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Je suis l'air de famille et je vole de place en place au-dessus de l'oubli.

Chevalier de la Légion d'Honneur

  • Born 19 February 1796 - Mulhouse,68100,Haut-Rhin,Alsace,FRANCE
  • Deceased 5 November 1848 - Mulhouse,68100,Haut-Rhin,Alsace,FRANCE , age at death: 52 years old
  • Manufacturier, inventeur

 Parents

 Spouses and children

 Siblings

 Notes

Individual Note

Il demeure à Vieux-Thann puis à Mulhouse.
Associé de la maison Heilmann Père & Fils.
Inventeur de la peigneuse mécanique et du métier mécanique à broder.


Chevalier de la Légion d'honneur.



Début du 19ème siècle, Josué Heilmann de Mulhouse exploitait à Vieux-Thann une filature de dix milles broches. Il chargea François Joseph Catala de monter à Sélestat un tissage de nankin. Celui-ci, de par ses relations, obtint de la municipalité une partie de la «cour des travaux» (Werckhoff). Il doit y faire de nombreuses réparations, et constata que les locaux devenaient insuffisants de part leur superficie.
Le 14 juin 1823, il adressa au Sous-Préfet une supplique pour solliciter la totalité des bâtiments. Mais son passé politique ne lui fut pas favorable à ce moment là. Catala, afin d'obtenir plus facilement satisfaction, et ayant à cette période 130 métiers en action, se proposait d'en porter le nombre à 300, ce qui aurait résolu un problème de chômage déjà existant.

La municipalité de Sélestat, sous la présidence du Baron Amey, proposa le 1er étage de la grande boucherie, mais malgré un loyer très abordable qui lui fut demandé, M. Catala n'adhéra pas à la proposition, du fait qu'il aurait fallu monter des machines à l'étage de l'immeuble. Il ferma donc ses ateliers à Sélestat, ceci le 1er juillet 1831.

“Si je passais un peigne profondément, et avec force dans les cheveux de cette fille, je les lui arracherais tous, mais en commençant par les pointes, je les démêlerais sans mal; c'est ce qu'il faut faire” s'exclame Josué Heilmann s'arrêtant devant une jeune ouvrière œuvrant sur une machine textile. Il découvre ainsi le principe de ce que sera sa fameuse peigneuse qui lui donnera gloire et fortune”.

En 1845, l’industrie mulhousienne est à son apogée. Les manufactures emploient des milliers d’ouvriers et les industriels tissent un véritable réseau d’entreprises à travers toute la région et même au-delà des Vosges.

L’outil industriel doit se moderniser pour accroître l'activité et les ingénieurs mulhousiens multiplient les inventions.

José Heilmann, lui-même fils de manufacturier, est déjà un inventeur reconnu. En 1826, il a mis au point la “lanterne bobineuse” et l’année suivante il lance le premier métier à broder muni de 20 aiguilles.

C'est en écoutant les conseils de son épouse, brodeuse passionnée, qu'il a pu mettre au point cette machine dont le principe est toujours appliqué. Les prix et médailles se succèdent pour l’inventeur : un nouveau métier à tisser vertical en 1830, une machine à auner et à plier les tissus en 1833, un banc à broches en 1834, un métier à tisser le florence et le satin en 1836.

Parallèlement, il travaille à la réalisation d’une peigneuse mécanique de haute précision car il se rend compte en observant les machines de l’époque qu’il faut enlever les impuretés du coton avant de le soumettre à l’action des aiguilles. Le peignage, jusque là réalisé à la main, est un travail long et épuisant qui disparaîtra avec la mise au point de la peigneuse.

La trouvaille de Josué Heilmann va faire le tour du monde et son principe est d’ailleurs toujours appliqué aujourd’hui.
La preuve de sa renommée mondiale :
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C’est au courant de l’année 1843 que la première machine sort des établissements Schlumberger de Guebwiller. Son brevet sera déposé le 17 décembre mais Josué Heilmann ne pourra pas mesurer I'étendue de son invention puisqu'il décède trois ans plus tard, le 5 novembre 1848.

Quatre ans après sa mort, sa famille recevra le Prix d’Honneur de la Fondation du Marquis d’Argenteuil pour son invention de la peigneuse mécanique. Ce prix était destiné à l’auteur de la découverte la plus importante pour les manufactures françaises. Josué Heilmann s’inscrit dans cette longue lignée d’inventeurs et d’industriels protestants qui marquera l’apogée de la Révolution industrielle du 19ème siècle en Alsace.

Ses fils et petits fils suivront la même voie en améliorant encore le fonctionnement de la peigneuse ou en inventant « la fusée électrique », véritable ancêtre des actuelles locomotives diesel électriques dont nous pouvons voir le prototype au Conservatoire des Arts et Métiers de Paris.
On a pu aussi voir un modèle de la peigneuse Heilmann exposée à l’entrée des Usines Schlumberger de Guebwiller.

  Photos and archival records

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 Family Tree Preview

Nicolas HEILMANN 1687-1781   Anne Catherine STEFFAN 1704-1781       Hartmann KOECHLIN 1699-1768   Suzanne MAEDER 1702-1791   Philipp DOLLFUS 1695-1754   Anne CORNETZ 1698-1746
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Godefroy HEILMANN 1743-1807   Gertrude HOFER 1751-1831   Hartmann KOECHLIN 1733-1778   Rosine DOLLFUS 1739-1803
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Jean HEILMANN 1771-1834   Suzanne KOECHLIN 1775-1840
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Josué HEILMANN, Chevalier de la Légion d'Honneur 1796-1848


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