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Commencée il y a une quinzaine d’années, cette généalogie réunit plus de 30 000 individus.

Mes recherches relèvent de la tradition généalogique (documents familiaux, Mairies, Archives Départementales) et se sont complétées au fil du temps par les réseaux  que sont les cousinages, les forums, les membres de Geneanet,  les  échanges fructueux avec d’autres passionnés et de façon non négligeable que sont  les sites  privés ou  détenus par les associations.

A l’instant,  la machine à remonter le temps est placée  au niveau de « Berthe Au Grand Pied » et à Pépin Le Bref  non sans avoir cité  Rollon Ier de Normandie qui nous vient du peuple viking.

Cette généalogie est complétée par des apartés thématiques liés au contenu de ma chronique familiale.

Que soient remerciés, ici, celles et ceux qui m'aident dans la réalisation de cet Arbre Généalogique, ils sont cités dans mes sources.

 Chronique familiale



 BALSAC, BERCEAU DES HISTOIRES DE FRANCE ©


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Présents dans ce petit village dépendant de la commune de Saint Géron en Haute-Loire, il y a douze siècles, c’est à partir de Charles VII, roi de France de 1422 à 1461, que les « de Balsac » commencent à briller pour donner toute une série de Comtes, de Seigneurs dans bon nombre de provinces du pays.

Les alliances aux familles les plus nobles du pays vont leur permettre d’occuper constamment les charges les plus nobles de la Cour Royale.


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En cliquant sur le nom de certains personnages , vous accédez à leur généalogie




Sommaire

 1 - LES ANCÊTRES:

Des archives de Saint Julien de Brioude étudiées et certifiées par les Comtes et Chanoines de cette église le 12 septembre 1609, apparaissent les événements suivants :

  • Mars 814 : Odo , Seigneur de Balsac , sous le règne de Louis Le Débonnaire (Roi en 814), donne au Comtes et Chanoines de Brioude, pour une fondation, les cens et rentes qui lui appartiennent au lieu de Balsac,
  • 15 décembre 920 : sous le règne de Raoul (Roi en 923), Armand de Balsac fait une fondation identique à la précédente
  • 941 : Roger de Balsac, sous le règne de Louis d’Outremer (Roi en 936), donne aux mêmes chanoines 30 livres,
  • 31 mars 944 : Gildebert de Balsac donne aux mêmes chanoines, maison et champs lui appartenant,
  • 948 : Rodolphe de Balsac est Chanoine de Brioude,
  • 25 juin 1060 : Etienne de Balsac, sous le règne de Philippe (Roi en 1060), donne à l’Eglise de Brioude, pour une fondation « douze cartées d’avoine et une géline » lui appartenant sur le lieu de Balsac,
  • 1102 : sous le règne de Louis le Gros (Roi en 1108), Hector de Balsac donne aux Comptes et Chanoines de Saint julien de Brioude 10 livres de rente,
  • 1150 : Ferdinand de Balsac devient Chanoine de Brioude ; Raymond de Balsac, Comte et Chanoine de Brioude laisse aux Chanoines de l’Eglise 15 livres de rente,
  • Juillet 1230 : Beraut de Balsac, fils de Raymond de Balsac, vend au Chapitre de Brioude le lieu de Balsac pour 20 livres, avec faculté de rachat « pour le tenir en fief ».
  • 1237 : il « transige » avec le même chapitre et reconnaît en 1237, tenir en fief l’Eglise de Brioude les cens et rentes qu’il a des villes de Brioude, de « Coylde et à Chaimac ».
  • 29 août 1270 : décès de Raymond de Balsac, Comte et Chanoine de Brioude
  • 1283 : décès de Drogon de Balsac, Chanoine de Brioude,
  • 17 mai 1285 : décès du chevalier Drogon de Balsac,
  • 1363 : Raoul de Balsac tient fief du Chapitre de Brioude cens 1 et rentes lui appartenant en cette ville,
  • 1373 : avant de mourir, il donne à l’Eglise de Saint Julien 2000 écus d’or, 1000 pour y être enterré, et le restes pour la fondation d’une chapelle à sa ses armes.
  • 14 décembre 1378 : Raymond de Balsac Comte et Chanoine de Brioude, donne 15 livres à son Chapitre, pour les « obits »2 de son frère Raoul de Balsac, et de sa mère Bérengaria.

    1 Quotité d’imposition payée par un citoyen
    2 Messe anniversaire des morts


 2 - LES « DE BALSAC » SERVITEURS GÉNÉREUX ET FAVORIS DES ROIS DE FRANCE :

A partir ce cette période, s’établit la descendance de Roffec Ier Seigneur des lieux dont la présence est connue en 1336, 1348 et 1363. Il vit des « cens » et des « rentes » que lui procurent ses maisons « à la rivière d’Allier », à « Coylde » et « à la moitié du lieu de Balsac »1.

Il est dit qu’il possède quelques fiefs aux alentours du hameau de Balsac et devait allégeance, pour ses diverses possessions, à deux suzerains locaux : l'Église de Brioude et Béraud Ier , dauphin d'Auvergne. Du chapitre de Brioude, il tient la moitié du village de Balsac sur laquelle il avait toute autorité, avec haute, moyenne et basse justice. En 1336 il rend hommage à son autre suzerain, Béraud, dauphin d'Auvergne, pour « Lestoing, Brossac, Vernussal », autres fiefs lui appartenant. L'église castrale, située dans l'enceinte du château de Léotoing, possède un cœur gothique qui pourrait dater de cette époque.

Son fils Guillaume , épouse en voisin, Marguerite d’Auzon fille du seigneur de Vergongheon, également co-seigneur de Lempdes.
Ce contemporain de du Guesclin sert le royaume et Charles V contre l'Anglais .

Son mariage avec Marguerite d'Auzon apporte à la famille de Balsac les terres : « d'Entragues , Antoingt , et Rioumartin » .

Guillaume est également Capitaine Châtelain de Léotoing en 1337. Il habite le castel de Vernassal situé dans la même paroisse .En 1537, la terre de Vernassal passe par mariage à la famille Chalvet de Rochemonteix . En lieu et place du vieux château , cette dernière famille y fait construire une demeure style Louis XV entre 1660 et 1670 sous l'influence de François de Chalvet de Rochemonteix et de son épouse Marie Le Bouthillier de Rancé.
La famille Chalvet de Rochemonteix accroît sa fortune grâce à de riches alliances. En 1741, Maximilien II, Lieutenant Général des Armées du Roi fait agrandir le château, mais les travaux sont interrompus en 1755 lors de son décès.
Vernassal est délaissé puis vendu sous la Révolution.

C’est à partir du petit-fils de la lignée, Jean de Balsac époux de Jeanne Agnès de Chabannes , serviteur généreux du roi Charles VII contre les Anglais en n’épargnant ni ses biens ni sa personne que la famille est admise à la Cour du Roi France.

Les historiens écrivent : « la générosité des Balsac pour la royauté, aux jours d'épreuves, fut loin de nuire à leur fortune ».
En ces temps de guerre les Balsac se sont en effet s'élever à la force des armes. Mais aussi, comme d'autres membres de la famille, ils parviennent par le choix de leurs alliances au plus haut niveau, Jean « épousa bien » .
Son mariage (vers 1423) avec Agnès-Jeanne de Chabannes , le hisse parmi la plus haute noblesse de l'époque. Il devient, par cet acte, beau-frère d'Antoine de Chabannes, Comte de Dammartin, Grand Pannetier du Roi et de Jacques 1er de Chabannes, Grand-Maître de France . C’est ainsi que « protégée par de hauts personnages la famille de Balsac entre dans l'histoire.»

