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Liliane SCHUELLER
(Liliane Henriette Charlotte Betsy SCHUELLER)
 Liliane Bettencourt


  • Née le 21 octobre 1922 - Rue de la Chaise, n°7, - Paris, 75007, France
  • Décédée le 21 septembre 2017 - Neuilly-sur-Seine, 92200, Hauts-de-Seine, Île-de-France, France , à l’âge de 94 ans

 Parents

 Union(s) et enfant(s)

(pages liées)

 Notes

Notes individuelles


Liliane Bettencourt, née Liliane Schueller le 21 octobre 1922 dans le 7e arrondissement de Paris, est une femme d'affaires française, fille unique et héritière d'Eugène Schueller, fondateur (entre autres) de la Société française de teintures inoffensives pour cheveux devenue depuis le groupe L'Oréal et de Louise Doncieux, femme d'affaires (1885-1927).

Veuve de l'ancien ministre André Bettencourt, elle est la première actionnaire du groupe L'Oréal. Elle est en 2013, d'après le magazine Forbes, la première fortune française, et la 9e personne la plus riche du monde (et première femme) avec une fortune estimée à 30 milliards de dollars US.

Sommaire

 1 - Biographie

Liliane Henriette Charlotte Schueller est la fille d'Eugène Schueller, le fondateur du groupe L'Oréal.

Elle se marie le 8 juin 1950 avec André Bettencourt, dirigeant du groupe L'Oréal et homme politique français. Elle a une fille, Françoise Bettencourt Meyers, née le 10 juillet 1953, d'où deux petits-enfants : Jean-Victor (né en 1986) et Nicolas (né en 1988).

Stagiaire chez L'Oréal dès 1937, elle en hérite au décès de son père en 1957.

Avec son mari, elle crée le 22 décembre 1987 la Fondation Bettencourt Schueller, dédiée au mécénat dans les domaines de la recherche médicale, de la culture et de l'humanitaire3.

Liliane Bettencourt réside à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), depuis plusieurs années.

Elle perd son mari en 2007 et les années qui suivent sont marquées par deux affaires judiciaires, largement reprises par la presse et qui amènent Liliane Bettencourt à s'exprimer publiquement :

  • l'affaire Banier-Bettencourt ;
  • l'affaire Woerth-Bettencourt.

 1.1 - Affaire Banier

La première affaire concerne une plainte de sa fille, Françoise Bettencourt Meyers, qui, en décembre 2008, accuse d'abus de faiblesse l'artiste François-Marie Banier, que sa mère a rencontré au milieu des années 1980. Elle le soupçonne d'avoir largement profité de l'argent de sa mère, qui s'en défend, et demande la mise en tutelle de cette dernière. L'avocat de Liliane Bettencourt, Me Georges Kiejman, annonce le 28 août 2010 que celle-ci a révoqué, courant juillet, la qualité de légataire universel accordée à François-Marie Banier. Le 7 décembre 2010, Lilianne Bettencourt et sa fille annoncent à la presse leur réconciliation.

 1.2 - Affaire Woerth-Bettencourt

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Liliane Bettencourt est également mise en cause dans une affaire politico-financière, l'affaire Woerth-Bettencourt. Liliane Bettencourt a financé légalement des partis et personnalités, mais est également soupçonnée d'avoir financé illégalement la campagne présidentielle de Nicolas Sarkozy.

 1.3 - Fortune et revenus

Liliane Bettencourt est à la tête d'une importante fortune, gérée par la holding de patrimoine Téthys, longtemps dirigée par Patrice de Maistre.

Selon l'édition du quotidien Le Monde du 7 juillet 2005, la participation directe détenue par Liliane Bettencourt dans L'Oréal fait d'elle la seconde femme la plus riche du monde. En 2009, elle reste la femme la plus riche d'Europe. En 2010, elle devient selon Forbes, la troisième femme la plus riche du monde avec une fortune personnelle évaluée à 20 milliards de dollars. Elle prend ainsi la 17e place du classement des fortunes mondiales. Elle est la deuxième fortune française en 2010 selon ce magazine ou la troisième selon le magazine Challenges.

