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Paul RICARD
Paul RICARD
(Paul Louis Marius RICARD)


  • Né le 9 juillet 1909 - Marseille, 13000, Bouches-du-Rhône, Provence-Alpes-Côte d’Azur, France
  • Décédé le 7 novembre 1997 - Signes, 83870, Var, Provence-Alpes-Côte d'Azur, France,à l'âge de 88 ans
  • Industriel, Créateur du Ricard et de l'Anisette Ricard (1932)
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 Notes

Notes individuelles


Paul Ricard est un chef d’entreprise et entrepreneur français né à Sainte-Marthe (Marseille) le 9 juillet 1909 et mort le 7 novembre 1997. Il est le créateur du pastis Ricard. Son entreprise est actuellement intégrée dans le groupe Pernod Ricard. Il y a une seule rue qui porte son nom, elle est située dans un petit village du nord de la France, Vendeville. En 2008, la ville de Marseille a rendu hommage à Paul Ricard en lui dédiant une place sur la corniche. La place Paul-Ricard a été inaugurée par le maire de Marseille sur la Corniche en présence de son fils Patrick Ricard décédé le 17 août 2012. En 2009, année du centenaire de sa naissance, la ville de Six-Fours-les-Plages (83) a inauguré la corniche Paul-Ricard au Brusc. La ville de Bandol (83) a, elle aussi, inauguré la médiathèque Paul-Ricard, toujours à l'occasion de son centenaire.

 1 - Biographie

 1.1 - Avant la légende

Le 16 mars 1915, sous la pression des ligues de vertu et viticole, l'absinthe est interdite au prétexte qu'elle rend « fou et criminel ». Les consommateurs se contentent alors de liqueurs anisées à 40° dont le taux de sucre et d’essence est trop bas pour une saveur satisfaisante : La Cressonnée, la Tommysette, l'Amourette, Berger et le déjà célèbre Pernod, dont les ventes sont autorisées depuis 1922. On leur donne alors le nom de pastis, mot occitan signifiant situation trouble ou mélange à Marseille et encore utilisé en Provence sous cette acception.

Paul Ricard est issu d'une famille de boulanger et de négociants en vins. Il veut être peintre et entrer à l'École supérieure des beaux-arts de Marseille mais son père, marchand de vins, refuse. Aussi aide-t-il son père en le suivant dans ses tournées après le lycée. À 12 ans, il rencontre Monsieur Espanet, ancien coiffeur devenu bouilleur de cru qui lui confie le secret de sa recette de pastis à 60°2. Il tente avec son frère Pierre de fabriquer son propre pastis et en faire le plus apprécié des consommateurs. Dans un petit laboratoire de fortune qu'il a aménagé chez lui avec un alambic, il consacre son temps à faire des mélanges, à tester les arômes comme la réglisse et des plantes provençales. Il élabore finalement une recette incluant un mélange d'anis étoilé et d'anis vert teinté d'une pointe de réglisse. Suite à ça il distribue et fait tester cet alcool — pourtant interdit — dans les cafés de son quartier Sainte-Marthe, ce qui lui occasionne des problèmes avec les autorités de police et de douane.

 1.2 - 1932, l'année de la libération

Le 7 avril 1932, un décret libéralise la fabrication et la vente de boissons anisées à 40°. Paul Ricard, après un intense travail de lobbying, vient de créer la recette originale de son pastis auquel il donne son nom avec un slogan, « Ricard, le vrai pastis de Marseille » : c'est la première fois que le mot pastis apparaît sur l'étiquette d'un apéritif anisé. Il commence ainsi à faire le tour des bistrots et cafés de la ville, pour se faire connaître et se faire une clientèle, car la concurrence est rude à Marseille. Il s'en différencie en vendant son pastis dans une bouteille d’un litre avec lequel on peut tirer cinquante verres.

En huit mois, 250 000 bouteilles sont vendues. Paul Ricard s’occupe de tout : il conçoit lui-même le fameux broc à bec verseur, et dessine les affiches publicitaires qui ornent les premiers camions de livraison de l’entreprise. Très vite, la marque sort du seul territoire marseillais. Un très large réseau de distribution permet à ses ventes de décoller et il devient le premier vendeur de pastis au détriment de Pernod qui n'a pas vu le coup marketing de Ricard d'associer la boisson à Marseille et la Provence.

