Sosa :4
(Henri BOURGOIN)


  • Né le 19 mars 1889 - Périgueux, 24322, Dordogne, Aquitaine, France
  • Décédé le 7 décembre 1965 - Paris, 75112, Paris, Ile-de-France, France,à l'âge de 76 ans
  • Professeur agrégé d'allemand, inspecteur d'académie, inspecteur général de l'instruction publique

A participé à la Grande Guerre

L'actualité de la guerre au jour le jour
Domicile lors de la mobilisation : Périgueux (24)

 Parents

  • sosa Dominique BOURGOIN, né le 2 mai 1852 - La Bachellerie, 24020, Dordogne, Aquitaine, France, décédé le 19 octobre 1924 - Périgueux, 24322, Dordogne, Aquitaine, France à l'âge de 72 ans,
    Agent voyer à la préfecture de la Dordogne

    Marié le 1er mai 1878, Périgueux, 24322, Dordogne, Aquitaine, France, avec
  • sosa Marie DUCASSE, née le 5 février 1861 - Périgueux, 24322, Dordogne, Aquitaine, France, décédée le 2 février 1925 - Périgueux, 24322, Dordogne, Aquitaine, France à l'âge de 63 ans,
    Limonadière

 Union(s) et enfant(s)

 Fratrie

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 Événements


 Notes

Notes individuelles

FORMATION

Ecole primaire à Périgueux, certificat d'études primaires (1900).
Etudes secondaires au lycée de Périgueux.
Baccalauréat avec mention latin, langues vivantes, philosophie (1907).
Etudes supérieures à la faculté des lettres de Bordeaux. Ses études sont financées grâce au poste de répétiteur qu'il occupe à l'internat du lycée de Bordeaux.
Licence ès lettres, série langues et littératures étrangères vivantes : allemand (1909).
Bourse de diplôme, langue allemande (1909-1910) ; diplôme d'études supérieures de langues vivantes (allemand), mémoire intitulé "L'influence du roman picaresque espagnol sur le Simplicissimus de Grimmelshausen" (1910).
Bourse d'agrégation (allemand) près la faculté des lettres de Bordeaux (1910-1912) ; certificat d'aptitude à l'enseignement de la langue allemande dans les lycées et les collèges (septembre 1911) ; agrégation d'allemand (1912).

CARRIERE DANS L'ENSEIGNEMENT PUBLIC

Chargé des fonctions de professeur suppléant d'allemand au lycée La Tour d'Auvergne à Quimper (arrêté du 29-10-1912).
Professeur à titre provisoire au lycée de Limoges (arr. 03-07-1913).
Engagé volontaire le 05-08-1914 pour la durée de la guerre et congé d'activité du 01-10-1919 au 03-09-1920 (mission Nollet à Berlin).
Professeur d'allemand au lycée de Poitiers, non installé (1919).
Professeur d'allemand au lycée de Toulouse (arr. 26-11-1919).
En octobre 1920 : reprend son activité de professeur, au lycée de Toulouse, après plus de six années d'interruption due à la guerre et à sa participation à la commission Nollet à Berlin.
En juillet 1922, inscrit sur la liste d’aptitude aux fonctions de professeur dans les lycées de la Seine et de Seine-et-Oise.
A partir du 1er janvier 1923, en plus de sa fonction de professeur au lycée, il est chargé de conférences, rétribuées sur les fonds de l'Université, à la Faculté des Lettres de Toulouse (arr. 28-02-1923).
En avril 1923, il figure sur la liste d’aptitude aux fonctions d’inspecteur d’académie pour l’année 1923.
Délégué dans les fonctions d'inspecteur d'académie à Rodez (arr. 29-08-1923), puis à Cahors (arr. 23-05-1924).
Inspecteur d'académie à Cahors (décret du 15-10-1925).
Inspecteur d'académie à Colmar (décret du 28-05-1926).
Inspecteur d'académie à Angers (décret du 07-05-1931).
Inspecteur d'académie à Grenoble (décret du 18-01-1933).