Elle possède une résidence de vacances sur la pointe de l'Arcouest construite par son père, en face de l'île-de-Bréhat en Bretagne. Elle possède par ailleurs une villa au cap Formentor en Espagne et une propriété, à Saint-Maurice-d'Ételan, en Normandie (Les Belles roches) qu'elle a cédé à un membre de la famille de son mari quelques mois après le décès de celui-ci. Elle a été également propriétaire de l'île d'Arros aux Seychelles vendue en 2012 pour 60 millions de dollars (49 millions d’euros) à une entreprise liée à la fondation suisse Save our Seas (SOSF), dont le saoudien Abdulmohsin al-Sheikh est le président. Elle possède une collection de tableaux dont des toiles de Chirico, Fernand Léger, Picasso, Girodet, Matisse, Munch, Juan Miro, Braque pour une évaluation de 19,5 millions d'euros en 2001. Toutes ces toiles ont été léguées à François-Marie Banier en nue-propriété par donation le 23 février 2001 ; il en prendra possession le jour du décès de Liliane Bettencourt.

En 2010, l'enquête judiciaire autour de l'affaire Woerth-Bettencourt fait peser sur Liliane Bettencourt des soupçons d'évasion fiscale, dont la presse se fait largement écho. Son gestionnaire de fortune a en effet affirmé en juin 2010 qu'elle disposait de deux comptes non déclarés en Suisse, d'un montant total de 78 millions d'euros. Ces affirmations sont implicitement confirmées par Liliane Bettencourt, qui promet de régulariser sa situation fiscale.

Le 31 mai 2011, plusieurs sites dont Investir reprennent l'information du quotidien Les Échos à paraître le lendemain sur l'entrée de Liliane Bettencourt à hauteur de 20 % dans le capital de la société de Stéphane Courbit LOV Group par l'intermédiaire de la Financière de L'Arcouest (société créée pour l'occasion du nom de sa propriété en Bretagne).

En 2012, Liliane Bettencourt a touché 360 millions d'euros de dividendes car elle détient 180 millions d'actions et les dividendes versés sur le résultat 2011 sont de 2 € par action.

En mars 2013, Liliane Bettencourt est classée comme la femme la plus riche du monde par le magazine Forbes prenant la première place à Gina Rinehart avec une fortune totale estimée à 30 milliards de dollars.

 1.4 - Le groupe L'Oréal

Liliane Bettencourt hérite du groupe L'Oréal au décès de son père, en 1957.

Pendant la campagne présidentielle de 1974, en prévision d'une éventuelle nationalisation du groupe L'Oréal, la famille Bettencourt réalise un échange d'actions avec Nestlé. La famille Bettencourt détient depuis cette date 4 % du capital de Nestlé. Le capital du groupe L'Oréal est quant à lui détenu à 53,85 % (soit 364 042 900 actions) par Gesparal, une holding dont la famille Bettencourt-Meyers détient 51 % et Nestlé 49 % des parts. Gesparal possède en outre 71,66 % des droits de votes au sein du groupe L'Oréal.

Le 3 février 2004, la famille Bettencourt-Meyers et Nestlé signent une fusion à effet rétroactif entre L'Oréal et Gesparal : la famille Bettencourt-Meyers et Nestlé deviennent actionnaires directs de L'Oréal, au 1er janvier 2004. La famille Bettencourt détient désormais 27,48 % du capital (soit 185 661 879 actions) et 28,58 % des droits de votes de L'Oréal, contre respectivement 26,38 % (soit 178 381 021 actions) et 27,46 % pour Nestlé23. Les deux parties s'engagent à ne pas augmenter leurs participations respectives et à ne pas les céder pendant une durée de cinq ans. Depuis 2009, seule subsiste une clause de préemption réciproque.