En 1936, c’est Lyon, où est lancée la première grande campagne publicitaire « Buvez le pastis à la marseillaise, à petites doses, avec cinq volumes d’eau », qui découvre le « vrai pastis de Marseille ». En 1938, un décret porte la teneur d’alcool du « pastaga » à 45° et permet ainsi de dissoudre plus d’essence d’anis, la saveur du pastis prenant alors toute son importance. Enfin, Paris est touché en 1939, à grand renfort de publicité. Cette année-là, des bouteilles font leur apparition en Espagne, en Italie et en Afrique du Nord. L’expansion se confirme mais les événements vont la contrarier pendant quelques années.

 1.3 - La parenthèse des années noires

En 1940, c’est la défaite de l'armée française et la naissance du Régime de Vichy dans la zone libre. L’État français lance sa « Révolution nationale » et le pastis fait partie de ce qui devient interdit.

Le coup est dur mais Paul Ricard se reconvertit dans l’agriculture en prenant possession du domaine de Méjanes, en Camargue : on y pratique la riziculture et l’élevage. En employant son personnel, il leur évite le STO. Pour compléter cette activité, il exploite l'eau minérale du Pestrin, une source acquise en Ardèche, produit des jus de fruits et les distille pour fournir une essence destinée aux véhicules de la Résistance. Il aimait répéter à ses proches interlocuteurs « J'emmerde le maréchal Pétain ».

À la Libération, la déception va être d’autant plus grande que le nouveau gouvernement ne révoque que partiellement les dispositions de Vichy en n’autorisant que les apéritifs à 40°.

 1.4 - Une marque mondiale

Après la guerre, Paul Ricard se rend aux États-Unis lors d’un voyage organisé pour des entreprises françaises. Il y découvre la recette du succès des firmes américaines : une organisation très professionnelle, une proximité des dirigeants et des employés, une concertation de tous les instants avec les syndicats et aussi la pratique du sponsoring.

En revenant en France, Paul Ricard décide de prendre les devants et de lancer son entreprise dans une voie encore très peu connue dans le pays, celle du parrainage : en 1948 la caravane du tour voit apparaître des véhicules insolites arborant le jaune et bleu ricard. Le soir, des concerts gratuits réunissant les stars et les espoirs du moment (Darcelys, Tino Rossi, Charles Trenet, Annie Cordy) distraient les spectateurs. En mai 1951, le pastis est enfin rétabli par décret (Pernod lance à cette occasion son Pernod 51). Revers de la médaille, la publicité des apéritifs anisés par affichage ou voie de presse est interdite par une loi du 6 janvier 1951. En 1956, en pleine crise de Suez et pénurie de pétrole, il organise la « caravane de la soif », avec une livraison de Ricard dans Paris à dos de chameau. En 1950, Paul Ricard rachète l'île de Bendor, propriété de la famille Ricard depuis. En 1961, il emmène tout son personnel en train à Rome et le pastis se voit béni par Jean XXIII.

Paul Ricard innove aussi dans son entreprise : les salariés sont à la pointe du progrès social des Trente Glorieuses et même si ses détracteurs le taxèrent de « paternalisme », il n’empêche que les conditions de travail du personnel firent beaucoup d’envieux : participation aux bénéfices, intéressement, protection sociale, épargne retraite, le tout entraîné par un véritable esprit d’équipe.

En 1968, Paul Ricard décide de passer la main : Bernard Ricard prend la relève puis doit céder sa place en 1971, son père ayant été furieux qu’il ait acquis grâce à un emprunt 48 % des champagnes Lanson. Dans les années 1970, ayant besoin d’argent pour financer la construction du circuit du Castellet, Ricard fusionne avec son ennemi de toujours Pernod. Patrick Ricard, le fils cadet du fondateur, en devient le directeur en 1977.