Passe 5 ans à Colmar. Animé par son patriotisme et ses convictions laïques, il déploie une activité intense dans une Alsace soumise à un programme d’assimilation. Il entretient des relations cordiales avec Raymond POINCARE, alors Président du Conseil.
En 1928, Henri BOURGOIN est le maître d’œuvre du manuel « De l’Ecole à la Vie », destiné à reconquérir les esprits et les cœurs de « nos départements recouvrés d’Alsace-Lorraine ». Raymond POINCARE en rédige la préface.
Les 17 et 19 mai 1928 : Henri BOURGOIN est appelé comme témoin à charge contre le chef autonomiste Joseph ROSSE, inculpé de délit de complot contre la sûreté de l’Etat. Il représente l’administration dont dépendait l’instituteur J. Rossé : le Ministère de l’Instruction Publique et des Beaux-Arts, alors dirigé par Edouard HERRIOT.
Inspecteur d’académie à Angers, Maine-et-Loire (décret du 7 mai 1931).
Inspecteur d’académie à Grenoble, Isère (décret du 18 janvier 1933).
Chargé de mission au ministère de l'éducation nationale, direction de l'enseignement primaire, chargé d'une mission d'inspection de l'enseignement du dessin, de la musique et du chant (décret du 18-01-1935).
Inspecteur général de l'enseignement public, enseignement primaire (décret du 03-10-1937) à compter du 01-10-1937.
Inspecteur général de l'instruction publique, enseignement du second degré, langues vivantes (allemand) à compter du 01-01-1943 (arr. 28-01-1943).
Le 01-10-1954, reçoit un témoignage de satisfaction du ministre de l'Education nationale.
Admis à la retraite le 31-07-1957.

PEINTRE AMATEUR
Peint « sur le motif », dans un style post-impressionniste. Expose à plusieurs reprises au Salon des Artistes français, en tant que peintre amateur.

DOMICILE à Paris : 132 boulevard Raspail, Paris (6e).
Résidences secondaires :
- chemin du Petit Trou à Neauphle-le-Château (Yvelines)
- 45 rue du Pont Saint-Victor à Cannes (Alpes-Maritimes).

COMBATTANT VOLONTAIRE pendant la guerre de 1914-1918
Matricule 1360, classe 1909.
Signalement : cheveux châtains, yeux noirs, visage ovale, nez rectiligne, menton rond, taille 1 m 62.
Degré d'instruction 5.
Ajourné d'un an en 1910. Exempté en 1911 ("grande faiblesse générale").
Le 05-08-1914, engagé volontaire pour la durée de la guerre. Du 05-08-1914 au 07-10-1919, participe à la campagne contre l'Allemagne.

GRADES ET AFFECTATIONS (de 1914 à 1919)
Soldat de 2e classe. Affecté au 50e régiment d'infanterie. Le 25-08-1914, passé à la 12e section de secrétaires d'état-major et de recrutement.
Le 01-10-1914, nommé interprète stagiaire pour la durée de la guerre.
Le 13-04-1915, nommé officier interprète de 3e classe (réserve) à titre temporaire.
Le 26-07-1917, nommé officier interprète de 3e classe (réserve) à titre définitif, pour prendre nouveau rang du 19 mars 1915.
Le 19-03-1917, nommé officier interprète de 2e classe (réserve) à titre définitif.
Le 08-10-1919, envoyé en congé illimité de démobilisation.

BLESSURES, INVALIDITE
En mars 1917 : intoxication par gaz au lieu-dit Maisons de Champagne, à Rouvroy-Ripont (Marne).
Le 03-08-1918, commotion cérébrale et plaie contuse à la face externe de la jambe gauche, par éclat d'obus et éboulement d'abri à l'est d'Asagio (province de Vicence, Vénétie, Italie). Invalidité à 50 % D.
Le 24-12-1920, maintenu dans les cadres par la commission de réforme de Toulouse et proposé pour une pension temporaire de 20 % pour "troubles nerveux consécutifs à une commotion cérébrale" (décision renouvelée le 18-10-1922 et le 19-01-1923).
Le 15-12-1924, maintenu dans les cadres et pension permanente de 20 % ("encéphalées, douleur péri-orbitaire subjective, troubles nerveux consécutifs à commotion par éclat d'obus").