Depuis 2004, les participations de la famille Bettencourt sont logées dans la société Téthys, dont Liliane Bettencourt est la gérante. Ces actions ont fait l'objet en 1992 d'une donation en nue-propriété de la part de Liliane Bettencourt à sa fille (deux tiers) et à ses deux petits-fils (un tiers), Liliane Bettencourt bénéficiant de l'usufruit (les dividendes) et se réservant les droits de vote au sein du conseil d'administration de L'Oréal.

 1.5 - Fiscalité

 1.5.1 - Impôt sur le revenu

En 2009, selon des calculs faits par l'hebdomadaire Le Canard enchaîné, l'impôt sur le revenu de Liliane Bettencourt devrait être inférieur à 25 millions d'euros, soit un taux d'imposition de 9 %, malgré les 280 millions d'euros de dividendes versés par le groupe L'Oréal en 2009.

En effet, du fait de l'optimisation fiscale, Liliane Bettencourt n'est imposée que sur les rémunérations de la holding de patrimoine Téthys, soit 145 millions d'euros en 2009, les 135 millions restants demeurant dans les actifs de cette holding, qui détient environ 30 % du capital de L'Oréal.

 1.5.2 - Bouclier fiscal

De 2006 à 2010, le Trésor public a remboursé 100 millions d'euros au cours des quatre dernières années à Liliane Bettencourt au titre du bouclier fiscal. En 2008, le montant des sommes remboursées au titre du bouclier fiscal a été 30 millions d'euros25, soit 5 % de son coût total.

L'économiste Thomas Piketty explique qu'il lui suffit en tant que rentière de ne se verser annuellement que des dividendes relativement modestes pour que le montant de son ISF lui soit quasi intégralement remboursé en vertu du bouclier fiscal. Liliane Bettencourt se retrouve ainsi d'après ses calculs avec un taux d'imposition très faible, d'environ 6 % de ses revenus, « bien inférieur à celui des salariés de L’Oréal, et de tous ceux qui n’ont que leur travail pour vivre » souligne-t-il.

 1.5.3 - Redressement

Le 22 novembre 2011, Mediapart révèle que le fisc, dans le cadre d'un redressement fiscal, réclame à Liliane Bettencourt 77 752 139 euros au titre de l'impôt sur la fortune (ISF) pour les années 2004 à 2010 et, au titre de l'impôt sur le revenu, pour les années 2006 à 2009.

 1.6 - Fondation et donations

Avec son époux, elle crée le 22 décembre 1987 la Fondation Bettencourt Schueller, dédiée au mécénat. Cette fondation finance notamment une ONGI de lutte contre le sida, Solthis, ce qui a valu à Liliane Bettencourt la Légion d'honneur (promotion Santé). Le 11 février 2010, elle lègue à cette fondation la somme de 552 millions d'euros. Il s'agit de la plus importante donation privée en France, qui permettra la construction d'un centre de recherche médicale.

En mai 2011, Liliane Bettencourt a fait une donation de 10 millions d'euros à l'Institut de France.

 1.7 - Décoration

Le 31 décembre 2001, elle est promue chevalier de la Légion d'honneur, par Bernard Kouchner, promotion de la délégation ministérielle à la Santé du ministère de l'Emploi et de la Solidarité.