Jean de Balsac y « place » ses enfants et les titres acquis se transmettent de génération en génération :

  • Roffec II de Balsac devient Conseiller et Chambellan du Roi Louis XI, Gouverneur de Pont Saint Esprit, Sénéchal de Nîmes et Beaucaire, il collectionne les titres de Seigneur de Balsac, « Rioumartin »1, Bensac2. Il y ajoute celui de « Seigneur de Paulhac » en devenant propriétaire de la seigneurie acquise le 12 mai 1473 à Louis II de Courcelles époux d'Isabeau de Langeac.
  • Robert de Balsac est Sénéchal d’Agenais et de Gascogne, puis Gouverneur de Pise sous Charles VIII . Auparavant, en 1471 et 1472, en qualité de Capitaine de 200 lances, il sert le roi Louis XI contre le Comte d'Armagnac.
  • Pierre de Balsac devient Abbé de Vézelay (1485-1490)
  • Robert de Balsac occupe les fonctions d’Evêque de Saint Dié (1474) et de Valence (1475)

    A partir de Charles VII et jusqu’ à Henri IV, pendant plusieurs générations, les « de Balsac » mettent en œuvre une stratégie offensive d’alliances avec les autre familles de la Cour.

1 Paroisse de Saint Géron.
2 Paroisse de Léotoing


Lettre de recommandation de Louis XI à son oncle le duc de Milan pour Robert de Balsac qui désire aller servir en Italie. (27 mai 1464)

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Robert de Balsac devient plus tard Gouverneur de Pise




 3 - DANS L’ALCÔVE DES ROIS DE FRANCE :

Partagée en quatre branches au 14e siècle, Balsac-Entragues, Balsac-Clermont-Soubiran, Balsac-Dunes, Balsac-Montagu, la famille a donné assez de personnages historiques pour fournir matière à plusieurs sagas de l’histoire de France.

Famille de courtisans, de favoris et de favorites il n'est peut-être pas de Maison de France aussi intimement liée que celle de Balsac à l'alcôve de nos rois.
Du 10eau 14 e siècle, à Balsac et dans toute la contrée environnante, la famille n’est que pieux seigneurs et chanoines - comtes de Brioude, qui ne se doutent guère depuis leur profonde et religieuse Auvergne des destinées ultérieures de leur Maison.
Au 15e siècle, ils sont des seigneurs batailleurs et gentilshommes suivant nos rois contre l'Anglais, constituant précisément la transition entre le manoir provincial et la Cour des rois.
Au 16e et 17e siècle, la famille de Balsac se mêle au monde des « Mignons » et des femmes galantes.

L'histoire légère de la maison commence par un chevalier de Malte, Louis ou Raymond de Balsac , commandeur de Chazel en Forez au 15e siècle , qui en dépit de ses voeux de chasteté, une accusatrice et traîtresse postérité s'est perpétuée en Armagnac par un fils indiscret, Mondon de Balsac , seigneur de Saint-Pol.

Pierre de Balsac enlève sa cousine et l’épouse …

L’histoire se continue en la personne de Pierre de Balsac, baron d Entragues, Lieutenant du Roi en Auvergne, qui enlève et épouse en 1509 Anne Mallet de Graville , fille de l’Amiral Louis Mallet de Graville .

Sans attendre le consentement de l’Amiral, Pierre de Balsac se rend coupable de ce qui est, à l’époque, qualifié rapt envers celle qui a une secrète préférence pour le neveu de mère .
Indigné par une telle attitude, l’ Amiral de Graville qui ne badine pas avec les questions d’honneur, poursuit avec la plus grande des fermetés non seulement son audacieux de neveu mais aussi sa propre fille dont il maudit l’ingratitude.
Le couple est en fuite, Pierre de Balsac, sans grande fortune se trouve bientôt sans moyens d’existence. L’Amiral dont personne n’ose enfreindre la volonté, donne des ordres stricts pour que les sollicitations des fugitifs restent vaines. Les jeunes époux sans toit et nourriture et dans l’incapacité de s’en procurer vont bientôt être contraints de regagner le toit paternel. La colère de l’Amiral est grande au point de vouloir déshériter les coupables.

Anne de Graville et Pierre de Balsac se réfugient chez les moines de Marcoussis, « à l’ombre du tombeau de sa mère, comme dans un asile inviolable » jusqu’à l’obtention du pardon paternel.
Comme la date du Vendredi Saint est proche, les religieux de Marcoussis s’emploient à mettre à profit l’opportunité qu’offre le calendrier.
Le jour du Vendredi Saint, comme les autres fidèles de la paroisse, l’Amiral de Graville se rend à l’église du monastère pour y adorer la Croix. Au moment où il est sur le point de remplir son acte de dévotion, le Supérieur du Monastère l’interpelle pour qu’il accorde son indulgence aux jeunes époux qui viennent s’agenouiller à ses pieds.
Dans une tenue désordonnée, Pierre de Balsac et son épouse Anne toute ébouriffée, robe déchirée et le visage en larmes implorent l’absolution paternelle.

Très ému, l’Amiral accorde publiquement son pardon en les enserre dans ses bras … Un pardon accordé en mémoire du mystère du jour … comme quoi les mystères ont bon dos. …

Qui ne connaît pas le bel « Entraguet » ? - Le duel des Mignons

Entraguet.jpg Henri III dont certains clament haut et fort ses moeurs légères et dénoncent même une vie complètement débridée, s’entoure de jeunes héritiers de famille bien intégrés dans le fonctionnement de l’état et qui détiennent des responsabilités locales de premier plan. Les « Mignons » sont tous de très jeunes gens bien souvent fils de lieutenants généraux ou de sénéchaux.

Charles de Balsac , baron des Dunes, dit « Entraguet » s’impose comme un véritable compagnon. Intime du Roi Henri III, « Entraguet » l’accompagne notamment dans ses déplacements « amoureux » tant à Lyon qu’en d’autres lieux du royaume.
Dès 1571, il est signalé comme futur officier du futur Henri III avec 500 livres de rente. En 1572, il devient Gentilhomme du roi, et sa position sociale est reconnue puisqu’il porte le titre de « haut et puissant seigneur ».

Mêlé à toutes sortes d’aventures et d’intrigues, il est impliqué dans le fameux duel des « Mignons ».
Une rivalité galante divise deux jeunes seigneurs dévoués à la cause du Roi : Jacques de Lévis, Comte de Quélus et « Entraguet ». Le premier non seulement un beau garçon mais les qualités de naissance l’appellent à figurer parmi les jeunes seigneurs dont le roi aime à s'entourer. Quélus aurait été sans rival s'il n'y avait pas eu « Entraguet » dévolu au même rôle.

Le samedi soir, 26 avril 1578, le Comte aperçoit le bel « Entraguet » sortant de la chambre d'une dame beaucoup plus connue par ses atouts bienveillants que par son puritanisme. Quélus l’interpelle sur le ton de la plaisanterie, le tourne en ridicule en alléguant qu’il n’est pas son seul galant il poursuit son discours en le traitant de sot.
En riant aussi, « Entraguet » lui rétorque qu'il est un fieffé menteur. Là dessus, le rire passe à la haine, et ils concluent de s’affronter en duel le lendemain dimanche, à cinq heures du matin, au parc des Tournelles près la porte Saint-Antoine.

Les deux antagonistes choisissent leurs témoins. Quétus prend Louis de Maugiron un des favoris du roi, ainsi que Jean d' Arces, baron de Livarot . « Entraguet » choisit François d'Aydie, vicomte de Ribérac, et Georges de Schomberg.
A peine arrivés sur le terrain où l’affront devait être lavé, Maugiron cherche querelle à Ribérac et voilà que les deux hommes s’affrontent armes à la main. D’entrée Ribérac se jette sur Maugiron et le blesse grièvement d’un furieux coup de pointe. En tombant Maugiron allonge son épée sur laquelle Ribérac, emporté par son élanv vient s’empaler. Maugiron meurt et Ribérac ne vaut pas mieux.
Pendant ce temps, Quélus et « Entraguet » se battent comme de beaux diables. « Entraguet » est blessé au bras gauche ce qui ne l’empêche pas de donner trois coups d’épée dans la poitrine de son adversaire. Quélus tombe à terre et demande vie à son adversaire.
A la vision de ce double combat, Schomberg et Livarot se lance dans un duel sans merci. Tandis que Schomberg fend la joue gauche de son opposé, ce dernier donne l’estocade dans la poitrine de Schomberg qui tombe raide mort.

