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Commencée il y a une quinzaine d'années, cette généalogie réunit près de 37 000 individus. Plus de 7000 ascendants directs ont été recensés.

Mes recherches relèvent de la tradition généalogique (documents familiaux, Mairies, Archives Départementales) et se sont complétées au fil du temps par les réseaux  que sont les cousinages, les forums, les membres de Geneanet,  les  échanges fructueux avec d'autres passionnés et de façon non négligeable que sont  les sites  privés ou  détenus par les associations.

A l'instant,  la machine à remonter le temps est placée  au niveau de « Berthe Au Grand Pied » et à Pépin Le Bref  non sans avoir cité  Rollon Ier de Normandie qui nous vient du peuple viking.

Cette généalogie est complétée par des apartés thématiques liés au contenu de ma chronique familiale.

Que soient remerciés, ici, celles et ceux qui m'aident dans la réalisation de cet Arbre Généalogique, ils sont cités dans mes sources.

 Chronique familiale



  12 - L’ACTUALITÉ JUDICIAIRE DE LA FIN DU 19eSIÈCLE – REVUE DE PRESSE




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UN ALIĖNĖ EN LIBERTĖ …
∞∞∞
… ET QUATRE COUPS DE FEU TIRĖS SUR SA COMPAGNE (1891)




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Boudes : Entrée du village - La pittoresque Vallée des Saints – Place publique


Dans son édition du 2 janvier 1892,« Le Moniteur du Puy-de-Dôme » relate ce fait divers :
« Le 30 décembre 1891,, vers une heure et demie de l’après-midi, plusieurs détonations successives mettaient en émoi les habitants de Boudes. On se précipita dans la direction du bruit et les quelques personnes courageuses enfonçant les volets d’une maison presque isolée pénétrèrent au rez-de-chaussée. Ils reculèrent épouvantés.

Etendue sur le seuil d’une porte intérieure de la maison, communiquant à un jardinet, une femme râlait, se tordant dans des souffrances atroces. Au même moment deux nouvelles détonations retentissaient aux étages supérieurs et un homme, ayant au poing un revolver encore fumant apparaissait au haut de l’escalier puis disparaissait tout à coup pour reparaître bientôt et se mêler aux personnes qui s’empressaient autour de la blessée.

Que s’était-il passé?


Le meurtrier

Edouard B… a 32 ans. Son père est un ancien avoué à la cour de Riom. Il paraît avoir reçu une assez bonne instruction dont il n’ a jamais pu tirer parti ou n’a pas su mettre à profit. Engagé volontaire dans un régiment d’artillerie, Edouard nommé brigadier a été cassé de son grade.

Rentré dans ses foyers, il a mené une vie assez régulière jusqu’au moment de la mort de sa grand’mère. Sa position était assez brillante et sa situation enviable

Mais soit qu’une saine direction lui manquât, soit qu’il voulût tâter de la grande vie, il ne tarda pas à dissiper le patrimoine que lui avaient laissé ses ascendants. Il ne lui resta bientôt que peu de ressources.

Edouard habitait Clermont avait noué des relations avec une femme mœurs légères, Antoinette A… veuve C… , actuellement âgée de 31 ans, laquelle avait été la maîtresse d’un colonel, puis d ’un percepteur. Exigeante à l’extrême, Antoinette A… avait sans doute voulu que les générosités de B… marchassent de pair avec la munificence de ses anciens amants Cela acheva de ruiner le malheureux qui, à bout de ressources, était constamment obligé d ’user d’expédients pour satisfaire les caprices de sa maitresse.

Le 28 décembre dernier. Edouard quittait Clermont et, accompagné d ’Antoinette , arrivait à Boudes. Le couple s’installa dans la maison souvent inhabitée sans que les voisins, curieux comme le sont les gens de la campagne puissent deviner ce qui s’y passait.


La scène du crime

Antoinette n ’étant pas en état de répondre aux questions qu’on lui adresse, nous avons dû reconstruire ainsi le drame qui s ’est déroulé dans la soirée du 30 courant.

Ainsi que l’attestent les objets trouvés dans la salle à manger, les reliefs d ’un dîner, par exemple, les deux amants étaient en train de prendre leur repas lorsqu’une discussion dont le motif est, vraisemblablement une question d’argent a dû s ’élever entre eux. Antoinette a sans doute exigé son rapatriement à Edouard qui n’ayant peut-être rien à ajouter aux quarante-trois sous trouvés dans la poche de sa victime, aurait sorti de sa poche un revolver chargé et aurait tiré cinq balles du calibre 7.

