Chronique familiale



 Chronique actualisée le 6 février 2022

Sommaire

 1 - Grande Guerre : Sylvain CHAMOT, mon arrière-grand-père et son frère Isaïe, Morts pour la France

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Sylvain et Isaïe CHAMOT, mes arrière-grand-père et arrière-grand-oncle, ont été dès septembre 1914 victimes d'une guerre meurtrière comme jamais ne le fût aucune autre dans l'histoire des hommes. Arrachés du jour au lendemain à leur famille, ils ont été exposé au feu allemand sans grand espoir d'en réchapper. Le Centenaire est l'occasion de raviver le souvenir de leur vie, emportée par la tourmente, et de retracer le parcours de leur famille, durablement affectée, comme tant d'autres, par la disparition de deux des leurs.

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  • Chronologie

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1878, 17 juin -- Mariage de Jean-Marie CHAMOT dit « Lili », 34 ans, du hameau de « Chez Trosset » à Menthonnex-en Bornes avec Virginie DURET dit « Raccaz », 27 ans, de Villy-le-Bouveret --> Fiche

1878, 14 novembre -- Naissance de leur fils aîné, Jean-Pierre.

1880, 18 juin -- Naissance de Sylvain. --> Fiche

1883, 23 octobre -- Naissance d'Isaïe. --> Fiche

1887, 19 novembre -- Naissance d'Emile.

1892, 15 août -- Naissance de Marie-Sylvie « Marraine de Paris »

1899 (ou avant ?) -- Jean-Pierre « monte » à Paris rejoindre ses oncles maternels, déjà installés dans la capitale, pour occuper un emploi de garçon d'hôtel, et s'y établira définitivement. Ses petits frère et soeur, Emile et Marie-Sylvie, le rejoindront dès ils seront en âge de travailler.

1901, 12 octobre -- Jean-Marie CHAMOT meurt à l'âge de 56 ans.

1901-1902 -- Sylvain est appelé sous les drapeaux pour le service militaire au 11e Bataillon de Chasseurs alpins d'Annecy.

1904-1907 -- Au tour d'Isaïe d'être incorporé pour son service au 30e régiment d'Infanterie d'Annecy.

1905, 24 novembre -- Décès du grand-père Jean-François CHAMOT, à l'âge - avancé pour l'époque - de 92 ans.

1909, 23 octobre -- Mariage de Sylvain avec Julie BARRUT, 30 ans, du hameau de « la Côte » à Menthonnex. Ils s'installent dans la maison ancestrale des Chamot, « Chez Trosset ».

1910, 7 mai -- Mariage d'Isaïe avec Adèle DEMOLIS de Menthonnex. Eux s'installent au chef-lieu de Menthonnex, où Isaïe est cantonnier.

1912, 3 octobre -- Décès de Virginie DURET le jour de ses 61 ans.

1914, 2 août -- Mobilisation générale.

1914, août-12 sept. -- Isaïe participe peut-être aux combats des Vosges et d'Alsace.

1914, 20 septembre -- Sylvain quitte sa garnison d'Annecy pour le front en Picardie. C'est le début de "La Course à la Mer". Son frère comme lui, chacun avec son régiment, arrivent par convoi ferroviaire dans l'Oise et rejoignent à pied le théâtre des opérations de guerre à l'ouest de Péronne dans la Somme. Se sont-ils croisés une dernière fois à ce moment-là ?

« La Course à la Mer »On tente avec succès de limiter l'avancée des forces allemandes durant ce 2e mois du conflit,sur une ligne allant de l'Oise à la Belgique.Les deux régiments annéciens, le 30e RI et le 11e BCA, au feu à l'Ouest de Péronneen cette fin du mois de septembre 1914, connaîtront des pertes considérables.La « Course à la Mer » aboutira à la guerre de position avec ses emblématiques tranchées,les allemands opposant aux stratèges français le positionnement de ses troupes, empêchant toute reprise de territoire.

1914, 25 septembre -- Isaïe est « tué à l'ennemi » dans de violents combats à Foucaucourt-en-Santerre. Le 1er bataillon du 30e RI auquel il appartient est anéanti. Le corps d'Isaïe n'a jamais été identifié, peut-être même jamais retrouvé.

1914, 29 septembre -- Sylvain est capturé par les Allemands à Dompierre-Bécquincourt, un village voisin de Foucaucourt-en-Santerre.

1914, 1er octobre -- Sylvain quitte Péronne avec un convoi ferroviaire de prisonniers pour l'Allemagne.

1914, 4 ou 7 octobre -- Arrivée au camp de prisonniers de Wittenberg, sur la rivière l'Elbe, au sud de Berlin.

1914, décembre -- Apparition du typhus exanthématique (ou typhus à poux) dans le camp où sont massés 15.000 soldats prisonniers français, anglais et russes. Des cas suspects avaient été signalés dans les rangs des prisonniers russes, ce qui n'empêcha pas les autorités allemandes d'exiger qu'ils partagent leur paillasse avec les autres prisonniers, permettant ainsi une propagation fulgurante de la maladie.

1914, 31 décembre -- Julie BARRUT apprend que son mari Sylvain est retenu prisonnier en Allemagne. Il était jusqu'alors porté disparu, laissant peu d'espoir de penser qu'il était encore en vie.

1915, 9 mars -- Sylvain succombe au typhus, dans des conditions sanitaires épouvantables, en violation de la Convention de la Haye de 1907 sur les lois et coutumes de la guerre sur terre . Ce texte de droit international imposait pourtant aux pays signataires (dont était l'Allemagne) des règles d'humanité dans le traitement des prisonniers de guerre.

1915, 15 avril -- La nouvelle de la mort de Sylvain parvient à son épouse Julie BARRUT.

1915, mai -- Fin de l'épidémie de typhus dans le camp de Wittenberg. Elle aura fait de 800 à 900 victimes (dont 71 soldats français), selon les sources.

1921, 8 mai -- Inauguration du Monument aux Morts de Menthonnex-en-Bornes, figurant un Poilu au repos tenant un fusil à baïonnette.

1922 (ou avant ?) -- Julie, la veuve de Sylvain, revient vivre avec ses enfants Marcel et Ninette dans la maison de son père, au hameau de « La Côte » où elle tiendra un café-restaurant.

Entre 1922 et 1926 -- Transfert du corps de Sylvain depuis l'Allemagne, pour qu'il soit inhumé dans la Nécropole Nationale de Sarrebourg en Lorraine, réservée aux prisonniers de guerre (tombe n° 7730).

1939, 4 juin -- Décès à Clichy de Jean-Pierre CHAMOT, pensionné de guerre, à l'âge de 60 ans.

1940-1945 -- Comme son père avant lui, Marcel est fait prisonnier de guerre

1944 -- Fernand CHAMOT, fils d'Isaïe, devient Maire de Menthonnex.

1959, 29 novembre -- Décès de Julie BARRUT veuve CHAMOT, à l'âge de 80 ans.

1970, 23 août -- Décès de Marcel CHAMOT, fils de Sylvain, à l'âge de 59 ans.

vers 1975 -- La « Marraine de Paris » quitte définitivement Paris et passera ses dernières années en établissement pour personnées âgées, à Cruseilles puis à La Roche.

1976, 1er octobre -- Décès d'Emile CHAMOT, pensionné de guerre, à l'âge de 89 ans.

1980, 18 mai -- Décès de Francise CHAMOT "Ninette", fille de Sylvain, à l'âge de 67 ans

1981, 21 novembre -- Décès à l'hôpital de Bonneville de la « Marraine de Paris », à l'âge de 89 ans.

2003-2004 -- Le Ministère de la Défense crée les sites web « Mémoire des Hommes » et « Sépultures de Guerre », rendant ainsi accessibles de précieuses informations sur les soldats « Morts pour la France » de la Grande Guerre. La sépulture de Sylvain est ainsi localisée.

2005, août -- Les descendants de Sylvain se recueillent sur sa tombe à Sarrebourg en Lorraine, 90 ans après sa mort.

2013 -- Centenaire oblige, la prescription interdisant l'accès aux fiches matricule des soldats de 14-18 conservées aux Archives Départementales est levée, permettant de connaître leur parcours militaire.

2014, 28 septembre -- Les descendants de Sylvain se rendent dans la Somme, sur les lieux des terribles batailles de septembre 1914 (Foucaucourt-en-Santerre, Dompierre-Bécquincourt ...), 100 ans après la capture et la disparition des frères CHAMOT

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  • La captivité de Sylvain CHAMOT au Camp de Prisonniers de WITTENBERG

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Peu connu est le sort des prisonniers de guerre du premier conflit mondial. Il a été occulté de la mémoire collective par le souvenir plus récent des soldats prisonniers de la guerre 39-45. Dans notre famille en effet, seul le souvenir de notre grand-père Marcel comme prisonnier au Stalag était évoqué. Pourtant,son père Sylvain fut l'un des 535.411 soldats français retenus sur le sol allemand entre 1914 et 1918. Quelques 320 camps y ont été édifiés dès le début de la guerre ; ils préfiguraient le système concentrationnaire à très grande échelle organisé plus tard par le régime nazi.

Trouver des informations sur cet aspect méconnu de la première guerre mondiale n'a pas été facile : quelques travaux d'historiens récents mais confidentiels, des témoignages de soldats publiés pendant et au sortir la guerre, à dénicher dans les réserves des bibliothèques, et quelques rapports de visite des camps fait par la Croix-Rouge ou les délégations des gouvernements alliés, ont agrémenté mes recherches.

A propos du camp de Wittenberg, c'est grâce à trois documents en particulier que le parcours de Sylvain peut être reconstitué avec assez d'exactitude entre sa capture le 29 septembre 1914 et sa mort dans ce camp le 9 mars 1915 :

¤ le recueil de croquis « Prisonniers de Guerre » de Jean-Pierre LAURENS, peintre francais (1875-1935), avec des scènes lugubres de la vie quotidienne au campet des éléments d'information sur le convoi qui emmena Sylvain ;

¤ le récit détaillé du séjour d'un prisonnier anglais, Arthur Green, puisque le campde Wittenberg regroupait des prisonniers militaires - mais aussi civils -de différentes nationalités ;

¤ et enfin, le Rapport officiel sur l'épidémie de typhus au camp de Wittemberg,publié en 1916 par la Commission gouvernementale [anglaise] sur le traitement des prisonniers de guerre anglais par l'ennemi.

Voici la notice annonçant la disparition de Sylvain, publiée dans l'« Echo paroissial de Menthonnex-en-Bornes » de juillet 1915. Elle est presque complète, si ce n'est qu'on omet de préciser que c'est le typhus qui l'a emporté. A noter qu'étonnement, on parle déjà de « camp de concentration », alors que cette terminologie évoque plutôt pour nous la seconde guerre mondiale.

Sylvain Chamot-Lili [sobriquet = surnom], feu [fils de] Jean-Marie [décédé], époux de Julie Barrut, du hameau de Chez Trosset. Parti d'Annecy le 20 septembre 1914, il fut fait prisonnier, huit jours après, à Dompierre (Somme) et fut envoyé dans un camp de concentration, à Wittemberg (ville de la Saxe prussienne sur l'Elbe) ; c'est là qu'il tomba malade et qu'il mourut, le 9 mars 1915, à l'âge de 35 ans. Il a été inhumé à Wittemberg par les soins des autorités allemandes.

Des fiches furent tenues par l'institutrice de Menthonnex de 1914 à 1916, dans le cadre de l'enquête communale sur les événements de la guerre initiée par le Ministère de l'Instruction Publique. Elles nous révèlent que ce n'est que le 31 décembre 1914 que l'on sut que Sylvain était en captivité en Allemagne ; trois mois d'incertitude donc, pour Julie, notre-arrière-grand-mère quant au sort de son mari. Par contre, son décès fût annoncé relativement rapidement, le 15 avril 1915.(document des Archives Départementales de Haute-Savoie : cote 3 T 31).

En route pour le camp.

Rappelons que Sylvain et plus d'une centaine de ses camarades ont été capturé le 29 septembre à Dompierre et escortés sous bonne garde jusqu'à Péronne, à 12 kilomètres de là. Ils seront embarqués dans des trains à destination de l'Allemagne. Jean-Pierre Laurens, déjà interné à Witenberg, évoque, en préambule de son recueil, l'arrivée d'un convoi dans lequel se trouvait très certainement Sylvain :« Le convoi qui arriva au camp de Wittenberg dans la nuit du 7 octobre 1914 amenait des prisonniers francais militaires et civils »

Sachant que la liste* des prisonniers au départ du convoi pour Wittenberg, sur laquelle il figure, est établie par les autorités allemande à Péronne le 1er octobre 1914, l'on peut estimer à moins de 6 jours la durée du trajet en train pour rejoindre ce camp. On imagine dans quelles conditions pour des soldats déjà éreintés par l'épreuve du feu qu'ils ont subit.

(*) liste de prisonniers établie par les autorités allemandes le 1er octobre 1914à Péronne, au départ du convoi pour le camp de Wittenberg. Elle comporte 430 noms, dont celui de 110 soldats du 11e BC. Celui de Sylvain y figure bien, mais son prénom n'est pas translittéré correctement.

Arthur Green, dans son récit, relate son arrivée au camp et nous fait comprendre ce qu'a du lui-même ressentir Sylvain :

pp. 44-45, il raconte son arrivée au camp, le 3 décembre 1914, après avoir été interné dans celui de Darmstadt. La veille au soir, depuis le train qui l'a emmené jusqu'ici il dit : « Autant que possible nous avons essayé d'avoir un aperçu de notre future demeure ; et là, vraiment, celle-ci présentait un aspect lugubre ! Nous avions l'impression d'être enfin arrivés dans l'endroit où nous aurions à laisser nos os (…) Le lendemain matin, une marche de 300 mètres l'emmène, avec ses compagnons d'infortune jusqu'au camp. Il dit : « Enfin nous parvenons aux portes du camp de Wittenberg, pensant bien que, cette fois, nous n'en bougerons plus. Et, en effet, c'était là notre dernière station sur le chemin de l'Enfer ».''Il est situé en Saxe, au sud de Berlin et non loin de Leipzig, sur la rivière l'Elbe

Dans le rapport de Robert Younger, cette description complète le tableau :

p. 7 : « Le camp de Wittenberg est établi sur une plaine plate et sablonneuse, dépourvue d'arbres et d'arbrisseaux. La superficie total du camp est d'environ 5 à 6 hectares, et il est entouré comme tous les autres, par un réseau de fils barbelés. Il est partagé en huit divisions ou campement (…) Chaque campement contient en moyenne six bungalows en bois dans lesquels couchent les prisonniers ; chaque bungalow à son tour est divisé en deux compartiments ou baraquementsque l'on a construit au début pour abriter, croit-on, 120 hommes. En réalité,avant et après l'épidémie chaque baraquement a contenu de 180 à 200 hommes : ainsi l'encombrement ne pouvait que leur être funeste »

Y sont retenus des hommes de troupes capturés sur les champs de bataille, français, belges, anglais et russes.

Toujours dans le rapport de Robert Younger, on peut lire :

p. 7-8 : « Au début de la guerre et pendant l'épidémie, le camp était au complet. Les prisonniers anglais étaient de 700 à 800. Il y avait aussi là beaucoup de Français et de Belges, mais les prisonniers russes l'emportaient de beaucoup (…) L'on porte le chiffre des prisonniers présents dans le camp avant et pendant l'épidémie à 15.000, mais ils ont pu être de 16 à 17.000 : ce qui représente une population énorme pour un terrain d'une superficie de 5 à 6 hectares »

Et Arthur Green de nous décrire les « bungalows » comme les nomment les observateurs anglais :

pp. 51-53 : « Mais si vous saviez ce qu'était la chambre où l'on m'avait mis ! Représentez-vous un corridor de planches long de trente-cinq mètres, large de quinze, haut d'une quinzaine de pieds, avec un plancher pourri d'humidité, des fenêtres aux carreaux cassés nous condamnant à vivre dans des courants d'air effroyables, et puis des trous dans les murs et dans le plafond tels que jour et nuit l'eau pleuvait sur nous (…) Des monceaux d'ordures s'entassaient dans tous les coins de la salle (…) Pour la nuit, deux couvertures à peine aussi épaisses qu'un morceau de flanelle commune, et beaucoup trop petites pour nous couvrir le corps. Quant à ce qui était censé nous servir de lit, imaginez un sac fait de grosse toile, avec un peu de copeaux à l'intérieur (…)

pp. 57 : Comme soupe, rien que de l'eau de choux ; et puis, à chaque dîner, une assiettée de choux à demi pourris. Une heure après ce dîner, on recommençait à crever de faim. Le soir, rien que de l'eau mélangée d'un peu de farine. Quelques-uns d'entre nous étaient d'avis qu'il fallait, à tout prix, tenter de nous enfuir : ils disaient qu'une balle dans la tête valait toujours mieux que ces tortures de la faim. »

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L'épidémie de typhus.

A l'hiver extrêmement rigoureux de 1914-1915 va s'ajouter une épidémie fulgurante de typhus … Selon Jean-Pierre Laurens :

« Au début de janvier 1915, la présence du typhus exanthématique fut officiellement constatée. (…) Depuis un mois [décembre 2014] des cas suspects s'étaient manifestés parmi les russes (…) L'ordre était venu de la Kommandantur, vers la fin de novembre 1914, de mélanger les prisonniers alliés. « Ainsi, déclaraient les gradés, ces gens apprendront à se connaître ». Des compagnies mixtes furent organisées de façon que la composition des escouades permît d'encadrer chaque prisonnier par deux voisins de paillasse de nationalité différente »

  • Le typhus exanthématique , appelé aussi « typhus à poux » ou « fièvre des prisons » peut causer des épidémies explosives chez l'homme. Elle accompagnait autrefois les guerres et autres catastrophes humaines. C'est une maladie causée par des bactéries de la famille des rickettsies dont les symptômes sont l'apparition brutale de maux de tête, de frissons, d'une prostration, d'une fièvre élevée, de toux et de fortes douleurs musculaires. Une éruption maculaire (taches foncées sur la peau) fait son apparition entre le cinquième et le sixième jour ; limitée au début à la partie supérieure du tronc, elle s'étend ensuite à l'ensemble du corps à l'exception généralement de la face, des paumes et de la plante des pieds. Des complications sont possibles au niveau du coeur et des artères, des nerfs. Le taux de létalité (nombre de décès par rapport au nombre de cas) est compris entre 1 % et 20 %.(source : Organisation Mondiale pour la Santé -Fiche mémoire n° 162 - www.who.int)

et Arthur Green :pp. 60-61 : « Le 27 décembre [1914], j'ai été pris de fièvre et tellement qu'il m'a fallu aller à l'hôpital du camp. Là, on m'a couché dans un coin, sur un vieux matelas tout répugnant de saleté. Il y avait là, dans cette grande salle, environ quatre-vingts russes (…) Impossible de décrire la malpropreté de l'endroit. Les poux y demeuraient par millions : on les voyait grimper le long des murs (…) La fièvre qui m'était venue devait être l'indice d'une légère atteinte de typhus : car le fait est que c'est vers ce même temps que cette maladie est apparue dans notre camp »p. 63 : « Vers le même temps [26 janvier], les médecins allemands et la plus grande partie des gardiens ont quitté le camp, en raison de l'épidémie de typhus, de telle sorte que les prisonniers sont restés tout seuls. Personne n'osait approcher du camp. Les Allemands se tenaient à une dizaine de pas des fils de fer, et c'est de là qu'ils criaient leurs ordres aux prisonniers »

Les extraits suivants du Rapport de Younger achèveront d'illustrer le récit dece drame enduré par Sylvain et ses camarades. Le non-respect total des conditions de captivité par les autorités allemandes est flagrant, malgré des règles de droit international que nous verrons plus loin.

p. 6 :« M. le commandant Priestley, M. le capitaine Vidal, et M. le capitaine Lauder sont les seuls survivants des six docteurs militaires que les autorités allemandes envoyèrent au camp de Wittenberg pour remplacer les médecins allemands qui abandonnèrent leur poste, dès que le typhus apparut parmi les prisonniers que l'on avait confiés à leur garde » [les trois autres docteurs ont été emportés par le typhus!]

pp. 11-13 :« Le typhus, lorsqu'il éclata, put se répandre facilement grâce au règlement du camp qui (…) ordonnait aux prisonniers de toutes les nationalités de vivre ensemble. Il n'y avait ordinairement qu'un seul matelas pour trois prisonniers, et chaque prisonnier anglais était obligé d'avoir à ses côtés un français et un russe qui partageaient ainsi sa couche. Or, malheureusement le typhus – comme les médecins russes l'on pleinement reconnu eux-mêmes – existait à l'état latent dans les rangs de l'armée russe (…) L'on sait en outre que les poux propagent cette maladie.(…) Mais à Wittenberg les Allemands n'adoptèrent aucune mesure pour débarrasser les prisonniers, à leur arrivée dans le camp, de ces parasites. La seule précaution qu'aient prises les autorités fut de donner aux hommes un bol contenant un peu de savon noir pour une chambrée d'au moins 120 prisonniers, et cela à de très rares intervalles. Il en résulte que les malheureux soldats ne tardèrent pas à être couvert de vermines, et leur état, si l'on y joint le froid et le manque d'une nourriture convenable, fut sans doute la cause principale de l'épidémie. »

Au final, c'est 700 à 800 prisonniers qui en périrent. L'épidémie durera jusqu'au mois de mai 1915.

Et le 9 mars 1915, Sylvain succombe à son tour...

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Prisonniers pendant la Grande Guerre : l'opprobe des deux côtés.

De nombreux prisonniers ont témoigné de l'hostilité des civils allemands à leur égard. Cibles désarmées, ils servent de la façon la plus universelle qui soit d'éxutoire aux populations. Dans le « Journal d'un simple soldat : guerre-captivité 1914-1915 » de Gaston Riou, voici un passage qui en rend compte :

« 2 septembre 1914. Quel voyage ! J'en ai l'âme et la gorge amères. Il me prend des nausées d'y penser. A travers la Prusse rhénane, le Palatinat, le Grand-Duché de Bade, le Wutemberg, la Bavière, durant trois jours et trois nuits, à toutes les gares, et jusque dans les campagnes, des groupes de paysans, des masses sombres de citadins qui hurlent, qui poussent de longues huées, qui trépignent, qui nous menacent du poing, qui détaillent le geste de nous couper le cou, de nous arracher les yeux. Du fond des bourgs, perdus dans les plaines torrides, des bandes d'enfants accourent, brandissant des drapeaux. Ils se rangent le long des voies. Et quand le train arrive, lent comme un convoi funèbre, ils mendient des képis ; ils s'égosillent à crier dans leur langue : « Paris kaput! A mort ! A mort, les Français ! » La vue du brassard de la Croix-Rouge les jette dans une sorte de fureur épileptique « A mort ! A mort les ambulanciers ! Les voilà ceux qui achèvent nos blessés ! » Parfois ils se ruent à l'assaut du train et se heurtent aux baïonnettes allemandes, en faction dans chaque compartiment, qui grognent des menaces. »

Mais l'hostilité à l'encontre des prisonniers de guerre ne vient pas seulementde l'ennemi allemand. Dès le premiers mois de guerre, et en raison du nombre phénoménal de tués, il s'agit de faire du « Poilu » le héros ; le prisonnier, lui, a échappé aux combats.

Dans l'avant-propos de son livre « Ma captivité en Allemagne : 1914-1917 » , André Georges écrit :« … il faut avoir été esclave chez les barbares, blessé à tout instant dans sa dignité d'homme, sans nouvelles souvent de son pays et de sa famille, pour comprendre que l'on peut préférer la mort à une longue captivité. Un politicien, dont je veux oublier le nom, s'est permis d'employer au sujet des prisonniers (…) l'odieuse qualification de « chevaliers de la crosse en l'air » (…) nous avions souvent l'impression qu'en perdant notre place de combattants nous avions cessé de compter ».

L'historienne Evelyne Gayme analyse ce phénomène en rappelant que « si les Français pensent majoritairement que les prisonniers ont souffert de mauvais traitements en Allemagne, un doute existe sur leur attitude au combat (…). Le secrétaire d'Etat à la Justice Militaire a beau, à la fin de la guerre, insister sur l'attitude des soldats français qui ont « magnifiquement rempli leur devoir », y incluant les prisonniers de guerre et ajouter que les soldats français ne peuvent être tenus pour responsables, ayant été pris en groupes (…) rien n'y fait. La suspicion persiste. »

Plusieurs éléments étayent cet état de fait : il faut attendre 1922 pour que soit accordée la mention « Mort pour la France » aux captifs décédés dans les camps comme Sylvain. Les prisonniers rapatriés sont peu nombreux (11 %) à se fédérer pour faire valoir leurs droits : toujours selon Evelyne Gayme « les anciens captifs ont le sentiment de ne pouvoir défendre leur guerre face à celle des Poilus ». La décision législative de 1922 de décerner des médailles honorifiques à la condition d'avoir passé 3 mois minimum sur le front exclut de facto de nombreux soldats capturés dès le début de la Guerre...

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Prisonniers pendant la Grande Guerre : aspects humanitaires.

Pour autant, un élan international de solidarité avec les Prisonniers de Guerre va se faire jour dès les premières semaines du conflit. En ce début de 20e siècle, la prise en compte des conditions de vie des prisonniers de guerre a fait l'objet de dispositions précises, à l'issue de la Deuxième Conférence internationale de la Paix de 1907. Le Règlement annexé à la Convention concernant les lois et coutumes de la guerre sur terre, ratifiée par 15 pays à La Haye le 18 octobre 1907, comporte dans son 2ème chapitre dix-sept articles sur les Prisonniers de Guerre : ces dispositions sont considérées comme faisant partie du droit international coutumier.

Article 4 : les prisonniers de guerre sont au pouvoir du Gouvernement ennemi, mais non des individus ou des corps qui les ont capturés.Ils doivent être traités avec humanité.Tout ce qui leur appartient personnellement, excepté les armes, les chevaux et les papiers militaires, reste leur propriété.Article 7 : le Gouvernement au pouvoir duquel se trouvent les prisonniers de guerre est chargé de leur entretien.A défaut d'une entente spéciale entre les belligérants, les prisonniers de guerre seront traités pour la nourriture, le couchage et l'habillement, sur le même pied que les troupes du Gouvernement qui les aura capturés.Article 14 : il est constitué, dès le début des hostilités, dans chacun des Etats belligérants, et, le cas échéant, dans les pays neutres qui auront recueilli des belligérants sur leur territoire, un bureau de renseignements sur les prisonniers de guerre. Ce bureau, chargé de répondre à toutes les demandes qui les concernent, reçoit des divers services compétents toutes les indications relatives aux internements et aux mutations, aux mises en liberté sur parole, aux échanges, aux évasions, aux entrées dans les hôpitaux, aux décès, ainsi que les autres renseignements nécessaires pour établir et tenir à jour une fiche individuelle pour chaque prisonnier de guerre (…)Article 15 : les sociétés de secours pour les prisonniers de guerre, régulièrement constituées selon la loi de leur pays et ayant pour objet d'être les intermédiaires de l'action charitable, recevront, de la part des belligérants, pour elles et pour leurs agents dûment accrédités, toute facilité, dans les limites tracées par les nécessités militaires et les règles administratives, pour accomplir efficacement leur tâche d'humanité (...)

(source : Comité International de la Croix-Rouge CICR - www.icrc.org)

Pour satisfaire aux articles 15 et 16, c'est à Genève, dans le bâtiment qui abrite actuellement le Musée Rath dans la plaine de Plainpalais, qu'est ouverte dès septembre 1914 l'Agence internationale de renseignements et de secours aux prisonniers de guerre. Initiée par le Comité International de la Croix-Rouge (CICR), sa mission a été largement à la mesure de l'ampleur des évènements.En quatre ans :> L'Agence a établi plus de 6 millions de fiches et transmis plus de 1.800.000 colis> Les délégues du CICR ont visité 514 camps de prisonniers de guerre> 16500 lettres de demandes de renseignements sur les prisonniers ont été reçues quotidiennement> Plus de 3000 personnes ont travaillé pour l'Agence(source : http://grandeguerre.icrc.org/fr )

Ses archives ont été numérisées et mises en ligne en août 2014, sans restriction de consultation, et sont classées au registre de la Mémoire du Monde de L'UNESCO.

Très vite, à l'automne 1914, des antennes locales, comme à Annecy, relaient l'effort entrepris par l'Agence de Genève. La presse locale s'en fait l'écho.

« ANNECY : pour nos prisonniers de guerre – Une importante organisation qui a pris pour titre : « Oeuvre des prisonniers de guerre » vient de se constituer à Annecy. Une réunion a eu lieu à cet effet samedi matin, à la Préfectyre, sous la présidence de M. le Préfet de la Savoie, qui a promis à l'ouvre sa dévouée collaboration. Cette nouvelle œuvre, appelée à rendre de très grands services, sentralisera à Annecy les renseignements sur les prisonniers de guerre, les envois d'argent et de vêtements qui pourront leur être faits. Elle secondera les efforts du bureau central de la Croix-Rouge de Genève qui ne suffit plus à la tâche, recevant tous les jours plus de 1200 lettres de notre région. »

In : La Croix de la Haute-Savoie : journal d'action catholique, économique et sociale du Dimanche 8 novembre 1914 - (AD 74 : PER ).