 2 - Polémique

Un témoin corrobore le témoignage de l'ex-comptable, un autre l’infirme…

Après les révélations de Claire Thibout en début de semaine dans Mediapart, la justice a pris le relais. Et auditionne tous azimuts pour tenter de tirer l’histoire au clair, alors que les PV des auditions se retrouvent presque instantanément dans la presse. Vendredi matin, Le Nouvel Observateur a révélé que l’ex-secrétaire particulière d’André Bettencourt, dit «Dédé», «a confirmé» les affirmations de la comptable. Me Antoine Gillot, son avocat, précise au site que sa cliente, interrogée par la brigade financière, n’a jamais assisté à une remise d’argent, mais que tout le personnel était «au courant» de cette pratique. Une version confirmée par Pascal Bonnefoy, l’ex-majordome de Liliane Bettencourt, auteur des enregistrements pirates.
Peu après que cette information a été mise en ligne, lefigaro.fr faisait état du témoignage de la responsable des grands comptes de la BNP, Eva A., qui, elle, infirme les propos de l’ex-comptable. Cette dernière assurait avoir appelé Eva A. après que Patrice de Maistre lui a demandé de retirer 150.000 euros pour les donner à Eric Woerth et que la banquière le lui aurait déconseillé pour ne pas attirer l'attention de Tracfin, la cellule anti-blanchiment de Bercy. «Je n'ai jamais reçu cet appel téléphonique de madame Thibout (…) Je suis formelle», a-t-elle déclaré, selon le PV d’audition.

 2.1 - Parole contre parole

Autre point contesté par la banquière: le fait qu’elle demande un dépassement de son accréditif (plafond pour retirer de l’argent). «Je n'ai jamais eu madame Thibout au téléphone pour une demande de dépassement du montant de l'accréditif, que ce soit en mars 2007 ou à une autre date». Et de préciser: «Il y a pu avoir, il y a quelques années, une demande ponctuelle dépassant de fait le montant de 50.000 euros hebdomadaires. Il s'agissait d'une demande exceptionnelle et toujours assujettie à un accord de l'agence Opéra, gestionnaire du compte.» Or, l’ex-comptable disait demander une dizaine de fois par an un dépassement de son accréditation. Patrice de Maistre, l’autre témoin-clé interrogé, a nié avoir jamais demandé un retrait d’argent pour financer la campagne électorale de Nicolas Sarkozy en 2007.

Lors de son audition jeudi, Claire Thibout avait non seulement confirmé que Patrice de Maistre lui avait demandé de retirer 150.000 euros du compte de Liliane Bettencourt – elle n’en avait retiré que 50.000 finalement – mais elle avait en plus ajouté que d’autres personnalités politiques ont bénéficié des largesses du couple, selon des PV diffusés par Le Monde.

 2.2 - «Elle en sait trop»

Cette large diffusion des PV est jugée «scandaleuse» par Me Antoine Gillot, l’avocat de la comptable et de la secrétaire particulière. Ceux-ci sont «choisis avec soin», a-t-il affirmé vendredi midi sur Europe 1, pour «discréditer» sa cliente, qui gêne car «elle en sait trop». «Qui les a transmis (les PV d’audition) si ce n’est le parquet de Nanterre ou le ministre de l’Intérieur?», a-t-il même accusé.

Vu que les témoins campent sur leurs positions, les enquêteurs devront appuyer leurs investigations sur les fameux carnets de comptes de la milliardaire. Pour peu qu’ils arrivent à comprendre toutes les annotations.


 3 - Lemonde.fr | 12.07.10 | 19h23 • Mis à jour le 13.07.10 | 11h37

Sept nouvelles perquisitions ont eu lieu lundi 12 juillet dans le cadre des enquêtes préliminaires pour des soupçons d'évasion fiscale révélés par les enregistrements effectués, de mai 2009 à mai 2010, dans l'hôtel particulier de Liliane Bettencourt, l'héritière de L'Oréal.

Les perquisitions, qui se sont achevées tard dans la nuit de lundi à mardi, visaient en particulier la comptabilité de Liliane Bettencourt, a-t-on appris mardi de source policière. L'une d'elles concernait une annexe de l'hôtel particulier de Liliane Bettencourt à Neuilly (Hauts-de-Seine), abritant les bureaux de sa nouvelle comptable.

