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Justine LÉVY
(Justine Juliette LÉVY)


  • Née le 4 septembre 1972 - Paris, 75016, Île-de-France, France
  • Âge : 46 ans
  • Femme de lettres, Ecrivain, Editrice pour les éditions Stock
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 Parents

 Union(s) et enfant(s)

 Frères et sœurs

 Demi-frères et demi-sœurs

Du côté de Bernard-Henri LÉVY 1948
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 Chronologie


(pages liées)

 Notes

Notes individuelles


Justine Lévy est une femme de lettres française.

Sommaire

 1 - Biographie

Justine Lévy est la fille de l'écrivain Bernard-Henri Lévy et d'Isabelle Doutreluigne, première épouse de son père, mannequin de profession.

Elle poursuit des études de philosophie puis travaille pendant neuf ans comme lectrice chez Calmann-Lévy puis aux éditions Pauvert. Elle travaille aujourd'hui comme éditrice pour les éditions Stock.

En 1995, elle épouse Raphaël Enthoven, le fils de Jean-Paul Enthoven, éditeur et meilleur ami de son père. Elle dit avoir été sévèrement affectée dans son enfance par les différends conjugaux chez ses parents, par ses rapports difficiles avec une mère fantasque - « à l'ouest », selon son expression -, mais rassurée par son père qui « arrange toujours tout ». Elle se décrit « accro », intoxiquée aux médicaments psychotropes, aux amphétamines et drogues dures, et a été envoyée en désintoxication par son père.

En 2000, son mari et le mannequin Carla Bruni, qui vit alors avec son beau-père Jean-Paul Enthoven, entament une liaison. Raphaël divorce et s'installe avec Carla, ce qui plonge Justine Lévy dans un état d'anéantissement profond dont elle se sort au bout de quelques années. Elle relatera cette expérience dans un livre autobiographique, Rien de grave, où elle se montre peu conciliante à l'égard de sa « rivale », Carla Bruni. Ce best-seller paru en 2004 lui vaut les éloges du monde de la littérature, et un succès public.

En 2010, elle est membre du jury du prix Françoise-Sagan.

Elle a une fille, Suzanne, et un fils, Lucien, avec l’acteur Patrick Mille (Chico avec Edouard Baer sur Canal+).

 1.1 - Écriture

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Pour son premier roman Le Rendez-vous, elle traitait de ses rapports difficiles avec sa mère : en l'attendant à un rendez-vous, la fille se remémore les souvenirs agréables et pénibles sur sa mère. Tout le roman est donc construit sous forme de flash-backs. Le Rendez-vous sort en 1995 et obtient un succès mitigé. Il est néanmoins traduit en anglais et édité aux États-Unis en 1997, dans toute l'Europe et en Corée. Elle gagne pour ce livre le prix Contre-point de littérature française.

Son deuxième roman Rien de grave publié chez Stock en 2004 raconte la peine d'une jeune femme que son mari quitte pour une autre. Ce récit est en réalité une autofiction12. Le roman obtient un réel succès (110 000 exemplaires vendus en moins d’un mois). Le livre est traduit en anglais, en allemand et en espagnol. Elle gagne le prix Littéraire Le Vaudeville et le Grand Prix Littéraire de l'Héroïne Marie France en 2004.

Le roman de Justine Lévy Rien de grave a été édité aux États-Unis en octobre 2005. Pour son lancement, Justine Lévy a été présentée à la société littéraire de la ville de New York et elle a été interviewée à la télévision américaine lors de l'émission le Charlie Rose show.

Son troisième roman, Mauvaise fille, est sorti en septembre 2009. Justine Lévy y revient, cette fois sous l'angle d'un récit chronologique, sur les relations avec sa mère, et plus particulièrement sur la maladie et la mort de sa mère - qui sont mises en parallèle avec la grossesse et la maternité de la fille. Il est sélectionné pour le prix Goncourt.


 1.2 - Œuvres

  • Le Rendez-vous, Plon, 1995 (ISBN 978-2259201162)
  • Rien de grave, Stock, 2004 (ISBN 978-2234056732)
  • Mauvaise fille, Stock, 2009 (ISBN 978-2234058644)
  • La Gaieté, Stock, 2014 (ISBN 978-2234070264)

 2 - Ils avaient tout pour être heureux

Lui, Raphaël Enthoven, jeune et beau philosophe. Elle, fille de BHL, séduisante romancière, portée par son nom illustre. Leur mariage avait été éblouissant... Jusqu’au jour où une ex-star des podiums va jouer les briseuses de ménage. La riposte de Justine sera impitoyable !