Sur le champ de bataille, « Entraguet », bien que blessé au bras gauche, est le seul des combattants qui est encore debout. Les témoins Maugiron et Schomberg sont morts, alors que Quétus et Ribérac sont mourants. Livarot qui perd beaucoup de sang est allongé à leurs côtés 1.

Ribérac succombe le lendemain à l'hôtel de Guise où on l’avait transporté. Quétus, blessé de dix neuf coups d'épée, expire le 29 mai suivant dans les bras du roi qui se montre inconsolable. Bien qu’ il n’ait qu’une envie, celle de décapiter « Entraguet » qui a pris le soin de disparaître, Henri III conserve comme des reliques les cheveux blonds du défunt et ses pendants d’oreille et lui fait élever un mausolée à l’église Saint Paul.

1 Guéri de ses blessures, il succombe le 1er mars 1581 à Blois dans un duel avec le Marquis de Maignelay.

François de Balsac, frère du bel « Entraguet » et tire-sou de la Couronne

Dès 1549, placé très jeune à la Cour du Roi comme Enfant d’honneur des enfants de France, François de Balsac entreprend une carrière militaire comme « guidon »1 dans la compagnie du duc de Longueville.

Par la suite, il prend le grade de Capitaine des Gendarmes en 1567. Lieutenant Général des duchés d’Orléans et d’Etampes en 1568, bailli d’Orléans en 1571, puis Capitaine de la citadelle où il entretient une garnison de 50 hommes.
Henri III le ménage en raison de son autorité locale.
En qualité de Gentilhomme de la Chambre, à partir de novembre 1578, il perçoit une pension de 2000 livres.
Successivement il épouse Jacqueline de Rohan puis Marie Touchet ex-maîtresse du roi Charles IX , dont elle avait eu Charles de Valois , ce qui lui vaut d’être affublé du titre de « Roi d’Orléans » dans les papotages de salon.

De ce mariage, naissent deux filles, Henriette et Marie de Balsac, qui ni l'une ni l'autre ne font de poésie, la première ne barguigne pas, moyennant fortes rétributions financières , à devenir la maîtresse d’Henri IV et la seconde s'empresse de donner à François de Bassompierre, maréchal de France, un fils naturel, Louis de Bassompierre, abbé de Cléry et évêque de Saintes en 1619 …

1porteur de l’étendard

LES ROIS DE FRANCE DE 1547 À 1610

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Henri II roi de France de 1547 à 1559
François II roi de France de 1559 à 1560
Charles IX roi de France de 1560 à 1574
Henri III roi de France de 1574 à 1589
Henri IV roi de France de 1589 à 1610






 4 - MARIE TOUCHET, MAÎTRESSE DE CHARLES IX, MÈRE DE CATHERINE HENRIETTE DE BALSAC :

MARIE_TOUCHET.jpgMarie Touchet est le grand amour de Charles IX, d'un an son cadet.

Belle à la perfection, instruite, spirituelle, douce et aimable, elle prend très vite sur le roi un empire absolu. Lorsque Charles se marie avec Elisabeth d'Autriche, en 1570, Marie se fait montrer le portrait de la future reine, puis déclare avec assurance : « L'Allemande ne me fait pas peur... »

Marie Touchet donne à Charles IX, Charles de Valois, comte d'Auvergne, duc d'Angoulême.

Ce fils légitimé, obtient le titre de Comte d'Auvergne en qualité de petit-fils de Catherine de Médicis, héritière de ce comté par sa mère,

Après la mort de Charles IX, Marie Touchet épouse François de Balsac , comte d'Entragues1, gouverneur d'Orléans, chevalier des Ordres du Roi.

Le couple a deux filles, dont Catherine Henriette , appelée « Henriette » qui reprend la tradition maternelle en devenant la maîtresse du roi Henri IV]].

Marie Touchet se montre cependant assez rigoureuse sur l'honneur de ses filles, et passe pour avoir poignardé de sa main un page de son mari qui avait porté atteinte à la vertu de l'une d'elles. Le comte et la comtesse d'Entragues ne consentent d'ailleurs à la liaison d' Henri IV avec leur aînée qu'en échange d'une promesse de mariage en bonne et due forme, qui du reste ne sera jamais tenue.



1 Entragues ou Entraigues, dont les Balsac étaient seigneurs, est situé entre Besse et Condat près d'Egliseneuve, aujourd'hui Egliseneuve d'Entraigues (Cantal).




 5 - CATHERINE HENRIETTE DE BALSAC, MAÎTRESSE D’HENRI IV:

220px_CatherineHenriettedeBalzacdEntragues.jpgLe roi l'aime avec passion, mais cet amour n’est en rien réciproque. Henriette n'a qu'un sentiment dans le cœur, celui d’une ambition effrénée. Secondée en cela par ses parents, elle ne cède au roi, d'accord avec eux, qu'en échange du versement de cent mille écus, somme démesurée ; mais surtout, d'une promesse de mariage, assortie cependant d'une condition : il fallait qu'Henriette lui donne un fils dans le délai d'un an.

Le 1er octobre 1599, après une promenade coquine dans la Vallée des Sept Moulins proche du château des parents d’Henriette, Henri IV rédige et signe de sa propre main la promesse de mariage.

Sully, tant outré de la somme que de la promesse, fait apporter l'argent au roi, l’étale sur le plancher et le compte devant lui.

Le roi prend alors conscience de ce que représente le prix demandé, et ne peut que maugréer « voilà une nuit bien payée! »... Le roi paye la somme réclamée rubis sur l’ongle.

Quant à la promesse de mariage, Sully explique au roi que l'annulation en cour de Rome de son mariage avec Marguerite de Valois, alias la Reine Margot qui a eu lieu le 18 août 1572, entraîne de très grandes difficultés et qu’elles empireront quand la reine découvrira qu'il a promis, par avance, d'épouser sa maîtresse.

L’annulation du mariage entre Henri IV et la Reine Margot a lieu en décembre 1599. Sully qui n’en n’a que faire de la promesse de mariage extorquée au souverain, engage des négociations pour qu’enfin Henri IV épouse Marie de Médicis.

Henri IV le laisse faire mollement mais redoute le moment où il faudra affronter Henriette. Le mariage avec Marie de Médicis est célébré à Lyon le 17 décembre 1600 et échappe en partie à l’autorité du roi.

A l’annonce de cette nouvelle Henriette explose de colère, d’autant que terme de sa grossesse est proche, la dite grossesse devant décider de son mariage avec Henri IV selon le marché conclu quelques mois plus tôt.

Au cours d’un orage d’une extrême violence, la foudre tombe dans la chambre d’Henriette. Prise de panique, elle accouche prématurément d’un enfant mort.

Henriette se résigne à n’être que la maîtresse du roi. Petit dédommagement de la part du roi qui lui accorde le titre de « Marquise de Verneuil ».

Marie de Médicis arrive en France et les rapports entre les deux femmes n’ont rien de cordiaux.

Les rares périodes d’apaisement alternent avec celles de la discorde, Henriette appelle la reine pas autrement que « la grosse banquière », et Marie l’appelle tout simplement Henriette « la putana ».

Henriette donne un fils au roi, Henry de Bourbon - Verneuil qui naît quelques mois avant le dauphin. Henri IV, comparant ses deux fils, déclare en public que « celui d'Henriette était de beaucoup plus beau que celui de la reine, lequel ressemblait aux Médicis, étant noir et gros comme eux ».

PROMESSE DE MARIAGE RÉDIGÉE DE LA MAIN D'HENRI IV
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François, le père d’Henriette, prit le soin de conserver ce précieux document dans un lieu sûr de Marcoussis,
« dans une petite bouteille de verre bien lutée et enclose dans une plus grande bouteille et du coton, le tout bien luté
et muré dans l'épaisseur d'un mur
»






 6 - DOUBLE MÉNAGE AU PALAIS DU LOUVRE

1_Marie_de_Medicis.jpg Dès que les fêtes du mariage avec Marie de Médicis sont terminées, toute la Cour revient à Paris : à son arrivée, le Roi se rend auprès d' Henriette de Balsac pour obtenir son pardon et rentrer en grâce ; celle-ci feint d'abord de vouloir rompre à tout jamais avec l'infidèle et se refuse à ses caresses ; ensuite quand elle s’aperçoit que sa résistance avait exalté les sens d’ Henri IV, elle rend « les armes », en exigeant préalablement, pour prix de ses faveurs, la donation du Marquisat de Verneuil et un bon de deux cent mille livres à toucher sur le trésor.