 1.5 - Le mécène

Parallèlement à son entreprise, Paul Ricard a été mécène, et s’est engagé dans de nombreuses aventures.

En sport, Paul Ricard, qui possédait près de Signes — village dans l’arrière-pays varois dont il fut le maire — un vaste domaine de mille hectares, fait construire à côté d’un aérodrome le circuit du Castellet, qui va très vite devenir une référence des sports mécaniques : la F1 en 1971 (et jusqu’en 1990), les grands prix moto et le Bol d’Or. Le circuit a été racheté en 1999 par Bernie Ecclestone, le patron de la F1, qui en a fait un circuit de tests ultra moderne, mais sans spectateurs ni compétitions.

Il fut aussi le mécène du navigateur Alain Colas en 1973 puis soutint Éric Tabarly en 1978 pour la conception de l'Hydrofoil, l'ancêtre de l'Hydroptère : amoureux de la mer et propriétaire d’un bateau de croisière, le Garlaban, du nom de la montagne de son enfance, Paul Ricard fit parler la passion.

Dans sa ville natale, Marseille, il est l'instigateur, avec l'appui du directeur du quotidien La Marseillaise, Michel Montana et de son directeur national des ventes de l'époque, Charles Pasqua, du Mondial la Marseillaise de pétanque 6, festival de pétanque, dont la première édition eut lieu en 1961.

La loi Barzach en 1987, interdisant le sponsoring sportif pour les marques d’alcool, condamna le groupe à se retirer de ce domaine, il se concentra sur le mécénat artistique.

Dans les arts et la culture, Paul Ricard mit en place dans les années 1960 la fondation Paul-Ricard qui avait pour objectif de révéler et de promouvoir de jeunes talents de la littérature, de la peinture et bien d’autres. Il était passionné par la peinture et fit l’acquisition de la Pêche au thon de Salvador Dalí. La marque a toujours continué cette politique, même après le départ du patron, avec la création en 1988 de la Ricard SA Live Music qui organise des concerts, dont certains gratuits, avec des stars nationales et internationales, ainsi que la fondation d'entreprise Ricard dédiée a la promotion de l'art contemporain.

Paul Ricard s’investit aussi dans la tauromachie, avec les clubs taurins qui aujourd’hui encore participent activement à l’organisation de manifestations et de fêtes autour de cette tradition. L'Union des clubs taurins Paul Ricard lui a survécu, elle compte plus de 15 000 membres.

Très impliqué dans la tauromachie, il construit, sur le domaine de Méjanes à Arles, les arènes de Méjanes en juillet 1955. Ces arènes sont devenues un des hauts lieux de la corrida de rejón où se produisent actuellement les plus grands rejoneadors. On y décerne chaque année le prix du rejón d'or.

Paul Ricard a créé sur l’Île des Embiez — qu'il a achetée en 1958 — l’institut océanographique Paul Ricard, toujours en activité, qui mit en œuvre de nombreux programmes de recherche sur la biodiversité et la protection de l’environnement. Un aquarium, un musée et de nombreuses journées découverte pour les écoliers complètent cet ambitieux projet auquel a collaboré Alain Bombard.

Outre l'île des Embiez, au large de Six-Fours-les-Plages, qui est un haut lieu touristique de la Côte d’Azur, Paul Ricard a acquis également l’île de Bendor au large de Bandol. Il était très concerné par la protection de la mer et de la nature. Paul Ricard repose aujourd’hui sur une pointe des Embiez, face au grand large.

 1.6 - Paul Ricard maire

Paul Ricard fut maire de Signes, village du Var proche du circuit du Castellet, entre 1972 et 1980. Il y possédait une propriété immense. Il se posa durant son mandat en défenseur de la ruralité, de la sociabilité villageoise et de l'environnement : il dénonça souvent les grandes enseignes marchandes qui tuaient le petit commerce ou encore les négligences dans la gestion des espaces forestiers. Ainsi Paul Ricard dénonça le peu d'intérêt de l'État dans ce domaine en adressant au président Georges Pompidou une lettre appelée « Quand toute la forêt aura brûlé, il n'y aura plus d'incendie. ».