La Nécropole de Sarrebourg.

La nécropole nationale de Sarrebourg (Moselle) est située sur un terrain de plusde 5 hectares à la sortie de la ville. Ce cimetière militaire a été créé à la fin de 1926 dans le but de rassembler les corps de prisonniers de guerre en Allemagne qu'il a été possible d'exhumer et de rapatrier dès la fin des hostilités. Soit 13265 tombes et 2 ossuaires : autant dire que la tâche fut longue et ardue.Deux ans plus tard, en 1928, on érigea au centre du cimetière l'oeuvre monumentale d'un ancien prisonnier, Freddy Stoll, « le Géant Enchainé », réalisé à l'origine pour le cimetière de son camp d'internement en Bavière, d'où il fût déplacé.

Nous voici donc, en août 2005, à Sarrebourg. Les premiers visiteurs de Sylvain.Et si près d'un siècle nous sépare, si tout ça est bien loin, l'émotion l'emporte quand même.

Au retour de ce voyage, notre grand-mère, alors âgée de 97 ans, à qui je rendais compte de notre visite, me dit sa satisfaction, repensant que son mari Marcel avait longtemps souhaiter se rendre sur la tombe de son père. Il n'en eut pas le temps,le cancer l'ayant emporté trop tôt. La boucle était ainsi bouclée, ayant nous-même accompli le souhait de notre grand père, un pont lancé entre eux et nous, sur cinq générations.

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  • Camarades de captivité de Sylvain CHAMOT, morts comme lui dans le camp de Wittemberg (Allemagne), tous soldats de 11e bataillon de Chasseurs alpins

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Liste non exhaustive établie à partir de l' ''Historique du 11e bataillon de chasseurs alpins : 1914-1918 et d'une liste de prisonniers établie par les autorités allemandes, datée du 1er octobre 1914, publiée sur le site des archives du CICR 'http://grandeguerre.icrc.org/fr

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BERGER Joseph, 26 ans, d'Allonzier-la-Caille

Né le 7 octobre 1889. Capturé le 29 septembre 1914 à Dompierre-Bécquincourt en même temps que Sylvain CHAMOT. Décédé le 7 décembre 1915 au camp. Inhumé à Sarrebourg (Moselle) dans la nécropole nationale "Prisonniers de guerre 1914-1918", tombe n° 7672

CATTIN Antoine Joseph, 22 ans, de Dolomieu (Isère)

Né à Saint-Sorlin-de-Morestel (Isère) le 30 décembre 1892. Capturé le 29 septembre 1914 à Dompierre-Bécquincourt en même temps que Sylvain CHAMOT. Décédé le 27 mai 1915 au lazaret de ce camp, "des suites de maladies contractées au service" [très probablement victime de l'épidémie de typhus]. Inhumé à Sarrebourg (Moselle) dans la nécropole nationale "Prisonniers de guerre 1914-1918", tombe n° 7703

CHAVANNE Georges, 23 ans, de Menthonnex-sous-Clermont (Haute-Savoie)

Né à Menthonnex-sous-Clermont (Haute-Savoie) le 4 mai 1892. Peintre en voiture résidant à Lyon avant la guerre. Capturé le 25 septembre 1914. Décédé le 25 février 1915 au camp, "des suites de blessure de guerre". Inhumé à Sarrebourg (Moselle) dans la nécropole nationale "Prisonniers de guerre 1914-1918", tombe n° 7716. (Arch. Dép. 74. 1 R 799)

DUPLOMB Jean-Marie, 29 ans, de Planfoy (Loire)

Né à Tarentaize (Loire) le 8 janvier 1886. Soldat du 51e Bataillon de Chasseurs alpin (bataillon de réserve du 11e). Décédé le 9 mars 1915 au camp, "des suites de maladies contractées en captivité (typhus)". Inhumé à Sarrebourg (Moselle) dans la nécropole nationale "Prisonniers de guerre 1914-1918", tombe n° 7390

DURET François-Xavier, 25 ans, de Menthonnex-en-Bornes (hameau de La Rippaz)

Né à Menthonnex-en-Bornes le 29 mars 1890. Capturé le 29 septembre 1914 à Dompierre-Bécquincourt en même temps que Sylvain CHAMOT. Décédé au lazaret de ce camp, d'une pneumomie doublée d'une affection cardiaque. Inhumé à Sarrebourg (Moselle) dans la nécropole nationale "Prisonniers de guerre 1914-1918", tombe n° 7338. --> Fiche

RODIER Denis Pierre Basile, 23 ans, de Saint-Christophe-en-Oisans (Isère)

Né à Saint-Christophe-en-Oisans (Isère) le 25 janvier 1892. Cuisinier. Capturé le 29 septembre 1914 à Dompierre-Bécquincourt en même temps que Sylvain CHAMOT. Décédé le 21 mars 1915 au camp, "de maladie" [très probablement victime de l'épidémie de typhus]. Inhumé à Sarrebourg (Moselle) dans la nécropole nationale "Prisonniers de guerre 1914-1918", tombe n° 7365

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  • Autres camarades de captivité au camp de Wittemberg qui en sont revenus

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Liste non exhaustive établie à partir de l''Historique du 11e bataillon de chasseurs alpins : 1914-1918' et d'une liste de prisonniers établie par les autorités allemandes, datée du 1er octobre 1914, publiée sur le site des archives du CICR http://grandeguerre.icrc.org/fr

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CHATELET André d'Annemasse (habitant Genève)

Né le 18 août 1886 à Annemasse. Peintre en bâtiment. Fait prisonnier (à Dompierre-Bécquincourt ?) le 29 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 9 janvier 1919. (AD 74 : reg. matr. 1 R 763)

DUFOURNET Joseph Pierre de Seynod

Né à Seynod le 13 février 1884. Cordonnier. Fait prisonnier à Dompierre-Bécquincourt le 29 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 9 janvier 1919. (AD 74 : reg. matr. 1 R 751)

LAPHIN Jean-Marie de Pers-Jussy

Né à Cornier le 18 octobre 1881. Cultivateur. Tombé aux mains de l'ennemi à Dompierre-Bécquincourt le 27 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 5 janvier 1919. Se retire alors à Pers-Jussy (AD 74 : reg. matr. 1 R 731)

MAGNIN Joseph François de Saint-Gervais-les-Bains

Né à Megève le 30 septembre 1889. Menuisier. Tombé aux mains de l'ennemi à Dompierre-Bécquincourt le 30 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 9 janvier 1919. Est le seul rescapé de cette liste à être décoré, des médailles commémorative de la Grande Guerre et de la Victoire.

MAULET Firmin d'Evires

Né à Arbusigny le 21 août 1885. Cultivateur à Evires. Fait prisonnier à Dompierre-Bécquincourt le 29 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 9 janvier 1919. (AD 74 : reg. matr. 1 R 756) --> Fiche

PAYOT Joseph Philippe de Chamonix

Né à Chamonix le 21 décembre 1893. Guide. Tombé aux mains de l'ennemi à Dompierre-Bécquincourt le 29 septembre 1914 et interné à Wittenberg. A survécu à l'épidémie de typhus. Rapatrié d'Allemagne le 21 janvier 1919. (AD 74 : reg. matr. 1 R 804)

PERROTON Louis Frédéric de Saint-Sixt

Né le 12 janvier 1893 à Saint-Sixt. Cultivateur. Tombé aux mains de l'ennemi à Dompierre-Bécquincourt le 29 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 9 janvier 1919. Décédé à Saint-Sixt deux ans plus tard, le 20 mars 1921 (AD 74 : reg. matr. 1 R 807)

POLLIEN Gustave Benoît de La Baume (canton du Biot)

Né le 30 décembre 1881 à Saint-Blaise. Cultivateur. Fait prisonnier à Dompierre-Bécquincourt le 29 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 8 janvier 1919. (AD 74 : reg. matr. 1 R 734)

SOCQUET-JUGLARD Théodule de Megève

Né le 8 novembre 1889 à Megève. Cordonnier. Soldat du 11e Bataillon de Chasseurs alpins. Tombé aux mains de l'ennemi à Dompierre-Bécquincourt le 29 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 5 janvier 1919

THABUIS Jean de Genève

Né le 18 septembre 1879 à Arenthon. Homme de peine. Soldat du ................. . Blessé légèrement à Cappy (Somme) et fait prisonnier le 2 octobre 1914. Interné à Wittenberg. Rapatrié de Suisse le 26 juillet 1918 : il était hospitalisé à Aigle-Leysin depuis 1916

TROMBERT Casimir Adolphe de Saint-Blaise

Né le 9 septembre 1881 à Saint-Blaise. Cultivateur. Tombé aux mains de l'ennemi à Dompierre-Bécquincourt le 29 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 5 janvier 1919. (AD 74 : reg. matr. 1 R 731)

VERDANNET Louis Célestin de Cercier

Né le 15 avril 1881 à Cercier. Cultivateur, fromager. Fait prisonnier à Dompierre-Bécquincourt le 29 septembre 1914 et interné à Wittenberg. Rapatrié d'Allemagne le 4 janvier 1919. (AD 74 : reg. matr. 1 R 731)

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  • Bibliographie

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Documents d'époque : rapport, témoignages, historiques des armées

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¤ Robert YOUNGER / Government Committee on Treatment by the Enemy of British -- Rapport officiel sur l'épidémie de typhus au camp de Wittenberg -- Lausanne : Payot, 1917

¤ Les prisonniers de guerre : renseignements pratiques sur les moyens de retrouver les prisonniers, de correspondre avec eux et de les secourir -- Armand Colin, 1915

¤ CAHEN-SALVADOR, Georges -- Les prisonniers de guerre : 1914-1919 -- Paris : Payot, 1929 -- (Collections de mémoire, études et documents pour servir à l'histoire de la guerre mondiale)

¤ Historique du 11e bataillon de chasseurs alpins : 1914-1918 -- Etampes : Impr. Dormann, 1920

¤ Historique du 30e R.I. : guerre 1914-1918 -- Annecy, Impr. Hérisson, 1920

¤ 1914-1918 : des Vosges aux Dolomites, les alpins dans la Grande Guerre -- In : « Les Cahiers des Troupes de Montagne » n° 14 (septembre 1998)

¤ Capitaine Ferdinand BELMONT -- Lettres d'un officier de Chasseurs alpins : 2 août 1914 – 28 décembre 1915 / préfacé par Henry Bordeaux -- Plon, 1918

¤ André GEORGES -- Ma captivité en Allemagne : 1914-1917 -- La Renaissance du Livre, 1918

¤ Arthur GREEN -- Les souvenirs d'un prisonnier de guerre anglais au camp de Wittenberg -- Paris : Perrin, 1918

¤ Jean-Pierre LAURENS (1875-1932) -- Prisonniers de guerre -- Berger-Levrault, 1918

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Recherches historiques

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¤ 1914 : le monde s'embrase -- In : « Armées d'aujourd'hui » N° 391 (juillet-août 2014)

¤ 1914-1918 : des Vosges aux Dolomites, les alpins dans la Grande Guerre -- In : Les Cahiers des troupes de montagne N° 14 (automne 1998)

¤ Bouleversements démographiques de la Grande Guerre -- INED, 2014

¤ Le soldat et la mort dans la Grande Guerre -- Presses Universitaires de Rennes, 2016

¤ Jean-Louis BEAUCARNOT -- Nos familles dans la Grande Guerre -- Lattès, 2013

¤ François HERAN -- Générations sacrifiées : le bilan démographique de la Grande Guerre -- In : Population & Sociétés N° 510 (avril 2014)

¤ Jean MABIRE -- Chasseurs alpins : des Vosges aux Djebels : 1914-1964 -- Presses de la Cité, 1984

¤ Pierre MIQUEL -- La Grande Guerre -- Fayard, 1983

¤ Antoine PASCAL -- 14-18 en chiffres : 150 chiffres pour tout connaître de la Grande Guerre -- Ouest-France, 2014

¤ Béatrix PAU -- Le ballet des morts : état, armée, familles : s'occuper des corps de la Grande Guerre -- Vuibert, 2016

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Sur les Prisonniers de guerre

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¤ Odon ABBAL -- Soldats oubliés : les prisonniers de guerre français -- E&C, 2001

¤ Jean-Claude AURIOL -- Les barbelés des bannis : la tragédie des prisonniers de guerre français en Allemagne durant la Grande Guerre -- Tirésias, 2004

¤ Annette BECKER -- Oubliés de la Grande Guerre : humanitaire et culture de guerre 1914-1918 : populations occupées, déportés civils, prisonniers de guerre -- Hachette-Pluriel, 2012

¤ Béatrix PAU -- Le ballet des morts : Etat, armée, familles : s'occuper des corps de la Grande Guerre -- La Librairie Vuibert, 2016

  • Aux chapitres 11, 12 et 13, évocation des soldats prisonniers de guerre morts à l'étranger et du rapatriement de leurs restes mortels.

Deux articles très complets résument très bien ce qu'il faut savoir sur les Prisonniers de Guerre 1914-1918 :.

¤ Jean-Claude AURIOL -- Les prisonniers de guerre français en Allemagne 1914-1918 -- In : Les Chemins de la Mémoire, n° 187, octobre 2008.

¤ Evelyne GAYME -- L'image des prisonniers de guerre de la Grande Guerre en France --Publié le 13 novembre 1914 sur le site http://centenaire.org/

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Tourisme de mémoire et histoire de la guerre dans la Somme

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¤ Les champs de bataille. Somme : Amiens, Péronne, Albert -- Michelin-Guides touristiques, 2014

¤ Geoffroy DEFFRENNES -- Sites de la Première Guerre dans le nord de la France -- Ouest-France, 2014

¤ Francine FRANCOIS-DEJUINE -- 1914-1924 : 26 communes dans la tourmente -- Ed. La Vague Verte, 2007

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Documentation régionale pour la Savoie

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¤ 1914-1918 : Haute-Savoie : archives et histoire -- Archives Départementales de la Haute-Savoie, 2014

¤ Anne-Sophie NARDELLI-MALGRAND -- Après la Grande Guerre en Haute-Savoie : sortie de guerre et traces de guerre -- Archives Départementales de la Haute-Savoie, 2018

¤ Etre reconnaissant après la Grande Guerre : les Monuments aux Morts en Haute-Savoie -- Archives Départementales de la Haute-Savoie, 2014

¤ Les Pays de Savoie et la Grande Guerre : quelles sources ? -- Université de Savoie, 2014 -- (Sociétés Religions Politiques)

¤ Les Pays de Savoie entrent en Grande Guerre -- Université de Savoie, 2015 -- (Sociétés Religions Politiques)

¤ Les Pays de Savoie en 1915 : au coeur des enjeux nationaux -- Université de Savoie, 2016 --(Sociétés Religions Politiques)

¤ Les Pays de Savoie en Grande Guerre : 1916, face à la guerre d'usure -- Université de Savoie, 2017 -- (Sociétés Religions Politiques)

¤ François MIQUET -- Les Morts de la grande Guerre en Haute-Savoie (1914-1918) -- In : « Revue Savoisienne »(1923)

¤ Daniel LEGAT, Anthony PINTO -- Les savoyards et la guerre : les combattants de 14-18 -- Grignon : 3dvision, 2013

¤ Christian SORREL -- La Savoie 1914-1918 -- In : « L'Histoire en Savoie » n° 84 (décembre 1986)

¤ Mino FAITA & Jean-François VEROVE -- Le temps des sacrifices, du deuil et de la reconnaissance durant la Grande Guerre -- Ed. de l'Astronome, 2015

¤ Mino FAITA -- Les fusillés innocents durant la Grande Guerre -- Ed. de l'Astronome, 2013

¤ Gil EMPRIN -- 1914-1918 entre Alpes et Rhône : à l'arrière comme au front -- Le Dauphiné Ed., 2014 -- (Les Patrimoines)

¤ Pierre LANTERNIER -- Evocation de la vie annécienne durant la Grande Guerre -- In : « Les Cahiers du Mardi du Vieil Annecy » n° 44 (2014)

¤ La Savoie à l'épreuve de la Grande Guerre -- In : « L'Histoire en Savoie » n° 28 (décembre 2014)

¤ Guillaume YOUT -- Cent ans après ... les collégiens rochois à la rencontre des Poilus rochois de 1914-18 -- In : « Les Rendez-vous de l'Académie salésienne » n° 22 (2014)

http://academie.salesienne.free.fr/articles/view.php?id=70

¤ DIdier DUTAILLY -- Têtes brûlées, marginaux, voyous, truands et forçats de Savoie pendant la Grande Guerre -- In : « Le Bénon (la Salévienne) » n° 101 (septembre 2018)

https://www.la-salevienne.org/benon/benon101.pdf

¤ Sébastien CHATILLON CALONNE -- Le recrutement en Haute-Savoie durant la Grande Guerre (1914-1918) -- In : « Revue Savoisienne » (2016)

¤ Hélène MAURIN et Julien COPPIER -- Etre reconnaissant après la Grande Guerre : le rôle scientifique et culturel des Archives départementales de Haute-Savoie -- In : « Revue Savoisienne » (2016)

¤ Laurent DEMOUZON et David THILL -- Chasseurs alpins, la saga des diables bleus; 1 : 1879-1914 -- 2017

¤ Les Pays de Savoie et la Grande Guerre : 1917, une année terrible ? -- Université de Savoie, 2018 -- (Sociétés Religions Politiques)

¤ Sébastien CHATILLON -- Les Poilus de haute-Savoie : conscription, mobilisation, réinsertion sociale 1889-1939 -- Presses Universitaires de Rennes, 2020 -- (Histoire)

¤ Les Pays de Savoie et la Grande Guerre : 1918, la dernière année du conflit -- Université de Savoie, 2020 -- (Sociétés Religions Politiques)

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 2 - Grande Guerre : ceux de Menthonnex-en-Bornes qui n'en sont pas revenus

Sources :

  • Fiches des Morts pour la France consultables sur le site Mémoire des Hommes (www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr)
  • Registres matricules des recensements militaires (série 1 R), registres d'Etat civil (serie 4 E) et recensements de population (serie 6 M), conservés aux Archives Départementales de Haute-Savoie (http://archives.cg74.fr/)

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  • Morts pour la France de 14-18 originaires de MENTHONNEX-en-BORNES

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Sur le Monument aux Morts de Menthonnex, érigé en 1921, figurent les noms de 42 soldats. 40 d'entre-eux font ici l'objet d'une notice. Des informations manquent pour les noms suivants : Jean DURET et Isidore CHAMOT (pour le second, il se peut qu'il ait été inscrit deux fois par erreur).

Deux jeunes hommes de la commune sont tués dès les 19 et 22 août, en Alsace ; le mois de septembre en emportera 8 autres. La répartition qui suit montre que les 4 années de guerre ne laisseront aucun répit aux familles dans leur crainte de perdre un des leurs sur le front :

  • En 1914 : 12 hommes (dont 8 en septembre) -- 1915 : 11 -- 1916 : 5 -- 1917 : 3 -- 1918 : 8 -- 1919 : 1

Toutes les classes d'âge mobilisées sont touchées. Deux combattants n'ont pas 20 ans et quatre sont quadragénaires.

  • Moins de 20 ans : 2 hommes -- Entre 20 et 29 ans : 16 -- Entre 30 et 39 ans : 18 -- 40 ans et plus : 4

La plupart sont morts "tués à l'ennemi" - selon l'expression consacrée - sur le champ de bataille ou des suites de leurs blessures. Ils sont quatre, capturés et déportés en camp de prisonniers en Allemagne. Trois d'entre-eux finiront par y mourir de maladie (voir la partie consacrée à la captivité de Sylvain CHAMOT) et un quatrième succombera lors de son rapatriement en janvier 1919. Deux autres trouveront la mort en Turquie en mai 1915 dans les combats du détroit des Dardanelles.

Six familles de Menthonnex perdent deux fils. Un oncle et son neveu ne reviendront pas également. Un jeune prêtre est à compter au nombre des victimes, tué en septembre 1914 en Alsace.

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Liste chronologique :

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le 19 août 1914 : RICHARD François, 22 ans

Soldat du 97e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Flaxlanden (Haut-Rhin).Fils de Jean-Pierre et de Julie BOUCHET, du hameau du Murger --> Fiche

le 22 août 1914 : DESAIRE Marie, 23 ans

Soldat du 30e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi, disparu à Rothau (Bas-Rhin). Fils de Xavier, originaire de Groisy, et de Marie DUPENLOUP, du hameau des Margolliets --> Fiche

le 4 septembre 1914 : AVET Alexandre, 30 ans

Soldat de 2e classe du 30e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Taintrux (Vosges). Marié avec Célestine DURET. Né à Thônes et établi comme tailleur d'habits à Menthonnex, hameau des Margolliets. Son patronyme complet est AVET-LE-VEUF --> Fiche

le 6 septembre 1914 : FOURNIER Eugène, 26 ans

Soldat de 2e classe du 62e bataillon de Chasseurs alpins, tué à l'ennemi à Saulcy-sur-Meurthe (Vosges). Inhumé dans la Nécropole nationale créée dans cette commune, tombe n° 822. Fils de Jean-Pierre (Maire de Menthonnex en 1888 à 1919) et de Joséphine VIDONNE, du chef-lieu, frère de François (voir plus bas). --> Fiche

le 10 septembre 1914 : PERGOUD Jean-Marie, 26 ans

Soldat du 140e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Epinal (Vosges). D'après l'Echo paroissial de juin 1915, il est "blessé dans les Vosges au début de septembre et décédé à l'hôpital Saint-Joseph d'Epinal le 10". Inhumé dans la Nécropole nationale d'Epinal, tombe n° 122. Fils de Jean-Pierre et de Caroline LAMOUILLE, du hameau de la Rippaz--> Fiche

le 11 septembre 1914 : DURET François, 30 ans, prêtre

Soldat du 230e régiment d'Infanterie (brancardier), tué à l'ennemi à Rehainviller (Meurthe-et-Moselle). Inhumé dans la Nécropole nationale "Friscati" de Vitrimont (Meurthe-et-Moselle), tombe n° 290. Citation du 21 avril 1915 retranscrite dans "l'Echo paroissial" de juin 1915 : "l'infirmier François DURET a constamment fait preuve d'un courage et d'un allant admirables, en allant en avant des lignes porter secours aux blessés ; a ramené dans nos lignes un feldwebel allemand qu'il avait fait prisonnier".Un hommage lui est aussi rendu dans les "Mémoires de l'Académie salésienne" (volume 38, de l'année 1916) : "Légendaire dans toute sa division par sa bravoure et son dévouement. Cité à l'ordre du jour proposé pour la médaille militaire, qui lui arrivera après sa mort. Sur sa tombe l'épitaphe, dictée par le médecin-chef commence par ces mots : ci-gît un héros". Vicaire de Bernex dans le Chablais (son nom figure sur le monument aux Morts de cette commune). Fils d'Hippolyte et de Mélanie SUBLET, du hameau de Chez Bastaly. --> Fiche

le 12 septembre 1914 : CHAMOT Isidore, 25 ans

Canonnier du 1er régiment d'Artillerie de Montagne, tué à l'ennemi au combat du Lac Blanc à Orbey en Alsace. D'après l'Echo paroissial de Juin 1915, il est "enterré devant le Lac Blanc : son nom est inscrit sur la croix qui domine sa tombe". Etabli à Paris (7e arr.) avant la guerre, où son acte de décès est transcrit. Célibataire. Petit-fils de Jean-François CHAMOT (SOSA 48), cousin germain de Sylvain et Isaïe qui suivent --> Fiche

le 25 septembre 1914 : CHAMOT Isaïe, 30 ans

Soldat du 30e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Foucaucourt-en-Santerre (Somme). Cantonnier au chef-lieu. Marié, père de deux fils (dont Fernand, maire de Menthonnex de 1944 à 1968). Fils de Jean-Marie (SOSA 24) et frère de Sylvain (SOSA 12) qui suit --> Fiche --> voir aussi la Partie 1 de la "Chronique familiale"

le 25 septembre 1914 : CHAMOT Jean-Pierre, 26 ans

Soldat du 140e régiment d'Infanterie, décédé des suites de ses blessures à Chaulnes (Somme). Marié. Fils de Jean-Pierre dit "Fontano" et de Rosalie CHAMOT, du hameau de Chez les Maîtres --> Fiche

le 26 septembre 1914 : PAUTEX Joseph-François, 24 ans

Soldat du 140e régiment d'Infanterie, comme Jean-Pierre CHAMOT qui précède, également décédé des suites de ses blessures à Chaulnes (Somme). Né à Plainpalais (Genève) et placé dans sa petite enfance chez Jules CHAMOT. Toujours domicilié à Menthonnex avant la guerre, où son acte de décès est transcrit.

le 2 octobre 1914 : CHAMOT Marius, 27 ans

Caporal du 6e régiment d'Infanterie coloniale, tué à l'ennemi à Loupmont (Meuse). Inhumé dans la Nécropole nationale de Flirey (Meurthe-et-Moselle), tombe n° 793. Garçon de magasin. Célibataire. Fils naturel de Marie CHAMOT, neveu de Félicien (voir plus bas). Sur le monument aux Morts de Menthonnex, est noté par erreur comme étant mort en 1915 --> Fiche

le 5 novembre 1914 : DEMOLIS François, 33 ans

Soldat de 2e classe (clairon) du 230e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Bauzemont (Meurthe-et-Moselle). Inhumé à Courbesseaux (Meurthe-et-Moselle) dans la Nécropole nationale, tombe n° 586. Fils de Marie dit "les Amis" et de Fanchette DUPANLOUP, du hameau de la Rippaz, frère de Félicien (voir plus bas) . --> Fiche

le 1er mars 1915 : DURET Adolphe, 32 ans

Sergent du 230e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi au combat de Parroy (Meurthe-et-Moselle). D'après "l'Echo paroissial" de Juin 1915, "il a été cité dans l'ordre de l'armée par le Général Dubail dans les termes suivants : Le Sergent Duret, de la 18e compagnie, s'est porté résolument en avant, le 1er mars, pour entraîner sa demi-section et a été tué à 50 mètres des tranchées ennemies". Marié avec Anne-Joséphine REGARD. Du hameau de Chez les Maîtres, petit-fils de Louis DURET (SOSA 50), frère de Jean-François (voir plus bas) et cousin germain de Sylvain et Isaïe CHAMOT --> Fiche

le 9 mars 1915 : CHAMOT Sylvain (SOSA 12), 35 ans --> voir Partie 1 de la "Chronique familiale"

le 28 mars 1915 : COUTURIER François, 27 ans

Soldat de 2e classe du 11e bataillon de Chasseurs alpins, décédé des suites de ses blessures à l'hôpital d'Annecy. Inhumé à Menthonnex. Dans l'"Echo paroissial", il est indiqué "qu'après une longue campagne, il est rentré, pour cause de maladie, à son dépôt d'Annecy. Il semblait rétabli et avait même fait une courte apparition au pays natal, lorsqu'une maladie foudroyante le terrassa en quelques heures". Fils de Marie-Jean-Pierre et de Marie HENRY, du hameau du Murger. -->Fiche

le 18 avril 1915 : BAUD Marie (dit Claude), 42 ans

Soldat du 3e régiment de Zouaves, décédé à l'hôpital régional de Bondonneau près Montélimar (Drôme), de maladie. Dans l'"Echo paroissial", il est indiqué qu'en raison de son âge, il n'avait été mobilisé que vers la fin du mois de mars 1915 et on l'avait envoyé dans un camp d'instruction près de Montélimar. Hélas ! sa campagne fut courte et la Patrie n'exigea guère de lui que le sacrifice de sa vie. Frappé, au bout de quelques jours seulement d'un mal rapide et terrible, il mourut à l'hôpital à l'âge de 43 ans. Marié avec Philomène BONIER, père de deux enfants. Fils de Jean-Pierre et de Marie BAUD, du hameau de Chez les Maîtres. Sur le Monument aux Morts de Menthonnex, est prénommé Claude, prénom d'usage apparaissant sur son acte de mariage (selon Philippe BAUD) --> Fiche

le 8 mai 1915 : DURET Joseph, 19 ans

Soldat de 2e classe du 58e régiment Colonial d'Infanterie. Disparu en Turquie à Seddul Bahr (ou Sedd el Bahr) pendant la Bataille des Dardanelles. Fils de Nicodème et de Joséphine DURET, du hameau de Sac de Vin, frère de François (voir plus bas) --> Fiche

le 4 juin 1915 : JACQUEMOUD Aimé, 20 ans

Caporal du 58e régiment Colonial d'Infanterie. Disparu en Turquie à Seddul Bahr (ou Sedd el Bahr) pendant la Bataille des Dardanelles. Employé de banque. Né à Thonon-les-Bains, où ses parents se sont établis. Fils de Jean-Marie et d'Emélie DURET --> Fiche

le 23 août 1915 : DUBOUCHET Jean-Marie, 32 ans

Soldat du 12e bataillon de Chasseurs alpins, décédé des suites de ses blessures en Alsace, sans plus de précision sur le lieu exact. Fils de Jean-François et de Marie-Etiennette DECERIER, du hameau de la Rippaz --> Fiche

le 25 septembre 1915 : DURET François, 27 ans

Soldat du 159e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Souchez (Pas-de-Calais). Médaille militaire et Croix de Guerre avec étoile de bronze. Etabli à Arbusigny avant la guerre (son nom figure sur le monument aux Morts de cette commune). Fils de Nicodème et de Joséphine DURET, frère de Joseph (voir plus haut). --> Fiche