CARRIERE MILITAIRE, suite
Le 01-09-1919, affecté, en tant que sous-chef du Service d’information, à l’état-major du Général Nollet, président de la Commission militaire interalliée de contrôle, basée à Berlin et chargée de surveiller l’application du traité de Versailles.
Joue un rôle d’observateur lors du putsch de Kapp-Lüttwitz (13-17 mars 1920). Les services rendus par Henri BOURGOIN pendant cette crise fait l’objet, de la part du général Nollet président de la Commission interalliée, d'un témoignage de satisfaction (daté du 23-04-1920).
Le 18-10-1920, il reçoit du même général Nollet un témoignage de satisfaction pour l'ensemble de son travail dans le service de presse et d’information de la Commission interalliée.
Le 18-01-1920, nommé officier interprète de 1re classe pour la durée de sa mission en Allemagne.
Le 25-05-1920, nommé capitaine interprète.
Le 13-01-1923, nommé officier interprète de 1re classe (réserve).
Le 24-09-1927, cité à l'ordre de l'Ecole de perfectionnement du service d'état-major pour son assiduité aux séances de l'Ecole.
Le 25-05-1928, mis à la disposition du général commandant la 17e région.
Le 15-12-1931, à nouveau cité à l'ordre de l'Ecole de perfectionnement du service d'état-major pour son assiduité aux séances de l'Ecole.
Le 22-12-1936, mis à la disposition du général commandant la région de Paris.
Affecté à l'état-major de l'armée, 2e Bureau (ministère de la guerre) par décision ministérielle n° 02231 6/E.M.A. du 16-07-1937.

GUERRE DE 1939-1945
En 1939, mobilisé comme officier interprète. Le 22 juin 1940, assiste aux négociations de l'armistice de Rethondes, en tant qu'officier interprète auprès du général Huntziger et des plénipotentiaires ; membre de la commission d'armistice de Wiesbaden.

RESISTANT
Prend la défense des étudiants ayant manifesté le 11 novembre 1940 devant la tombe du soldat inconnu.
Constitue une cellule qui recueille des renseignements sur l’organisation ennemie, ses déplacements professionnels lui offrant l’opportunité de collecter des informations et de rencontrer des correspondants.
Transmet à la Résistance des informations en vue du débarquement.
Travaille pour le colonel ROL-TANGUY lors de la libération de Paris.
Affecté à la Sécurité militaire jusqu’en 1945.
Le 30-12-1948, promu au grade de lieutenant-colonel de réserve du corps des interprètes militaires.

CITATIONS, DECORATIONS
Pendant la guerre de 1914-1918 : trois citations à l'ordre de la division, une citation à l'ordre du corps d'armée, une citation à l'ordre de l'armée.
Croix de guerre 1914-1918.
Croce al Merito di Guerra (croix du mérite de la guerre, décoration militaire italienne).
Chevalier de la Légion d'honneur (08-01-1919),
Officier de la Légion d'honneur à titre militaire (07-07-1933).
Commandeur de la Légion d'honneur (07-01-1957). Cf. rubriques spécifiques.

OPINIONS POLITIQUES
Républicain, fervent défenseur de l'enseignement laïque
En 1923 : vice-président du Cercle radical-socialiste de Toulouse.

ADRESSES CONNUES
En avril 1924 : 4 boulevard Gambetta à Rodez (Aveyron).
En mars 1925 : 10 cours de la Chartreuse à Cahors (Lot).
De juillet 1926 à mi-1931 : 6 rue Oberlin à Colmar.
Après 1935 : 132 boulevard Raspail à Paris (6e).

 Sources

  • Personne: Sources familiales + fiche matricule + base Eleonore de la Légion d'honneur + notice biographique par Guy CAPLAT In: L'Inspection générale de l'Instruction publique au XXe siècle. Dictionnaire biographique des inspecteurs généraux et des inspecteurs de l'Académie de Paris, 1914-1939. Paris : Institut national de recherche pédagogique, 1997, pp 182-184.

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

sosa Antoine LAFON BOURGOIN 1785-1854 sosa Jeanne TEYSSOU 1798-1849 sosa Antoine COUDER 1783-1856 sosa Jeanne BURG 1798-1874 sosa Antoine DUCASSE 1797-1828..1831 sosa Jeanne Marie DUHA 1804-1838 sosa Jean MUSSOTTE †/1895 sosa Jeanne LUSSAGNET ca 1801-1895
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sosa Antoine BOURGOIN 1817-1903 sosa Marie COUDER 1828-1883 sosa Jean DUCASSE 1828-1880 sosa Marguerite MUSSOTTE 1835-1918
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sosa Dominique BOURGOIN 1852-1924 sosa Marie DUCASSE 1861-1925
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sosa Henri Jérôme BOURGOIN 1889-1965