Une autre perquisition visait le domicile du photographe François-Marie Banier qui, selon une source policière, n'était pas présent lors de la venue des policiers à son hôtel particulier, rue Servandoni, dans le 6° arrondissement de Paris. Le photographe est accusé d'abus de faiblesse par la fille de Mme Bettencourt, Françoise Bettencourt-Meyers, pour des dons d'un milliard d'euros dont il a bénéficié. L'identité des autres personnes visées par la perquisition n'a pas été précisée. Selon une source proche de l'enquête, les policiers se sont rendus "chez un avocat et un notaire".

Les enquêteurs sont à la recherche de documents susceptibles d'étayer les soupçons d'évasion fiscale mis au jour par les enregistrements clandestins effectués, de mai 2009 à mai 2010, dans l'hôtel particulier de l'héritière de L'Oréal. Les policiers avaient déjà effectué des perquisitions vendredi dernier au domicile du gestionnaire de fortune de la milliardaire, Patrice de Maistre, et dans ses sociétés.

Des policiers de la brigade financière agissant sur réquisition du procureur Philippe Courroye se sont présentés au bureau de l'héritière de L'Oréal à Neuilly-sur-Seine (Hauts-de-Seine), près de Paris peu après 17 heures. Ils recherchaient notamment des documents sur le statut de l'île d'Arros, qui pourrait appartenir à Liliane Bettencourt ou à l'un de ses proches via une société off-shore basée au Liechtenstein. En l'absence de Mme Bettencourt qui se trouve actuellement dans sa résidence secondaire de l'Arcouest, en Bretagne, c'est, selon Le Figaro.fr, sa secrétaire comptable qui a ouvert aux policiers.


21 septembre 2017

 4 - Liliane Bettencourt, héritière de L’Oréal, est morte

La fille du fondateur du groupe de cosmétiques était devenue au fil des ans la femme plus riche du monde. Elle est morte à l’âge de 94 ans.

Fille du fondateur de L’Oréal, Liliane Bettencourt est morte le 21 septembre à l’âge de 94 ans. Devenue au fil des années la femme la plus riche du monde (selon Forbes en mars 2017), elle avait conforté l’hégémonie mondiale du groupe de cosmétiques. Son nom a été malgré elle mêlé à un long feuilleton politico-médiatique, sur fonds de soupçon d’abus de faiblesse de la part du photographe François-Marie Banier. Un protocole transactionnel entre la fille de Liliane Bettencourt et le photographe, qui a reçu d’immenses largesses, a été signé fin août. Cette bataille judiciaire a également mis en cause l’homme de confiance de Liliane Bettencourt, Patrice de Maistre, et l’ancien ministre et trésorier de campagne de Nicolas Sarkozy, Eric Woerth.

ée le 21 octobre 1922 à Paris, Liliane Schueller, orpheline de mère très jeune, envoyée d’abord chez les Dominicaines à Lyon, est surtout élevée par son père. Eugène Schueller qui avait dû, faute de moyens, abandonner ses rêves d’intégrer Polytechnique, arriva major de l’Institut de chimie en 1904. Il devint entrepreneur. Avec la création de L’Auréale (devenu L’Oréal) cinq ans plus tard, il mit au point ses premières teintures capillaires au moment où Louise Brooks et Coco Chanel osaient couper et changer la couleurs des cheveux.

Les produits d’Eugène Schueller ravitaillent à foison les milliers de salons de coiffure qui ouvrent chaque année. Sa teinture Imédia est un succès, le shampooing Dop, lancé en 1934, fait des émules. Ambre solaire arrive l’année des premiers congés payés… L’entreprise se développe à vive allure.

Liliane vit au rythme de l’entreprise et de son père. En 1932, la famille partage son temps entre le 16e arrondissement de Paris et la somptueuse villa de L’Arcouest, sur la côte nord de la Bretagne. Là, ils retrouvent le Paris des idées : les Curie, l’historien Charles Seignobos et l’astrophysicien Louis Lapicque… Eugène Schueller, remarié à son ancienne gouvernante anglaise, Annie Grace Burrows, favorise ce cercle de proches.