La paix faite, Henri IV fait venir la favorite au Louvre et la présente à sa légitime épouse Marie de Médicis, « les suppliant de vivre toutes deux en parfaite intelligence, et les assure qu'il se conduirait avec elles de manière à ne les point rendre jalouses l'une de l'autre. » En effet, la marquise de Verneuil ne tarde pas à accoucher d'un fils, à moins d'un mois d'intervalle de là naissance du dauphin qui deviendra Louis XIII.

Comme il le promet, le Roi, ainsi partage ses soins et ses tendresses avec une égalité fort touchante entre les deux mères et les deux fils. Toutefois, et malgré les attentions de Henri IV pour ses deux femmes, la bonne harmonie est bientôt rompue dans ce singulier ménage.

En présence de son souverain de mari, Marie de Médicis n’hésite pas à reprocher hautement à la Marquise de Verneuil, ses liaisons plus que suspectes avec plusieurs courtisans. Au lieu de se justifier, Henriette de Balsac accuse à son tour la Reine de se livrer à des débauches monstrueuses avec Éléonore Galigaï, une de ses filles d'honneur, et d'entretenir des relations adultères avec un Italien de sa suite.

Henri IV, pour calmer ces tempêtes domestiques, redouble de prévenances envers la Reine et comble de présents sa maîtresse. Il s’abandonne à toutes ses faveurs à ces deux femmes, et écrase les provinces d'impôts pour subvenir aux fêtes qu’il donne en l’honneur de la Reine et pour enrichir l'insatiable Marquise de Verneuil.

Cette dilapidation des deniers publics suscite de multiples mécontentements parmi le peuple.
Des troubles éclatent sur différents fronts et les conspirations s'organisent.

Le double ménage du roi subsiste au Louvre, au grand scandale des citoyens et au déplaisir de madame la reine et de la Marquise de Verneuil, qui, en cette année 1603, mettent chacune au monde une fille à deux mois de distance. Après leurs couches, les querelles recommencent plus violentes qu'auparavant et dans une dispute, Henri ayant voulu prendre le parti de sa maîtresse contre sa femme, celle-ci lui déclare qu'elle a entre les mains des preuves irréfutables de l'infidélité de la favorite.

Henri IV se range au parti de son épouse et accable de reproches la Marquise de Verneuil. En riposte, Henriette de Balsac le traite de « cocu ».

Le Roi ne peut maîtriser sa colère et gifle la Marquise de Verneuil.

Une femme ne pardonne pas un semblable affront; la favorite dissimule son ressentiment, se retire dans son appartement.
La Marquise demande au Roi la permission de passer en Angleterre avec ses enfants. Sa Majesté donne son consentement à ce départ, sous la condition qu'elle rende la promesse de mariage qu'il lui avait donnée quelques années auparavant, et en échange de laquelle il lui remet vingt mille écus.

La Marquise de Verneuil feint d'accepter cette proposition et ne passera jamais en Angleterre. Son objectif est de ne pas éveiller les soupçons du roi sur la conspiration qu’elle met en place avec la complicité de son père et le Comte d’Auvergne son demi-frère……

 7 - COMPLOT CONTRE HENRI IV (1604)

HENRI_IV.jpgPar le fait que son fils est l’aîné du dauphin, Henriette de Balsac prend la tête d'un complot extravagant. Ressortant la promesse de mariage de 1599, elle prétend se faire reconnaître comme la femme légitime du roi, et de faire proclamer son fils véritable héritier de la couronne. Marie de Médicis ne devient qu'une concubine, et ses enfants des bâtards.

Dans ces folies, elle entraîne son père François de Balsac , et son demi-frère le Comte d'Auvergne, depuis duc d'Angoulême, fils de Charles IX et de Marie Touchet. L'ambassadeur d'Espagne s’en mêle et donne l’assurance que le roi son maître soutient ces prétentions. L’ambition des intrigants est de mettre sur le trône de France le petit Gaston-Henri , fils du roi et d'Henriette. On a même prévu d’assassiner Henri IV et de rendre illégitime le futur roi Louis XIII.

Ainsi, le fils de la favorite devient dauphin de France et Charles de Valois son demi frère et comte d’Auvergne, assure la régence.

Le complot est découvert et tout ce beau monde arrêté.

François de Balsac et le comte d'Auvergne sont condamnés à mort, Henriette condamnée à être tondue et enfermée à perpétuité au couvent de Beaumont-lès-Tours.

Dans sa générosité, le roi accorde aux condamnés le droit de grâce. François de Balsac, alors âgé de 74 ans, est assigné à résidence à son domicile. Confortement installé, le comte d'Auvergne est enfermé pendant douze ans à la Bastille.

Et Henriette renoue avec le roi fin 1605, d’abord en cachette et puis au grand jour... jusqu’à ce qu’un nouvel amour s’empare du cœur royal en 1609.

Henriette se retire à Verneuil, et passe la fin de sa vie dans une parfaite discrétion jusqu’à sa mort en 1633.

Lorsqu’en Henri IV est assassiné le 14 mai 1610, certains ne manquent pas d'accuser Henriette d’une éventuelle implication. Son passé prouve ses capacités en la matière. Mais Henriette dont la liaison avec Henri IV est terminée avait encore beaucoup à obtenir du roi pour ses deux enfants.

Elle lui avait donné deux enfants:

  • Gaston-Henri, évêque de Metz, puis duc de Verneuil ;
  • Gabrielle-Angélique, duchesse d'Epernon dont le mari était le neveu du duc d'Epernon, mignon d'Henri III.

    LETTRE D'AMOUR D'HENRI IV À HENRIETTE DE BALSAC AU LENDEMAIN DE LA DÉCOUVERTE DU COMPLOT
    Lettre_d_amour.jpg




 8 - HENRY DE BOURBON-VERNEUIL, BÂTARD D’HENRI IV:

HENRY_DE_BOURBON_VERNEUIL.pngFruit des amours d’ Henriette de Balsac, Marquise de Verneuil, et d’ Henri IV , Henry de Bourbon , prénommé initialement Gaston vient au monde en 1601. Deux ans plus tard, il est légitimé par le roi. Son baptême officiel a lieu le 9 décembre 1607 en la Chapelle du Château de Saint Germain.

Né quelques mois avant le dauphin, le petit Gaston - Henry perturbe la couronne de France.

Henri IV a l’étrange idée d’en faire un cardinal de l’église romane dès le berceau. Le Pape, qui trouve la prétention un peu exagérée, refuse. Henri IV demande une compensation au Saint-Père, se souvenant probablement que Charles de Guise, Cardinal de Lorraine, avait été nommé à l’âge de 15 ans à l’archevêché de Reims, le roi demande la nomination d’Henry de Bourbon - Verneuil au siège de Metz au décès d’ Anne d’Escars le cardinal en titre. Le Pape consent à cet arrangement en 1608.

Anne d’Escars meurt le 19 avril 1612 et Henry de Bourbon-Verneuil est reconnu évêque de Metz à l’âge de 11 ans !

En 1621, le Pape l’autorise à administrer son évêché, mais comme il n’est pas prêtre, ses pouvoirs se limitent uniquement au temporel.

« Evêque laïque », Henri de Bourbon - Verneuil se démet de son évêché en 1652 et ne conserve que l’Abbaye de Saint Germain dont il quitte les fonctions le 12 octobre 1668. Ambassadeur Extraordinaire en Angleterre en 1665, il est nommé Gouverneur du Languedoc de 1665 à 1668.