Une place y porte son nom.


 2 - Un Ricard sinon rien !

L’histoire du Ricard commence en Chine : c’est dans cette lointaine contrée que pousse la badiane, composant essentiel de la célèbre boisson. Elle commence aussi, et surtout, à Marseille, dans les années vingt, alors que Paul et Pierre Ricard se lancent en quête d’une vraie saveur pour une boisson anisée. L’histoire de Ricard, c’est enfin la saga d’une marque, avec opérations de sponsoring, objets publicitaires, slogans célèbres… Un succès qui ne s’est jamais démenti puisque depuis la création de la marque, en 1932, il s’est vendu plus de deux milliards de bouteilles !

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Il est des carrières qu’il est bon parfois de contrarier. Issu d’une famille de boulanger et de négociants en vins, Paul Ricard, à dix-sept ans, voudrait entrer aux beaux-arts de Marseille pour devenir grand prix de Rome. Refus paternel. C’est peut-être la dernière fois que le futur “roi du pastis” obéit… Dans les années vingt, en compagnie de son frère Pierre, il travaille dans un laboratoire de fortune à la recherche d’une vraie saveur pour une boisson anisée. Quête délicate : depuis le 16 mars 1915, sous la pression des ligues de vertu et du groupe de pression viticole, l’absinthe (72°) et toutes les boissons anisées sont interdites. Les consommateurs doivent se contenter de boissons anisées à 40° – dont le déjà célèbre Pernod –, mais avec un taux de sucre et d’essence trop bas pour une saveur satisfaisante. On leur donne le nom de “pasticchio”, mot d’origine italienne signifiant situation trouble ou méli-mélo.

Le destin place sur le chemin de Paul Ricard le vieil Espanet, ancien coiffeur devenu braconnier, cueilleur de plantes aromatiques, mais surtout détenteur d’une potion dont il lui confie le secret. Paul Ricard élabore, par macération des plantes dans l’alcool et non plus par distillation, un mélange – pastis en provençal – qu’il fait tester gratuitement dans les cafés de son quartier, Sainte-Marthe, un faubourg de Marseille. Le 7 avril 1932, il est prêt. Un jour particulièrement fêté à Marseille puisqu’un décret libéralise la fabrication et la vente de boissons anisées à 40°. Finis les ateliers clandestins ! Pour s’affranchir de la concurrence, les deux frères décide de vendre leur “pastis” dans une bouteille d’un litre, un volume avec lequel on peut tirer cinquante verres, au lieu de quatorze avec les bouteilles traditionnelles. Les 340 000 bouteilles sont fêtées un an plus tard.

Paul, qui n’a pas oublié sa vocation première, dessine la bouteille, son étiquette et les premières affiches publicitaires avec comme couleurs principales le bleu de la Méditerranée et le jaune du soleil. En 1936, l’année du Front populaire, le “vrai pastis de Marseille” se déguste à Lyon, où est lancée la première grande campagne publicitaire : “Buvez le pastis à la marseillaise, à petites doses, avec cinq volumes d’eau”. En 1938, la teneur en alcool du pastis est portée à 45°. Cette élévation du degré d’alcool est déterminante, car elle permet de dissoudre plus d’essence d’anis et de donner toute sa saveur au produit. L’expansion de Ricard sera contrariée par le régime de Vichy, qui, épris d’ordre moral, interdit la distillation de toute boisson alcoolique anisée et de tout alcool en général, rendu responsables de la défaite. Parcourant la Camargue à cheval, Paul répète fièrement : “J’emmerde le maréchal Pétain et son gouvernement.”