le 26 septembre 1915 : SUBLET François, 19 ans

Soldat de 2e classe du 149e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Aix-Noulette (Pas-de-Calais). Inhumé dans la Nécrocole nationale "Notre-Dame-de-Lorette" à Ablain-Saint-Nazaire (Pas-de-Calais), tombe n° 16125. Fils de Jean-François et de Thérèse MOUTHON, du hameau du Turchet --> Fiche

le 6 octobre 1915 : DUPANLOUP Oscar, 30 ans

Soldat du 8e régiment Colonial de marche, décédé des suites de ses blessures sur le champ de bataille, à la Main de Massiges (Marne). Etabli à Ambilly avant la guerre (son nom figure sur le monument aux Morts de cette commune). Fils de François et de Sylvie CHAMO'T. Sur le monument aux Morts de Menthonnex, est noté par erreur comme étant mort en 1916 --> Fiche

le 31 décembre 1915 : DURET François, 25 ans

Soldat de 1ère classe du 11e bataillon de Chasseurs alpins, capturé le 29 septembre 1914 à Dompierre-Bécquincourt en même temps que Sylvain CHAMOT et transféré avec lui du Camp de Wittenberg, en Allemagne, au sud de Berlin. Décédé au lazaret de ce camp, d'une pneumomie doublée d'une affection cardiaque. Inhumé à Sarrebourg (Moselle) dans la Nécropole nationale des "Prisonniers de guerre 1914-1918", tombe n° 7338. Fils de Joseph et d'Emilie DEMOLIS, du hameau de la Rippaz. Sur le Monument aux Morts de Menthonnex, est noté par erreur comme étant mort en 1917 --> Fiche

le 26 mars 1916 : DURET Jean-François, 26 ans

Soldat du 97e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi au bois de la Caillette près du Fort de Vaux (Meuse), où il est inhumé. Petit-fils de Louis DURET (SOSA 50), frère d'Adolphe (voir plus haut) et autre cousin germain de Sylvain et Isaïe CHAMOT --> Fiche

le 26 mai 1916 : CHAMOT Benjamin, 31 ans

Adjudant du 414e régiment d'Infanterie, décédé des suites de ses blessures à Dieue-sur-Meuse (Meuse). Inhumé dans la Nécropole créée dans cette commune, tombe n° 227. Fils de Placide et de Philomène TISSOT, du hameau de Chez Trosset --> Fiche

le 28 juin 1916 : RICHARD François, 26 ans

2e canonnier du 54e régiment d'Artillerie de campagne (101e batterie de bombardier), tué à l'ennemi aux environs de Limey-Remenauville (Meurthe-et-Moselle). Marié en 1914 avec Marguerite BAUD. Fils de Félix et d'Anastasie DEMOLIS, du hameau des Margolliets --> Fiche

le 20 juillet 1916 : DURET Jean-Pierre, 37 ans

Caporal du 51e bataillon de Chasseurs alpins (7e Compagnie) , tué à l'ennemi (ou des suites de blessures selon l'acte de décès) à Hem-Monacu (Somme). Inhumé près de la ferme de Monacu. Fils de François-Alphonse et de Françoise DEMOLIS, du hameau de Sac-de-Vin. Sur le Monument aux Morts de Menthonnex, est noté par erreur comme étant mort en 1917 --> Fiche

le 1er octobre 1916 : DEMOLIS Félicien, 40 ans

Soldat de 2e classe du 51e bataillon de Chasseurs, tué à l'ennemi à Mont-Saint-Quentin, Péronne (Somme). Inhumé au cimetière de Cléry (Somme). Marié avec Joséphine DUPENLOUP. Fils de Marie et de Fanchette DUPENLOUP du hameau de La Rippaz, frère de François (voir plus haut) --> Fiche

le 14 mai 1917 : JACQUEMOUD Pierre, 20 ans

Soldat de 2e classe du 89e régiment d'Infanterie (10e Compagnie), décédé des suites de ses blessures à Montigny-sur-Vesle (Marne), à l'hôpital n° 15. Inhumé dans la Nécropole nationale "La Maison bleue" à Cormicy (Marne), tombe n° 5200. Son nom figure sur le monument aux Morts de la commune ed Présilly. Fils de Julien et d'Elisa RIBIOLLET, du hameau de La Reculaz --> Fiche

le 21 mai 1917 : DURET (MARMILLOUD) Isaïe, 32 ans

Soldat de 2e classe du 333e régiment d'Infanterie (5e Compagnie), "tué par éclats de torpilles aux avant-postes en avant de Badricourt (Alsace), au Bois de Carspach" (indications figurant sur l'acte de décès). Fils naturel de Marie MARMILLOUD, avec laquelle il vit chez Pierre DURET, du hameau de La Reculaz. --> Fiche

le 17 juillet 1917 : FOURNIER Léon, 33 ans

Soldat de 2e classe du 87e régiment d'Infanterie, disparu à "la cote 304", à Esnes-en-Argonne (Meuse). Fils naturel de Marie, née en 1865, du hameau du Murger --> fiche

le 28 mai 1918 : CHAMOT Félicien, 40 ans

Soldat de 2e classe du 230e régiment d'Artillerie, tué à l'ennemi à Vrégny (Aisne). Etabli avant la guerre à Enghein-les-Bains en région parisienne. Fils de Pierre et de Michelle FOURNIER, oncle de Marius (voir plus haut), du hameau de Chez Trosset. Sur le Monument aux Morts de Menthonnex, est noté par erreur comme étant mort en 1916 --> Fiche

le 31 mai 1918 : FOURNIER Louis, 26 ans

Caporal du 30e régiment d'Infanterie, disparu à Bligny (Marne). Croix de Guerre avec palme, Médaille militaire anglaise. Fils de Joseph et de Marie DEMOLIS --> Fiche

le 8 juin 1918 : FOURNIER François, 34 ans

Sous-lieutenant du 30e régiment d'Infanterie, décédé des suites de ses blessures au centre chirurgical 34 à Sézanne (Marne). Fils de Jean-Pierre (Maire de Menthonnex en 1888 à 1919) et de Joséphine VIDONNE, frère d'Eugène (voir plus haut) --> Fiche

le 18 juin 1918 : FOURNIER Aristide, 32 ans

Soldat du 359e régiment d'Infanterie (21e Compagnie), décédé des suites de ses blessures à l'ambulance 5-18, à Saint-Rémy-en-l'Eau (Oise). Célibataire, fils de Marin et de Jeanne SUBLET. --> Fiche

le 16 juillet 1918 : COUTURIER Michel, 38 ans

Soldat du 25e régiment d'Infanterie, décédé des suites de ses blessures à Sézanne (Marne). Marié avec Joséphine Déronzier. Fils de Jean-Marie et de Julie FOURNIER, du chef-lieu. Sur le Monument aux Morts de Menthonnex, est noté par erreur comme étant mort en 1917 --> Fiche

le 27 juillet 1918 : DEMOLIS Jérémie, 38 ans

2e canonnier du 109e régiment d'artillerie lourde, tué à l'ennemi. Inhumé dans le carré "14/18 Epernay" de la nécropole nationale "La Ferme de Suippes", tombe n° 200, à Suippes (Marne). Etabli avant la guerre à Présilly (son nom figure sur le monument aux Morts de cette commune). Marié avec Apolline BERTHOD. Fils de Jean-Marie et de Félicité DURET, du hameau des Margolliets, frère d'Isidore (qui suit) --> Fiche

le 28 septembre 1918 : DEMOLIS Isidore, 42 ans

Soldat du 10e escadron du Train des équipages militaires (18e Compagnie), décédé des suites de maladie contractée en service commandé à l'hôpital d'évacuation 42 à Bruyères (Vosges). Inhumé dans le carré militaire de Bruyères, tombe n° 53. Marié avec Françoise DURET. Fils de Jean-Marie et de Félicité DURET, du hameau des Margolliets, frère de Jérémie (voir plus haut) --> Fiche

le 23 octobre 1918 : FOURNIER Henri, 31 ans

Caporal du 6e régiment d'Infanterie Coloniale. Décédé en captivité au lazaret de Crailsheim (Allemagne), des suites d'une grippe. Etabli à la Roche avant la guerre (son nom figure sur le monument aux Morts de cette commune). Fils de François et de Julie ROSNOBLET, du chef-lieu. --> Fiche

le 14 janvier 1919 : DURET Léon, 34 ans

Soldat de 2e classe du 230e régiment d'Infanterie. Fait prisonnier et interné dans le camp de Lagensalza en Allemagne (Thuringe). Décédé des suites de maladie contractée en captivité à l'hôpital complémentaire n° 30 de Paris-Plage, pendant son rapatriement. Né à La Muraz (son nom figure sur le monument aux Morts de cette commune). Etabli à Menthonnex avant la guerre, où son père est épicier. Fils de Jean-Marie et de Marie-Julie DUPONT. Sur le Monument aux Morts de Menthonnex, est noté par erreur comme étant mort en 1918 --> Fiche

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 3 - Grande Guerre : ceux de Menthonnex-en-Bornes qui ont combattu ou non

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Sur 210 hommes nés à Menthonnex entre 1869 et 1899 et identifiés comme ayant atteints l'âge adulte, on en dénombre 40 tombés au front et 110 anciens combattants

Sur ces 110 poilus :

  • 10 furent prisonniers de guerre (4 d'entre-eux le restèrent du début à la fin de la guerre, soit plus de 4 années de captivité)
  • 18 furent décorés de la Médaille militaire
  • 22 furent décorés de la Croix de guerre (avec étoile de bronze ou d'argent, ou avec palme)
  • 6 reçurent d'autres médailles, comme celles de la Commémoration de la Grande Guerre, Interalliée, Coloniale, des évadés ou encore de l'Aigle blanc de Serbie.

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Auxquelles s'ajoutent :

  • 9 affectés spéciaux, soit comme employés des chemins de fer PLM, ou encore affectés aux services auxiliaires de l'armée ou comme commis et ouvriers d'administration (COA). Un homme est gendarme en activité pendant la guerre.
  • 30 hommes réformés, ajournés ou exemptés par les Conseils de révision, dont 5 qui l'ont été car pères d'au moins 6 enfants vivants.
  • Enfin, 21 hommes pour lesquels aucun renseignement n'a été trouvé sur leur participation ou non à la Grande Guerre (pas de fiche matricule correspondante dans la série 1R des Archives départementales de Haute-Savoie). Les recherches se poursuivent ...

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Liste alphabétique des anciens combattants et autres natifs de Menthonnex qui furent réformés ou exemptés, ou affectés ailleurs que sur le front.Pour connaître le(s) régiments auxquels ils furent incorporés, se reporter à leur fiche individuelle (cliquer sur Fiche)

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¤ BARRUT Jean-François (1881+1921) --> Fiche

Mon arrière-grand-oncle. Ancien combattant. Blessé accidentellement le 6 février 1919 en Alsace,avant sa démobilisation . Pensionné de Guerre, qui décède en 1921 des suites de cette blessure, d'après ce qui s'est transmis dans notre famille.

¤ BAUD Alexis Joseph (1883- ? ) --> Fiche

Réformé pour raison de santé le 9 novembre 1914, maintenu réformé le 30 mars 1917.

¤ BAUD Isidore (1874- ? ) --> Fiche

Exempté pour raisons de santé le 9 novembre 1914.

¤ BAUD Jean-Marie (1870- ? ) --> Fiche

Ancien combattant. Détaché aux travaux agricoles en juillet 1917 à Menthonnex.

¤ BAUD Jules (1872- ? ) --> Fiche

Ancien combattant. Réformé pour raison de santé le 27 septembre 1918. Pensionné de Guerre.

¤ BAUD Marc François (1889 - ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex avant la guerre pour s'établir dans la région de Saint-Julien-en-Genevois (à Thairy notamment). Ancien combattant, blessé par éclat d'obus à Maricourt dans la Somme le 10 juillet 1916. Pensionné de Guerre.

¤ BAUD Rémy (1889+1978) --> Fiche

Ancien combattant blessé trois fois : le 28 août 1914 à Saint-Michel-sur-Meurthe (Vosges), le 1er novembre suivant au Quesnoy (Somme) , et le 20 décembre de la même année par éclat d'obus à Lihons, toujours dans la Somme. Cité à l'ordre du régiment le 31 août 1917 : Soldat courageux et dévoué, s'est toujours fait remarquer par son bon esprit et s'est particulièrement distingué devant Verdun et dans la période du 17 mars au 19 juin [1916]. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze et de la Médaille militaire.

¤ BAUD Ulysse (1884+1968) --> Fiche

Ancien combattant, cité à l'ordre du régiment deux fois : le 30 janvier 1919 Mitrailleur très courageux. Au front depuis août 1914. A toujours montré dans tous les engagements auxquels il a pris part la plus belle énergie et le plus louable entrain, et le 26 mars 1919 Blessé d'un éclat d'obus à son poste de combat devant Aspach [en Alsace] le 16 février 1918. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze et de la Médaille militaire.

¤ BOCHET Charles Maurice (1875+1935) --> Fiche

Réformé pour raisons de santé dès le 11 août 1914.

¤ BOCHET Eugène (1871 - ?), --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Gaillard puis à Genève avant la guerre. Ancien combattant, nommé Caporal le 1er décembre 1917.

¤ BOCHET Léon Edouard (1882+1927) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir dans l'Ain avant la guerre. Affecté spécial pour la durée de la guerre comme employé des Chemins de Fer P.L.M.

¤ BONIER François (1876- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, décoré de la Médaille Interalliée et de la Médaille commémorative de la Grande Guerre.

¤ BONIER François Vincent (1885+1950) --> Fiche

Ancien combattant blessé à Vaux (près de Verdun) le 3 décembre 1916. Pensionné de Guerre.

¤ BONIER Jean-Marie (1875+1921) --> Fiche

Mobilisé puis réformé le 10 juin 1915 pour raison de santé.

¤ CARRIER Maurice (1874+1952) --> Fiche

Ancien combattant.

¤ CARRIER Nicodème Victor (1878+1960) --> Fiche

Maintenu dans ses foyers comme père de 6 enfants vivants (décision du 27 novembre 1914)

¤ CHAMOT Alexis (1870+1936) --> Fiche

Mon arrière-grand-oncle. Ancien combattant. Renvoyé dans ses foyers le 10 juillet 1917 comme veuf et père de cinq enfants vivants.

¤ CHAMOT Auguste (1876- ? ) --> Fiche

Ancien combattant.

¤ CHAMOT Auguste Alexandre (1885+1929) --> Fiche

Ses parents ont quitté Menthonnex pour s'établir à Arbusigny. Ancien combattant, blessé le 9 octobre 1915 aux avant-postes de Reillon et le 29 septembre 1916 devant Vaux-Chapitre. Cité à l'ordre de l'armée le 11 mai 1917 : Bon soldat plein de dévouement et d'entrain. Blessé grièvement à son poste à Vaux-Chapitre. Amputé du pied gauche. Décoré de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre avec palme. Pensionné de Guerre.

¤ CHAMOT Auguste François (1890+1939) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 25 août 1914 à Nompatelize (Vosges). Fait prisonnier le 3 juillet 1916 à la gare de Burnhaupt (à Mulhouse) et interné en Allemagne au camp de Koenigsbrück (en Saxe, au nord de Dresde). Rapatrié le 16 janvier 1919 et démobilisé seulement le 8 août suivant.

¤ CHAMOT Camille (1875- ? ) --> Fiche

Ancien combattant.

¤ CHAMOT Elie Auguste (1884-1970) --> Fiche

Ses parents ont quitté Menthonnex pour s'établir à Arbusigny. Etabli à Saconnex d'Arve dans le canton de Genève avant la guerre. Ancien combattant, blessé deux fois : à Réchicourt (Meuse) le 6 octpbre 1914 et au Bois des Chevaliers (Meuse) le 29 novembre 1916. Cité à l'ordre du régiment le 16 février 1919 : A fait toute la campagne en soldat conscient de son devoir, blessé deux fois. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze, et de la Médaille militaire. Pensionné de guerre. Etabli à Annemasse après la guerre.

¤ CHAMOT Emile (1887+1976) --> Fiche

Mon arrière-grand-oncle, établi à Paris avant la guerre. Ancien combattant, pensionné de guerre. Deux de ses frères, Isaïe et Sylvain, sont morts pour la France en 1914 et 1915.

¤ CHAMOT Emile Alphonse (1892- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, fait prisonnier à Moyenmoutier dans les Vosges le 26 août 1914 et interné dans le camp de Würzburg en Bavière, comme Jules César DEMOLIS (voir plus loin). Rapatrié le 29 décembre 1918 et démobilisé seulement le 24 août 1919.Quitte Menthonnex pour s'établir à Annecy après la guerre.

¤ CHAMOT Félicien (1880+1969) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève avant la guerre. Ancien combattant, nommé caporal le 4 décembre 1914. Blessé le 24 octobre 1916 à Vaux-Chapitre (Verdun) puis sergent le 5 novembre 1918. Cité à l'ordre du régiment deux fois, le 21 octobre 1918 : Gradé d'une bravoure exceptionnelle, s'est encore distingué au cours des combats du 21 octobre 1918 : en petit poste de quelques hommes, s'est énergiquement défendu et a réussi en combattant à regagner nos lignes, et le 23 février 1919 : Par l'énergie et le courage qu'il a déployé dans la nuit du 20 au 21 février [1916 ?] en maintenant à leur emplacement de barrage dans le village les postes dont il avait le commandement, malgré un bombardement intense et l'incendie qui dévorait le village où ces postes étaient situés. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze et de la Médaille Militaire.

¤ CHAMOT Félicien (1886+1975) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 24 octobre 1916 à Vaux (Meuse). Cité à l'ordre de l'armée le 18 octobre 1916 : Cycliste, a assuré la liaison pendant sept jours, de jour comme de nuit sous un violent bombardement entre les premières lignes et le chef de bataillon. S'est particulièrement distingué en 1914 et 1915, juin et octobre. Autre citation : Sur le front depuis le début de la campagne a toujours fait preuve d'une grande bravoure. Le 25 octobre 1916, chargé d'assurer la liaison avec le chef de bataillon sous un violent feu à mousqueterie, s'est offert spontanément pour porter un renseignement aux premières lignes. A été grièvement blessé en accomplissant sa mission. Décoré de la Médaille militaire. Pensionné de guerre. Son frère Isidore est mort pour la France en 1914.

¤ CHAMOT Félix Aimé (1881+1946) --> Fiche

Ancien combattant, blessé par balle le 23 mai 1915 aux combats des Eparges. Cité à l'ordre de l'armée : Soldat digne et zèlé, belle attitude au feu. Blessé le 23 mai 2015, perte de l'oeil droit. Décoré de la Croix de guerre avec palme et de la médaille militaire. Pensionné de guerre.

¤ CHAMOT François Isidore (1897+1983) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 24 septembre 1916 à l'âge de 18 ans ½, avant d'être déclaré inapte définitivement à faire campagne le 28 septembre 1917.

¤ CHAMOT Gabriel Arsène (1898+1938) --> Fiche

Ancien combattant. Fils d'Alexis, également ancien combattant (voir plus haut). Incorporé le 2 mai 1917 à 18 ans ½.

¤ CHAMOT Hippolyte Joseph (1885+1929) --> Fiche

Ancien combattant, affecté au 14e groupe spécial au Maroc. A quitté Menthonnex pour s'établir à Reignier après la guerre. Un de ses frères, Jean-Pierre, est mort pour la France en 1914.

¤ CHAMOT Jean-Marie (1873+1949) --> Fiche

Réformé le 9 novembre 1914 pour raison de santé.

¤ CHAMOT Jean-Marie (1874+1948) --> Fiche

Ancien combattant.

¤ CHAMOT Jean-Marie (1874- ? ) --> Fiche

Ses parents ont quitté Menthonnex pour d'établir à Copponex. Lui s'établit comme boulanger à Gex avant la guerre. Ancien combattant, nommé Adjudant le 13 avril 1918. Etabli à Genève après la guerre.

¤ CHAMOT Jean-Marie (1891+1932) --> Fiche

Ancien combattant, intoxiqué par gaz le 17 mai 1918 à Mortemer dans l'Oise. Cité deux fois à l'ordre de l'armée : le 30 août 1915, A donné dès le début de la campagne de nombreuses preuves de calme, de sang-froid et d'audace, notamment en mai 1915 en allant enlever à quelques mètres des tranchées allemandes une banderole portant des inscriptions injurieuses pour la France. Le 13 novembre 1918 : Brave hussard, a assuré la liaison du 12 octobre au 7 novembre 1918 avec un mépris absolu du danger dans des circonstances extrêmement périlleuses. Décoré de la Croix de Guerre. Quitte Menthonnex après la guerre et en 1930, est établi à Lyon. Pensionné de guerre.

¤ CHAMOT Jean-Pierre (1877 - ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Lyon avant la guerre. Ancien combattant.

¤ CHAMOT Jean-Pierre (1878+1939) --> Fiche

Mon arrière-grand-oncle. Quitte Menthonnex pour s'établir à Paris avant la guerre, comme employé d'hôtel. Ancien combattant, intoxiqué par gaz le 19 mars 1918 à Hermonville dans la Marne. Pensionné de guerre. Deux de ses frères Isaïe et Sylvain, sont morts pour la France en 1914 et 1915.

¤ CHAMOT Joseph Marie (1870 - ? ) --> Fiche

Mobilisé puis réformé le 1er février 1915 pour raison de santé. Maintenu réformé le 7 octobre 1915.

¤ CHAMOT Léon (1883+1949) --> Fiche

Ancien combattant. Un de ses frères, Benjamin, est mort pour la France en 1916.

¤ CHAMOT Léon (1896+1983) --> Fiche

Ancien combattant. incorporé le 8 avril 1915 à l'âge de 19 ans. Un de ses frères, Jean-Pierre, est mort pour la France en 1914.

¤ CHAMOT Léon Alexandre (1897- ? ), --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 7 janvier 1916 à l'âge de 18 ans ½. Cité à l'ordre de l'armée le 5 août 1918 : Agent de liaison courageux et dévoué, le 22 juillet 1918 a constamment assuré son service d'une façon parfaite malgré un bombardement d'une grande violence. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze. Quitte Menthonnex après la guerre pour s'établir dans la Marne à Sainte-Menehould, puis à Lyon.

¤ CHAMOT Léon François (1880- ? ) --> Fiche

Ancien combattant. Quitte Menthonnex pour s'établir à Saint-Julien-en-Genevois après la guerre.

¤ CHAMOT Louis Henri (1870- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Lyon bien avant la guerre. Ancien combattant, détaché aux travaux agricoles le 23 juillet 1917.

¤ CHAMOT Louis Joseph (1897+1926) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 28 août 1916 à l'âge de 19 ans. Pensionné de guerre. Un de ses frères, Jean-Pierre, est mort pour la France en 1914.

¤ CHAMOT Louis Joseph (1878+1961) --> Fiche

Ancien combattant, pensionné de guerre.

¤ CHAMOT Lucien à Vaudet (1876+1962) --> Fiche

Mon arrière-grand-oncle. Ancien combattant, plusieurs fois détaché aux travaux agricoles à Menthonnex entre mai et novembre 1918.

¤ CHAMOT Marius (1893+1953) --> Fiche

Ancien combattant, mobilisé pendant son service. Cité deux fois : le 20 juillet 1916, A assuré la liaison dans des conditions parfaites quelqu'ait été le marmitage de la position notamment lors des attaques des 23 juin et 11 juillet 1916. Et le 2 mai 1918 : Soldat brave et courageux, chargé d'une mission dangereuse au cours de l'attaque du 17 mars 1918. S'est parfaitement acquitté de sa tâche et a facilité la capture de nombreux prisonniers. Promu maître-ouvrier aux armées le 23 juin 1918, puis caporal le 10 septembre suivant. Blessé le 15 septembre1918 à Nanteuil-la-Fosse dans l'Aisne. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze et de la Médaille militaire. Un de ses frères, Benjamin, est mort pour la France en 1916.

¤ CHAMOT Maurice Maxime (ou Maximin) (1898+1987) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 16 avril 1918, puis évacué le 16 juillet suivant pour raison médicale. Pensionné de guerre.

¤ CHAMOT Oscar (1896+1948) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 8 avril 1915 à l'âge de 19 ans. Blessé le 7 septembre 1916 à Eix-en-Voëvre. Intoxiqué par gaz le 6 avril 1917. Cité deux fois et décoré de la Médaille militaire. Pensionné de guerre. Quitte Menthonnex pour s'établir dans la Marne après la guerre. Un de ses frères, Benjamin, est mort pour la France en 1916.

¤ CHAMOT Placide (1881+1959) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève avant la guerre. Ancien combattant, réformé le 17 décembre 1915, suite à sa blessure reçue au combat d'Herleville (Somme) le 27 septembre 1914. Un de ses frères, Félicien, est mort pour la France en 1918.

¤ CHAMOT Vincent César (1889+1968) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 30 juillet 1918 à Sainte-Euphraise dans la Marne. Cité le 29 septembre 1916 à l'ordre de l'armée : Très bon soldat, étant chargé de ravitailler la compagnie en ligne pendant les combats du 4 au 5 septembre. S'est acquitté de sa tâche sans souci du feu violent de l'artillerie ennemie. Décoré de la Croix de Guerre étoile de bronze. Un de ses frères, Jean-Pierre, est mort pour la France en 1914.

¤ COUTURIER François (1884+1974), --> Fiche

Quitte Menthonnex avant la guerre pour s'établir à Paris. Après son service, se ré-engage pour 3 ans au régiment des Pompiers de Paris. Ancien combattant décoré de la Médaille coloniale, agrafe « Maroc ». Toujours établi à Paris après la guerre, où il est biscuitier. Un de ses frères, Michel, est mort pour la France en 1918.

¤ COUTURIER Lucien (1889+1949) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Gaillard avant la guerre. Ancien combattant, blessé le 20 septembre 1914 et réformé le 2 décembre 1915. Pensionné de guerre. Proposé en 1929 pour la Médaille militaire. Un de ses frères, Michel, est mort pour la France en 1918.

¤ DEMOLIS Alexandre (1879+1952) --> Fiche

Réformé le 9 novembre 1914 pour raison de santé. Ses deux frères, François et Félicien, sont morts pour la France en 1914 et 1916.

¤ DEMOLIS Basile (1881+1942) --> Fiche

Classé service armé le 20 novembre 1914 puis réformé le 17 avril 1915 pour raison de santé.

¤ DEMOLIS Calixte François (1879+1949) --> Fiche

Classé service armé le 23 novembre 1914 puis dans les services auxiliaires de l'armée le 17 avril 1915, pour toute la durée de la guerre.

¤ DEMOLIS Emile (1887+1920) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Lyon comme teinturier avant la guerre. Est affecté successivement à plusieurs sections de Commis et d'Ouvriers militaires d'Administration (COA), pour toute la durée de la guerre.

¤ DEMOLIS Emile Sulpice (1889+1966) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 2 octobre1917 à Nanteuil-la-Fosse (Aisne). Reçoit 2 citations dont celle de 1918 : Très bon canonnier grièvement atteint à la position de batterie par de multiples éclats d'obus en faisant un ravitaillement en munitions. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze et de la Médaille militaire.

¤ DEMOLIS François Marie (1882+1926) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 28 août 1914 au combat de Nompatelize dans les Vosges.

¤ DEMOLIS Henri Joseph (1895+1975) --> Fiche

Exempté pour raison de santé le 30 décembre 1914 et maintenu réformé le 5 juin 1915.

¤ DEMOLIS Jean-Baptiste (1886+1958) --> Fiche

Ancien combattant, blessé deux fois : le 20 août 1914 à Mons en Belgique, puis à la bataille de Sapigneul dans la Marne le 16 avril 1917. Pensionné de guerre

¤ DEMOLIS Jean-François (1870- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Veigy-Foncenex comme cafetier avant la guerre. Ancien combattant, détaché aux travaux agricoles le 26 juillet 1917.

¤ DEMOLIS Jean Marie (1889+1967) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève avant la guerre. Ancien combattant, nommé brigadier le 9 janvier 1916, il devient instructeur de la classe 1917. Nommé Maréchal des Logis le 6 février 1919 avant d'être démobilisé. Etabli à Paris dans les années 20 comme bagagiste, et dans la Drôme dans les années 30.

¤ DEMOLIS Jean-Marie (1873+1948) --> Fiche

Exempté pour raison de santé le 9 novembre 1914.

¤ DEMOLIS Jean-Pierre (1872 - ?) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève avant la guerre. Réformé le 4 janvier 1915 pour raison de santé, maintenu réformé le 24 septembre 1915.

¤ DEMOLIS Jules César (1891+1975) --> Fiche

Ancien combattant, fait prisonnier le 25 août 1914 à Thionville. Interné dans le camp de prisonniers de Würzburg en Bavière, comme Emile Alphonse CHAMOT. Rapatrié (de Suisse) le 18 novembre 1918 et démobilisé le 23 août 1919. Pensionné de guerre. Ses deux frères, Jérémie et Isidore Lucien sont morts pour la France en 1918

¤ DEMOLIS Léopold Arthur (1893+1935) --> Fiche

Ancien combattant, fait prisonnier le 8 janvier 1916. Interné dans le camp de prisonniers de Mannheim, au sud de Francfort comme Louis Humbert DEMOLIS et Lucien JACQUEMOUD. Rapatrié le 26 décembre 1918 et démobilisé le 9 septembre 1919.