 4.1 - Part d’ombre

André Bettencourt (1917-2007) en est l’épicentre. A 27 ans, Liliane épouse ce fils de bourgeois normand, catholique et traditionaliste. Les engagements de jeunesse de son époux, comme ceux d’Eugène Schueller, apportent leur part d’ombre à l’histoire familiale. On leur reprocha leur soutien au régime de Vichy. Eugène Schueller fut cloué au pilori pour avoir financé le groupe clandestin d’extrême droite Comité secret d’action révolutionnaire, « La Cagoule », entre 1936 et 1940, puis le Mouvement social révolutionnaire.

A propos de l’ambivalence de son père, fasciné par le national-socialisme allemand mais qui dans le même temps organisait la protection de ses salariés juifs, Liliane Bettencourt confia à Franz-Olivier Giesbert dans François Mitterrand : une vie (Seuil, 1996) : « C’était un homme plein d’espérance, pathologiquement optimiste, qui ne comprenait rien à la politique. Il n’était jamais dans le bon bateau. »

Proche de François Dalle, André Bettencourt fait la connaissance de François Mitterrand à la pension des frères maristes à Paris. Ils resteront amis pendant soixante ans. A 20 ans, le mari de Liliane Bettencourt soutient Pétain, signe des brûlots antisémites dans La Terre française puis tourne casaque. En 1942, il rejoindra François Mitterrand et le réseau de résistance des prisonniers de guerre.

 4.2 - A l’usine pour coller des étiquettes

A cette époque, Liliane Bettencourt est avant tout l’épouse d’un homme politique. André Bettencourt fait, après-guerre, une longue carrière au service de l’Etat et de la droite conservatrice. Au cabinet de Pierre Mendès France avant de devenir ministre de 1966 à 1973, dans les gouvernements de Georges Pompidou, Maurice Couve de Murville, Jacques Chaban-Delmas et Pierre Messmer.

Liliane et André Bettencourt auront une fille unique, Françoise, qui voit le jour en 1953, à Neuilly-sur-Seine. Quatre ans plus tard, à la mort d’Eugène Schueller, Liliane doit prendre les rênes de L’Oréal. Son mari et le petit cercle, auquel appartient le couple Pompidou, la conseillent et l’entourent. Elle connaît L’Oréal mieux que personne. L’entreprise a toujours fait partie de sa vie. A 15 ans, son père l’a envoyée à l’usine d’Aulnay coller des étiquettes sur les bouteilles de shampoing pendant ses vacances.

Première actionnaire de L’Oréal, Liliane Bettencourt devient la gardienne du temple. Le dauphin de son père, François Dalle, codirecteur de L’Oréal depuis 1948, dirigera l’entreprise. Sur ses conseils, en 1963, elle approuve l’entrée en Bourse qui fera sa fortune. Elle écoute Georges Pompidou qui, en 1969, lui suggère – pour éviter toute nationalisation en cas d’arrivée de la gauche au pouvoir – d’accueillir un partenaire dans le capital. Elle fera entrer le suisse Nestlé en 1974 comme deuxième actionnaire de L’Oréal.

 4.3 - Mise sous tutelle

Au fil du temps, Liliane Bettencourt délègue une part de ses responsabilités à son époux, qui meurt en 2007, puis à son gendre, Jean-Pierre Meyers. L’affaire Banier joue un rôle profondément destructeur dans les relations entre la propriétaire de L’Oréal et sa fille, qui obtient la mise sous tutelle de sa mère en 2011. Trois ans plus tard, en février 2014, le scénario catastrophe qui hante les politiques est évité : L’Oréal ne sera pas croqué par le groupe suisse.