  • « En 1948, Ricard invente la communication sportive, grâce à une tournée sur les étapes du Tour de France. Il inonde le pays d’objets publicitaires à son nom : casquettes, cendriers, pichets bleu et jaune… »

Ce n’est qu’en 1949 que Ricard retrouve le niveau de ses ventes de 1939, avec près de quatre millions de litres. Un vent de semi-liberté souffle en 1951. Côté pile : le décret sur les pastis est abrogé en mai, ce qui porte le degré à 45. Pernod saute sur l’occasion et lance son Pernod 51 (Pastis 51 en 1954). Côté face : une loi du 6 janvier de la même année interdit la publicité des spiritueux anisés par affichage et voie de presse. Comment, alors, communiquer ? Avant la guerre, Paul Ricard se démarquait déjà de la réclame traditionnelle en créant des événements autour de sa marque. Il renouvelle l’expérience en 1948 en inventant la communication sportive, grâce à une tournée sur les étapes du Tour de France. Il va également inonder le pays d’objets publicitaires à son nom : casquettes, cendriers, pichets bleu et jaune, etc. Le pastis Ricard ne connaîtra aucune frontière, culturelle ou géographique, comme en témoignent sa présence à la Fête de l’Humanité et la bénédiction donnée en mars 1961 à la “fabbrica Ricard” par le pape Jean XXIII.

En 1971, Paul Ricard cède une partie de ses actions à son éternel rival, Pernod. Raison avancée : le besoin d’argent pour financer la construction du circuit automobile du Castellet, premier circuit en France pour les Grands Prix de Formule 1. 1971 est aussi l’année où Bernard Ricard, aux commandes de la société depuis 1968, doit abandonner la présidence, une sanction imposée par son père, furieux qu’il ait acquis, grâce à un emprunt, 48 % des champagnes Lanson. Bernard Ricard cédera ses actions à Pernod (Suze, Cinzano, Dubonnet, Byrrh et Pampryl), qui détient, en 1974, 48 % du capital de Ricard. L’année suivante, la fusion des deux entreprises est entérinée, et après une période transitoire, la direction du groupe revient en 1977 à Patrick Ricard, le fils cadet du fondateur. En 1984, l’année où la marque fête sa milliardième bouteille vendue depuis sa création, l’agence Young & Rubicam lance le slogan “Un Ricard sinon rien”. La modération, sinon rien, répondra le gouvernement, quand par la loi Barzac du 30 juillet 1987, il entend de nouveau réglementer la publicité des alcools, en interdisant le parrainage sportif. Tour de vis supplémentaire en 1991 avec la loi Evin, qui impose de ne communiquer que sur l’origine du produit et son mode de consommation. L’année où l’Espace Paul-Ricard est inauguré, rue Royale, à Paris, Young & Rubicam lance une campagne fondée sur le principe de la comparaison “Non ! Un Ricard !” : “Un whisky à Saint-Flour ? Non, un Ricard à Singapour”. Et c’est sur le ton du militantisme enjoué que l’entreprise décide de défendre la qualité de son produit face aux marques de distributeurs et aux premiers prix, en lançant, en 2006, la campagne “Un Ricard, un vrai ! De Marseille, oui, de Chepaou, non. Anis étoilé, oui, anis étiolé, non.”

Depuis la création de la marque, en 1932, il s’est vendu plus de deux milliards de bouteilles. Sachant que pour un volume de Ricard, il faut cinq volumes d’eau, la consommation d’eau depuis 1932 est de…

  • Jean Watin-Augouard, in Histoire d'entreprises


 3 - Les Embiez, refuge de la famille Ricard en Méditerranée

Quand Paul Ricard achète les Embiez en 1958, seuls restent un fort abandonné et une tour en ruine au sommet de laquelle des générations de vigies ont guetté les pirates. Très vite il entreprend de protéger ce paradis et d'en faire une destination de rêve. Port, hôtels, domaine viticole, institut océanographique… Aujourd'hui ce sont les enfants, Bernard, Patrick et Danièle qui se partagent la propriété et la gestion de l'île via la société Paul-Ricard.

 Sources

  • Personne: CdBdM
  • Famille: CdBdM / Who's Who in France (1969, 1981, 1985, et 2005, Editions Jacques Lafitte)

  Photos & documents

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 Aperçu de l'arbre

Louis Marius RICARD 1859-1940 Adèle Marthe BONFILLON 1865-1944 Pierre COURNAND 1855- Marie Thérèse RIBE 1861-
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Joseph RICARD 1885-1937
 Joséphine COURNAND 1885-1952
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portrait
Paul RICARD 1909-1997