Marrakech, août 2000. Cet été-là, comme à l’habitude, Justine Lévy, accompagnée de son sémillant époux, Raphaël, a choisi de rejoindre son père, BHL, et sa belle-mère, Arielle Dombasle, au palais de la Zahia, le magnifique riad de l’écrivain. Grand seigneur, celui-ci adore y recevoir ses meilleurs amis. Jean-Paul Enthoven, le père de Raphaël, éditeur de BHL chez Grasset, est de ceux-là. Un fin lettré, qui adore se montrer bien accompagné. Ce jour-là, joli trophée, c’est Carla Bruni qui déboule en maîtresse à son bras. Très enjouée, l’ex-icône de mode, qui se prépare à entamer une fulgurante carrière de chanteuse, déborde d’entrain.

Un abattage de séductrice monstre. « On l’a vue arriver, genre le monde est à moi, et les mecs aussi... », écrira Justine. A vingt-cinq ans, la fille de BHL se montre d’un naturel assez réservé et peu sûre d’elle. Mais elle ne demande qu’à sympathiser : elle a déjà goûté à cette fascination pour les mannequins auprès de sa mère, un irrésistible et fantasque top model des années soixante-dix. Pourtant, Carla Bruni a beau la baptiser « Belles Fesses » et la traiter en amie, la jeune femme, jalouse, sent bientôt monter une complicité dangereuse entre son Raphaël et l’enjôleuse.

Il pourra toujours tenter de la rassurer en lui disant : « Maintenant qu’elle est avec mon père, ce n’est plus une femme, c’est un tabou », les jeux sont faits. Dans le palais de son beau-père, le beau Raphaël se laisse séduire et enlever par sa belle-mère. Une vraie tragédie racinienne ! Le parfum d’inceste affole le landernau parisien. A l’automne, on ne parle que de ça dans les dîners germanopratins, et du chagrin qui dévaste Justine. La liaison de Raphaël Enthoven et de Carla Bruni devient fracassante. Le père et le fils rivaux, qui se vénéraient, ne se parleront plus pendant des mois, et le clan BHL, très vigilant, forme une cellule de crise autour de la jeune femme délaissée. Hébétée, « tuméfiée à l’intérieur », Justine fond, se met à fumer, sans vouloir réaliser aussitôt le tour irrémédiable de la rupture, d’autant que Raphaël, déchiré entre les deux femmes, continue de l’appeler beaucoup.

Obsédée, incrédule encore, la fille de BHL mène une enquête discrète mais tenace auprès de ses amis sur Carla Bruni. Mais elle pourra toujours, de rage, dessiner des moustaches sur les portraits géants de sa rivale, derrière les Abribus, quitte à se faire traiter de graine de délinquante par les mamies. Ou faire scier son alliance qui ne veut plus alors quitter son doigt... Ça ne lui rend pas Raphaël, qui un jour lui téléphone chez Calmann-Lévy, où elle est lectrice, pour demander le divorce. Leur mariage, en septembre 1996, avait pourtant rempli les pages glamour des magazines : une cérémonie très mondaine à la mairie de Neuilly, suivie d’une soirée chez Castel où la jeune épousée, en fourreau rouge, semblait tout étourdie par ce beau linge.

La trahison est d’autant plus cuisante que, bien vite, Carla Bruni et Raphaël ont un fils, Aurélien. Un prénom que les ex-époux avaient rêvé de donner à leur futur enfant ! Comme la chanteuse surdouée en pince autant pour sa guitare que pour son amoureux, et qu’elle a cette voix basse et voilée tellement sexy, bientôt le nom de Raphaël – « quatre consonnes et trois voyelles » – devient un tube. La chanson est sur les ondes et sur les lèvres, on la fredonne partout.

La fille de BHL enrage d’assister, impuissante, à la notoriété grandissante du nouveau couple à la mode, à ces couvertures de magazine où leur bonheur éclate, en toute légitimité. Et surtout à l’aura de complicité intellectuelle qui émane de leur duo et de leur cénacle branché. Reléguée dans l’ombre, elle se morfond à ruminer une revanche, d’autant plus douloureuse que sa mère, affaiblie par la maladie, est aussi très affectée par son chagrin. A l’amour comme à la guerre ! Elle opte pour une vengeance de plume. La plus redoutable, celle qui s’en prend à la réputation.