 5 - Les 500 plus grandes fortunes de France (2015)

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  • Liliane Bettencourt et sa famille
  • Rang : 2ème
  • 2015 : 30 900 M€
  • 2014 : 26 000 M€
  • 2013 : 23 200 M€
  • 2012 : 15 300 M€
  • 2011 : 14 500 M€
  • 2015 - Via leur holding familial Téthys, les héritiers d’Eugène Schueller détiennent 33,09 % du groupe de cosmétiques (CA : 22,5 milliards), qui réalise un bon début d’année 2015. Françoise Meyers, qui détient la nue-propriété du groupe familial, exerce avec ses enfants la tutelle sur les biens de sa mère Liliane et siège au conseil d’administration du groupe. Liliane reçoit, quant à elle, l’usufruit des actions familiales. En mai, le verdict du procès pour abus de faiblesse sur Liliane Bettencourt a mis un terme à plusieurs années de tempête judiciaire
  • Les héritiers du fondateur de L'Oréal possèdent plus de 30% du capital du groupe de cosmétiques (CA : 22,4 milliards). Leur holding, Thétys, a reçu l'an dernier 350 millions de dividendes. Liliane conserve l'usufruit des titres et sa fille, Françoise, la nue-propriété. Mais leurs relations sont tendues depuis la mise sous tutelle de la première par la seconde. Celle-ci semble tenir les rênes et a placé son fils aîné au conseil d'administration de L'Oréal, au siège qu'occupait sa grand-mère.

 5.1 - 2015 - Les 500 plus fortunés de France se sont enrichis de 25 % en un an

Les 500 premières fortunes de France ne connaissent pas la crise et ont même vu leur richesse globale augmenter de près d'un quart en un an, rapporte l'hebdomadaire Challenges à paraître jeudi 11 juillet.

Leur richesse cumulée s'établit désormais à 330 milliards d'euros et n'a jamais été aussi élevée depuis 1996, année où Challenges a lancé le classement des "500". Elle a quadruplé en une décennie et représente 16 % du produit intérieur brut du pays. Elle compte aussi pour 10 % du patrimoine financier des Français, "soit un dixième de la richesse entre les mains d'un cent-millième de la population", affirme Challenges.

Ce groupe de 500 compte 55 milliardaires, soit 10 de plus que l'année dernière, précise l'hebdomadaire. Le plus petit des 445 millionnaires affiche, pour sa part, quelque 64 millions d'euros de patrimoine. Et la tendance ne semble pas faiblir. Les dix premiers du classement ont vu leur fortune croître de 30 milliards en douze mois, à 135 milliards (40 % du total). Une embellie qui permet même aux riches français de s'inscrire dans le nouveau palmarès des 100 premières fortunes européennes, publié par le magazine suisse Bilan.

En tête de liste, Bernard Arnault, PDG de LVMH, affiche une fortune de 24,3 milliards d'euros, en hausse de 3,1 milliards. Il est suivi de l'héritière de L'Oréal, Liliane Bettencourt, avec une fortune de 23,2 milliards, qui a fait un bond de 7,9 milliards. Gérard Mulliez, du groupe de distribution Auchan, arrive non loin derrière, avec 19 milliards (+ 1 milliard), suivi de Bertrand Puech (Hermès), dont la richesse s'est maintenue à 17,4 milliards.

Naissance

9h00

Notes concernant l'union

Union avec André BETTENCOURT


Un contrat de Mariage a été reçu le 26 mai 1950 auprès de Maître Jacques Faroux, notaire à Paris.

 Sources

  • Personne: CdBdM / Wikipédia
  • Naissance: Paris 7ème - Année 1922, Acte n°824
  • Union 1: Vallauris, Année 1950, Acte n°20
  • Famille 1, famille 2: CdBdM

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Charles SCHUELLER 1848-   Amélie DENIZOT 1848-   Auguste Emile DONCIEUX 1853-   Marie Henriette Adrienne ALLART 1853-
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portrait
Eugène SCHUELLER 1881-1957
  Louise DONCIEUX 1885-1927
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Liliane SCHUELLER 1922-2017



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