¤ DEMOLIS Louis Humbert (1891+1975) --> Fiche

Ancien combattant, mobilisé pendant son service militaire. Fait prisonnier le 8 janvier 1916 et interné à Mannheim, au sud de Francfort, comme Léopold Arthur DEMOLIS et Lucien JACQUEMOUD. Rapatrié le 18 décembre 1918 et démobilisé le 1er août 1919.

¤ DEMOLIS Maurice (1886- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, blessé au combat de Soultezeren en Alsace le 19 février 1915. Pensionné de guerre. Proposé pour la médaille militaire en 1929.

¤ DEMOLIS Sylvain Joseph (1874- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, réformé le 7 décembre 1915 pour raison de santé. Maintenu réformé le 16 mars 1916.

¤ DESAIRE Jean Célestin (1889- ? ) --> Fiche

Ancien combattant. A quitté Menthonnex et habite à La Chapelle-Rambaud après la guerre. Son frère Laurent Marie est mort pour la France en 1914.

¤ DUBOUCHET Adolphe Joseph (1898+1941) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 16 avril 1917 à l'âge de 19 ans. Employé de l'administration des douanes après la guerre.

¤ DUBOUCHET Auguste (1872+1939) --> Fiche

Mobilisé puis renvoyé dans ses foyers comme père de 6 enfants vivants (décision du 12 mars 1915).

¤ DUBOUCHET Firmin (1870- ? ) --> Fiche

Né à Arbusigny qu'il quitte pour s'établir après son mariage en 1891 à Menthonnex. Maintenu dans les services auxiliaires de l'Armée pendant la durée de la guerre (décision du 24 décembre 1914).

¤ DUBOUCHET François (1884+1964) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 17 juin 1915 au combat devant Souchez (Pas-de-Calais).

¤ DUBOUCHET François-Xavier (1895+1920) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 15 décembre 1914 à l'âge de 19 ans ½. Réformé définitivement le 26 juillet 1916 pour raison de santé. Son père Firmin fut aussi mobilisé en 1914.

¤ DUBOUCHET Henri Auguste (1897+1936) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 7 janvier 1916 à l'âge de 18 ans ½ . Blessé au Bois des Brouettes dans l'Aisne le 12 juillet 1918 et intoxiqué par gaz le 28 octobre suivant. Cité trois fois : les 2 août et 19 novembre 1917 et le 2 août 1918. Décoré de la Croix de Guerre et de la Médaille militaire. Pensionné de guerre. Quitte Menthonnex après la guerre pour s'établir à Paris comme chasseur d'hôtel. Fait Chevalier de la Légion d'honneur à titre par décrêt du 10 février 1933. Décédé à Vannes dans le Morbihan. Déclaré "Mort pour la France" par avis ministériel du 31 mai 1938. Son père Firmin fut aussi mobilisé.

¤ DUBOUCHET Léon (1887+1961) --> Fiche

Ancien combattant.

¤ DUBOUCHET Marie Joseph (1882- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, blessé à Sourdon (Somme) le 11 juin 1918. Cité à l'ordre du régiment : Soldat brave d'un dévouement inlassable qui a toujours parfaitement accompli son devoir dans les sections de tirs ou à l'échelon comme ravitailleur. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze. Pensionné de guerre

¤ DUBOUCHET Marie Michel (1879+1946) --> Fiche

Exempté par décision du 9 novembre 1914 pour raison de santé.

¤ DURET Adolphe Rémi (1886- ? ) --> Fiche

Exempté le 31 octobre 1914, et maintenu exempté le 31 mars 1917. Deux de ses frères, Adolphe Lucien et Jean-François, sont morts pour la France en 1915 et en 1916.

¤ DURET Célestin (1874- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Nangy avant la guerre. Ancien combattant, détaché aux travaux agricoles le 9 novembre 1917.

¤ DURET Célestin Théophile, (1872- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Arbusigny avant la guerre. Ancien combattant, blessé puis réformé le 30 août 1916. Pensionné de guerre.

¤ DURET Edmond (1876- ? ) --> Fiche

Ancien combattant. Un de ses frères, Jean-Pierre, est mort pour la France en 1916.

¤ DURET Elie Francis (1885- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir dans l'Ain, puis à Genève, avant la guerre . Ancien combattant, blessé deux fois, le 25 août 1914 à Rozelieures (Meurthe-et-Moselle) et le 2 octobre 1916 à Vaux-Chapitre (Verdun). Fait prisonnier dans l'Aisne le 29 mai 1918 et interné dans le camp de Soltau, en Basse-Saxe près de Brême. Rapatrié le 8 décembre 1918. Cité à l'ordre de l'armée le 31 juillet 1917 : Très bon soldat ayant toujours accompli son devoir. Blessé deux fois. Décoré de la Croix de Guerre en 1917 et de la Médaille Militaire en 1930.

¤ DURET Elie François (1872+1922) --> Fiche

Réformé le 9 novembre 1914 pour raison de santé.

¤ DURET Emile (1870- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève comme diamantaire dès 1895. Mobilisé, puis réformé le 2 octobre 1914 pour raison de santé et maintenu réformé le 25 juin 1915.

¤ DURET Emile (1884+1966) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Fillinges comme fruitier avant la guerre. Ancien combattant. Cité à l'ordre de l'armée le 24 octobre 1915 : S'est prodigué sous un feu violent pour ramasser les blessés pendant les nuits des 8,9 10 et 15 octobre 1915. Décoré de la Croix de Guerre avec palme. Etabli à Rumilly après la guerre. Deux de ses frères, Adolphe Lucien et Jean-François, sont morts pour la France en 1915 et en 1916.

¤ DURET Firmin (1885- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 24 décembre 1914 à Soissons dans l'Oise. Quitte Menthonnex pour s'établir à Margencel après la guerre.

¤ DURET François Calixte (1895+1952) --> Fiche

Ancien combattant, ajourné en 1914 et maintenu ajourné le 5 juin 1915, avant d'être classé service armé et incorporé le 28 août 1916. Blessé le 29 avril 1918 aux combats du Mont Kemmel en Belgique. Cité à l'ordre du régiment le 1er juillet 1918 : Soldat aussi discipliné que brave qui a toujours donné entière satisfaction à ses chefs. S'est porté résolument à l'assaut d'une position ennemie et a vaillamment combattu jusqu'au moment où il a été grièvement blessé. Décoré de la Médaille militaire et de la Croix de Guerre avec palme. Pensionné de guerre.

¤ DURET François Claudius (1888+1974) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir dans les Alpes-Maritimes comme employé d'hôtel avant la guerre . Ancien combattant, blessé le 25 juillet 1917 à Craonne (Aisne). Cité à l'ordre du régiment le 11 août 1917 : Tireur d'une équipe de fusiliers-mitrailleurs ayant toujours fait preuve d'un courage et d'un dévouement remarquable. Blessé grièvement à son poste le 25 juillet 1917 en effectuant des tirs sur la tranchée ennemie malgré un bombardement violent. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze. Pensionné de guerre

¤ DURET François Xavier (1885+1969) --> Fiche

Ancien combattant. Pensionné de guerre.

¤ DURET Jean Francis (1892+1920) --> Fiche

Ancien combattant. Blessé deux fois. Cité à l'odre du régiment le 17 août 1917 : A pris part à toutes les attaques où le régiment a été engagé. S'est toujours distingué par son mépris du danger. A déjà été blessé deux fois. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

¤ DURET Jean Marie (1871- ? ), --> Fiche

Ses parents on quitté Menthonnex pour d'établir aux Ollières. Mobilisé puis réformé comme père d'au moins 6 enfants vivants.

¤ DURET Jean-Marie à Zo (1873+1961) --> Fiche

Mon arrière-grand-oncle. Ancien combattant, réformé temporairement à quatre reprises, les 1er juillet et 7 octobre 1916, le 4 juin 1917 et le 17 juin 1918 pour raison de santé.

¤ DURET Jean-Marie (1875- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève avant la guerre. Ancien combattant, parti en campagne au Maroc le 9 novembre 1915. Réformé le 5 septembre 1916 à Casablanca pour raison de santé.

¤ DURET Jean-Marie (1878+1962) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Paris. Ancien combattant. Revient à Menthonnex après la guerre. Pensionné de guerre. Deux de ses frères, Adolphe Lucien et Jean-François, sont morts pour la France en 1915 et en 1916.

¤ DURET Jean-Marie (1894- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 8 septembre 1914 à l'âge de 20 ans. Son frère François-Xavier est mort pour la France en 1915.

¤ DURET Jean-Marie (1899+1976) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 15 avril 1918 à l'âge de 19 ans. Participe aussi à la Campagne des Pays Rhénans, d'octobre 1919 à juin 1921. Quitte Menthonnex pour s'établir dans le Rhône après la guerre.

¤ DURET Jean-Marie François (1878- ? ) --> Fiche

Ses parents ont quitté Menthonnex pour s'établir à Bossey. Réformé le 5 mai 1915 pour raison de santé.

¤ DURET Joseph (1873- ? ) --> Fiche

Ancien combattant. Réformé dans un premier temps, le 6 août 1914, puis classé service armée le 5 juin 1915. Déclaré déserteur le 17 octobre 1916 car manquant à l'appel. Aucune autre indication dans son dossier militaire ne permet de connaître la suite de son parcours militaire ...

¤ DURET Jules (1869+1949) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève comme lapidaire (taille les pierres précieuses). Mobilisé puis exempté le 1er mars 1915 comme père d'au moins 6 enfants vivants.

¤ DURET Léon François (1899+1931), --> Fiche

Etudiant à Suze (Italie) lors de son incorporation le 19 avril 1918 à l'âge de 18 ans. Ancien combattant, il est le plus jeune poilu de Menthonnex, né le 27 novembre 1899. Engagé militaire après la guerre, au Maroc, en Algérie et en Indochine dans les troupes coloniales. Promu Sergent-chef en 1930, il meurt peu après au Tonkin (actuel Viet Nam).

¤ DURET Louis Philippe (1874- ?), --> Fiche

Né à Genève où son père Elie, originaire de Menthonnex, s'est établi. Ancien combattant, nommé caporal le 11 avril 1916. Blessé grièvement le 25 août 1917 au Bois d'Avocourt dans la Meuse. Cité à l'ordre du régiment le 26 septembre 1917 : d'un courage et d'un dévouement à toute épreuve, en campagne depuis le début, s'est signalé particulièrement pendant les dernières opérations travaillant à l'organisation des communications (…) de terrain nouvellement conquis sous un violent bombardement. Blessé grièvement le 25 août 1917. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze. Pensionné de guerre

¤ DURET Marc (1888- ? ), --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève avant la guerre comme boulanger. Ancien combattant, blessé deux fois : le 28 août 1914 et le 25 février 1916 à Verdun. Décoré de la Croix de Guerre étoile d'argent, de la Médaille militaire et de la Médaille Interalliée.

¤ DURET Placide Félicien (1879- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève avant la guerre. Ancien combattant.

¤ DURET Sylvain Jules (1892- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève comme boucher. Ancien combattant, mobilisé pendant son service militaire. Deux de ses frères, Adolphe Lucien et Jean-François, sont morts pour la France en 1915 et en 1916.

¤ DURET Victor Emile (1874- ? ) --> Fiche

Mobilisé puis renvoyé dans ses foyers comme père de 6 enfants vivants le 24 février 1915.

¤ DURET Virgile (1877-1946) --> Fiche

Ancien combattant, intoxiqué par gaz le 27 avril 1918 à Westouter en Belgique. Pensionné de guerre.

¤ FOURNIER Achille Edmond (1886- ? ), --> Fiche

Quitte Menthonnex avec ses parents pour s'établir avant la guerre à Genève ou il est fumiste. Ancien combattant, il est nommé brigadier le 24 septembre 1914 puis Maréchal des Logis le 6 avril 1917. Cité à l'ordre du régiment le 26 juin 1918 : Excellent chef de pièce. A assuré la continuité du feu sous les plus vifs bombardements se dépensant lui même sans compter. A réussi à emmener sa pièce sans perte dans les circonstances les plus difficiles le 28 mai 1918. Décoré de la Croix de Guerre. Un de ses frères, Ernest Henri, est Mort pour la France en 1918.

¤ FOURNIER Auguste Emile (1893+1978) --> Fiche

Mobilisé pendant son service militaire. Affecté aux services auxiliaires de l'armée pendant toute la guerre. Deux de ses frères, Louis Eugène et François, sont morts pour la France en 1914 et en 1918.

¤ FOURNIER Edouard Jean (1879- ? ), --> Fiche

Quitte Menthonnex avec ses parents pour s'établir à Genève. Réformé le 20 août 1914 pour raison de santé et maintenu réformé le 18 juin 1915. Souscrit le 17 juillet 1918 un engagement spécial pour service en qualité de secrétaire au commissariat d'Annemasse, au titre du 30e régiment d'Infanterie. Un de ses frères, Ernest Henri, est Mort pour la France en 1918.

¤ FOURNIER Ernest (1873+1952) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève comme cocher avant la guerre. Ancien combattant, détaché en usine à Lyon le 15 septembre 1914 avant d'être reclassé service armé. Etabli à Lyon après la guerre.

¤ FOURNIER François (1892- ? ) --> Fiche

Avec sa mère, quitte Menthonnex pour s'établir à Evires avant la guerre. Ancien combattant, mobilisé pendant son service. Pensionné de guerre. Etabli à Grenoble après la guerre.

¤ FOURNIER François Xavier (1870- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, détaché aux travaux agricoles le 16 juillet 1917 à Menthonnex-en-Bornes.

¤ FOURNIER Hippolyte François-Xavier (1897+1989) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 8 janvier 1916 à l'âge de 18 ans. Fait prisonnier le 30 mai 1918 à Château-Thierry, rapatrié le 9 décembre 1918. Décoré de la Médaille Interalliée. Pensionné de guerre. Quitte Menthonnex pour s'établir à Annecy, puis à Albertville comme employé de banque.

¤ FOURNIER Hippolyte (1871- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, nommé sergent le 21 mai 1915. Détaché aux travaux agricoles le 13 septembre 1917.

¤ FOURNIER Jean-Marie (1899+1935) --> Fiche

Ajourné le 21 août 1918 pour raison de santé.

¤ FOURNIER Joseph Alphonse (1881+1946) --> Fiche

A quitté Menthonnex pour s'établir à Genève comme boulanger avant la guerre. Réformé dans un premier temps le 15 décembre 1914, puis classé dans les services auxiliaires de l'armée en 1917. Un de ses frères, Ernest Henri, est mort pour la France en 1918.

¤ FOURNIER Jules (1896+1974) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 8 avril 1915 à l'âge de 18 ans ½. Cité à l'odre du régiment le 17 septembre 1916 : Très bon soldat qui a toujours eu une très belle attitude au feu. Est parti à l'assaut les 4 et 6 septembre1916 avec le plus bel entrain. Blessé le 16 avril 1917 au Plateau de Craonne. Décoré de la Croix de Guerre.

¤ FOURNIER Louis Joseph (1895- ? ) --> Fiche

A quitté Menthonnex pour s'établir à Pers-Jussy. Ajourné le 1er juin 1915. Mobilisé le 3 septembre 1917 mais déclaré insoumis le 10 octobre suivant car manquant à l'appel. Arrêté le 19 et quand même incorporé, ayant obtenu un non-lieu pour la plainte du Conseil de Guerre dont il a fait l'objet. Finalement réformé le 12 décembre 1917 et maintenu réformé le 18 mars 1918.

¤ HENRY Jacques Alfred (1886+1979) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour d'établir d'abord à Genève, puis à Paris avant la guerre. Ancien combattant, blessé le 27 août 1914 à Saint-Dié dans les Vosges. Fait prisonnier vers les 26/28 septembre 1914, toujours à Saint-Dié, et interné dans le camp de prisonniers d'Amberg en Bavière. Pensionné de guerre. Décoré de la Médaille militaire.

¤ HENRY Joseph Marie (1889- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour d'établir à Genève comme boucher avant la guerre. Ancien combattant.

¤ HENRY Léon (1891- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 17 avril 1916. Pensionné de guerre.

¤ JACQUEMOUD Francis (1895+1937) --> Fiche

Ancien combattant, d'abord ajourné le 5 juin 1915 et le 21 juillet 1917. Finalement classé service armé le 15 février 1918.

¤ JACQUEMOUD Francis (1895- ? ) --> Fiche

Ses parents ont quitté Menthonnex pour s'établir au Sappey avant la guerre (son père est originaire de ce village). Exempté en 1914 pour raison de santé et maintenu exempté le 25 mai 1916.

¤ JACQUEMOUD François Joseph (1888+1949) --> Fiche

Quitte Menthonnex avec son père pour s'établir à Etaux avant la guerre. Ancien combattant.

¤ JACQUEMOUD Henri Clément (1898+1981), --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 1er mai 1917 à l'âge de 18 ans ½. Pensionné de guerre (suite à un accident pendant son service). Un de ses frères, Pierre-François, est mort pour la France en 1917.

¤ JACQUEMOUD Joseph (1869+1927) --> Fiche

Ancien combattant, détaché aux travaux agricoles le 25 février 1917.

¤ JACQUEMOUD Léon Alfred (1895+1939) --> Fiche

Quitte Menthonnex avec son père pour s'établir à Etaux avant la guerre. Ancien combattant, incorporé le 15 décembre 1914 à l'âge de 19 ans ½, Cité à l'ordre de la brigade le 18 mars 1916 : A fait preuve du plus grand courage et d'un absolu mépris du danger dans l'accomplissement de ses fonctions d'agent de liaison. Blessé le 4 avril 1916 à Verdun. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze.

¤ JACQUEMOUD Léon Hippolyte (1879- ? ) --> Fiche

Né à Paris, mais ses parents sont revenus s'établir à Menthonnex. Classé dans les services auxiliaires de l'armée pour raison de santé. Détaché au service des rapatriés d'Annemasse, puis aux travaux agricoles le 30 mars 1917. Garde-Frontière à Ferney dans l'Ain le 1er juin 1917

¤ JACQUEMOUD Léon Isidore (1897- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 7 janvier 1916 à l'âge de 18 ans ½. Blessé le 25 octobre 2018 à La Selve dans l'Aisne. Cité à l'ordre du régiment le 18 novembre 1918 : Soldat courageux, belle conduite au feu, a été blessé.

¤ JACQUEMOUD Louis Charles (1877+1915) --> Fiche

Né à Paris, mais ses parents sont revenus s'établir à Menthonnex. Nommé gendarme en 1904 et décédé à Bons-en-Chablais en activité de service.

¤ JACQUEMOUD Lucien (1895+1973) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 15 décembre 1914 à l'âge de 19 ans ½. Fait prisonnier le 8 janvier 1916 à l'Hartmannswillerkopf (Vieil Armand) en Alsace et interné à Mannheim, au sud de Francfort, comme Léopold Arthur et Louis Humbert DEMOLIS. Rapatrié le 6 janvier 1919 et démobilisé le 8 août suivant. Quitte Menthonnex pour s'établir successivement à Desingy, Savigny, La Chapelle-Rambaud puis Cruseilles après la guerre, comme chauffeur auto. Un de ses frères, Pierre-François, est mort pour la France en 1917.

¤ LACHAT François Célestin (1883+1952) --> Fiche

Ancien combattant, incorporé le 9 décembre 1914 après avoir été classé service armé le 9 novembre précédent. Blessé le 22 octobre 1915 à Souchez (Pas-de-Calais). Pensionné de guerre.

¤ LACHAT Joseph (1881- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 22 novembre 1914 en Lorraine (dirigé sur l'hôpital militaire de Lunéville en Meurthe-et-Moselle) : Blessé une première fois au pied, est resté sur la ligne de feu. A eu ensuite le tibia brisé et lorsqu'il se retirait en rampant, a été blessé à l'épaule. Réformé le 19 février 1917. Décoré de la Médaille militaire et de la Croix de guerre avec palme. Pensionné de guerre.

¤ LACHAT Marc (1879+1966) --> Fiche

Ancien combattant, évacué le 24 novembre 1914 pour raison de santé. Détaché aux établissements Matériel de Guerre à Lyon le 6 mars 1915.

¤ LACHAT Marie Théophile (1891- ? ) --> Fiche

Ancien combattant, mobilisé pendant son service. Quitte Menthonnex après la guerre pour s'établir comme boulanger à Meythet, puis à Thonon-les-Bains.

¤ MAULET Emile Félicien (1893+1955), --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir dans l'Yonne comme instituteur. Ancien combattant, mobilisé pendant son service, et nommé caporal le 5 juin 1914. Fait prisonnier le 9 août 1914, et interné dans le camp de Koenigsbrück. Rapatrié le 2 décembre 1918. Pensionné de guerre. Décoré de la Croix de Guerre avec étoile de bronze et de la médaille des Evadés avec citation à l'ordre du régiment : Fait prisonnier, a tenté de s'évader. Poursuit sa carrière d'instituteur en Moselle après la guerre.

¤ MIOTTON Antoine Emile (1885- ? ) --> Fiche

Ancien combattant.

¤ PERGOUD François Rémy (1885- ? ) --> Fiche

Quitte Menthonnex pour s'établir à Genève avant la guerre. Affecté spécial comme employé du Chemin de fer P.L.M. pendant toute la durée de la guerre. Etabli dans l'Ain après la guerre. Son frère Jean-Marie est Mort pour la France en 1914.

¤ PERGOUD Joseph (1891+1916), --> Fiche

Classé dans les services auxiliaires de l'armée le 9 novembre 1914 puis réformé le 4 janvier 1915 pour raison de santé (avait déjà été réformé en octobre 1912 lors de son incorporation pour le service militaire).

¤ RICHARD Alexandre (1873- ? ) --> Fiche

Ancien combattant.

¤ RICHARD Jean-François (1883+1962) --> Fiche

Ancien combattant. Part en permission le 25 septembre 1916 mais ne rejoint pas son corps le 9 octobre suivant comme prévu. Quitte Menthonnex pour s'établir à Troinex (canton de Genève) en 1925.

¤ RICHARD Jean-Marie (1886- ? ) --> Fiche

Classé service armé le 9 novembre 1914, puis réformé le 6 février 1915 pour raison de santé.

¤ RICHARD Jérémie François (1881 - ? ) --> Fiche

Réformé le 9 novembre 1914 pour raison de santé, maintenu réformé le 30 mars 1917.

¤ RICHARD Joseph (1878+1967) --> Fiche

Ancien combattant, blessé le 16 mars 1917 à Vauquois dans la Meuse. Réformé le 31 décembre 1917. Pensionné de guerre.

¤ RICHARD Joseph (1882+1915) --> Fiche

Réformé le 19 novembre 1914 pour raison de santé.

¤ RICHARD Pierre Joseph (1887+1983) --> Fiche

A quitté Menthonnex pour s'établir à Lyon dès 1910, puis en Côte-d'Or après la Guerre . Médecin. Ancien combattant, promu lieutenant le 9 septembre 1914, puis capitaine le 1er février 1916. Blessé le 21 mars 1917 à Monastir en Serbie. Décoré de la Croix de Guerre avec 2 palmes et étoile d'argent, également decoré de l'Ordre de l'Aigle blanc de Serbie. Chevalier de de la Légion d'honneur le 22 décembre 1915 puis Officier en 1931. Pensionné de guerre.

¤ SUBLET Hippolyte (1893+1929) --> Fiche

Exempté le 9 novembre 1914 pour raison de santé (fût déjà exempté du service militaire en 1913). Maintenu exempté le 30 mars 2017.

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Suivent les noms d'hommes de Menthonnex pour lesquels les informations sur leur parcours militaires et leur eventuelle participation à la Grande Guerre n'ont pas été trouvées dans les registres matricules.

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¤ BAUD François (1875- ? ) --> Fiche

¤ BAUD Jean-Marie (1886- ? ) --> Fiche

¤ CHAMOT Jean Claudius (1891- ? ) --> Fiche

¤ CHAMOT Léon (1874+1935) --> Fiche

¤ COUTURIER Emile (1888+1972) --> Fiche

¤ DEMOLIS César Adolphe (1888+1923) --> Fiche

¤ DEMOLIS Jean Marie (1872+1932) --> Fiche

¤ DEMOLIS Maurice (1890- ? ) --> Fiche

¤ DUBOUCHET Louis Joseph (1879 - ?) --> Fiche

¤ DURET Joseph (1885 - ?) --> Fiche

¤ DURET Jules Philippe (1880 - ?) --> Fiche

¤ DURET Marius Marcel (1896+1953) --> Fiche

¤ DURET Modeste (1883- ? ) --> Fiche

¤ DURET Sylvain (1880+1947) --> Fiche

¤ FOURNIER Aimé Marius (1897 - ? ) -->Fiche

¤ FOURNIER Jean-Marie (1873 - ? ) -->Fiche

¤ JACQUEMOUD François (1878 - ? ) -->Fiche

¤ JACQUEMOUD Lucien (1871+1916) -->Fiche

¤ MAULET Jean Célestin (1879- ? ) --> Fiche

¤ MAULET Jean François (1876- ? ) --> Fiche

¤ RICHARD Jean-Pierre (1893- ? ) --> Fiche

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A lire aussi : le chapitre 8 du livre de Dominique Bouverat "Menthonnex-en-Bornes au fil du temps", ( pp. 319-346).