Le célibat semble lui peser et bien qu’il approche les 67 ans, il songe au mariage. La Duchesse de Sully, alors veuve de Maximilien François de Béthune Duc de Sully, lui paraît un parti convenable, il l’épouse le 29 octobre 1668 en l’église de Saint Paul de Paris.

Devenu Duc de Verneuil, Henry de Bourbon meurt à Verneuil le 28 mai 1682.
On fait deux parts de ses restes ; le corps est porté au couvent des Carmélites de Pontoise et son cœur à l’Abbaye de Saint Germain des Près où il est inhumé au pied du tombeau du Roi Childebert.

Son épouse Charlotte Séguier , meurt le 5 juin 1704 à l’âge de 81 ans et son inhumation a lieu à l’église des religieuses de Sainte Elisabeth de Paris.


 9 - MARIE CHARLOTTE DE BALSAC, MAÎTRESSE DE FRANÇOIS DE BASSOMPIERRE :

Marie Charlotte de Balsac mérite aussi que l’on se souvienne d’elle. Sœur de Catherine d’Henriette, elle est également aimée par le Béarnais le temps, pour lui, de satisfaire son désir et de passer à un autre amour.

Marie Charlotte maîtresse de François de Bassompierre a qui elle donne le 17 août 1610 un fils prénommé Louis , persiste toute vie, malgré embûches et procès, à porter le nom de Bassompierre qui lui est contesté.

Bassompierre annonce à cette époque, qui coïncide avec la régence de Marie de Médicis, son renoncement à épouser Marie Charlotte.

Elle maintient cependant sa position de femme mariée et de légitime épouse que lui dénie son séducteur.

A ses détracteurs, elle ne cesse de répéter qu’elle a pris un nom de guerre et que personne n’a rien à dire. A la longue, le monde finit par s’y habituer.

Pour Marie Charlotte c’est une juste compensation du malheur d’une fille séduite, d’une mère dont le fils avait « devant Dieu et devant les hommes » le droit de porter le nom de son père, droit qu’il tenait de son acte de baptême.

François de Bassompierre

220px_Francois_de_bassompierre.jpgPersonnage libertin, il réalise pour le compte du roi de nombreuses missions à l’étranger et l’individu n’à que faire de ses conquêtes. Trouver son plaisir dans une vie de galanteries est son seul but. Il veut simplement continuer à conquérir femmes et filles.

Ce qui ne l’empêche pas d’avoir des faiblesses et d’être amoureux de Marie Charlotte depuis 1608 au point de conclure un « presque » mariage.


  • Le 3 avril 1615, le premier ban de mariage entre François de Bassompierre et Marie Charlotte de Balsac est publié à l’église Saint Paul, puis suivi de deux autres.

  • Le 22 mai 1615 est baptisé Loys de Bassompierre et l'acte de baptême ne laisse aucune obscurité sur la réalité du mariage des parents. Loys de Bassompierre est déclaré « fils de Messire Francois de Bassompierre, chevalier, seigneur dudit lieu, colonel général des Suisses, colonel de cinq cens chevaux Restres, et de dame Marie-Charlotte de Balsac, sa femme ».
    Le parrain était Charles de Balzac, évêque comte de Noyon, et la marraine Charlotte de Montmorency, comtesse d'Auvergne.



Le procès de Rouen (1615)

Fidèle à sa légende, le séducteur invétéré se dérobe et sollicite les juges de Rouen, pour être enfin débarrassé de la famille de Balsac.

Peu certain de lui et des arguments qu’il entend présenter, François de Bassompierre se fait accompagné de deux cents amis, prêts à en découdre pour gagner le procès.

La famille de Balsac fait de même, et plus de cinq personnes se trouvent dans la ville. Des rixes permanentes éclatent dans un climat de guerre civile. Le procès partage la noblesse, la robe et la bourgeoisie en deux grandes factions bientôt ennemies.

Les magistrats vivent dans la terreur des batailleurs sollicités par de Bassompierre pour l’aider dans sa demande.

Marie de Médicis la régente, prend fait et cause pour de Bassompierre. Elle a plusieurs comptes à régler avec les « de Balsac ».

La Reine mère est en haine contre Henriette de Balsac qui, lors de son mariage avec Henri IV, s’est jetée par dépit dans une véritable conspiration dans laquelle François de Balsac et le Comte d’Auvergne ont failli être exécutés.

Marie de Médicis ne se ménage pas dans cette affaire, elle présente lettres, prières, ordres pour que de Bassompierre soit dispenser d’épouser Marie Charlotte de Balsac.

Quels sont les arguments présentés par les amis de l’infortunée ? L’acte de publication des bancs et l’acte de baptême de leur fils Loys doivent produire un effet favorable auprès des magistrats !

Mais la conscience des magistrats est troublée par la violence qui règne à Rouen. La « légion Bassompierre » est menaçante dans les rues et va jusqu’à se présenter à la porte de chacun des Conseillers du Parlement.

Le climat de pesanteur et les interventions de la Reine mère font mouche et François de Bassompierre gagne son procès.

L’après procès

Rien ne change dans la vie de Marie Charlotte qui continue à se faire appeler « Madame de Bassompierre »

François de Bassompierre devient Maréchal de France le 29 août 1622. Toujours droite dans ses bottes, Marie Charlotte prend alors le tire de « Maréchale de France » ce qui a le don d’exaspérer le Roi, la reine mère, la Cour et les Maréchaux de France surtout le « clan » des Mesdames Les Maréchales.

En 1646, au décès du Maréchal de France, elle se dit « Veuve du Maréchal de Bassompierre ».

Même dans la mort, Marie Charlotte de Balsac porte son titre de « Madame de Bassompierre » comme en témoigne le registre mortuaire de l’église de Saint Paul « Le mardi 29 juillet 1664, convoy général 1 de Madame de Bassompierre, prise à la place Royale, portée aux Minimes »



1 ensemble du clergé de la paroisse

 10 - ESMÉ STUART SEIGNEUR D’AUBIGNY ET CATHERINE CHARLOTTE DE BALSAC



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Au début du 15e siècle, Jean Stuart , Connétable d’Ecosse quitte son pays pour un pèlerinage en Terre Sainte.

Dès les mois de janvier et février 1421, en souvenir des anciennes alliances entre l’Ecosse et La France, alors qu’il est sur le chemin du retour en France, avec un bon nombre d’hommes de guerre il ne se prive pas pour lutter contre l’Anglais, l’ennemi commun et mettre ainsi terme à la Guerre de Cent Ans.

En remerciement des services rendus à la France, la famille Stuart est présente à Aubigny depuis 1423 lorsque Charles VII par une charte datée du 26 mars de la même année octroie à Jean Stuart de Darnley, un des plus prestigieux chefs de l’armée écossaise, les ville, terre, château et châtellenie d’Aubigny sur Nère en Berry, avec les revenus, rentes, justices, fiefs, arrière - fiefs et autres droits en dépendant, y compris les hommes et femmes de condition servile appartenant à cette châtellenie.

La mère d’Esmé Stuart est Jacqueline de La Queuille issue d’une grande famille d’Auvergne dont Bertrand III de La Queuille est un illustre ancêtre commun à Antoinette du Crozet et Suzanne du Crozet dont les descendances sont évoquées dans une précédente chronique consacrée à Raymond IV de Toulouse 1

1 NOS ANCÊTRES AUX CROISADES - RAYMOND IV DE TOULOUSE, COMTE DE SAINT GILLES



C’est en 1572, que Catherine Charlotte de Balsac, fille de Guillaume de Balsac et de Louise de Crevant d’Humières épouse Esmé Stuart Seigneur d’Aubigny depuis cinq ans.

Le couple va avoir quatre enfants : Henriette née vers 1573, Ludovic né 29 septembre 1574 puis Esmé et enfin Marie.

En 1578, la situation politique de l’Ecosse va changer le destin des Stuart d’Aubigny et donner une certaine aura à la descendance du couple.