Peu à peu – alors qu’un autre homme, le comédien Patrick Mille, s’efforce avec patience d’amadouer le chat échaudé qu’elle est devenue –, elle balance tout dans un roman quasi autobiographique. Désinvolture suprême : il s’appellera Rien de grave (éd.Stock). Mais c’est un livre assassin. Adrien, le mari volage, y apparaît en « bimbo », un amour de jeunesse qui vieillit en homme tape-à-l’œil et vaniteux. Carla devient Paula, une femme Terminator, belle et dangereuse avec son visage refait, sculpté dans la cire, ce visage qu’elle a choisi sur ordinateur avec son chirurgien, une tueuse qui « chie dans les ventilateurs ». Mais – c’est là sa grande force – Justine ne s’épargne pas non plus : dans un style ouaté et drôle, elle raconte comment elle s’est elle-même victimisée, les amphétamines, les cures de désintoxication, l’avortement à cinq mois de l’enfant qu’elle n’a pas vu venir, ses angoisses de fille à papa complexée. Trois semaines avant la parution du livre, prévue en février 2004, la presse est déjà sur les dents, on pressent une tourmente médiatique, l’événement tourne au règlement de comptes people.

Dans son appartement de la rue Bonaparte, recluse avec ses trois chats, Justine panique et ne répond plus au téléphone. Sur le plateau de « Tout le monde en parle », la seule télé qu’elle accepte de faire avec « Ex- Libris », elle apparaît terriblement mal à l’aise devant un Thierry Ardisson rentre-dedans. Fragile et orgueilleuse, mais d’une grande loyauté sentimentale, la jeune femme supporte mal d’avoir mis les siens – son père, sa mère – sous les feux brutaux des projecteurs. Pourtant, le livre est un best-seller – 200 000 exemplaires vendus – et il jette un sacré pavé dans la mare, au moment même où Carla Bruni triomphe aux Victoires de la musique, et à la une de Paris Match.

Outragée, furieuse, la chanteuse qui ne digère pas que sa rivale ait fait d’elle une caricature – cette Paula refaite – menacera de papier bleu toute parution qui s’en fera l’écho. « L’ex-femme de mon mari m’a fait passer pour une voleuse de mari, alors que tout le monde sait que les maris ne se volent guère, on sait les garder ou pas ! », déclarait-t-elle encore récemment dans Elle.

Quant à Raphaël, le grand silencieux dans cette guerre d’alcôve, il avait prévu de publier une lettre dans le JDD, mais la mort d’Isabelle Doutreluigne, la mère de Justine, le découragea de le faire. Cet extrait en donne bien le ton de dignité outragée : « Justine Lévy a du talent, mais elle est aujourd’hui devenue à la littérature ce que son père est à la philosophie depuis longtemps déjà : une anecdote, une subversion. Autrefois, les écrivains transcendaient le dépit en faisant de l’or avec la boue, maintenant ils y reviennent et s’en gavent... »

Depuis, des rumeurs de séparation ont couru sur le couple Carla-Raphaël qui habite un hôtel particulier du 16e arrondissement, niché dans la verdure. La « don juane » de la chanson les a balayées d’un revers de main : « J’ai la chance de vivre avec un homme qui cherche la même liberté que moi ! » La plus belle victoire de Justine, dans cette affaire, aura été de faire de son brûlot vengeur un vrai roman générationnel. Devenue par la grâce de son récit désenchanté une nouvelle Amélie Nothomb en puissance, la jeune femme, lectrice chez Stock, a devant elle une belle carrière d’écrivain. Maman d’une petite Suzanne depuis décembre, elle se consacre à sa vie avec son nouveau compagnon, le comédien Patrick Mille. Avec toujours ce sourire narquois à la Mona Lisa, qui semble vous dire en douce : « Des chagrins d’amour, vous et moi, nous en aurons encore ! Ce n’est pas la fin du monde. »


 3 - Extrait d'acte de naissance n°1949

Le 04 septembre 1972 à 13 heures 20 minutes est née en notre commune à Paris seizième arrondissement Justine, Juliette LEVY---

 3.1 - Mentions Marginales :

Mariée à Paris sixième arrondissement le 21 septembre 1996 avec Raphaël, David ENTHOVEN.

Divorcée de Raphaël, David ENTHOVEN par jugement du juge aux affaires familiales du tribunal de grande instance de Paris rendu le 16 mai 2001.

PACS enregistré au Tribunal d'instance de Paris 6ème le 8 avril 2005 avec MILLE Patrick Michel né(e) le 8 avril 1970 à Lisbonne (Portugal).

  • Paris 16e, Année 1972, Acte n°1949

 Sources

  • Personne, famille 1: CdBdM / Wikipédia
  • Naissance: Paris 16e, Année 1972, Acte n°1949
  • Union 1: Paris 6e - Année 1996, Acte n°229
  • Famille 2: CdBdM

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

André LÉVY 1920-1995   Ginette SIBONI ca 1925    
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Bernard-Henri LÉVY 1948
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Isabelle DOUTRELUIGNE ca 1950-2004
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Justine LÉVY 1972



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