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 4 - Grande Guerre : d'autres qui n'en sont pas revenus

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Sources :

  • Fiches des Morts pour la France consultables sur le site Mémoire des Hommes (www.memoiredeshommes.sga.defense.gouv.fr)
  • Registres matricules des recensements militaires (série 1 R), registres d'Etat civil (serie 4 E) et recensements de population (serie 6 M), conservés aux Archives Départementales de Haute-Savoie (http://archives.cg74.fr/)

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Classement chronologique des soldats "Morts pour la France" de la commune d'Evires, des cousins et des DEMOLIS originaires d'autres communes

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  • Morts pour la France de 14-18 originaires d'EVIRES

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le 20 août 1914 : DEMOLIS Jules, 26 ans

Soldat du 30e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Rothau (Bas-Rhin). Fils de François et de Françoise-Clémentine LEVET --> Fiche

le 27 août 1914 : DEMOLIS Joseph Cyrille, 29 ans

Soldat du 11e bataillon de Chasseurs, tué à l'ennemi à Saint-Dié (Vosges). Petit-fils de Joseph DEMOLIS (SOSA 32) --> Fiche

le 30 août 1914 : CARRIER Edouard Marc, 24 ans

Soldat du 30e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Saulcy-sur-Meurthe (Vosges).

le 2 septembre 1914 : DEMOLIS Francis, 25 ans

Prénoms de baptême : Francisque-Marie. Sergent du 30e rég. d'Infanterie, tué à l'ennemi à la Haute Fosse (Taintrux, Vosges). Il venait d'être ordonné prêtre. D'après l'hommage qui lui est rendu dans les Mémoires de l'Académie salésienne (volume 38, année 1916), "il marchait au feu à côté de son adjudant, celui-ci tombe, l'abbé se penche pour lui donner une absolution, il est frappé à mort d'une balle". Petit-fils de Joseph DEMOLIS (SOSA 32) et frère de Joseph Cyrille (voir plus haut), tué 5 jours plus tôt --> Fiche

le 3 septembre 1914 : DEMOLIS François-Rémi, 21 ans

Caporal du 13e bataillon de Chasseurs alpins, tué à l'ennemi à Mandray (Vosges). Fils de Jules-Emile et de Marie REMILLON, du hameau de Charny. --> Fiche

le 12 septembre 1914 : RIGGAZ Alexandre, 23 ans

Sapeur-mineur du 4e régiment de Génie, tué à l'ennemi au combat du Lac Blanc (à Orbey en Alsace). Etabli à Genève avant la guerre où il est conducteur d'autos. Fils d'Ambroise et de Florentine CHAMOT, frère de Jean-Marie (voir après) --> Fiche

le 13 septembre 1914 : CARRIER Joseph, 32 ans

Soldat du 11e bataillon de Chasseurs, tué à l'ennemi à Ban-de-Sapt (Vosges). Marié, fils d'Augustin et de Josette FONTAINE, frère de François-Félix (voir plus bas) --> Fiche

le 16 septembre 1914 : MAULET François-Joseph, 25 ans

Soldat du 30e régiment d'Infanterie, mort des suites de ses blessures à l'hôpital d'Aix-les-Bains. Petit-fils de Claude MAULET (SOSA 40) et de Jean-Jacques CHALLUT (SOSA 56) --> Fiche

le 25 septembre 1914 : DEMOLIS Alphonse-Valentin, 32 ans

Soldat du 30e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Foucancourt-en-Santerre (Somme). Meurt le même jour et dans la même bataille qu'Isaïe CHAMOT (voir plus haut). Marié, fils de Flavien et d'Irène CLERC --> Fiche

le 2 octobre 1914 : TISSOT Léon-Marie, 29 ans

Soldat du 97e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Monchy-le-Preux (Pas-de-Calais). Fils d'Avenant et de Virginie PERREARD du hameau de "Grange-Neuve", frère de Victor-Emmanuel TISSOT et cousin germain de Marie-Avenant TISSOT (voir plus bas) --> Fiche

le 2 octobre 1914 : DUNAND Célestin, 26 ans

Soldat du 97e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Wancourt (Pas-de-Calais)

le 15 novembre 1914 : MUGNIER François, 38 ans

Soldat du 62e bataillon de Chasseurs alpins, 8e Compagnie, tué à l'ennemi en Belgique. Fils de Joseph et de Péronne BAUDRAY --> Fiche

le 23 novembre 1914 : VINDRET Joseph, 30 ans

Soldat du 230e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Rechicourt-le-Château (Meurthe-et-Moselle). Fils de Claude et d'Anastasie CHALLUT --> Fiche

le 19 février 1915 : ROSSET Pierre-François, 21 ans

Soldat du 11e bataillon de Chasseurs alpins (2e compagnie), tué à l'ennemi à Soultzeren en Alsace. Inhumé dans la nécropole nationale "le Wettstein" à Orbey (Haut-Rhin), tombe n° 1859. Fils d'Augustin et de Véronique EXCOFFIER --> Fiche

le 19 mars 1915 : TISSOT Marie-Avenant (ou Marius-Avenant), 21 ans

Soldat du 11e bataillon de Chasseurs à pied (1re Compagnie), tué à l'ennemi à Soultzeren (Haut-Rhin). Fils de François et d'Emilie MUGNIER, cousin germain de Léon-Marie TISSOT (voir plus haut) et de Victor-Emmanuel TISSOT (voir plus bas) --> Fiche

le 20 mars 1915 : CARRIER François Félix, 27 ans

Soldat du 230e régiment d'Infanterie, décédé à Evires durant son congé de convalescence, des suites de maladie contractée aux armées. Fils d'Augustin et de Josette FONTAINE, frère de Joseph (voir plus haut) --> Fiche

le 11 avril 1915 : CHALLUT Jean-Jacques, 37 ans

Canonnier de 2e classe du 11e régiment d'Artillerie, décédé à Briançon (Hautes-Alpes) de maladie. Classé dans les services auxiliaires lors du conseil de révision, il fût pourtant classé services armés par la commission de réforme d'Annecy du 24 novembre 1914. Incorporé le 18 mars suivant au 11e RA, il sera réformé la veille de sa mort pour un diagnostic de myocardite chronique ! Il n'est pas considéré officiellement comme Mort pour la France. Toutefois, son nom figure bien sur le monument du souvenir français récemment édifié dans le cimetière d'Evires. Inhumé dans le carré militaire "Briançon" à Briançon. Fils de Joseph et de Marie VINDRET --> Fiche

le 7 mai 1915 : DURET Jean-Pierre, 37 ans

Soldat du 297e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi en Alsace. Habite à Chambéry avant la guerre. Marié. Fils de Jean Isidore et de Joséphine MAULET

le 9 mai 1915 : CHARPY Pierre-Marius, 22 ans

Soldat du 149e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Aix-Nouelette (Pas-de-Calais). Né à Thorens, peintre en bâtiment à Evires

le 11 mai 1915 : TISSOT Victor-Emmanuel, 26 ans

Caporal du 97e régiment d'Infanterie, décédé des suites de ses blessures à Villers-Châtel (Pas-de-Calais). Fils d'Avenant et de Virginie PERREARD du hameau de "Grange-Neuve", frère de Léon-Marie TISSOT et cousin germain de Marie-Avenant TISSOT (voir plus haut) --> Fiche

le 22 juin 1915 : QUOEX Jean-Marie, 39 ans

Soldat du 230e régiment d'Infanterie (23e Compagnie), décédé des suites de ses blessures à Bénaménil (Meurthe-et-Moselle). Inhumé dans le carré militaire de Bénaménil, tombe n° 45. Fils d'Hippolyte et de Louise-Mélanie FOURNIER --> Fiche

le 10 juillet 1915 : DEMOLIS Jean, 33 ans

Soldat du 17e régiment d'Infanterie (1ère compagnie), mort des suites de ses blessures à Hersin-Coupigny (Pas-de-Calais). Inhumé dans le carré militaire "Hersin", tombe n° 292 à Hersin-Coupigny. Marié, petit-fils de Joseph DEMOLIS (SOSA 32) et cousin germain de Francisque-Marie et Joseph-Cyrille DEMOLIS (voir plus haut) --> Fiche

le 6 août 1915 : MAULET Louis, 40 ans >>> arrière-grand-oncle (frère de Philippe MAULET)

Canonnier du 1er régiment d'artillerie de montagne. Dans son acte de décès il est précisé qu'il est soldat au 6e RAM, 74e batterie, et qu'il est téléphoniste. Décédé des suites de blessures contractées en service. Inhumé à Saulcy-sur-Meurthe (Vosges) : nécropole nationale, tombe n° 101.A savoir que Jean-François MAULET, son père, décèdera 6 jours après la transcription de l'acte de décès en mairie d'Evires le 1er juin 1916 (et donc de l'annonce de la mort de Louis). Fils de Jean-François et de Rosine MAULET (SOSA 20/21) --> Fiche

le 10 août 1915 : DUPENLOUP Adolphe, 20 ans

Soldat de 2e classe du 11e bataillon de chasseurs alpins, tué à l'ennemi à la bataille du Linge (à Orbey, Haut-Rhin). Né à La Roche le 28 octobre 1894, son acte de décès a été transcrit à Evires. Fils d'Edouard et de Virginie DESBIOLLES --> Fiche

le 26 septembre 1915 : JACQUET Jean, 24 ans

Soldat de 2e classe du 60e régiment d'Infanterie, décédé des suites de ses blessures à Jonchery-sur-Vesle (Marne). Etabli à Saconnex-d'Arve (canton de Genève) avant la guerre. Célibataire. Fils de Jacques et de Marie CARRIER --> Fiche

le 14 octobre 1915 : RIGGAZ Jean-Marie, 30 ans

Soldat de 2e classe du 230e régiment d'Infanterie (23e Compagnie), décédé des suites de ses blessures à l'hôpital de Lunéville (Meurthe-et-Moselle). Fils d'Ambroise et de Florentine CHAMOT, frère d'Alexandre (voir plus haute) --> Fiche

le 21 janvier 1916 : CLERC François-Félicien, 23 ans

Soldat du 140e régiment d'Infanterie (4e Compagnie), décédé des suites de ses blessures à l'ambulance 3/58 de Moosch (Haut-Rhin). Inhumé dans la Nécropole Nationale de Moosch, tombe n° 488. Fils d'Eugène et de Rosalie LACHENAL --> Fiche

le 22 mars 1916 : VUAGNOUX Marie Victoric Onésime, 30 ans

Soldat du 51e bataillon de Chasseurs (7e Compagnie), tué à l'ennemi à Metzeral (Haut-Rhin). Inhumé dans la Nécropole Nationale "Chêne Millet", à Metzeral, tombe n° 1240. Marié, fils de Félix et de Jeannette RIGGAZ -->Fiche

le 31 mars 1916 : BERCHET Jean-Marie, 22 ans

2e Canonnier du 120e régiment d'Artillerie lourde hippomobile, tué à l'ennemi au Tillat près de Verdun (commune de Belleray, Meuse). Célibataire. Fils d'Emile et de Louise CHEVALLIER -->Fiche

le 17 août 1916 : DUPENLOUP Emile, 31 ans

Soldat de 2e classe du 51e bataillon de Chasseurs, tué à l'ennemi à Maurepas (Somme). Fils d'Isidore et de Virginie GRAS. --> Fiche

le 17 août 1916 : ROBOAM Marius Michel, 31 ans

Soldat de 2e classe du 414e régiment d'Infanterie, décédé de maladie contractée en service à 'hôpital de Saint-Ménéhould (Marne). Né à Thorens, son acte de décès est transcrit à Evires. Fils de Charles, employé des douanes et de Marie CHEVALLIER --> Fiche

le 18 août 1916 : VUAGNOUX Basile-Marius, 24 ans

Soldat du 11e bataillon de Chasseurs alpins, tué à l'ennemi à Maurepas (Somme) ou, selon les indications portées dans le registre matricule 1R800 (AD 74) "décédé antérieurement au 11 juin 1915 à ?. Fils d'Emile et de Victorine DELACHENAL --> Fiche

le 9 novembre 1916 : TISSOT Narcisse, 24 ans

Soldat de 2e classe du 13e bataillon de Chasseurs alpins, tué à l'ennemi à Sailly-Saillisel (Somme). CROIX de GUERRE avec étoile de bronze. Fils de Jean-Baptiste et de Rosalie SUATTON --> Fiche

le 26 mai 1917 : FONTAINE Casimir, 45 ans

Classé dans les services auxiliaires au conseil de révision, et maintenu par la commission de réforme d'Annecy du 21 décembre 1914. Incorporé au 2e groupe d'aviation lors de son décès accidentel le 26 mai 1917 à Saint-Rambert-en-Bugey (Ain) : il décède en tombant d'un train. Il n'est pas considéré comme Mort pour la France, ne figurant ni sur le site Mémoire des Hommes, ni sur le Mémorial du cimetière d'Evires, ni dans le Livre d'or des Morts pour la France. Fils de Jean et de Consorce Rosset --> Fiche

le 17 septembre 1917 : DUVILLARD Louis Eugène Victor, 22 ans

Réformé le 3 mars 1917 (AD 74 : reg. matr. 1 R 813), et décédé à La Roche-sur-Foron. Clerc de notaire. Né à Evires en 1894, fils de Pierre et de Franceline PINGET

le 22 octobre 1917 : CLERC Claude-Marie, 35 ans

Caporal du 64e bataillon Sénégalais, décédé des suites de maladie contracté en service à l'hôpital d'Annecy. Fils d'Antoine et de Mathilde SAGE. --> Fiche

le 24 octobre 1917 : SADDIER Léon-Marie-Edouard, 20 ans

Soldat de 2e classe du 24e bataillon de Chasseurs alpins (4e compagnie), décédé des suites de ses blessures à l'hôpital d'évacuation de Mont-Notre-Dame (Aisne). Fils de Joseph et de Séverine EXCOFFIER --> Fiche

le 6 février 1918 : CHEVALLIER Michel-Pierre, 19 ans

Soldat de 2e classe du 109e régiment d'infanterie territoriale, décédé à l'hôpital à Lyon. Inhumé à Villeurbanne (Rhône) dans la Nécropole nationale 'la Doua', tombe n° 33, carré , rang 6. Acte de décès transcrit à Thorens. Habite à Cornier, fils de Joseph et de Cécile BOUVIER

le 30 mai 1918 : CARRIER Emile, 38 ans

Soldat du 25e régiment d'Infanterie, disparu à Beuvardes (Aisne). Etabli à Paris (6e arr.) avant la guerre. Petit-fils de Louis DURET (SOSA 50), et cousin germain de Sylvain et Isaïe CHAMOT --> Fiche

le 4 juin 1918 : CHAPPAZ Félix, 40 ans

Soldat du 30e régiment d'Infanterie, décédé des suites de ses blessures à l'hôpital temporaire 18 Corbineau de Chalon-sur-Marne (Marne).

le 10 août 1918 : DUVILLARD Louis Joseph, 21 ans

Soldat de 119e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi à Gournay-sur-Aronde (Oise). Fils d'Emile et de Dorothée LUISET, descendant de Louis DUVILLARD (SOSA 118) --> Fiche

le 20 août 1918 : DEMOLIS François-Xavier, 33 ans

Sergent du 230e régiment d'Infanterie. Tué à l'ennemi dans la région de Plessis-de-Roye (Oise). Inhumé dans la Nécropole nationale de Thiescourt (Oise), tombe n° 272. Fils d'Abraham et de Mélanie PALLUD --> Fiche

le 10 septembre 1918 : TISSOT Cyrille, 20 ans

Soldat du 340e régiment d'Infanterie, décédé des suites de ses blessures, gazé sur le champ de bataille de Montécouvé (commune de Juvigny, Aisne). Fils de Sulpice et de Mathilde PAULME --> Fiche

le 18 septembre 1918 : MAULET François, 40 ans

Soldat du 30e régiment d'Infanterie, mort à ? des suites de maladie contractée en service commandé. Fils de Jean-Marie et d'Honorine MAULET --> Fiche

le 31 octobre 1918 : LAPHIN Léon Joseph, 21 ans

Caporal du 23e régiment d'Infanterie, mitrailleur d'élite, tué à l'ennemi au combat de Kruisweg en Belgique. Boulanger. Descendant de Louis DUVILLARD (SOSA 118). CROIX de GUERRE étoile de bronze --> Fiche

Après la Guerre (le 15 juillet 1919) : TISSOT Jacques-Philippe, 31 ans

Prêtre. Soldat du 11e bataillon de Chasseurs alpins, décédé chez lui à Evires de "maladie imputable au service" . Petit-fils de Jacques TISSOT (SOSA 102), cousin germain de la mère de Sylvain et Isaïe CHAMOT --> Fiche

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Liste complémentaires des Morts pour la France originaires d'Evires, qui figurent dans le 'Livre d'or des Morts pour la France extrait du Fonds du ministère des Pensions (Archives Nationales). Les fiches correspondantes dans "Mémoire des Hommes" précisent que leur décès a été transcrit à Evires, où ils devaient résider avant leur mobilisation.

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le 15 novembre 1915 : FAVRE François Joseph Marie, 20 ans

le 18 mars 1916 : LANCET Justin Francisque, 29 ans

le 7 mai 1916 : SALAUN Jean, 30 ans

le 22 octobre 1916 : TISSOT Marius Honorat, 24 ans

Soldat du 276e régiment d'Infanterie (18e compagnie), tué à l'ennemi à Chaumont (Meuse). Né à Cornier. Fils d'Amedée et de Victorine SUATTON

le 15 décembre 1916 : BONNET Gustave, 23 ans

le 29 mai 1918 : GAUD Joseph Aristide, 21 ans. Petit-fils de Pierre-Joseph CHALLUT (SOSA 112)

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  • D'autres Morts pour la France de 14-18, cousins des arrière-grands-parents

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BALLEYDIER Etienne, 34 ans, de Copponex

Soldat de 2e classe du 30e régiment d'infanterie, tué à l'ennemi le 25 septembre 1914 à Foucaucourt-en-Santerre, tout comme son cousin germain par alliance Isaïe CHAMOT. Marié avec Sylvie DURET, de Menthonnex-en-Bornes. Inhumé dans la Nécropole Nationale de Dompierre-Bécquincourt (Somme), tombe n° 3233 bis --> cette information ne figure pas sur le site "Mémoire des Hommes" --> Fiche

BURNIER Théophile François, 24 ans, d'Alex

Chasseur de 2e classe du 22e Bataillon de Chasseurs alpins, tué à l'ennemi le 3 juillet 1915 à Metzéral (Alsace). Petit-fils de Dominique VUAGNOUX (SOSA 34) --> Fiche

DERUAZ Félix, 32 ans, de Montagny-les-Lanches

Soldat de 2e classe du 30e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi le 26 novembre 1914 à Frise (Somme). Petit-fils de Jacques DERUAZ (SOSA 106) --> Fiche

GAUD Joseph Aristide, 21 ans, de Groisy

Soldat du 8e régiment de Cuirassiers, tué à l'ennemi le 29 mai 1918 à Juvigny (Aisne). Engagé volontaire pour la durée de la guerre le 12 juillet 1915 à l'âge de 18 ans 1/2. Arrière-petit-fils de Pierre-Joseph CHALLUT (SOSA 112) --> Fiche

GAY Léon, 32 ans, de Cruseilles

Soldat de 2e classe du 11e bataillon de Chasseurs, disparu le 21 février 1915 au combat de Soultzeren (Alsace)Petit-fils de Claude GAY (SOSA 38) et de François CHAMOT (SOSA 36) --> Fiche

GAY Jean, 21 ans, de Cruseilles

Soldat du 14e bataillon de Chasseurs, disparu le 22 février 1915 au combat de Stosswihr (Haut-Rhin). Petit-fils de Claude GAY (SOSA 38) et de François CHAMOT (SOSA 36) et frère du précédent, mort 1 jour avant lui) --> Fiche

MAULET Charles-Henri, 20 ans, de Genève

Soldat de 2e classe du 30e régiment d'Infanterie. Tué à l'ennemi le 2 septembre au Col d'Anozel, la Haute Fosse, commune de Taintrux (Vosges). Engagé volontaire pour 3 ans le 8 avril 1913 dans le 30e RI. Né à Genève. Arrière-petit-fils de Pierre-Joseph MAULET (SOSA 42) et de Pierre-Joseph CHALLUT (SOSA 112) --> Fiche

MAULET Jean-Marius, 28 ans, d'Annecy

Soldat du 230e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi le 15 octobre 1915 à Vého (Meurthe-et-Moselle). Né à Grenoble et habitant d'Annecy, marié, petit-fils de Rosine MAULET (SOSA 21) --> Fiche

MERCIER Léon-François, 34 ans, de Thonon-les-Bains

Caporal-fourrier du 114e bataillon de Chasseurs à pied, tué à l'ennemi le 23 juin 1916 devant Verdun (Meuse). Né à Evires d'où sa mère, Eugénie MAULET était originaire. Petit-fils de Jean-François MAULET (SOSA 20). Ce dernier mourra quelques jours après son petit-fils, le 6 juillet, à l'âge de 81 ans --> Fiche

RIBIOLLET Pierre, 31 ans, de Groisy

Soldat du 230e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi le 22 juillet 1915 à Reillon (Meurthe-et-Moselle). Petit-fils de François BARRUT (SOSA 52) et cousin germain par alliance de Sylvain CHAMOT --> Fiche

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  • Les DEMOLIS morts pour la France, originaires d'autres communes

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DEMOLIS Camille, 24 ans, d'Arbusigny

Tambour du 97e régiment d'Infanterie (8e compagnie). Tué à l'ennemi le 9 mai 1915 à Souchez (Pas-de-Calais). Fils de Jean-Marie et de Mathilde Mélanie VIDONNE

DEMOLIS Edouard-Joseph, 20 ans, d'Etaux

Soldat du 8e régiment d'Infanterie coloniale, blessé aux Dardanelles (?) le 19 mai 1915, décédé dix jours plus tard à Alger (hôpital Maillot). Incorporé d'abord dans le 5e régiment d'Infanterie coloniale, il passe au 8e le 21 mars 1915. Né de père inconnu, fils d'Elise DEMOLIS --> Fiche

DEMOLIS Félix, 22 ans, de Groisy

Soldat de 2e classe du 13e bataillon de Chasseurs alpins, tué à l'ennemi le 21 janvier 1915 à l'Hartmannswillerkopf (rebaptisé Vieil-Armand, en Alsace). Fils de François et de Sylvie DEMOLIS --> Fiche

DEMOLIS François, 42 ans, de Paris (1er)

Soldat de 2e classe du 112e régiment territorial d'Infanterie, tué à l'ennemi le 22 mars 1915 à Wez (commune actuelle de Val-de-Vesle, dans la Marne). Inhumé dans la nécropole nationale de Sillery (Marne), tombe n° 2227. Citation du 30 juillet 1919 : Soldat courageux très estimé de ses chefs, a donné en plusieurs circonstances les preuves de valeur. Mort pour la France le 22 mars 1915 dans un bombardement. Etabli à Paris (1er arr.) avant la guerre, né à La Muraz. Fils de Lucas et de Sophie DUBOULOZ --> Fiche

DEMOLIS François, 25 ans, de Reignier

Caporal du 5e régiment d'Infanterie coloniale, tué à l'ennemi le 3 octobre 1915 à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne). Inhumé dans la nécropole nationale "La Crouée" à Souain-Perthes-lès-Hurlus (Marne), tombe n° 6229. Fils de Jean-Marie et de Joséphine BOUCHET --> Fiche

DEMOLIS Henri Albert, 32 ans, de Faverges

Caporal du 3e régiment d'Infanterie coloniale. Malade évacué le 20 septembre 1916 vers l'Hôpital de l'Ermitage à Nice où il meurt le 24 novembre 1916. Inhumé dans le carré militaire du cimetière de Nice, carré N° 255, tombe n° 10824. Fils de Claude et de Josephte MOLLAZ --> Fiche

DEMOLIS Jean-Marie, 27 ans, d'Arbent (Ain)

Sergent du 23e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi le 20 avril 1917 à Loivre (Marne). Croix de Guerre étoile de Bronze. Fils de François et de Marie-Elise DUPENLOUP, originaires de Haute-Savoie --> Fiche

DEMOLIS Joseph-Arthur, 19 ans, de Pers-Jussy

Soldat du 5e régiment d'Infanterie coloniale, tué à l'ennemi le 14 juillet 1915 au Bois de la Grurie (commune de Romigny, Marne). Fils de Louis et de Jeannette LACROSAZ

DEMOLIS Joseph-Auguste, 36 ans, de La Roche-sur-Foron

Soldat de 2e classe du 230e régiment d'Infanterie, tué à l'ennemi le 24 mai 1916 dans la forêt de Facq, commune de Morville-sur-Seille ? (Meurthe-et-Moselle). Inhumé dans la nécropole nationale "Le Petant" à Montauville (Meurthe-et-Moselle), carré 14/18-B, tombe n° 59. Marié, fils d'Auguste et d'Angélique PASSAQUAY --> Fiche

DEMOLIS Louis-Alphonse-Henri, 26 ans, de La Muraz

2e canonnier du 1er régiment d'Artillerie de Montagne, décédé le 18 février 1915 des suites de ses blessures à Moosch (Haut-Rhin). Fils de Joseph et de Marie-Thérèse LAUVERGNAT

DEMOLIS Lucien Adrien, 37 ans, de La Muraz

Soldat de 2e classe du 30e régiment d'Infanterie, disparu le 9 novembre 1914 au Château La Grenouillière à Frise (Somme). Né à Genève (quartier des Eaux-Vives)

DEMOLIS Pierre, 20 ans, d'Arenthon

Soldat du 5e régiment d'Infanterie coloniale, décédé le 27 janvier 1915 de maladie contractée en service à Lyon (hôpital Desgenettes). Fils d'Emile et d'Eugénie DEGERINE --> Fiche

DEMOLIS Théophile François, 31 ans, d'Argenteuil (Yvelines ex-Seine-et-Oise)

Sergent du 5e régiment d'Infanterie coloniale, tué à l'ennemi le 1er mai 1915 à Vauquois (Meuse). Né à Paris (7e arr.), fils de Jean-Marie et de Louise-Colombe POTEL

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 5 - Liste des notaires rencontrés au fil des recherches généalogiques

(Sources : tabellions, minutes de notaires et registres paroissiaux conservés dans les séries 6C, E, 2E et 4E des AD 74)

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  • Notaires de La ROCHE

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ARESTAN François-Nicolas (1705 + 1765)

Minutes conservées aux AD 74 : 1735-1765 (13 volumes) - Né à La Roche en 1705 - Fils de Jacques et de Péronne Orsier - Marié avec Jacqueline Collomb d'Arcine - Leur fils Etienne-Joseph sera également notaire à La Roche - --> Fiche

AUDE Claude-Valentin (ca 1696 + 1771)

Minutes conservées aux AD 74 : 1729-1771 (19 volumes) - Né à Thônes - Il travaille pour Me Monat avent de devenir lui-même notaire, rédigeant ses actes en 1726 (Tabellion La Roche) - Son étude est située au faubourg d'en bas (actuel Faubourg-Saint-Martin) - Décédé à La Roche le 4 septembre 1771, à l'âge de 75 ans – Marié avec Anne Guillot - Sa fille Andréanne épouse en 1749 M° Claude-Rodolphe Dufour, notaire à La Roche (voir plus bas) --> Fiche

CARDINAL Jean (+ 1725)

Minutes conservées aux AD 74 : 1678-1725 (13 volumes) - Marié avec Marguerite Dubois --> Fiche

DEAGE Aimé

Minutes conservées aux AD 74 : 1653-1679 (9 volumes) - Marié avec Jacqueline JAILLET --> Fiche

DESCOTES Antoine

Minutes conservées aux AD 74 : 1666-1682 (3 volumes) - Décédé avant 1699 - Marié avec Jacqueline Pelloux de La Roche --> Fiche

DUCROZ Claude-Rodolphe (+ 1794)

Minutes conservées aux AD 74 : 1748-1793 (23 volumes) - Propriétaire de la maison Montègre faubourg-Saint-Bernard à La Roche - Fils de M° Jean Ducroz de Passy - Marié avec Andréanne, fille de M° Audé, notaire à La Roche (voir plus haut) - Décédé le 4 nivôse an 3 (24 décembre 1794) - Son fils François-Gabriel sera également notaire à La Roche de 1775 à 1831 (--> Fiche)

Dynastie des notaires Dufour : 1ère famille, originaire du Petit-Bornand

DUFOUR Claude-Rodolphe (+ 1732)

Minutes conservées aux AD 74 : 1706-1729 (17 volumes) - Originaire du Petit-Bornand - Décédé à La Roche le 22 janvier 1732 - Marié avec Marie-Françoise Orsier de La Roche - Fils de M° Georges Dufour et frère de M° Prosper Dufour, notaires au Petit-Bornand - Père de M° André Dufour, notaire à La Roche dès 1723 --> Fiche

DUFOUR André (+ 1777)

Minutes conservées aux AD 74 : 1723-1776 (38 volumes) - Fils de Claude-Rodolphe - Sa banche était située rue Perrine - Décédé à La Roche le 7 mai 1777 à l'âge d'environ 80 ans - Mariée avec Claudine Dard, fille de Jean-Claude, cordonnier Bourgeois de La Roche - Beau-frère de M° Pierre-Maurice Dufour (voir plus bas) --> Fiche

Dynastie des notaires Dufour : 2ème famille, originaire d'Amancy

DUFOUR Aymé (1649 + 1709) SOSA 1820

Minutes conservées aux AD 74 : 1690-1709 (19 volumes) - Né à Amancy (hameau de Vozérier) - Fils de Charles et de Marguerite Déage - Marié avec Pétronille Penloup (ou Dupenloup), fille de M° Penloup, bourgeois de La Roche originaire d'Evires - Exerce depuis au moins 1676 - Premier notaire d’une dynastie sur 4 générations - Achète en 1700 une maison Faubourg-St-Bernard (actuellement étude de M° Fournier, huissier) - Testament du 1er mai 1709 (M° Morel), rédigé le jour même de son décès --> Fiche

DUFOUR Pierre-Maurice (1683 + 1755) SOSA 910

Minutes conservées aux AD 74 : 1714-1755 (35 volumes) - Fils du précédent - Marié avec Péronne Dard, fille de Jean-Claude Dard, cordonnier Bourgeois de La Roche, et sœur de M° Joseph Dard, secrétaire-insinuateur du Tabellion - Dans son testament il est précisé qu'il "lègue en préciput (...) à Claude-André [son fils] sa patente soit office de la place de notaire fixée rière la paroisse de Pers par lui acquise des finances et obtenue de sa Majesté, plus toutes ses minutes et protocoles, et celles de feu M° Aimé Dufour son père" - Son frère Jean-François est son clerc - Secrétaire de Ville dès 1712 - Testament du 19 février 1754 (M° André Dufour) --> Fiche

DUFOUR Claude-André I (1735 + 1800)

Minutes conservées aux AD 74 : 1755-1800 (45 volumes) - Fils du précédent --> Fiche

DUFOUR Claude-André II

Minutes conservées aux AD 74 : 1801-1837 (37 volumes) - Fils du précédent

FLORANTIN Claude (1648 + 1728)

Minutes conservées aux AD 74 : 1675-1712 (13 volumes) - Né le 1er novembre 1648 à Arenthon - Fils de Claude-François (sosa 1893) et de Jacqueline d’Humilly de Chevilly (issue de la noblesse savoyarde de la région de Viry) - Marié avec Noble Demoiselle Péronne de Faucon, de Cernex - Décédé le 14 juin 1728 , à l’âge de 79 ans - Sa banche était située rue Perrine à La Roche - Testament du 12 juin 1728 (M° PM Dufour), rédigé deux jours avant sa mort --> Fiche

MONAT André (+ 1740)

Minutes conservées aux AD 74 : 1700-1740 (39 volumes) - Décédé à La Roche 11 septembre 1740 - Marié avec Marie CHAMOULE de La Roche --> Fiche

MOREL Jean-Claude ( 1658 + 1744 ) SOSA 1818

Minutes conservées aux AD 74 : 1684-1740 (29 volumes dont 1 répertoire) - Né le 15 juin 1658 à La Roche - Décédé à l’âge de 86 ans le 22 novembre 1744, aussi à La Roche - Fils de Jacques et de Clauda Mugnier - Châtelain du Crédoz, Syndic de La Roche - Marié avec Bernardine Montillet, fille d'un notaire de Rumilly - Habitait place de l'Eglise - Testament du 4 décembre 1725 (M° Claude-Rodolphe Dufour), rédigé 19 ans avant son décès - Inventaire après décès du 18 décembre 1744 qui donne le détail de ses minutiers --> Fiche

MIEUSSET (MYUCET)

Minutes conservées aux AD 74 : 1634-1672 (6 volumes)

ORSIER Jean

Minutes conservées aux AD 74 : 1605-1663 (10 volumes) - Notaire pendant 58 ans - Est-il le père de Pierre I ?