L’ÉCOSSE POUR ESMÉ STUART…

Marie Stuart devenue Souveraine du Royaume d’Ecosse à l’âge de 6 jours, douairière de France dont la belle mère n’est autre que Catherine de Médicis, est emprisonnée pour trahison par sa cousine Elisabeth Ière, alors Reine d’Angleterre.SITUATION ECOSSE_1.jpg

De son second mariage est né à Edimbourg le 19 juin 1566 un fils prénommé Jacques .

Le père est assassiné en 1567. Après l’abdication de sa mère Marie Stuart emprisonnée au château de Locheveu, Jacques est couronné le 29 juillet 1567 Roi des Ecossais à l’âge d’un an sous le nom de Jacques VI.

Il demeure au château de Stirling pendant l’administration de Lord Murray de 1567 à 1570, du comte de Lennox en 1570, du comte de Mar de1570 à 1572 et du comte de Morton à partir de 1572 successivement régents du royaume.

Depuis l’emprisonnement de sa mère le jeune souverain est élevé dans la région protestante, et par les quatre régents qui subissent l’influence de la Reine d’Angleterre

Au milieu des troubles religieux qui désolent le pays, la communauté chrétienne romaine voit en Jacques VI un suprême espoir du catholicisme. Le jeune souverain est approché pour lui recommander la protection des catholiques anglais, lui offrir des prêtres et de lui démontrer qu’il a toutes les raisons de favoriser l’Eglise Romaine.

Pour les autorités de Rome, c’est le moment favorable pour entreprendre l’évangélisation du pays.

Esme_Stuart.jpgC’est alors qu’ Esmé Stuart, ancien élève des Jésuites, est désigné comme agent du Pape avec missions de prendre emprise sur le jeune souverain et de se débarrasser du Comte de Morton. Avec les instructions bien définies de la maison de Guise, Esmé rejoint l’Ecosse en 1578.

Jacques VI n’a que douze ans lorsqu’il accueille Esmé Stuart.

D’emblée, il le crée Duc de Lennox et avec une générosité prodigue il le propulse à un poste éminemment dans l’état. Un deuxième homme se place au rang de favori en la personne du Capitaine James Steward qui n’a d’autres talents que la ruse et ne se distingue que par l’audace de son ambition et l’effronterie de ses manières.

Le Seigneur d’Aubigny et le Capitaine Steward se fondent alors dans la plus grande des complicités. Le Comte de Morton est démis de ses fonctions de régent le 12 mars 1578. Accusé par Steward du meurtre d’ Henry Stuart père de Jacques VI, de Morton est guillotiné.

Les deux complices assurent conjointement la régence du pays et jouent de tous leurs moyens pour avoir la main mise sur le jeune Jacques VI.

Mais les vices et l’imprudence de James Steward apparaissent au grand jour et Esmé Stuart n’est guère plus aimé des protestants. Les seigneurs écossais mécontents préparent un complot pour soustraire le jeune roi de l’influence de ses favoris.

Le 23 août 1582, le comte de Gowrie invite le roi à une partie de chasse dans son château de Ruthven. Mais lorsque le roi s’aperçoit que sont rassemblés les seigneurs amis de l'ex-régent Morton, il manifeste le désir de quitter le château.

Les nobles lui font entendre qu’i n’est plus le maître et les lords insurgés s’emparent du gouvernement et expulsent Esmé Stuart qui se retrouve à Paris où il meurt le 26 mai 1583.

Pendant ce temps, Jacques VI reste prisonnier. A la faveur de complicités nouées avec un de ses parents chargé d’assurer sa garde, Jacques VI est libéré, reprend les rennes du pouvoir et fait exécuter, sans tarder, le comte de Gowrie.

Jacques VI fait venir à sa Cour les enfants d’ Esmé Stuart qui quittent définitivement Aubigny.

L’aîné ludovic_stewart.jpg Ludovic devient rapidement Duc de Lennox, joue un rôle important à la cour de Jacques VI, comme héritier présomptif de la couronne. Le roi lui confie pendant un an le gouvernement du pays en 1589, lorsqu’il se rend au Danemark pour célébrer son mariage avec Anne de Danemark fille du roi Frédéric II.

Ludovic Stuart sauve la vie du roi en 1600 lors de l'attentat de Saint-Johnston , organisé par le comte de Gowrie fils de celui qu’il a fait exécuter. Il accompagne Jacques VI à Londres pour recevoir la couronne d'Angleterre, à la mort de la reine Elisabeth Ière,. Il est nommé gentilhomme de la Chambre, membre du Conseil privé d'Angleterre, chevalier de la Jarretière, sans pour autant jouer un rôle politique réel. Il devient Duc de Buckhingham et le dernier favori du roi, élevé au rang de duc anglais.

AUBIGNY POUR CATHERINE CHARLOTTE DE BALSAC...


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A Aubigny, après avoir veillé à l’éducation de ses quatre enfants, Catherine Charlotte de Balsac s’occupe avec ténacité de la gestion des terres de la seigneurie dont le titre est revenu à son second fils Esmé.

chronoguerresdereligion.jpg En 1589, elle se rallie aux troupes royalistes partisanes d’Henri IV2. Cette alliance ne convient pas à La Ligue qui ne tarde pas à le lui faire entendre.

Lieutenant attaché aux Guises, gouverneur de la ville de Bourges en 1585, Claude de La Châtre rallie la Ligue. Il refuse de reconnaître Henri IV et se saisit du Berry pour le parti de la Ligue. Destitué par le roi, De La Châtre se maintient alors dans sa charge au service des Ligueurs.

A la fin de l’année 1590, Claude de La Châtre quitte Bourges avec une armée de 5 à 6000 hommes, plusieurs pièces de canon et autres munitions récupérées au passage à Bourges. Le 1er janvier 1591, le gouverneur du Berry et ses troupes se présentent aux portes d’Aubigny et somment les occupants à se rendre.

Sous le commandement de Catherine Charlotte de Balsac, jeune veuve d’une beauté et d’une vertu singulière, les assiégés s’opposent à la reddition. De Châtre place son artillerie devant la Porte Sainte et fait sonner le canon. Une brèche est ouverte et les assiégeants donnent l’assaut. Par deux fois, Lignerac et son régiment tentent de pénétrer dans la ville. Mais la brave Catherine exalte les soldats de la garnison et les habitants qui se sont joint à la lutte armée. Par son exemple, elle anime les combats, elle est partout sans se soucier de la fatigue et des dangers. La brèche est vaillamment défendue au milieu des poutres et soliveaux en désordre et dans les ruines des murs tombés sous les coups de canon.

Au final, les capitaines Reugnat et Laleu de La Ligue sont morts au combat, parmi les agresseurs on dénombre plus de quarante tués et cinquante blessés évacués sur l’Hôtel Dieu de Bourges. Face à la détermination de ses adversaires, Claude de La Châtre décide de lever le siège le 20 janvier 1591.

Depuis cette date, chaque 20 janvier, jour de la Saint Sébastien, l’événement est célébré par les paroissiens. On se rend en procession aux quatre portes de la ville en récitant prières et en chantant des actions de grâce en mémoire de l’héroïque et courageuse Catherine de Balsac.

Jusqu’en 1631, année de sa mort l’inépuisable Catherine régit le domaine avec la même fermeté pour ses petits fils, comme elle l’a fait pour son mari et son fils Esmé.

A partir de cette date, les actes administratifs du château portent le nom de Mathurin Poncourt, maître des Eaux et Forêts d’Aubigny, agissant comme agent des Stuart.

2Catherine Henriette de Balsac, nièce de Catherine Charlotte deviendra la maîtresse d’Henri IV. A lire …CATHERINE HENRIETTE DE BALSAC, MAÎTRESSE D’HENRI IV.



LES DESCENDANTS D’ESMÉ ET CATHERINE CHARLOTTE INHUMÉS À L’ABBAYE DE WESTMINSTER

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 11 - LA FAMILLE DE BALSAC ET SES DESCENDANTS DEVIENNENT LES « SEIGNEURS DE PAULHAC »



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  • Roffec II de Balsac :

    En 1418, Louis II de Courcelles devient Seigneur de Paulhac. Il participe à la campagne de Jeanne d’Arc et assiste au sacre de Charles VII à Reims.

