ouvrages fortifiés dans la Castellata



 10.6 - Annexe 6 : Plan de la ville de Toulon vers 1837

Lien vers la page intitulée : Plan de la ville de Toulon vers 1837



 10.7 - Annexe 7 : Arbre généalogique de Jeanne SERRE

Lien vers la page intitulée : Ebauche de l'arbre généalogique de Jeanne Mathilde Marie SERRE



 10.8 - Annexe 8 : Patronymes du Haut Val Varaita

Lien vers la page intitulée : Patronymes du Haut Val Varaita



- Fin de la chronique -

Philippe VALETTE (dernière mise à jour le 20 Février 2024)


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