ORSIER Pierre I

Minutes conservées aux AD 74 : 1667-1684 (12 volumes) - Décédé à La Roche le 16 mars 1685 - Marié avec Anne-Marie Chardon - Est-il le fils de Jean, notaire ? --> Fiche

ORSIER Pierre II

Minutes conservées aux AD 74 : 1724-1733 (1 volume) - Décédé le 2 janvier 1735 - Fils de Joseph (sosa 1912) d’Etaux, Bourgeois de La Roche - Marié avec Péronne Henry - - Ses lettres-patentes qui l'autorisent à exercer la profession de notaire sont datées du 19 juillet 1721 --> Fiche

RAPHOZ Claude-Joseph

A La Roche (?) - Minutes conservées aux AD 74 : 1750-1760 (1 volume) - Secrétaire de la Ville de la Roche en 1754 --> Fiche

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  • Notaires de CRUSEILLES

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BALLEYDIER Jean-François (1652 + 1709)

Minutes conservées aux AD 74 : non - Fils d'André, originaire de Merle-Leignec (en Forez, actuel département de la Loire) - Exerce déjà en 1685 - Châtelain de Cruseilles - Testament du 9 octobre 1709 (M° Dulcis) : "... donne le dit testateur pour la façon et achat d'un tableau pour mettre à la droite du coeur de l'église du dit Cruseilles la somme qu'il conviendrat (...) à Joseph l'aîné son fils la charge du Tabellion de Cruseilles ..." (--> Fiche)

CHALLUT Joseph (1686 + 1779)

Minutes conservées aux AD 74 : 1716-1779 (31 volumes) - Né au hameau du Noiray à Cruseilles le 12 décembre 1686, où son père André, né à Evires, s’est établi - La famille de sa mère Jacquemine Jacquet en est originaire - Petit-fils de François Challut (sosa 2620) - Il travaille pour M° Dulcis avant de devenir lui-même notaire, redigeant ses actes - D'une longévité exceptionnelle pour l'époque (il meurt à 93 ans) il est déjà notaire en 1714 (premiers actes datés du 24 septembre dans le tabellion de Cruseilles, et le restera jusqu’à quelques semaines avant sa mort, soit 65 années d’exercice ! - Marié avec Françon Boreille, fille d'un bourgeois de Cruseilles - Châtelain de Cruseilles - Testament du 4 juin 1770, M° Charles Dumont, notaire à Marcellaz-Albanais. --> Fiche

DULCIS Amblard

Minutes conservées aux AD 74 : 1669 (1 volume) - Né à Cruseilles le 9 décembre 1640 - Fils de Bernard ? ou de Claude ? --> Fiche

DULCIS Bernard SOSA 5042

Minutes conservées aux AD 74 : non - Un acte écrit sur parchemin et comportant sa signature a servi de couverture à un minutaire de M° Amblard DULCIS ! (E700) --> Fiche

DULCIS Claude-Joseph (1664 + ca 1716)

Minutes conservées aux AD 74 : 1669-1716 (9 volumes) - Né à Cruseilles le 17 mars 1664 - Fils d'Amblard (voir plus haut) et de Jeanne-Marie La Baume - C'est M° Joseph Challut, jeune notaire, qui assure l'expédition de ses derniers actes notariés. --> Fiche

FAVRE Claude

Minutes conservées aux AD 74 : non - Marié avec Marguerite Rigollet - Exerce en 1666 - Bourgeois d'Annecy le 6 juin 1689 - Aucun de ses actes n'a encore été trouvé...

MARGUERY (+ 1711)

Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce déjà en 1685 - Fils de M° Gaspard Marguery, lui aussi notaire - Marié avec Jeanne Perrissier - Inventaire après décès du 31 décembre 1711 (Tabellion de Cruseilles)

MOLLAT Pierre-François (ca 1706 + 1780)

Minutes conservées aux AD 74 : 1738-1776 (39 volumes) - Né à Désigny - Décédé à Cruseilles le 30 avril 1780, à l'âge de 74 ans - Achète sa charge de notaire par acte du 15 septembre 1737 (M° Renaud, tabellion de Cruseilles) - Patente concédées par SM Victor Amedeo le 14 février 1718 - Marié avec Jeanne Lamouille de Cruseilles --> Fiche

PARIS André

Minutes conservées aux AD 74 : non - Notaire vers 1660 - Aucun de ses actes n'a encore été trouvé... --> Fiche

PERROD Claude

Minutes conservées aux AD 74 : non - Notaire vers 1685 - Aucun de ses actes n'a encore été trouvé... --> --> Fiche

PHILIPPE Bernard (1756 + ....)

Minutes conservées aux AD 74 : ( volumes) - Né à Cruseilles - Marié avec MarIe Humbertine PERIER --> Fiche

POLLIENS Noël (+ 1700)

Minutes conservées aux AD 74 : non - Né à Choisy - Châtelain de Cruseilles - Décédé le 20 août 1700 à Cruseilles - Marié avec Melchiotte Marguery puis en 1692 avec Anthoine Chastel (sosa 1557), d'Annecy, veuve de Claude-Louis Quétand - Testament du 18 août 1700 (tabellion de Cruseilles) --> Fiche

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  • Notaires d'Evires

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CARRIER François (+ 1701) SOSA 1044

Minutes conservées aux AD 74 : non - Du hameau de "Daudens" - Agé de 55 ans au recensement de 1698 - Exerce déjà en 1669 (minutes M° Myeucet) - Marié avec Claudine Olivier - Testament du 20 mars 1701 (M° F.A. Orsier), rédigé 11 jours avant sa mort, il est alors « accablé dans sa maison » --> Fiche

CARRIER Vincent (+ 1653/)

Minutes conservées aux AD 74 : non - Aucun de ses actes n'a encore été trouvé...

CHALLUT Jean-François (° 1741)

Minutes conservées aux AD 74 : 1768-1793 (12 volumes) - Né à Evires en le 27 décembre 1741 - Fils de Jacques et de Claudine Thévenet - Neveu de Jacqueline (sosa 655) Marié avec Jeanne Duret de Groisy - Père de Félix, général de l’armée sarde, et du notaire Jean - Sa maison était situé dans l'actuel hameau de "Chez Challut", entre le chef-lieu et la gare --> Fiche

MOLLENS Amblard (+ 1667/) SOSA 3874

Minutes conservées aux AD 74 : non - Du hameau de "Mont-Béné" - Aucun de ses actes n'a encore été trouvé... --> Fiche

MOUTHON Louis (ca 1600 + 1683) SOSA 2090

Minutes conservées aux AD 74 : non - Décédé en 1683 à Evires, à l’âge de 80 ans - Originaire de Groisy où naissent ses enfants - Marié avec Gasparde Carrier d'Evires - Arrière-grand-père de Jean-Michel, notaire à Thorens (voir plus bas) - Aucun de ses actes n'a encore été trouvé...

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  • Notaire de Menthonnex-en-Bornes

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DEMOLIS Michel (+ 1732) SOSA 1198

Minutes conservées aux AD 74 : non - Du hameau de "Champagny" à Menthonnex - Décédé le 2 mars 1732 - Exerce déjà en 1685 - Procuration du 2 janvier 1731 pour sa femme Jeanne Fournier « lequel se trouvant présentement incommodé et hors de pouvoir de vaquer à ses affaires, et de soutenir ses procès... » - Fait une fondation pour l’Eglise de Menthonnex - Testaments du 11 novembre 1726 et du 4 septembre 1727 (M° Challut) - Ses dispositions testamentaires attestent d'une relation adultérine dont il a 2 enfants qu'il fait ses héritiers particuliers --> Fiche

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  • Notaires de Thorens

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BOURBON Claude

Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce en 1733 - Châtelain du Marquisat de Sales en 1731 - Originaire de Faverges, fils de François - Bourgeois d'Annecy

COSTA Jean

Minutes conservées aux AD 74 : 1666-1725 (21 volumes)

MOUTHON Jean-Michel

Minutes conservées aux AD 74 : 1737-1786 (23 volumes dont 1 répertoire) - Né à Groisy le 29 septembre 1708 - Arrière-petit-fils de M° Louis Mouthon notaire à Evires (voir plus haut) - Commissaire d'extentes en 1737, habite alors à Cruseilles (--> Fiche)

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  • Notaires d'Arbusigny

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DELACHENAL Jean-Louis

Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce dans les années 1660

DELUERMOZ Melchior Paul François

Minutes conservées aux AD 74 : de nov. 1764 à mai 1768 (4 volumes) - Transfère son étude à Frangy en 1768

GRILLET François (ca 1631+1723)

A Arbusigny - Minutes conservées aux AD 74 : non - Fils de Jacques (sosa 3118) - Exerce d'au moins 1666 à 1718 - Ses actes contenus dans le Tabellion de La Roche sont d'une lecture particulièrement difficile. --> Fiche

ORSIER François-Antoine

Minutes conservées aux AD 74 : 1710-1720 (2 volumes) - Fils de Pierre (1), notaire - Né à La Roche le 21 avril 1661, où il est déjà notaire en 1699. S'installe à Arbusigny, dans le hameau du "Magne", après son mariage en 1703 avec Marie-Thérèse Grillet, originaire de cette paroisse - Décédé vers 1722 - Père de Louis et grand-père de Jacques-Louis, également notaires --> Fiche

ORSIER Jacques-Louis (1747+1803)

Minutes conservées aux AD 74 : 1768-an 12 (11 volumes) - Né le 10 janvier 1747 à Arbusigny - Décédé le 16 décembre 1803, aussi à Arbusigny à l’âge de 56 ans - Fils de Louis, notaire - Marié avec Françoise Collex --> Fiche

ORSIER Louis (1706+1788)

Minutes conservées aux AD 74 : 1737-1764 (8 volumes) - Né le 28 avril 1706 à Arbusigny - Décédé le 19 janvier 1788 aussi à Arbusigny - Fils de François-Antoine, notaire - Marié avec Anne Collomb, héritière des Noble Domen du Château du Sougey - Père de Jacques-Louis, également notaire et de deux prêtres, François-Marie et André --> Fiche

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  • Notaires d'Annecy

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AMBLET

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce en 1713

BESSONIS Gaspard

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : 1731-1770 (33 volumes)

BRUNIER (F ?)

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce en 1744, 1763

CARDINAL Jean-François

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : 1722-1733 (11 volumes) - Décédé le 11 septembre 1733 à Annecy, à l'âge de 36 ans

CHAPPAZ

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce entre 1698 et 1703 au moins - Probablement originaire de Thorens

COTTIN J.

A Annecy (rue Notre-Dame) - Minutes conservées aux AD 74 : 1725-1759 (14 vol.)

DECOUZ

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce en 1745

DEPOLIER Joseph (ca1664 + 1724)

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : non - Fils de M° Claude-François Dépolier - Exerce d'au moins 1698 à 1712 - Décédé le 29 juin 1724 à Annecy

DOMPMARTIN Claude-Gaspard (+ /1725)

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : non - Fils de François et de Victoire Billiod, petit-fils de Pierre (sosa 5242), neveu du Chanoine Billiod et cousin des Challut d'Evires - Marié avec Jeanne-Louise Decouz - Bourgeois d'Annecy en 1699 - Décédé avant 1725 - Un de ses fils Michel sera Procureur en la judicature-mage du Genevois et son petit-fils Avocat au Sénat de Savoie --> Fiche

DOMPMARTIN Sigismond (1687 +/1757)

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : non - Fils du précédent - Né à Annecy en 1687, décédé avant 1757 --> Fiche

FALQUET Jacques.

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : 1773-1791 (11 vol.)

JACQUET G.

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : 1690 à 1733

LOMBARD Jean-Louis

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : non - Décédé avant 1728 - Marié avec Anne Quétand _ Reçu Bourgeois d'Annecy le 5 avril 1688 - Exerce déjà en 1698

MAURIS Joseph

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : 1689-1752 (59 volumes) - Notaire pendant au moins 63 ans

PERREARD Jean-François

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : 1688-1702 (5 volumes) - Probablement originaire d’Evires, dans la mesure où il établit des actes pour les habitants de cette paroisse

TETEREL

A Annecy (Palais de l'Ile) - Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce en 1740

TINJOD Pierre-François

A Annecy - Minutes conservées aux AD 74 : 1714-1756 (28 volumes)

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  • Notaires d'autres paroisses

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ARNAUD

À Alby-sur-Chéran - Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce en 1742

BOCHET Jean-Louis (+ 1691)

A Villy-le-Bouveret - Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce en 1683 - Marié avec Péronne PARIS - Décédé à Cruseilles en 1691 à l'âge de 43 ans - Aucun de ses actes n'a encore été trouvé...

BOCQUET Claude (+ 1698) SOSA 1254

A Beaumont - Minutes conservées aux AD 74 : 1675-1698 (7 volumes) – Décédé le 1er avril 1698 et inhumé dans l’Eglise de Beaumont - Marié en 1668 avec Marie MOGET – – Châtelain de Pomier - Voir éléments biographiques in : Echos saléviens. 1 (1988) --> Fiche

BORGEL Claude-François

Au Châble - Minutes conservées aux AD 74 : non - Fils de Gabriel et cousin de Claude Borgel (SOSA 1252) - Décédé avant 1724 - Marié avec Gaspardine Bulliod - Exerce déjà en 1700 - Chatelain de Pomier - Voir : Folliet, André – « Monographie de la commune de Beaumont » (1899) --> Fiche

BORGEL Laurent

Au Châble - Minutes conservées aux AD 74 : 1729-1779 (5 volumes) - Fils du précédent - Marié avec Marguerite Descotes - Châtelain de Pomier - Son fils Jacques-André (1731 + 1816) est également notaire de 1779 à 1814 --> Fiche

BURNIER Louis

A Bonneville - Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce en 1719

DECHAUMONTET Pierre

A Saint-Julien - Minutes conservées aux AD 74 : 1743 (1 volume) - Un Dechaumontet était notaire en 1720 (tabellion de Cruseilles), est-ce le même ?

DEROBERT François

A Cercier - Exerce dans les années 1730 - Fermier du Sgr commandeur de Compesières - Reconstitue des actes de la fin du XVIIe siècle qui figurent dans le tabellion de Cruseilles -

DUFOUR Georges (+/1707)

Au Petit-Bornand (lieu-dit "la Faverge") - Minutes conservées aux AD 74 :Marié avec Jeanne-Françoise LOMBARD puis Jeanne-Marie DAMEX - Père de Claude-Rodolphe, notaire à La Roche (voir plus haut). Testament du 4 mai 1699 (M° Rodolphe LOMBARD) --> Fiche

GUILLET François-Auguste

A Mornex - Minutes conservées aux AD 74 : 1702-1734 (6 volumes)

LOMBARD Rodolphe

A Passeirier - Minutes conservées aux AD 74 : non - Exerce en 1691

MICHEL André

A Saint-Laurent, Rumilly s/ Cornillon - Minutes conservées aux AD 74 : 1716 (1 volume) - Exerce déjà en 1699 jusqu'en 1718 (Tabellion de La Roche)

PAGET

PARIS

A Allonzier-la-Caille - Minutes conservées aux AD 74 : 1754-1770 (9 volumes)

RIBBAZ Sébastien

A Viry - Minutes conservées aux AD 74 : 1758-1792 (8 volumes)

RICHARD Jean-Baptiste (° 1733)

A Marlioz - Minutes conservées aux AD 74 : 1763-an VII (28 volumes) - Né à Menthonnex-en-Bornes le 17 octobre 1733 - Fils de Jacques (sosa 600) et de Péronne Sublet - Commissaire d'extentes en 175 ?--> Fiche

RIONDET Claude

A Cornier - Minutes conservées aux AD 74 : 1724-1756 (8 volumes) - Fils de Jean-François - Marié avec Péronne Arestan de La Roche - Bourgeois de La Roche - Testament du 28 décembre 1753 (M° Arestan)--> Fiche

ROUX

A Alby-sur-Chéran - Minutes conservées aux AD 74 : non – Exerce en 1716

THOUVIER François

A Cernex - Minutes conservées aux AD 74 : - Né à Yenne - Marié avec Louise Gruat - Exerce aux alentours de 1700 - Châtelain et fermier de Cernex - Bourgeois de Chambery - Testament du 13 février 1759 (M° Paris) --> Fiche

VIDONNE Claude-François

A Beaumont

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 6 - Liste des collatéraux prêtres et religieux

(Sources : Dictionnaire du Clergé du Chanoine Rebord + tabellions, minutes de notaires et registres paroissiaux conservés dans les séries 6C, E, 2E et 4E des AD 74)

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BEAUQUIS Jean-Claude (ca 1672 + 1754)

Frère de Pierre (sosa 1166) et oncle du suivant - Peut-être né à Chambéry, d'où l'on peut penser que les Beauquis d'Alby-sur-Chéran sont originaires - Décédé à Musièges le 23 août 1754 à l'âge de 82 ans- Prêtre le 18 septembre 1697, docteur en théologie - Curé de Musièges le 3 juin 1710 jusqu'à sa mort, soit pendant plus de 44 années - Prêtre des Macchabées - L'Evêque Mgr Roussillon de Bernex lui légua 10 louis d’or - Testament du 26 juin 1752 (M° Arestan) (--> Fiche)

BEAUQUIS Claude-Humbert (1702 + 1775)

Né en 1702 à Alby-sur-Chéran - Fils de Pierre (sosa 1166), curial d'Alby, neveu du précédent - Décédé le 31 déc. 1775 à ? - Prêtre le 20 septembre 1727 - Docteur en théologie de Valence - Vicaire à Rumilly, puis curé d’Evires de 1741 à 1772 - Chanoine de la Cathédrale d'Annecy le 1er sept. 1747, il quitte Evires en 1772 - « Il était lettré, avait du talent pour la chaire et un cœur très généreux » - Fait se marier sa nièce Jeanne DAVIET, de Mûres, avec Claude Challut d'Evires (--> Fiche)

BILLIOD Jean-Claude (+ 1688)

Né à Evires - Fils de Pierre (sosa 5242) - Décédé à la Roche en décembre 1688 - Chanoine de la Collégiale de La Roche en 1639, 15e custode en 1676, 13e Archidiacre en 1683 --> Fiche

autre BILLIOD > lien de parenté non établi

Jacques : signalé à La Roche en 1554

BONIER Claude

De Menthonnex - Fils de Claude (sosa 1172) et de Claudine Fournier - Ne figure pas dans le Rebord - Titre clérical du 14 novembre 1701 (M° Balleydier, tabellion de Cruseilles) - Qu'est-il devenu ? Il est probablement mort alors qu'il était encore séminariste (--> Fiche)

BONIER Marc (ca1618 + 1698)

De Menthonnex – Frère de Claude (sosa 1460) - Décédé le 23 mai 1698 à Chaumont – Figure dans le Rebord sous le nom de Bouvier - Ordonné prêtre le 19 septembre 1643 - Econome d'Eloise le 27 avril 1656 - Curé de Chaumont du 3 octobre 1663 jusqu'à sa mort, soit durant 35 ans - Testament (non trouvé) du 24 juin 1694 (M° Rendu) (--> Fiche)

BONIER Michel (+ 1707)

De Menthonnex – Fils de Claude (sosa 1460), neveu du précédent - Décédé le 20 juillet 1707 - Figure lui aussi dans le Rebord sous le nom de Bouvier - Ordonné prêtre le 20 décembre 1681 - Vicaire à Chaumont (--> Fiche)

"Rdus D. Michael Bonnier vicarius Calvi Montis, duris et acutis doloribus per quindennium patienter toleratis obiit 20 julii" (in : Obit.)

BOUILLE Joseph (1742 + 1811)

Né à Cruseilles le 22 décembre 1742 - Fils de François (sosa 316) et de Nicolarde Humbert - Décédé en 1811 à Cruseilles - Ordonné prêtre le 23 septembre 1769 - Curé de Beaumont en 1791 - Emigre en 1793 - A nouveau curé de Beaumont le 20 août 1803 - Titre clérical du 12 novembre 1768 (M° Challut) (--> Fiche)

BUSSAT > lien de parenté non établi

Marie : né au Petit-Bornand - Prêtre le 8 avril 1745 - Curé de Saint-Blaise en 1754 - A-t-il un lien avec Symphorien BUSSAT (sosa 614) dont la fille se marie avec Nicolas Laverrière de Saint-Blaise ?

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CHALLUT Claude (ca1608 + 1684)

Né à Evires vers 1608 - Oncle de Jean-Louis (sosa 1160) - Décédé en avril 1684 à Saint-Blaise âgé d'environ 76 ans - Ordonné prêtre le 30 avril 1633 - Vicaire à Groisy dès juin 1737 - Curé de Saint-Blaise du 6 février 1651 à sa mort (--> Fiche)

CHALLUT Jean-François I (+ 1721)

Né à Evires vers 1653 - Fils de François (sosa 2620) et de Louise Billiod, neveu du précédent et du Chanoine BILLIOD (voir plus haut) - Décédé 1er mai 1721 à l'âge de 68 ans - Ordonné prêtre le 1er décembre 1678 - Semble avoir été vicaire à Evires - Curé d'Eloise du 30 septembre 1696 à sa mort --> Fiche

CHALLUT Jean-François II (1788 + 1843)

Né à Evires le 5 mars 1788 - Fils de Claude (sosa 224) et de Marie Coquin - Décédé le 24 septembre 1843 à Arcine, à l’âge de 55 ans - Ordonné prêtre le 16 août 1815 - Curé de Sévrier en 1821 puis curé d'Arcine le 22 juillet en 1840 - Fait des fondations en faveur d'Evires, des Ollières et d'Arcine - Deux mois après sa mort, sa nièce Jeanne-Marie, fille de Pierre-Joseph, se marie avec Jean-Marie Chypre d'Arcine : elle était probablement à son service avant qu'il ne décède. (--> Fiche)

autre CHALLUT > lien de parenté non établi

Nicolas : né à Evires - Décédé en 1621 - Curé d'Evires le 13 mai 1593 - Curé de Sillingy le 1er août 1595 - Curé de Saint-Eustache en 1602 - Curé de Sevrier le 16 janvier 1617

CHEVALLIER Jacques (+ 1753)

Né à La Chapelle-Rambaud - Fils de Pierre (sosa 1308) et de Pernette LAMOUILLE - Décédé en octobre 1753 - Ordonné prêtre le 24 septembre 1712 - Vicaire d'Arbusigny en 1727 - Curé de Saint-Gingolph en 1733, puis d’Avregny en 1745 - Titre clérical du 16 février 1711 (M° Monat, tabellion de La Roche) (--> Fiche)

CICLET Jean-Baptiste

Né à la Roche le 26 janvier 1630 - Fils de Maurice (sosa 7290) et de Jeanne DELACHENAL - Ordonné prêtre en 1653 (--> Fiche)

COCHET Jean-Gaspard I (1633 + 1708)

Né à Groisy le 1er mars 1633 - Fils de Martin (sosa 2094) et de Christophlaz Jacquet - Décédé le 10 juillet 1708 à Evires, à l'âge de 75 ans - Ordonné prêtre le 26 mai 1657 - Curé d’Evires du 17 août 1672 à sa mort - Les prénoms Gaspard, Jean-Gaspard, et Gasparde, ont été donnés en nombre aux nouveaux nés durant son ministère - Il fait construire et meubler la Chapelle de Flagy à Groisy, dans laquelle il fonde une messe hebdomadaire en 1696 - Testaments du 13 janvier 1700 (M° Carrier), du 9 décembre 1704 (M° Monat), du 8 juin 1706 (M° Monat) auxquels s'ajoute un autre testament du 5 mai 1697 (M° Carrier), non trouvé - Sa pierre tombale se trouve toujours, 300 ans après, devant l'église d'Evires (--> Fiche)

COCHET Jean-Gaspard II (1668 + 1720)

Né à Groisy le 22 janvier 1668 - Fils de François (sosa 1938) et de Laurence Duchosal - Neveu du précédent - Décédé le 9 mars 1720 à l’âge de 52 ans - Ordonné prêtre le 20 septembre 1698 - Succède à son oncle comme curé d’Evires, jusqu'à sa mort - Titre clérical du 16 novembre 1697 (M° Carrier) (--> Fiche)

COCHET Joseph (+ 1736)

Né à Groisy - Fils de Pierre et neveu de Rd Jean-Gaspard I - Décédé en 1736 - Tonsuré en 1720 et frappé de censure en 1735 (--> Fiche)

autre COCHET > lien de parenté non établi

Eucher : prêtre en 1645 - Chanoine de la Cathédrale - Décédé en juillet 1678

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DARD Jean-Claude (+ 1804)

Né à La Roche - Fils de M° Joseph DARD, secrétaire-insinuateur de La Roche, et de Marie-Josephte Arestan, petit-fils de Jean-Claude (sosa 1822) - Décédé le 26 novembre 1804 et inhumé dans l'église de La Roche - Ordonné prêtre le 14 mars 1750 - Chanoine de la Collégiale de La Roche - Devient 20e Archidiacre en 1759 - Titre clérical du 2 août 1749 (M° André Dufour) (--> Fiche)

DAVIET > lien de parenté très probable

François : né à Mûres - Tonsuré le 22 septembre 1668 - Vicaire de Cusy en 1675 - Curé archiprêtre d'Héry-sur-Alby du 4 février 1677 jusqu'à sa mort le 23 janvier 1716 à l'âge de 78 ans, soit pendant 29 années - "R. D. Daviet Archipresbiter, et parochus d'Hairy, huic paraeciae quam resignatione obtinuerat per 40 circiter annos probe ductos praefuit, et plenus dierum obiit 24 junuarii [1716]" (in : Obit.) (--> Fiche)

DEMOLIS Claude (+ 1699)

Né à Menthonnex-en-Bornes - Fils de Pierre (sosa 2312), frère d’Amedée et de Pierre, religieux dominicain (voir plus bas) - Décédé le 25 avril 1699 - Tonsuré le 25 mars 1662 - Curé de Vovray-en-Bornes du 28 juin 1687 à sa mort (--> Fiche)

DEMOLIS Jean-François (+ 1734)

Né à Evires - Fils de Claude-François (sosa 512) et de Péronne Tissot dit Collomb - Neveu de Rd Jean-Louis Demolis (voir plus bas) - Décédé à Cornier le 7 décembre 1734 - Ordonné prêtre le 22 septembre 1691 - [Vicaire à Cruseilles en 1694] - Vicaire à Villaz de 1698 à 1701 - Premier curé de la nouvelle paroisse de Menthonnex-en-Bornes le 27 octobre 1701 - Curé de Crempigny le 3 avril 1718 - Curé de Cornier le 18 septembre 1727 - Lors de la visite pastorale du de Mgr à Menthonnex-en-Bornes, les paroissiens protestent contre lui pour avoir ........... xxxxxx ............ - Testament du 7 décembre 1734 (M° Riondet) : souhaite être enterré « dessous le chapiteau de l'Eglise de Cornier », fait hériter ses neveux et petits-neveux, son héritière universelle est Laurence, fille de son frère Jacques, qui épousera l'année suivante Jean-François Dunant, de Cornier. Elle était à son service."Demolis parochus de Cornier, diversas ad superiorum nutum rexit paroecias, non semel probra pro beneficii tuendo jure perpessus, vitam senex cum morte commutavit, sacris confortatus" (in : Obit.) (--> Fiche)

DEMOLIS Jean-Joseph (1726 + 1782)

Né à Arbusigny le 14 février 1726 - Fils de François (sosa 694) et de Martine Sautier - Décédé le 15 mars 1782 - Ordonné prêtre le 18 décembre 1751 - Curé de La Balme-de-Thuy en mai 1769 à sa mort - Titre clérical du 23 avril 1751 (M° L. Orsier) (--> Fiche)

DEMOLIS Jean-Louis (+ ca 1695)

Né à Evires - Fils de Louis (sosa 1024) - Oncle du Rd Jean-François DEMOLIS (voir plus haut) - Prêtre en 1660 - Vicaire à Copponex de 1661 à 1666 - Vicaire d'Arenthon en 1669 - Vicaire à Villaz de 1671 à 1679 - Dessert la paroisse de Contamine dès le 16 juin 1679 pour les Barnabites, jusqu'à sa mort, vers 1695 (Les Barnabites gèrent le prieuré dès 1625 et font desservir la paroisse par deux vicaires). Testament reçu par M° Chartier à Contamine-sur-Arve (acte non trouvé) (--> Fiche)

DEMOLIS Pierre (ca 1634 + 1702)

Né à Arbusigny vers 1634 - Fils de Claude (sosa 4712) - Décédé le 16 septembre 1702 - Ordonné prêtre le 10 juin 1656 - Curé de Villy-le-Bouveret du 20 novembre 1678 à sa mort.