    En 1430, Le roi l’institue « Bailli des montagnes d’Auvergne » et le nomme chambellan. Mais à la mort de son père, il se livre à toute sorte de méfaits pour lesquels il condamné à mort par contumace, ses biens sont confisqués et il quitte la France en 1435.

    En 1455, il obtient des lettres de grâce et épouse, en 1461, Isabeau de Langeac, fille de Jacques seigneur de Langeac et sénéchal d’Auvergne.

    Vers 1472, il meurt sans postérité d’ Isabeau et lègue ses biens, non pas à son épouse mais à Jacques d’Armagnac, duc de Nemours.

    Mais dans les biens légués, Isabeau sauve quelques uns de ses intérêts dont Paulhac qui lui revient.

    Le 12 mai 1473, Isabeau vend les terres de Paulhac à Roffec II de Balsac.

    Le 15 octobre suivant, Roffec II de Balsac meurt. Il est inhumé dans l’église Saint Julien de Brioude après avoir laissé 2000 écus pour la fondation de quatre vicaires, d’une chapelle, d’une cloche et d’une messe tous les ans.

  • Geoffroy de Balsac :

    Seigneur de Montmorillon, Bagnols, Châtillon d’Azergues , le second fils de Roffec II hérite de Paulhac.

    Après s’être installé à Châtillon d’Azergues dans le lyonnais, marié à Claude Le Visite, Geoffroy se retrouve sans postérité.

    Son frère aîné Roffec III , sénéchal de Beaucaire, décédé sans enfant , c’est Robert de Balsac son oncle et frère de son père qui continue la postérité . Geoffroy lui vend Paulhac en 1499.

  • Robert de Balsac :

    Entré au service du duc de Milan en 1464, Robert de Balsac, à son retour en France en 1468 , devient sénéchal d’Agenais et de Gascogne . C’est à ce titre, qu’il prend part avec son frère Roffec II aux expéditions organisées par Louise XI contre Jean V d’Armagnac.

    Après avoir épousé Antoinette de Castelnau, il édifie, en 1483, près de son château de Saint Chamand, une fort belle église décorée richement de magnifiques boiseries. Il participe à la guerre de Bretagne en 1488 comme Lieutenant de Louis de La Trémouïlle, puis en 1494 à l’expédition de Charles VIII en Italie.

    Sur ses vieux jours, il se retire en France et meurt le 9 mai 1503. Paulhac revient à son fils Pierre.

  • Pierre de Balsac :

    Baron d’Entragues et de Saint Amand, Seigneur des Dunes, de Clermont-Soubiran, dès l’âge de 15 ans « il est pourvu, en survivance de son père, de l’office de sénéchal d’Agenais ».

    La possession de Paulhac lui est acquise le 12 juin 1504.

    En 1506, il enlève la sa cousine Anne de Graville, fille de Louis Mallet de Graville et de Marie de Balsac. Les biens de Paulhac sont mis sous séquestre à la demande de son beau père dont il obtient la main levée le 31 août 1511.

    Anne Mallet de Graville
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    Anne de Graville lui donne onze enfants, c’est une femme cultivée du début du 16e siècle, bibliophile, poète et auteur de romans.

    En 1523, il prête serment pour devenir Lieutenant du Roi en Auvergne.

    Dans son testament, Pierre de Balsac prie Marguerite de Valois-Angoulême (1492-1574), sœur de François Ier de prendre ses enfants sous sa protection en raison de ses conflits avec son beau père.

    Pierre de Balsac meurt vers 1530 et son gendre Charles Martel, seigneur de Bacqueville, devient le tuteur de ses enfants.

    Ses fils Guillaume et Thomas héritent conjointement de Paulhac.

  • Thomas de Balsac :

    Thomas de Balsac après le règlement du partage avec son frère Guillaume devient propriétaire de Paulhac.


    Alors que les enfants et petits enfants d’ Anne de Graville abandonnent l’Auvergne pour s’établir dans l’Orléanais, à Malesherbes, à Marcoussis, le 21 août 1551, les biens sont vendus de gré à gré à Guinot Gouzel1 une riche famille de marchands d’Allanche.


    Dix ans plus tard, le 20 avril 1561, Paulhac est vendu à Gaspard de Montmorin de Saint Hérem lequel avait épousé en 1553 Louise d’Urfé fille de Claude d’Urfé et de Jeanne de Balsac5 et petite fille de Pierre de Balsac et d’Anne de Graville …

Les descendants et alliés des de Balsac prennent possession de la Seigneurie de Paulhac.

  • Gilbert de Montmorin Saint Hérem , Gilbert de Saint Aignan, Charles de Sédières, Jacques de Brezons, François de Brezons.

    Gilbert de Montmorin, fils de Gaspard et Louise d’Urfé devient seigneur de Paulhac. Il meurt sans enfant.

    Sa sœur, aînée des filles, Françoise de Montmorin hérite de Paulhac. Elle épouse en premières noces Louis Armand, Vicomte de Polignac et en seconde noces François de Clermont Chaste.

    Catherine, la seconde des filles, épouse le 21 juillet 1584, Gilbert de Saint Aignan qui prend le titre de Seigneur de Paulhac jusqu’à sa mort en 1595. Le couple a trois filles : Françoise, Claude et Gilberte.

    Catherine décède en 1604, Françoise hérite de Paulhac.

    Françoise de Saint Aignan épouse Charles de Sédières qui devient à son tour Seigneur de Paulhac en 1605.

    Des différents graves éclatent dans le couple qui va aboutir à un procès. Le 11 janvier 1617, Françoise donne tous ses biens à sa sœur Claude, veuve de Jacques de Ligonnès.
    Cette donation prévoit une compensation faite à la troisième sœur, Gilberte, par le versement de la somme de dix mille livres à moins que cette dernière ne préfère accepter la terre et la seigneurie de Paulhac.

    Gilberte de Saint Aignan, marié à Jacques de Brezons depuis 1609, opte pour Paulhac.

    Jacques de Brezons , Seigneur de La Roque-Massebeau meurt à Nancy le 16 novembre 1635 et son corps est ramené à Paulhac.

    Paulhac revient au fils aîné François de Brezons mais il décède deux ans après son père.

    Jacques de Brezons et Gilberte de Saint Aignan ont deux autres enfants ; un fils Claude qui devient l’héritier de Paulhac et une fille Marie.

    En 1649, Marie de Brezons épouse à Paulhac Charles Jacques François de Cassagnes de Beaufort.

  • Claude de Brezons

    En 1659, il épouse, pour son plus grand malheur, Marie de Montboissier-Beaufort- Canillac. Que va faire cet homme pacifique au beau milieu du clan le plus violent de l’époque dont le chef Jacques Timoléon de Montboissier-Beaufort, marquis de Canillac ?.

    Dans la tourmente de la famille de Montboissier-Beaufort dont le chef est condamné, avec ses lieutenants à « avoir la tête tranchée », l’épouse gênée par le brave Claude de Brezons veut en finir avec le mariage.
    Elle argue l’impuissance de son conjoint et exige qu’il soit soumis à la dégradante « épreuve du congrès ». 2
    L’affaire est présentée publiquement aux « Grands jours d’Auvergne ». L’épouse déballe sa vie intime devant les juges.
    Dans les Mémoires des Grands jours d’Auvergne qui se déroulent en 16653, Valentin-Esprit Fléchier raconte :

    « Elle fut bien aise, durant quelques temps, d’être maîtresse, mais je ne sais par quelle raison secrète, elle n’en fut pas satisfaite dans la suite. Elle s’en plaignit fort souvent, et pour des raisons qu’elle seule pouvait savoir. Elle protesta qu’il l’avait trompée, qu’il ne tenait pas tout ce qu’elle en avait espéré, et qu’enfin ce n’était pas un aussi bon mari qu’il se l’était promis. Elle eut pourtant la modération… elle déclara ingénument le grand défaut de son mari qui ne voulut point avouer le crime d’infirmité qu’on lui reprochait … ainsi il en fallut venir à des épreuves publiques … »

    Tandis que l’épouse obtient l’annulation du mariage, Claude de Brezons se remarie avec Mademoiselle de Clermont Lodève dont il n’aura aucun enfant. Le 3 octobre 1709, c’est à Paulhac que meurt Claude de Brezons à l’âge de 88 ans.