Son crime accompli, le meurtrier, dont le sang-froid était effrayant, a aidé les assistants qui transportaient la victime. Il est allé tranquillement chercher deux oreillers qu ’il a placés lui-mème sous les reins d'Antoinette

C’est alors qu’on s ’est aperçu qu'Edouard dont la poitrine était en sang, avait tenté de se suicider. Les deux détonations qu’on avait entendues à l’étage supérieur de la maison. étaient dès lors expliquées.M. le docteur Tournadre, suppléant au juge de paix ; M. le docteur Rouvet et la gendarmerie de Saint Germain Lembron, se sont immédiatement transportés sur le lieu du drame en attendant l’arrivée du parquet.


Trois balles dans les reins

Antoinette a reçu trois balles dans les reins. L ’un des projectiles la traversant de part en part est sorti sous le sein droit ; une quatrième balle tirée par devant n ’a fait qu’effleurer la poitrine. Lesdeux autres balles n ’ont pu être extraites.

La mère et la sœur de la victime qui habitant à Clermont, prévenues par dépêche, se sont rendues immédiatement à Boudes et, grâce à leurs soins et à leurs démarches, Antoinette sera transportée à l’hôpital de Saint Germain Lembron, à moins qu ’une Issue fatale prévue et très probable ne rende ce transfert inutile.

Du reste, elle est maintenant considérée comme perdue.

Edouard a été, quelques heures après son crime, conduit à la maison d ’arrêt d ’Issoire.Le revolver dont s’est servi l’assassin n ’a pu encore être retrouvé. »

12 février 1892 : L'affaire portée devant la Cour d'Assises de Riom- Le discours incohérent de l'accusé

L’audience débute en début d’après-midi. L’acte d’accusation nous apprend qu’Antoinette A… est décédée des suites de ses blessures une huitaine de jours après les faits. L’interrogatoire de l’accusé devient un jeu de questions-réponses. Ses réponses sont courtes et imprécises. L’accusé s’embourbe dans des propos décousus et discordants qui déstabilisent magistrats, jurés et public.

A la question de sa détention d’ arme, il indique qu’un pistolet lui est indispensable à sa vie depuis « une congestion » subie lors d’un voyage en chemin de fer.

Il déclare : « j’étais dans le dernier, wagon du train quand j’ai senti une pile électrique dans la tête. Je dormais et quand je me suis réveillé, j’ai vu des gens ; j’ai crié « Au voleur, on m’empoisonne ». Edouard B… insiste et précise « On m’a mis du chloroforme sous le nez ou on m’a électrisé. J’ai supposé que c’était un amant de ma maîtresse qui avait fait le coup ».

Tous les discours de l’accusé se croisent et s’entrecroisent, on ne sait plus où se trouve la vérité. Des faits rapportés dans le dossier de l’instruction sont contredits. Dans cette ambiance surréaliste, le Substitut du Procureur intervient vigoureusement. Il considère « qu’il est nécessaire de procéder à un supplément d’information et de faire examiner l’état mental de l’accusé par des médecins aliénistes ».

L’avocat général, les défenseurs de Edouard B… demandent le report de cette affaire à une prochaine session.
-« Je désire être jugé ! » appuie Edouard

La Cour se retire pour délibérer. Il est 8 heures du soir lorsque tombent ses décisions : « elle ordonne que l’état mental de l’accusé sera examiné par trois médecins, elle ordonne le transfert de l’accusé à l’asile Sainte-Marie de Clermont-Ferrand et renvoie l’affaire à une autre session ».


17 mai 1892 : Cour d'Assises de Riom - L'avocat général renonce à prononcer un réquisitoire


L’avocat général renonce à prononcer un réquisitoire et renonce à l’accusation.

Dans une ultime intervention Edouard s’écrie « On veut me faire enfermer dans une maison de fous. Mais qu’on demande aux médecins si une boisson quelconque ne peut pas produire une congestion cérébrale momentanée ».L’avocat de la défense ne plaide pas et regrette que l’on ait fait comparaître deux fois son client en cour d’assises sans avoir cru devoir à le faire examiner avant de l’envoyer devant le jury.

Après une délibération de cinq minutes, le jury rend un verdict négatif sur la culpabilité d’Edouard B…. Il est acquitté et mis à disposition de l’autorité administrative pour assurer son internement.


SOURCES & BIBLIOGRAPHIE
  • Collection « Presse auvergnate » des Bibliothèques et médiathèques de Clermont – Auvergne –Métropole :
    • Journal « Le Moniteur du Puy-de-Dôme » Edition des 2 janvier, 15 février et 19 mai 1892

      Octobre 2019




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