DEMOLIS Pierre

Né à Menthonnex-en-Bornes - Fils de Pierre (sosa 2312), frère de Rd Claude (voir plus haut) - Décédé avant 1718 - Religieux réformé de l'Ordre de Saint-Dominique à Vaison en Dauphiné

autres DEMOLIS > lien de parenté non établi

Amédée : né à Menthonnex-en-Bornes en 1628 - Ordonné prêtre en 1653 - Curé de Pontchy en 1678 puis curé dans le diocèse de Besançon en 1680
Antoine : né à Evires - Présent à Esery en 1606 lors de la visite pastorale de Saint François de Sales
Jean : né à Menthonnex-en-Bornes - Ordonné prêtre en 1720 - Curé de Saint-Didier (Chablais) en 1731- Décédé en avril 1764
Louis : curé de Cuvat en 1603, dessert Evires simultanément - Décédé en janvier 1635
Matthieu : curé de Saint-Jean-de-Tholome en 1572 et vicaire d'Evires simultanément
Rolet : né à Arbusigny - Prêtre en 1620 - Curé de Nangy en 1627 - Décédé en août 1642

DESBIOLLES Mammert (+ ap. 1689)

Né à La Roche - Fils de Jean (sosa 6028) - Décédé après 1689 - Prêtre en 1637 - Curé de Crest Volland de 1644 à 1676 - Il rédige en 1656 le procès-verbal de 6 guérisons miraculeuses dans sa paroisse obtenues par l'intercession de Saint-François-de-Sales - Il fait construire la chapelle des Saisies vers 1658 - Il a aussi érigé la chapelle de Montizel à La Roche. (--> Fiche)

autres DESBIOLLES > lien de parenté non établi

Pierre : né à la Roche - Prêtre en 1616

Pierre : né à La Roche - Décédé en 1782 - Prêtre le 16 mars 1726 - Curé d'Aviernoz en 1746 - Curé de Quintal en 1755 - Est-ce bien lui qui est élu Chanoine en 1727, mais qui pour autant ne figure pas dans la liste des Chanoines établie par le Chanoine Grillet dans son histoire de La Roche ?

DESBORNES François > lien de parenté non établi

Prêtre présent à Arbusigny dans les années 1660.

DUFOUR Gaspard

Né à La Roche - Fils de M° Pierre-Maurice, notaire (sosa 910), frère du suivant - Prévost de la maison des Barnabites à Annecy en 1790 - Ne figure pas dans le Rebord (--> Fiche)

DUFOUR Jean-François (+ 1768)

Né à La Roche le 31 mars 1737, fils de M° Pierre-Maurice, notaire (sosa 910), frère du précédent - Décédé en 1768 à l'âge de 31 ans - Prêtre en 1759 - Elu Chanoine de la Collégiale de la Roche en 1760 - Titre clérical du 24 septembre 1759 (M° André Dufour) (--> Fiche)

DUFOUR Joseph

Né à La Roche le 5 août 1687, fils de M° Aimé Dufour, notaire (sosa 1820) et oncle des deux précédents - Tonsuré le 11 avril 1727 - Frère Barnabite de Thonon - Contrat de réception du 9 janvier 1711 (M° Monat) : la dotte est de 300 Florins, et Joseph Dufour renonce à la future hoirie de sa mère.

DUFOUR Pierre (+ 1747)

Né à Amancy - Fils de Charles (sosa 3640) et de Marguerite Déage, oncle de Frère Joseph, grand-oncle de Frère Gaspard et du Chanoine Jean-François - Ordonné prêtre le 23 septembre 1684 - Vicaire du Petit-Bornand - Curé d’Etaux de 1702 à sa mort le 7 avril 1747, soit durant 45 années (--> Fiche)

autres DUFOUR > lien de parenté non établi

2 capucins, frères dans la vie, le premier sous le nom de P. Leo, décédé en 1758 à La Roche, le 2e sous le nom de P. Nicolas, décédé à Belley en 1784 (prénoms non précisés)

DULCIS Claude-François

Né à Cruseilles - Fils d'Amblard et de Jeanne-Marie La Baume, petit-fils de Bernard Dulcis (sosa 5042) - Ne figure pas dans le Rebord - Titre clérical du

DURET François (1866 + 1912)

Né à Menthonnex-en-Bornes en 1866 - Fils de Jean-Pierre et de Madeleine Gay - Arrière-petit-fils de Claude Duret (sosa 86) - Neveu de Mgr Jean-Claude DURET, Evêque de Dakar - Ordonné prêtre en Martinique : il était curé d'Ajoupa-Bouillon lors de la catastrophe de 1902 (éruption du Mont Pelé) et se distingua alors par son dévouement et sa charité : il est nommé chanoine et récompensé de la médaille d'or par le Gouvernement - Décédé à Lausanne le 14 novembre 1912 - Inhumé à Menthonnex (--> Fiche)

DURET Jean-Claude (1824 + 1875), Evêque de Dakar

Né à Menthonnex-en-Bornes en 1824 - Fils de Jean et de Marie Falconnet - Petit-fils de Claude Duret (sosa 86) et de Jean Falconnet (sosa 154) - Neveu du Rd Jean-Claude Falconnet (voir plus bas) - Décédé le 29 décembre 1875 à Dakar (Sénégal), à l’âge de 51 ans (--> Fiche)

DURET Jean-Marie (1795 + 1863)

Né à Menthonnex-en-Bornes le 6 février 1795 - Fils de Pierre dit "Bastaly" (sosa 222) et de Péronne FOURNIER - Décédé le 29 mars 1863 - Ordonné prêtre le 22 décembre 1821 - Vicaire à Saint-Jean-de-Tholome - Curé de La Chapelle-Rambaud de 1824 à sa mort, soit pendant 39 ans (--> Fiche)

autre DURET > lien de parenté non établi

Louis : ordonné prêtre en 1825 - Curé de Hauteville-sur-Fier en 1836 - Décédé en 1851 (--> Fiche)

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FALCONNET Jean-Claude (1782 + 1865)

Né à Villy-le-Bouveret le 21 septembre 1782 - Fils de Jean (sosa 154) et de Laurence Fournier - Oncle de Mgr Jean-Claude Duret, Evêque du Sénégal (voir plus haut) - Décédé le 21 novembre 1765 - Sa stelle funéraire subsiste à gauche du porche de l'église de Menthonnex - Ordonné prêtre le 16 août 1807 - Vicaire à Veigy, puis à Challex en 1810 - Curé de Menthonnex-en-Bornes du 24 juin 1814 à sa mort, pendant plus de 50 ans - Article à propos de ses noces d'or dans le « Courrier des Alpes » du 1er septembre 1857. (--> Fiche)

FOURNIER Jean (1745 + 1814)

Né à Cruseilles le 28 juillet 1745 - Fils de François (sosa 312) et de Louise Borgel - Décédé en 1814 - Ordonné prêtre le 25 septembre 1769 - Vicaire à Manigod - Curé de Neydens le 24 juillet 1786 - Emigré à la Révolution, réintégré à Neydens en 1803 - Titre clérical du 12 novembre 1768 (M° Challut) (--> Fiche)

FRELET Louis (+ 1746)

De La Roche (peut-être originaire d'Araches) - Fils de Jean (sosa 1918), marchand bourgeois de La Roche, et de Christophlaz Noir - Docteur en Théologie - Chanoine de la Collégiale de La Roche en 1705, 16e Archidiacre en 1719 - Titre clérical du 8 janvier 1700 (M° Aymé Dufour). (--> Fiche)

GAY Etiennette (1744 + 1833)

Née à Villy-le-Bouveret le 20 juin 1744 - Fille de Louis (sosa 304) et de Jacqueline Bochet - Décédé à Annecy le 1 juillet 1833 à l’âge de 89 ans - Religieuse de Bonlieu à Annecy (--> Fiche)

GERMAIN > lien de parenté non établi

Claude : né à Pers - Le 17 oct. 1663, il signe, en qualité de prieur de Martigny, la visite pastorale faite à Loisin par Mgr d'Arenthon -- Curé de Fessy - 28 oct.1672, permute avec Cornier - 11 juil. 1680, permute avec Jussy (près Pers) - 18 déc. 1685, résigne : curé de Ballaison - 8 oct. 1687, permute avec Margencel - 24 fév. 1693, résigne : curé de Scientrier - 27 mai 1694, permute avec une prébende et une chapellenie, dans l'église de Reignier - Décédé le 14 décembre 1707 à Reignier - Aumonier de Mgr d'Arenthon - A-t-il un lien avec André GERMAIN (sosa 1062) ?

GRILLET Jean-Louis (+ 1694)

Né à Arbusigny - Fils de Jacques (sosa 3118) - Décédé en juillet 1694 - Prêtre en 1658 - Vicaire d'Arbusigny vers 1666 - Curé de Brens le 20 juin 1676 à sa mort (--> Fiche)

JACQUEMOUD Etienne (ca 1695 + 1770)

Né au Sappey vers 1695 - Fils de Philippe (sosa 1212) et de Jacquemine Challut, neveu de Jacques Challut (sosa 580) - Décédé à Menthonnex le 20 décembre 1770 - Ordonné prêtre le 21 mars 1722 - Curé de Menthonnex-en-Bornes de 1739 à sa mort, soit pendant plus de 30 ans - Au moment de faire son testament, sa nièce Marie est à son service - Testament du 18 février 1767 (M° Challut) (--> Fiche)

JACQUET Claude-Louis (+ 1788)

Né à Cruseilles - Fils de Bernard et de Claudine Humbert - Petit-fils de Claude Jacquet (sosa 1130) - Décédé le 30 juin 1788 - Ordonné prêtre le 19 décembre 1750 - Chanoine du Saint-Sépulcre à Annecy - 1768-1783 : directeur de l'hôpital général - Donne le 16 octobre 1786 pour une école à Cruseilles 6000 £ (--> Fiche)

autres JACQUET > lien de parenté non établi

Bernard : né à Cruseilles - Tonsuré le 26 mars 1757 - Probablement un autre petit-fils de Claude Jacquet (sosa 1130)
Jean-Claude : né à Cruseilles - Prêtre le 24 juin 1757 - Vicaire perpétuel de Cruseilles en 1782 - Décédé en mai 1786
Pierre-François : né à Groisy - Prêtre en 1654 - Curé de Thiez en 1676 - Décédé en octobre 1679

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MAULET Jacques

Né à Evires - Fils de Claude (sosa 2192) - Décédé entre août 1698 et 1700 au Sappey - Prêtre le 21 septembre 1652 - Curé du Sappey du 25 juin 1687 à sa mort - Testament du 22 juillet 1697 (M° Balleydier) (--> Fiche)

autres MAULET > lien de parenté non établi

Claude : né à La Roche, tonsuré le 19 mai 1570
Claude-François : né à Evires - Tonsuré le 1er mars 1681 - Du Clergé de Bonneville - Curé du Péron en 1723 - Décédé en janvier 1761

MIEUSSET > lien de parenté non établi

Marin : prêtre en 1634 - Desservait Veyrier-du-Lac en 1654
Perceval : prêtre en 1575
Pierre: prêtre en 1554

MUGNIER Pierre-François (1739 + 1822)

Né à Evires le 6 septembre 1739 - Fils d'André et de Péronne Dupenloup, petit-fils de Jean-Louis (sosa 1636) - Décédé le 23 mai 1822 à l'âge de 82 ans - Prêtre le 23 décembre 1769 - Curé d'Aillon dans les Bauges le 25 mai 1791 - Emigré en 1793 en Piémont, de retour à Aillon en 1796 et arrêté en 1797 - Délivré par ses paroissiens, il se constitue prisonnier pour éviter les représailles et relâché, il se réfugie en Suisse - A nouveau curé d'Aillon le 10 août 1803, puis de la Compote le 1er mai 1812 (--> Fiche)

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PELLOUX Claude-François (1761 + 1831)

Né à La Roche le 14 septembre 1761 - Fils de Joseph (sosa 454), Bourgeois de la Roche, et de Françoise Dufour, frère de Rd Jérôme (voir suivant) - Décédé le 21 avril 1831 à Saint-Pierre-de-Rumilly - Chanoine de la Collégiale de La Roche, élu en 1788, régent du 3e collège de La Roche - Curé de Menthon le 10 octobre 1803 - Curé de Saint-Pierre de Rumilly du 5 décembre 1806 à sa mort (--> Fiche)

PELLOUX Jérôme (1757 + 1828)

Né à La Roche le 26 novembre 1757 - Fils de Joseph (sosa 454) et de Françoise Dufour, frère du précédent - Décédé le 19 novembre 1828 - Ordonné prêtre le 21 septembre 1782 - Chanoine de la Collégiale de La Roche, élu en 1782 - Curé de La Chapelle-Rambaud le 3 juillet 1785 - Emigre en 1793 - Curé d'Evires du 4 août 1803 à sa mort - Archiprêtre des Hautes-Bornes le 10 mars 1825 - Extrait de l'acte de décès : (...) est décédé, muni de tous les secours spirituels agé de soixante et douze ans environ Révérend Sr Pelloux Jerome, ancien Chanoine de la Collégiale de la Roche, Curé de la Parisse d'Evires ou il a exercé un ministère pénible pendant vingt cinq ans & deux mois, Archiprêtre des hautes Bornes, prêtre distingué par sa conduite laborieuse et exemplaire durant le temps orageux de la Révolution et a été inhumé le vingt du même mois dans l'église paroissiale d'Evires au bas du lutrin du côté de l'Evangile (--> Fiche)

PELLOUX Joseph (1692 + 1759)

Né à La Roche le 23 juillet 1692 - Fils de Joseph (sosa 1816), maître-tanneur bourgeois de La Roche et de Françoise Famellouz, grand-oncle des deux précédents - Décédé le 14 septembre 1759 - Ordonné prêtre le 4 mars 1719 - Docteur en théologie - Chanoine de la Collégiale de La Roche, élu en 1719 - 19e Archidiacre de la Collégiale de La Roche le 11 mai 1751 « fût pourvu de l’Archidiaconat en Cour de Rome » - Titre clérical du 29 janvier 1718 (M° Morel) - Testament du 21 juin 1759 (M° Arestan) (--> Fiche)

PERGOD Claude-François (1650 + 1717)

Né à Saint-Jean-de-Sixt le 10 octobre 1650 - Fils de Claude (sosa 2800) et d'Etiennaz Lathuille, oncle de Rd Jean (voir suivant) - Décédé le 5 juillet 1717 à Faverges - Prêtre le 19 septembre 1676 - Chanoine régulier, puis vicaire perpétuel de Viuz-Faverges le 18 septembre 1685 - Chapelain à Marlens, le 5 juillet 1693.
"Canonicus regularis de Vieux-Faverge vir simplex, ac timens Deum ad confessiones audiendas, assiduus, et inconfusibilis operarius obbit, sacrementis munitus die" (in : Obit.) (--> Fiche)

PERGOD Jean (1764 + 1739)

Né à Saint-Jean-de-Sixt le 10 octobre 1764 - Fils de François (sosa 1400) et de Claudia Favre - Neveu du précédent - Décédé en avril 1739 à Menthonnex-en-Bornes, inhumé à Annecy chez les Pères Cordeliers - Prêtre le 20 décembre 1692 - Vicaire à Marlens en 1693 - Professeur (régent) à Thônes de 1695 à 1699 - Curé de Cologny le 13 mai 1699 - Curé de Crempigny le 31 mars 1701 - Curé de Menthonnex-en-Bornes du 30 avril 1718 à sa mort - Testament (conjoint avec son frère Sébastien) du 29 mai 1731 (M° Challut) et codicille du 21 mai 1733 (M° Challut).
"Joannes Pergod parochus de Menthonnex, diu pastoris officium exercuit, et sui jura beneficii acriter sustinuit, ut sinodo interesset in urbem adventans gravi correptus morbo sacris pie susceptis obiit" (in : Obit.) «
»Fait se marier trois de ses nièces : Claudaz avec Jean-Baptiste Challut d'Evires, Jeanne avec Laurent Bonier, curial de Menthonnex, et Françoise avec Jean-Noë Fournier, également de Menthonnex, mais aussi deux de ses neveux, Joseph, avec Jacquemine Bonier et Jean-François, avec Jeanne Demolis, toutes deux de Menthonnex. Le second s'y installera définitivement, tandis que le premier restera à Saint-Jean-de-Sixt, hameau de Mont-Durand, berceau de la famille (--> Fiche)

PIGNARRE Jacques (1728 + 1807)

Né à Nâves-Parmelan - Fils d'Antoine (sosa 838) et de Françoise CROSET - Prêtre le 18 décembre 1756 - Curé d'Andilly (et annexe de Charly) le 6 mars 1760 - Emigre à Lausanne à la Révolution, rentre en 1795 - Emprisonné à Carouge le 17 décembre 1797, transféré à Chambéry puis ramené à Carouge en octobre 1798 - Arrive sur l'île de Rhé avec le 8e convoi le 6 octobre 1799 - Relâché le 13 septembre 1800, il a alors 72 ans - Curé de Cernex le 20 août 1803 où il meurt près de quatre ans plus tard, le 29 avril 1807 - Il a contribué à introduire la culture de la pomme de terre dans la région - Il publia la Réfutation du réquisitoire de M. Riboud, qui avait attaqué Mgr Paget (Annuaire ecclésiastique de 1822) (--> Fiche)

PIN > Lien non établi avec notre ancêtre François Pin de La Roche

Claude : élu Chanoine de la Collégiale de la Roche en 1676
Joseph : né au Petit-Bornand ou à Samoëns - Décédé en septembre 1692 - Prêtre le 8 juin 1675 - Curé de Menthonnex-sous-Clermont en 1679

SUATTON Jacques Antoine (1790 + 1828)

Né à La Chapelle-Rambaud le 11 novembre 1790 - Fils aîné d'Antoine (sosa 226) et Josette Melchiotte Pelloux, neveu de Jérôme et Claude-François Pelloux, tous deux également prêtres (voir plus haut) - Prêtre le 12 juin 1813 - Vicaire d'Yenne, puis de La Balme-de-Sillingy le 5 juin 1816 - Devient curé de Sallenôve le 12 décembre 1817 - Curé de Brens le 22 septembre 1826, où il meurt prématurément le 7 avril 1828 à l'âge de 38 ans - Inhumé dans l'église de cette paroisse dans la chapelle de Saint-Joseph (--> Fiche)

TISSOT Claude (1750 + 1815)

Né à Evires le 9 juin 1750 - Fils de Jean-Claude (sosa 816) et de Maurize Dupenloup - Cadet de la famille, sa mère meurt quand il n'a encore qu'un an - Décédé aux Ollières en 1815 , à l’âge de 65 ans - Ordonné prêtre le 26 février 1774. Curé des Ollières de 1787 à sa mort - Titre clérical du ................... (--> Fiche)

TISSOT dit COLLOMB Jacques

Né à Evires - Frère (ou oncle) de Jean (sosa 1070) - Décédé entre 1676 et 1696 - Prêtre le 16 mars 1652 - Chanoine du Saint-Sépulcre d'Annecy - Curé de Copponex en 1660 (ou son homonyme, 2 Jacques Collomb figurant dans le Rebord, qui n'en font probablement qu'un) (--> Fiche)

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 7 - Curiosités généalogiques

[Saisie en cours]

  • Hyper-fécondité

Claudine Anthoine DUPONT --> Fiche est mariée en 1708 à l'âge de 15 ans avec Jacques MAULET dit Boisegon --> Fiche, de 6 ans son aîné. Elle est dans cette base généalogique la femme la plus féconde avec 19 enfants mis au monde. Ce n'est pourtant qu'à l'âge de 23 ans, soit après 8 années de mariage, que naît Claudine, sa fille aînée. Est-ce à dire que ce mariage à un âge très précoce n'a pas été consommé de suite ? C'est plutôt les filles orphelines qui étaient rapidement mariées à cette époque, ce qui n'était pas son cas (ses parents meurent en 1715).

Au moins 10 de ses enfants meurent âgés de 3 jours à 6 mois, auxquelles il faut en ajouter 4 autres, aussi décédés nourrissons ou enfants et oubliés dans les registres paroissiaux mortuaires.

17 grossesses - puisqu'à deux reprises, elle mettra au monde des jumeaux - en 24 ans ! Elle aura 3 enfants la même année, en 1720, avec Jacques, né le 3 janvier, et des jumelles, nées le 29 novembre.Elle sera même enceinte en même temps que sa fille aînée Claudine, dont le premier enfant naîtra le 10 décembre 1738. Elle-même mettra au monde 11 enfants...

Déjà en 1737 sa vie a été en danger puisqu'elle fait rédiger son testament le 13 mars par Maître Claude-Rodolphe Dufour, notaire à la Roche, 3 jours après la naissance de Jean-Jacques, son 17e enfant.Sa mort est consécutive à son 17e accouchement : elle succombe le 13 juin 1739, 18 jours après avoir accouché d'Anne. Elle a alors 45 ans et 8 mois.

Son mari Jacques MAULET aura encore 3 autres enfants avec sa seconde femme Claudine ROSSI, avant de mourir à l'âge de 58 ans en 1745.

  • Le drame des morts multiples dans les familles

Bernardine BEAUQUIS --> Fiche, femme de Jacques DERUAZ, meurt à Seynod le 21 janvier 1835 à l'âge de 40 ans, quelques jours après la mort de sa fille Cécile (9 ans) et de celle de Jean, son aîné de 17 ans. Elle laisse 5 autres enfants âgés de 2 à 14 ans.

  • Ensemble dans la mort !

Le 17 décembre 1715 est décédé Jean Claude Dupont -> Fiche et c'est après avoir receu les ss. Sacrements et le lendemain a esté ensevely dans l'église d'Evire. Le mesme jour et la mesme heure a esté ensevelie la Jeanne Pernette Faure femme du dit Jean Claude Dupont et ont esté mis dans le mesme tombeau dans l'église et c'est après avoir receu les ss. Sacrements ainsi est. J.G.Cochet Curé–(Arch. Dép. 74 : E DEPOT 120/GG 2).

 8 - En parcourant les registres paroissiaux

Des milliers d'actes consultés, de baptêmes, de mariages et de sépultures avec, parfois,des compléments d'information ajoutés par le curé du village. Dérogeant aux règles de rédaction, ils participent ainsi à la transmission de bribes d'informations sur la vie de nos ancêtres.

[Saisie en cours]

  • Extraits des RP d'Arbusigny :

Le vingt quatrième de décembre mille six ans huitante deux est morte Etienne Vidonne femme de Jacques Demolis ; âgée d'environ quarante années le lendemain jour de Noël a esté enterrée dans l'Eglise d'Arbusigny ; étant munie de tous les sacremens nécessaires aux Chrétiens pour bien mourir ainsi est. J.L. Marmot (?) prêtre –(Arch. Dép. 74 : E DEPOT 15/GG 1)

L'an mille sept cens septante huit et le deux de mars après trois proclamations ont reçus la benediction nuptiale Blaise fils de feu Joseph Lapierre et de feüe perrine Baudren [Baudray] , veuf en 1ere nôce de Jeanne Tissot, en seconde de Jeanne Perravex et en 3me de Claudine Puthod, et Jeanne fille de feü jean baptiste Demolis et de feüe Claudine Dupenloup, d'Evire (…) Joly Vic(Arch. Dép. 74 : 4 E 165)

  • Extraits des RP d'Evires :

¤ Le 25 8bre 1677 est née et a esté baptisée en la maison à cause du cas de mort par Martin dit Vavert la Marie fille légitime de Claude Rosset et de la Jeane Vuagnouz sa femme, et je soussigné ay suplée aux cérémonies du dit baptesme le dt jour après avoir bien interrogé le dt Martin Rosset s'il avait bien heu l'intention de l' Eglise, bien appliqué la forme, et prononcé les parolles, et a esté parrain Jacques Vuagnouz, et marraine l'honble Françoise Grassy veve d'Eucher Mouthon, et s'apelle Marie pr avoir esté vouée à la ste Vierge. J.G. Cochet curé –(Arch. Dép. 74 : E DEPOT 120/GG 2)

¤ Le 21 Xbre 1678 sont morts trois enfans à Henry Berchet du bois noir, qui ont esté brulés en sa maison par accident pendant la Ste messe, et le mesme jour sur le soir ont esté ensevelis au cimitière d'Evire le premier avait nom Dominicaz âgé d'environ ans, le second s'apellait Jeane âgé d'environ ans, et le troisiesme Jacques âgé d'environ ans. J.G.Cochet curé

¤ Le 30 janvier 1683 est décédé Me Louÿs Mouthon notaire agé de 83 ans après avoir receu les ss. Sacrements de pénitence et Eucharistie et le lendemain a esté ensevely en l'église d'Evire s/ la nef du côté du vent suivant la fondation par luy faite conjointement avec sa femme le 5. 8bre 1680 signé par Me Jacquet not° d'Annessy. J.G.Cochet Curé

¤ Le 28. mars 1683 est décédée honnorable Gasparde Carrier femme de feu Me Louÿs Mouthon agée de 86 ans, et a receu tous les ss. Sacrements a elle requis et le lendemain jour de St Joseph a esté ensevelie dans la nef de l'Eglise d'Evire en suitte de sa fondation receüe par Me Jacquet notaire le 5. 8bre 1680. Requiescat in pace. J.G.Cochet Curé

¤ Le 30 7bre 1694 a esté ensepulturé dans le cimitière d'Evire du costé du vent une petite partie du corps de Vincent Duvillard fils de feu Louys Duvillard scavoir trois costes encharnées avec les entrailles soit le ventre. Cet enfant ayant esté perdu le 24 du dit mois l'on a trouvé que cela de tout son corps. Ainsy est

¤ Le 18 de janvier 1699 est décédée la Claudaz Perreard femme de Claude Perreard dit boclet après avoir accouché de deux fils, et le lendemain a esté ensevelie au cimétière d'Evire. J.G.Cochet Curé

Ses 2 garçons Claude François et Claude-Louis, qu'elle a mis au monde le 17 janvier, sont morts pour le premier le 31 janvier et pour le second le 21 mars suivant.

¤ Le 17 décembre 1715 est décédé Jean Claude Dupont et c'est après avoir receu les ss. Sacrements et le lendemain a esté ensevely dans l'église d'Evire. Le mesme jour et la mesme heure a esté ensevelie la Jeanne Pernette Faure femme du dit Jean Claude Dupont et ont esté mis dans le mesme tombeau dans l'église et c'est après avoir receu les ss. Sacrements ainsi est. J.G.Cochet Curé

¤ L'an mille sept cens vintun, et le douze avril est morte après avoir reçu ses sacremens avec des véritables sentimens d'une bonne catholique, et le lendemain a été ensevelie parmi les larmes de tous les parroissiens la Mammerte Collomb femme de François Challut agée d'environ quarante deux ans ; ainsi est. Thevenet Curé

¤ L'an que dessus [1729] et le troisième juillet est mort et le lendemain a été enseveli Pierre fils de feu Jean-Louis Maulet agé d'environ cinquante huit ans après une maladie aigue souferte en patience, et dans une grande résignaton à la volonté de Dieu pendant environ deux mois et après avoir reçu les sains sacremens de l'église. Ainsi est. G. Thévenet curé

¤ L'an 1738 et le vingt un avril est né et le même jour a été baptisé par la Jeane Berchet veve [veuve] de françois Tissot sous condition et sur un bras un garçon fils de joseph Dupenloup et de la jeane Tissot mariés le quel ayant été arraché de forces au sein de sa mère a rendu l'ame avant que d'être entierement sorti du sein de sa dite mère, et a été par ce facheux accident privé des cérémonies de l'Eglise. Ainsi est G. Thevenet vic. –(Arch. Dép. 74 : E DEPOT 120/GG 6)

¤ L'an que dessus [1755] le 22e Xbre Jean-Baptiste fils de Claude François Demolis et de Péronne est mort d'une chute qui l'a privé de toute connaissance, et le lendemain a été inhumé. Ainsi est. Balleydier Vic.