    Dans son testament rédigé le 6 avril 1708, Claude de Brezons prescrit d’habiller 60 pauvres le jour de ses obsèques, de faire l’aumône à tous les autres pauvres présents et de quelques pays qu’ils soient ; il donne 500 livres pour aider à marier les pauvres fille de Paulhac, de Balsac, Civeyrac, le Cellier ; 150 pour celles de sa terre de Saint Hérem, autant pour sa terre de Laroque. Il transmet la seigneurie de Paulhac à son neveu Claude Jacques Joseph de Cassagnes de Beaufort fils de sa sœur Marie.

  • Claude Jacques Joseph de Cassagnes de Beaufort.

    Marié le 11 juin 1670 à Jeanne d’Aureilhe de Colombine, son fils Alexandre Emmanuel né en 1687 lui succède comme seigneur de Paulhac.

  • Alexandre Emmanuel de Cassagnes de Beaufort.Alexandre Emmanuel épouse Emilie Esther de La Tour du Pin . De ce mariage naissent Jean Gaspard et Louis Alexandre.

  • Jean Gaspard de Cassagnes de Beaufort.

    Paulhac lui revient. De son mariage en 1763 avec Marie Anne de Bardonnin de Sansac, il n’a que trois filles.

  • Louis Alexandre de Cassagnes de Beaufort.

    Après son veuvage de Marie Anne Marguerite de Chabannes, son frère Jean Gaspard qui n’a que trois filles le marie à sa propre fille Marie Anne Jeanne4. Le mariage a lieu à Paris le 23 mai 1785.

    En 1790 Jean Gaspard vend alors à son frère Louis Alexandre le château et les terres de Paulhac dont une partie est donnée en paiement de la dot de sa fille.

    Dernier seigneur de Paulhac Louis Alexandre est le descendant à la 10e génération de Roffec II de Balsac devenu seigneur des lieux le 12 mai 1473 .

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    Le château de Paulhac

1 En 1581, la famille Gouzel est anoblie par Henri III pour avoir défendu Allanche contre les Huguenots. Charles de Gouzel, descendant de la famille épouse vers 1640 Marie de Pélacot, Dame de Lauriat et s’installe au château de Lauriat (Beaumont).

2 Au Moyen Âge et à l'époque moderne, l'impuissance était une des rares raisons pouvant être invoquée pour obtenir la dissolution du mariage, avant tout sacrement religieux. La preuve de cette impuissance était évidemment difficile à établir, et c'était au mari accusé d'impuissance de fournir publiquement la preuve du contraire. Le plus délicat était l'épreuve du congrès (du latin congressus pouvant signifier « commerce charnel »), qui supposait l'accomplissement intégral du « devoir conjugal » en présence de témoins.

3 Les Grands Jours d'Auvergne eurent lieu à Clermont et au Puy du 28 septembre 1665 au 30 janvier 1666 pour réprimer les abus commis par une partie de la noblesse de la province afin de « tirer les peuples de l'oppression des puissants » selon les mots du procureur général Denis Talon (1628-1698). Cela concernait aussi bien les hobereaux rapaces et brutaux, que les juges locaux corrompus trop accommodants pour les nobles et souvent impitoyables pour les « humbles ». Il y eut près de 12 000 plaintes !
En quatre mois, sur plus de 1 360 affaires, il y eut 692 condamnations prononcées, dont 87 concernaient des nobles.

4 GIZAGUET ET SES SEIGNEURS

5A l’initiative de Pascal SCHMITT, le souvenir de Jeanne de Balsac est aujourd’hui présent dans le bourg de Paulhac. C’est ainsi qu’un chemin porte son nom.

Le_chateau_de_Paulhac_sous_la_neige_P.Schmitt.JPGChemin_Jeanne_de_Balsac_P._Schmitt.JPG
Crédit photos : Pascal Schmitt

BIBLIOGRAPHIE ET SOURCES :


  • Sites Internet :
  • Bibliothèque Nationale de France :
    • Dictionnaire de la Noblesse – De La Chenaye-Desbois et Badier – 3e édition – Tome 2 – Schlesinger Frères Libraires-éditeurs à Paris – 1863
    • La grande encyclopédie : inventaire raisonné des sciences, des lettres et des arts. Tome 27 / par une société de savants et de gens de lettres ; sous la dir. de MM. Berthelot,... Hartwig Derenbourg,... F.-Camille Dreyfus,... A. Giry,... - Éditeurs : H. Lamirault (Paris)puis Société anonyme de "La Grande encyclopédie" (Paris) - Date d'édition : 1885-1902.
    • Les derniers Valois : François II, Charles IX, Henri III par le marquis de René de Belleval (1837-1900)- Éditeur : H. Vivien (Paris) - Date d'édition : 1900
    • Dictionnaire historique, critique et bibliographique, contenant les vies des hommes illustres. T. 19 / ... suivi d'un dictionnaire abrégé des mythologies et d'un tableau chronologique des événemens les plus remarquables qui ont eu lieu depuis le commencement du monde... (par L.-M. Chaudon et A.-F. Delandine, revu) par une société de gens de lettres (sous la direction de J.-D. Goigoux) - Auteur : Delandine, Antoine-François (1756-1820- Auteur : Chaudon, Louis-Mayeul (1737-1817)- Éditeur : Ménard et Desenne (Paris)
    • Mémoires de la Société historique, littéraire et scientifique du Cher - Auteur : Société historique, littéraire, artistique et scientifique du département du Cher - Éditeur : J. David (Bourges) - Éditeur : Just-Bernard (Paris) - Éditeur : Dumoulin - Date d'édition : 1868-1945
    • Suite des seigneurs de Paulhac – Maxime de Montmorand – Edition Imprimerie L. Watel (Brioude) – 1915
    • Revue d'Auvergne et Bulletin de l'Université publiés par la Société des amis de l'Université de Clermont - Auteur : Alliance universitaire d'Auvergne - Éditeur : Société des amis de l'Université de Clermont (Clermont-Ferrand) - Date d'édition : 1905-1910
    • Histoire d'Auvergne. Tome I par le chanoine Pierre Audigier (1659-1744) - Éditeur : L. Bellet (Clermont-Ferrand) - Date d'édition : 1899

  • Collections Geneanet :
    • Dictionnaire critique de biographie et d'histoire : errata et supplément pour tous les dictionnaires historiques, d'après des documents authentiques inédits - Auteur : Jal, A. (Augustin), 1795-1873 - Edité en 1872.
    • Histoire des papes : Mystères d'iniquités de la cour de Rome ... : crimes des rois, des reines et des empereurs (Volume 02) - Auteur : La Châtre, Maurice, 1814-1900
    • Lettres (Volume 02) Auteur : Louis XI, King of France, 1423-1483

  • Châteaux de Haute-Loire – Dix siècles d’histoire – Maître d’ouvrage Régis Thomas - Jacques Raflin - Editions Watel 1993
  • Le Moyen-Age et la Renaissance: histoire et description des moeurs et usages, du commerce et de l'industrie, des sciences, des arts, des littératures et des beaux arts en Europe, Volume 3- Paul Lacroix, Ferdinand Seré- 1850.
  • La faveur du Roi – Mignons et courtisans au temps des derniers Valois (vers 1547 – vers 1589) – Auteur Nicolas Le Roux - Editions Champ Vallon - 2001
  • Histoire du Berry depuis les temps les plus anciens jusqu'en 1789 Par Louis-Hector Chaudru de Raynal
  • La Loire historique, pittoresque et biographique: de la source de ..., Volume 3 Par Georges Touchard-Lafosse
  • Anne de Graville, sa famille, sa vie, son œuvre, sa postérité – Maxime de Montmorand – Edition Auguste Picard (Paris) – 1917

Août 2010 - Mars 2011 - Juin 2011


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30-04-2015

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