¤ L'an mil sept cent quatre vingt six et le neuf février à trois heures après midi sont mort pour s'être noyés dans le nan de dauden Jean âgée de dix-neuf ans et jeanne fille âgée de vingt deux tous deux enfants de Joseph Duvillard et le lendemain ils ont été inhumés. Duc Vicaire

¤ L'an mil huit cent un, le onze avril, ont reçus la benediction nuptiale avec dispense de trois publications Jean Jacques fils de fû Jean Pierre Dupenloux --> Fiche et de Claudaz Louïse Favre natif de Thorens, habitant de cette paroisse, Et Jeanne fille des fû François Renault, et de fû Catherine Parisot native de la ville de Langres présents Jean François Suatton et Joseph Suatton, tous deux natifs de Rambod, habitants de cette paroisse. Chan. Curé Amblet. Les deux époux m'ont chargés d'inserer dans le Registre la proteste qu'ils font de s'être unis en nom de mariage le vingt huit aoust mil sept cent nonante trois jour de leur enregistrement civil, tems auquel il leur était très difficil de trouver les Prêtres catholiques qui se tenaient cachés. Ils protestent que ce n'est point par mépris qu'ils ont differés jusques à présent de se presenter en face de nôtre ste mère l'Eglise mais parce que ce païs aïant été frequemment occuppé par les trouppes, qui ne permettaient pas d'exercice du culte il ne leur aurait pas été facil de se presenter plustôt. Les dits Epoux m'ont encore déclarés reconnaître pour leurs vrais enfants Jean Claude né le vingt trois juin mil sept cent nonante quattre, Louise peronne nèe le onze septembre mil sept cent nonante six, Jean marie né le vingt quattre fevrier mil sept cent nonante neuf. En foi de quoi j'ai enregistré la présente déclaration à laquelle les Epoux venlent être ajoutée, foi en, et hors jugement. - (Arch. Dép. 74 : 1 J 2979)

¤ L'an mil huit cent dix huit et le vingt quatre novembre sur le soir François Fontaine Vive Miotton, agé d'environ soixante huit ans s'étant trompé de chemin, pour s'en aller chez lui, au lieu appellé la motte Paroisse de Thorens, on l'a trouvé mort au bord du ruisseau au dessous des Moulins de vaverts, le vingt neuf du susdt mois, et le premier décembre il a été sépulturé dans cette paroisse, au cimetière. Pelloux [Curé] (AD 74, RP 4 E 871°)

  • Extraits des RP de Groisy

¤ Acte n° 20 / à FlagyL'an mil huit cent vingt et le trente et un décembre de grand matin on a trouvé mort sur la glace chargé d'un gros morceau de bois qu'il était allé cherché ma veille à la tombée de la nuit. La Justice a reconnu que les pieds lui avoit glicé sur la glace le morceau de bois qu'il portoit lui ayant écraser la tête il a été reconnu qu'il était resté sur le coup sans avoir fait aucun mouvement sont sang était tout répandu sur la glace sorti par le nez la bouche et les oreilles et était tout répandu sur la glace, et le lendemain a été inhumé au cimetière de cette paroisse Jean Joseph à feu Jean Mouthon époux de la Michelle Floquet étant âgé d'environ cinquante huit ans . Ainsi est. Signé Besson Curé - (Arch. Dép. 74 : 4 E 975)

¤ L'an mil huit cent vingt cinq et le premier mai environ les sept heures et demie du matin a été tué d'un coup de fusil dans la cuisine de Jacques Henry dit Diossaz,François fils de feu Juste Carrier dit Collet et de Jacqueline Nicollin mariés, et le lendemain a été inhumé au cimetière de cette paroisse, agé de vingt deux ans, avec la permission de Mr le Juge de ce mandement Bessonis, et c'est Jacques Excoffier (…) de Longchamps qui a tiré ce coup de fusil par inadvertance croyant qu'il n'était pas chargé, ce lui aui a été tué avait visité ce fusil immédiatement avant et voyant qu'il n'y avait point de poudre sur les bassinets lui dit ce fusil n'est pas chargé, et le dit Jacques Excoffier voulant essayer le fusil le coup est parti, et a tué le dit Carrier François et est resté sur le coup sans dire un mot. Ainsi est signé Besson Curé. - (Arch. Dép. 74 : 4 E 975)

  • Extraits des RP de La Roche

¤ Le sept novembre lan que dessus [1762] est mort agé de douze ans, et après avoir reçu les sacremens de penitence et dextreme onction pierre fils de claude Beaud de la paroisse de mentonnay etudiant dans le college de la p]resente ville ainsi est Dieu lui accorde le repost eternele - Le chne Dard Archidre. - (Arch. Dép. 74 : E DEPOT 224/GG 16)

¤ Le ving six fevrier mil sept cent soixante trois lon a trouvé submergé dans le torrent de foron sous le couvent des RR pp capucins la philiberte lance agée d'enivron quarante ans et le lendemain on la ensevelie dans le cimitiere de cette paroisse apres la visite et le verbal du lieu ainsi est Dieu lui fasse misericorde  - Le chne Dard Archidre. - (Arch. Dép. 74 : E DEPOT 224/GG 16)

¤ Le ving huit juillet mil sept cent soixante sept est mort trente six a trente sept jour apres avoir été mordu d'un chien enragé claude fils de claude desbiolles et de la jeanne Roch sa femme, ayant cependant reçu les sacremens de penitence de extrem-onction agé seulment denviron onses ans et le lendemain il a été inhumé dans leglise de la paroisse ainsi est Dard Archidiacre - (Arch. Dép. 74 : E DEPOT 224/GG 17)

¤ Le vingt cinquieme Aoust mille sept cens soixante et dix est mort sans sacrement joseph Millieret agé d'environ trante années originaire de la Parroisse d'Aïze, Aubergiste à Bonneville, qui fut assassiné la veille près la Croix des Effattes (?), pas deux homme de Rumilly sous Cornillion environ les neuf heures du soir, et fut porté par des passants a Vallières chez Joseph Morel fermier de Mrs De Chissé et Déage, et le lendemain a été inhumé dans le cimetière de la présente Ville. Ainsi est. Tappaz Che [Chanoine] - (Arch. Dép. 74 : E DEPOT 224/GG 17)

¤ Le second septembre an que dessus [1783] est décedé dans cette paroisse un pauvre nommé Simon dont on ignore le nom de famille qui s'est dit de la paroisse de La Mottaz proche de Chambery agé de douze à treize ans muni du sacrement de pénitence et le lendemain a été enseveli dans le cimetière de cette paroisse ainsi est Pugin Chanoine - (Arch. Dép. 74 : E DEPOT 224/GG 16)

  • Extraits des RP de La Chapelle-Rambaud

¤ Du huistiesme 7bre [septembre] 1697 je soussigné atteste par foy et serment (…) que mr de la marmote, avec mr Grapignon que la Pernette file de Pierre Buret (?), a esté mangée par les loups, quelle a estée trouvé dans le bois dependant de la cure de la chappelle Rambaud, dont moy soussigné n'u aut trouvé que la tete, separée de ces checeux, et des bs boieaux, que j'ay mis en terre benie, estant accompagné d'Anthoine Suatton, nicolas la pierre, et humbert confrancise (?) qui nous a mené dans l'endroit ou les reliques de cette fille estoit, laquelle a estée recognue par le dit père lequel est de la parroisse de pers, en présence du dit humbert bois dit confrancise (?) et de françois pernet, et de plusieurs autres en foy de quoy ke me suis signé ce neufvièsme 7bre 1697. Ainsi est Jordanet prest - (Arch. Dép. 74 : E DEPOT 59/GG 4)

¤ Le dixhuitiemme de janvier 1706 a esté enterrée dans l'Eglise de la chapelle Rambod la Claudaz femme de pierre Duvernay pauvre mendiante et laquelle m'estoit inconnüe nouvellement habitante dans cette paroisse ainsy est PM. Baulet ptre - (Arch. Dép. 74 : E DEPOT 59/GG 4)

  • Extraits des RP de Villy-le-Bouveret

¤ L'an dix huit cent trente trois et le douze avril, sur les trois heures après midi a été trouvé noyé au ruisseau des Husses, jean maurice fournier, époux de marie Sublet, et le lendemain il a été judiciellement reconnu et levé, et le sous lendemain il a été inhumé agé de soixante ans. Trochet rectr - (Arch. Dép. 74 : 4 E 1896)

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 9 - A travers le tabellion : actes remarquables

[Saisie en cours]

Au fil des centaines d'actes notariés lus dans le Tabellion ou dans les minutes des notaires, certains nous en disent beaucoup sur les moeurs et coutumes du 18e siècle...Les textes et les noms sont translittérés.Concernant les expatriés sur lesquelles les actes notariés nous renseignent souvent, voir la partie consacrée plus bas.

Source : séries 2E (minutiers des notaires) et 6C (tabellions) des AD 74

Florilège d'extraits :

Mariage entre Matthieu PEGUET (--> Fiche) et la Jeanne PEGUET (--> Fiche) - (M° Jean-Claude MOREL, notaire à La Roche, 15 mai 1697)

(...) sans toutefois que le dit époux puisse vendre, ni aliéner aucun des biens de sa dite épouse, laquelle lui constitue de plus tout ce qu'elle a rière elle, tant bétail, grains, que meubles, en quoi qu'ils consistent, attendu que le dit époux prétend aller habiter dans la maison de sa dite épouse, sans y porter autre chose que son corps (...)

Jeanne PEGUET est probablement l'héritière universelle de son feu père (testament non trouvé), ce qui explique cette disposition peu courante (avec la formule "sans y porter autre chose que son corps"), la mariée venant généralement vivre dans la maison de la famille de son mari. Jeanne devait représenter un bon parti.

¤ Testament d'honorable Claude PELLARIN Bourgeois d'Annecy (--> Fiche) - (M° Cardinal, notaire à Annecy, 17 avril 1731)

Claude Pellarin a 82 ans quand il fait son testament. Il mourra en 1739 après son fils, à Annecy, faubourg du Boeuf, à l'âge très avancé de 90 ans. De sa nombreuse progéniture, il semble avoir été en grande délicatesse avec son fils Claude Nicolas "attendu de ses désobéissances, querelles, manquement de respect pour le dit testateur, son père, que dérangement qu'il a causé par le passé dans sa maison par sa mauvaise conduite". Il le fait quand même son héritier particulier en lui léguant la somme plutôt rondelette de 660 £.

¤ Acte de déclaration pour honorable André CICLET fait par le Jeanne CHEVROT (--> Fiche) sa femme - (M° FLORANTIN, notaire à La Roche, 4 janvier 1720)

(...) s'est constitué en personne l'honorable Jeanne Chevrot (...) de la paroisse de Thorens laquelle de son bon gré pour elle et les siens étant bien dûment informée de l'acte de testament de (...) son mari par acte du 13 décembre 1719 reçu par Me Louis Burnier de la Bonneville tant de son chef que comme charge ayant de la dite Chevrot sa femme ensuite du pouvoir verbal qu'elle lui avait donné et après que lecture lui ait été faite de mot à mot du dit testament par moi dit notaire soussigné, elle a déclaré par foi et serment prêté es main de moi dit notaire soussigné de lui avoir donné le dit pouvoir de disposer de ses droits dottaux et augment (...) approuve et ratifie le dit testament de point en point selon la forme et teneur tout ce qui a été fait en son nom (...)

Possiblement, alors que les époux Ciclet sont dans leur 54e année de mariage, Jeanne Chevrot n'a peut-être pas été informée du testament de son mari, alors qu'habituellement, pour de vieux couples comme eux, le testament est fait conjointement.

¤ Testament de Maître Michel DEMOLIS, notaire (--> Fiche)'" - (M° Joseph CHALLUT, notaire à Cruseilles, le 4 septembre 1727 - 6 C 797)

(...) par institution particulière délaisse à l'Aimée Voisin du dit Menthonnex et à Claude et Jeanne Demolis ses et de la dite Voisin fils donnés, à tous trois chacun la somme de 30 £ de Savoye, et c'est les 30 £ à la dite Voisin pour les dommages que lui pourrait avoir causé le dit testateur et aux dit Claude et Jeanne ses enfants pour toutes leurs prétentions n'ayant pu leur faire plus ample légat à cause des dépenses faites par le dit testateur pour leur entretien et éducation (...)

On apprend dans le testament de M° Michel DEMOLIS qu'il a une deuxième famille, visiblement en toute transparence, puisque autant sa liaison que ses enfants adultérins sont légataires particuliers.

¤ Procure pour la Jeanne FOURNIER (--> Fiche) par Me Michel DEMOLIS (--> Fiche) - M° Joseph CHALLUT, notaire à Cruseilles, 2 janvier 1731)

(...) dans la maison de M° Michel DEMOLIS située rière la paroisse de Menthonnex (...) lequel se trouvant présentement incommodé et hors de pouvoir, de vaquer à ses affaires, et de soutenir et défendre ses procès, c'est pourquoi il a constitué, fait et député (...) pour sa procuratrice spéciale (...) à savoir l'honorable Jeanne fille de feu Gaspard Fournier sa femme (...) ici présente acceptant la dite charge (...) au nom de son dit mari, faire, gérer (? )et négocier toutes et chacune de ses affaires (...) et sera tenue de rendre fidèle compte à son dit mari des exactions et maniements qu'elle fera en vertu de la présente ...

Me Michel DEMOLIS, notaire depuis au moins 40 ans mourra un an plus tard. Son épouse qui a moins de 60 ans reprend ses affaires, malgré qu'elle soit illettrée. On peut s'étonner qu'une telle confiance et de telles prérogatives soit accordées à Jeanne FOURNIER, ce qui dénote qu'elle devait être suffisamment impliquée dans la marche de la banche notariale. Le notaire n'a qu'un jeune fils adultérin à qui il n'est certainement pas possible de confier ses affaires. Toutefois, l'activité de notaire est depuis plusieurs années en sommeil.

¤ Convention entre François DUPONT (--> Fiche) et la Maurize BLANC - (Me Pierre-Maurice DUFOUR, notaire à La Roche, 27 avril 1731)

(...) se sont constitués honorables François fils de Jean Dupont, natif et habitant de la paroisse d'Evires dûment émancipé par son dit père (...) et Antoine, fils de feu Louis Blanc, et de son autorité, vouloir et consentement la Maurize Blanc sa fille, (...) de la paroisse de Thorens, lesquels de gré pour eux et les leurs pour éviter toutes les disputes, difficultés et procès qui pourraient naître entre eux attendu que la dite Maurize Blanc se trouve présentement enceinte du dit François Dupont, ont fait ainsi que par le présent acte (...) savoir que le dit Dupont baillera et paiera ainsi que faire il promet aux dits Antoine et Maurize Blanc pendant les 3 années consécutives à commencer par l'année courant la quantité de 6 1/4 de seigle, 6 1/4 de bataillet et 6 1/4 d'avoine beau blé net et recevable mesure de La Roche pour chacune des dites années ayant le dit Antoine (...) Il promet de payer pour une fois tant seulement à la dite Maurize Blanc la somme de 60 livres monnaie de Savoie savoir la moitié dans 4 ans et l'autre moitié l'année suivante (...) Les dits Antoine et Maurice Blanc seront tenus ainsi que ........ nourrir, alimenter, vêtir, élever en entretenir de toutes choses nécessaires l'enfant qui naître de la dite Maurize Blanc pendant le terme et temps de 3 ans, à compter du jour qu'elle accouche (...) et passés les dits 3 ans inclus ils remettrons le dit enfant en cas qu'il soit vivant au dit François Dupont qui sera tenu de le prendre (...)

En 1731, François DUPONT a 35 ans, il est marié depuis 12 ans avec Christophaz BLANC, également de Thorens, parente probable d'Antoine BLANC et de sa fille. Il a un fils de 10 ans. Des recherches dans les registres paroissiaux de Thorens permettront de dire quel fût le destin de cet enfant adultérin, les conventions édictées ici le conditionnant à un deal peu moral, pour peu qu'il ait vécu...

¤ Mariage entre Jacques BALLEYDIER et Anthoine CHATEL (--> Fiche) - (M° Dulcis, 31 mai 1701, 6 C 788)

Particularité du contrat dottal : et d'autant que la dite Chastel est veuve et que le dit Balleydier est garçon (= célibataire), [elle lui] donne par donation entre vifs 600 florins.Anthoine CHATEL est veuve en premières noces d'un bourgeois d'Annecy, Claude-Louis QUETAND, et en secondes du Notaire POLLIENS. Elle est certainement plus agée que son futur et assez fortunée pour se permettre cette disposition inhabituelle..

¤ Mariage entre François DEMOLIS d'Arbusignu et Martine SAUTHIER (--> Fiche) - (M° Challut, 22 juin 1733)

Ils font un contrat dottal 20 ans après leur mariage ! "comme ainsy soit que mariage aye été traitté, consommé et accomply en face de notre Ste mère l'église"

 10 - Militaires au XVIIIe siècle

[Saisie en cours].

  • Michel BARTHASSAT de Menthonnex (--> Fiche) est soldat du Régiment du Chablais en 1736, il est pourtant déjà marié et père à ce moment-là
  • Joseph BOREILLE (1687+1764), (--> Fiche) Bourgeois de Cruseilles, est "capitaine pensionné de S.A.R".
  • Jean-Gaspard DEMOLIS (--> Fiche) meurt à Evires à l'âge de 44 ans, il est alors "soldat congédié du Régiment du Chablais"
  • Jean-François DUFOUR (1691+1771), (--> Fiche) Bourgeois de La Roche, est sergent dans le Régiment du Chablais en 1726
  • Gaspard FALCONNET (1714+1801), (--> Fiche) de Menthonnex-en-Bornes est grenadier dans le Régiment du Chablais en 1748, quand il fait son testament faisantde ses frères Claude et Antoine ses héritiers universels.
  • Pierre LACHAT, de Cruseilles (--> Fiche), est grenadier dans le Régiment du Chablais en 1758 au moment de son mariage.
  • Jean-Claude PELLOUX, Bourgeois de La Roche (--> Fiche), est soldat dans le Régiment de Savoie en 1738

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 11 - Les expatriés aux 17 et 18e siècle

[Saisie en cours]

  • BRAND Humbert du Sappey

Dans le testament de son père Jean (-->> Fiche), du 15 décembre 1776 (M° Orsier), Humbert est "absent des états", 100 £ lui sont cependant léguées

  • BURNIER Jean d'Etaux

Dans le testament de son père André (-->> Fiche), du 6 avril 1704 (M° F.-A. Orsier), Jean est "absent du pays" et son père lui lègue 400 Florins au "cas advienne qu'il retourne au pays", et il lui substitue comme héritiers universels ses enfants à naître (?) "à cause qu'il se trouve incapable de bien les gouverner".

  • CHEVALLIER François de La Chapelle-Rambaud

Dans le testament de son père Jean-François (-->> Fiche), du 8 mai 1735 (M° P.-M. Dufour), François est "de longtemps absent du pays", 60 £ lui sont cependant leguées

  • DEMOLIS Jean-François d'Evires

A Paris en 1753. (-->> Fiche)

  • DUPENLOUP Gaspard d'Evires

Dans le testament de son père Maître Jean PENLOUP (-->> Fiche) reçu par M° Chappaz, notaire, le 28 mars 1703, il est privé de son hoirie car "absent du pays dès environ 20 années sans qu'il lui ait fait aucun soulagement, ni même lui avoir fait savoir l'endroit de sa demeure"

  • FRELET Pierre de La Roche

Fils de Jean (-->> Fiche), il est "marchand négociant en Allemagne" en 1695. Il est déjà décédé en 1708

  • JACQUEMOUD de Menthonnex
  • MAULET Jean-Baptiste d'Evires

Marchand à Lyon

Dans le testament de son père Jean-Louis MAULET (-->> Fiche) reçu par M° Mauris, notaire à Annecy, le 16 novembre 1696, celui-ci désigne son fils Jean-Baptiste comme héritier particulier et lui lègue la somme de 300 £ dont il devra se contenter, dans la mesure où il a été par lui "entretenu dans les écoles dans la ville d'Annecy pendant le temps de 9 années et que pour ce le dit testateur a supporté des grands frais, et même au-dessus de ses forces, sans qu'il ait reçu aucun service de son dit fils ainsi qu'il espérait

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 12 - Expatriés de la 2ème moitié du 19e siècle

[Saisie en cours]

  • Vers l'ARGENTINE

¤ CHALANSONNEX Félix, né en 1877 à Saint-Félix

Signalé comme résidant après 1907 dans la province de Buenos Aires, après avoir été condamné à deux reprises par le tribunal correctionnel de Bonneville pour faillite et banqueroute. En 1914, ne s'est pas présenté devant le conseil de révision, est recherché en 1915 et finalement réformé le 13 juillet 1916 par la commission de réforme de La Plata en Argentine'. (Arch. Dép. 74. 1 R 704)

¤ CHAMOT Jean-Claude, né vers 1833 à Menthonnex-en-Bornes

D'après l'avis de décès de la paroisse del Pilar à Buenos Aires, Jean-Claude CHAMOT, originaire de France, domicilié rue de Santa Fe, décédé aujourd'hui du choléra [le 10 janvier 1874] ayant reçu les saints sacrements et fait son testament. Informations certifiés par le Ministère des Affaires étrangères le 19 mai 1876 et transmises en Mairie de Menthonnex le 25 mai suivant. (Arch. Dép. 74. 4 E 2206)

¤ DEMOLIS François, né en 1858 à Evires --> Fiche

A déjà émigré le 23 mai 1880, au moment du Conseil de révision, à Buenos Aires, où il est établi comme garçon de café. Déclaré insoumis, il ne s'est pas représenté jusqu'au 2 avril 1904, moment où il est rayé des contrôles de l'insoumission.

¤ LAVOREL Léon Alexis, né en 1869 à Allonzier

Réside à Campana, province de Buenos Aires en 1890, mais est présent pour son incorporation lors du service en novembre 1890. Il est également présent dès les premiers jours de la mobilisation d'août 1914 et rien n'indique un autre séjour en Argentine entre temps. (Arch. Dép. 74. 1 R 654)

¤ SAUTHIER Alexis, né en 1886 à Andilly

Signalé comme vivant en Argentine (sans précision de lieu), tout comme ses parents, lors du conseil de révision de 1907. Il est alors déclaré insoumis. Il ne rejoindra pas davantage son régiment lors de la mobilisation de 1914. Il est rayé de l'insoumission le 2 septembre 1939, ayant atteint l'âge de 53 ans. (Arch. Dép. 74. 1 R 763)

¤ VIOLLAT Jacques Joseph, né en 1881 à Sallanches

Considéré comme déserteur en en avril 1908 alors qu'il s'était engagé en février de la même année comme soldat des Troupes coloniales. Il se présente pourtant volontairement le 8 août 1914 au Consulat de France à Buenos Aires pour faire sa soumission et bénéficier de la loi d'amnistie du 5 aout 1914. Il meurt de la tuberculose à l'Hôpital du Val de Grâce de Paris le 15 avril 1917'. (Arch. Dép. 74. 1 R 733

  • Vers d'autres pays d'AMERIQUE du SUD

¤ BESSON Germain Alphonse, né en 1873 à Féternes

En 1914, n'a pas rejoint son corps à la mobilisation générale. Il est déclaré insoumis le 14 novembre suivant et nous savons grâce aux indications figurant dans le matricule qu'il vit depuis au moins le 27 juin 1912 à Santiago du Chili au 63, rue Doce de Febrero. Aucune autre indication permet de savoir s'il est revenu en Europe après la guerre, ce qui semble bien peu probable en raison du délai de prescription de l'insoumission. (Arch. Dép. 74. 1 R 680)

¤ MAULET Joseph, né en 1863 à Etaux --> Fiche

Signalé comme résidant le 24 décembre 1889 à Montevidéo (Uruguay), après avoir été charretier chez un fermier à Melun (Seine-et-Marne) l'année d'avant. Réengagé pour 5 ans en 1891 à la sous-intendance militaire de Versailles pour le 4e régiment d'Infanterie de Marine. Arrivé au corps le 3 juillet, il manque à l'appel le 6 août suivant. Considéré comme déserteur, il est rayé des contrôles en février 1892 pour "longue absence". Qu'est-il devenu ? est-il reparti pour l'Amérique du Sud ? (Arch. Dép. 74. 1 R 618)

¤ MOENNE-LOCCOZ Marie-Célestin, né en 1880 à Brizon

Signalé comme résidant en 1902 à Talcahuano, sur la cote Pacifique au sud de Santiago (Chili). Il est alors déclaré insoumis pour le service militaire, avant de l'être à nouveau le 4 novembre 1914, n'ayant pas rejoint son corps à la mobilisation (Arch. Dép. 74. 1 R 744)

  • Vers les ETATS-UNIS

¤ MAULET Marie, née en 1867, mon arrière-grand-tante --> Fiche

Sa trace a été récemment retrouvé à Manhattan ... A suivre

¤ POCHAT BARON Jean, né en 1877 au Grand-Bornand

Garçon de salle à New York selon sa fiche matricule, il ne se présente pas au Conseil de révision et est déclaré insoumis le 1er juin 1899. Le 23 décembre de la même année, de retour des Etats-Unis, il se présente volontairement au bureau de recrutement du Havre. Condamné en janvier 1900 par le Conseil de Guerre à 1 mois d'emprisonnement, il est ensuite incorporé au 52e régiment d'Infanterie. En 1914 il vit à San Franscisco ou il est réformé le 15 décembre par la commission médicale du Consulat et maintenu réformé par cette même commission le 16 mars 1917. (Arch. Dép. 74. 1 R 705)

  • Vers l'ALGERIE

¤ CHAMOT Georges, née en 1867, mon arrière-grand-oncle --> 0/ Fiche

Sa fiche matricule nous apprend que Georges Chamot est cafetier rue Perregaux à Constantine le 13 décembre 1891. Il a alors 24 ans et vient de terminer son service militaire. 4 ans plus tard il signale son changement d'adresse : il habite alors à Kroules (?). Il décède en 1912 à Ouled-Rahmoune au sud de Constantine. D'après ma tante, il aurait épousé une algérienne, Rosalie Trahidé ... (Arch. Dép. 74. 1 R 642)

Bibliographie

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 13 - Les Démolis d'Argentine

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Félix DEMOLIS, né à Evires en 1849 (--> Fiche) , a quitté vers 1893 le vieux continent avec sa femme et au moins six de ses enfants, pour s'installer définitivement en Argentine. Il était le plus jeune des trois fils de Jean-Baptiste (sosa 60) et de Philiberthe Bouvard.

C'est dans la région d'Ameghino dans la province de Buenos Aires qu'il a prospéré comme charron, jusqu'à sa mort en 1921. La mémoire de cet oncle émigré n'est pas parvenue jusqu'à nous.

En 2000, par l'intermédiaire du regretté Louis Demolis de Veyrier, Paula DEMOLIS, née en 1974, jeune architecte et descendante de Félix, est revenue sur les traces de ses ancêtres evirois dont elle porte toujours le nom. La rencontre avec sa grande cousine Valérie Challut veuve Chamot, aujourd'hui disparue, fut émouvante.

En 2012, à notre tour de rejoindre les cousins argentins. L'accueil réservé par Ana Maria, Juan José et Fito DEMOLIS, trois des arrière-petits-enfants de Félix, et de toute leur famille, fut à la hauteur de ce pont lancé entre nos deux continents grâce à la généalogie ...

Tous les Demolis d'Argentine sont issus de Félix, et dans leur tradition orale, il était acquis qu'ils venaient de Suisse, ce qui n'est pas tout à fait faux puisque c'est de Chêne-Bourg près de Genève où il vivait, que Félix partit à l'aventure ...

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 14 - Bibliographie sélective

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  • Ouvrages généraux

¤ Becchia, Alain. Dir. -- Atlas historique et statistique de la Savoie au XVIIIe siècle -- Université de Savoie (2012)

¤ Nicolas, Jean -- La Savoie au XVIIIe siècle : noblesse et bourgeoisie -- La Fontaine de Siloé (2003)

¤ Nicolas, Jean et Renée -- La vie quotidienne en Savoie aux XVIIe et XVIIIe siècle -- Hachette (1979, rééd. 2003)

¤ Van Gennep, Arnold -- La Savoie : vie quotidienne, fêtes profanes et religieuses, contes et légendes populaires, architecture et mobilier traditionnels, art populaire -- Curandera (1991)

¤ Barbero, Dominique -- Paroisses et communes de France : dictionnaire d'histoire administrative et démographique. Haute-Savoie -- CNRS (1979)

¤ Maréchal, Romain / Milleret, Yannick -- Atlas historique de la Savoie : 1792-1914 -- Société savoisienne d'histoire et d'archéologie (2013)

¤ Mariotte, Jean-Yves. Dir. -- Histoire des communes savoyardes -- Horvath (1980) (Vol 2 : le Genevois ; Vol 3 : le Faucigny)

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  • Sur le clergé

¤ Rebord, Charles-Marie -- Dictionnaire du clergé séculier et régulier du Diocèse de Genève-Annecy dès 1535 à nos jours : en 2 volumes + supplément (1920)

¤ Obituaire du clergé du diocèse de Genève de 1704 à 1742 -- In : Mémoires et Documents de l'Académie Salésienne. 22

¤ Lavanchy, Joseph-Marie -- Le diocèse de Genève (partie de Savoie) pendant la révolution française : en 2 volumes (1894)

¤ Devos, Roger -- L'origine sociale des prêtres séculiers annéciens au début du 18 siècle -- In : Mémoires et Documents de la Société Savoisienne d'Histoire et d'Archéologie. 84 (1971)

¤ Devos, Roger -- Le clergé rural du diocèse de Genève-Annecy sous l'épiscopat de Mgr Rossillion de Bernex (1697-1734) -- In : Congrès des Sociétés savantes de Savoie de Moûtiers (1964)

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  • Monographies des communes et paroisses

¤ Grillet, Jean-Louis -- Histoire de la ville de La Roche (reprint 1979)

¤ Vaullet, Claude-Bernard -- Histoire de la ville de La Roche en Faucigny département de la Haute-Savoie : oeuvre posthume (1874)

¤ Chappaz-Cheneval, Anne-Marie -- Groisy à travers le temps (1997)

¤ Jacquet, Abel -- Feigères (1941)

¤ Folliet, André -- Monographie de la commune de Beaumont (1899)

¤ Bouverat, Dominique -- Andilly : Charly, Jussy et Saint-Symphorien : pages d'histoire (La Salévienne, 2013)

¤ Bouverat, Dominique -- Menthonnex-en-Bornes au fil du temps (2017)

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  • Archivistique

¤ Delsalle, Paul -- Lexique des archives et documents historiques -- Nathan (1996)

¤ La Pratique des documents anciens : actes publics et notariés : documents administratifs et comptables -- AD 74 (1978, rééd. 1995)

¤ Guide des archives départementales de la Haute-Savoie -- AD 74 (1976)

¤ Coppier, Julien (Ed.) -- De part et d'autre des Alpes, le périple des archives savoyardes -- AD 74 (2017)

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  • Dictionnaires onomastiques, biographies, généalogies.

¤ Foras, Amédée de -- Armorial et nobiliaire de l'ancien duché de Savoie en 6 volumes (1878-1938)

¤ Gabion, Robert -- Dictionnaire des noms de famille de Savoie : Savoie, Haute-Savoie, canton de Genève (2011)

¤ Anthonioz, Alfred -- Généraux savoyards (1912)

¤ Dupenloup, Jacques -- Filiations savoisiennes (1977)


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